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 The day or the night

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Chtite Yoyo

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MessageSujet: The day or the night   Mer 12 Juil à 13:49

Voilà ma fanfic ! Bonne lecture !


The day or the night


I - Mission confiée


Une jeune fille marchait silencieusement sur un petit sentier entre les arbres.
Sa beauté était à couper le souffle. Elle avait de longs cheveux blonds qui lui descendaient jusqu’aux fesses. Une broche dorée retenait quelques mèches de devant. Son visage fin n’avait aucun défaut apparent ; son petit nez droit, la ligne parfaite de ses lèvres, ses yeux d’un vert foncé surmontés de longs cils noirs… Tout cela reflétait la perfection. Un bijou en or traversait son front.
La jeune fille était vêtue d’une robe blanche ornée de fils d’or qui traînait derrière elle.
Elle redressa la tête. Ses yeux se fermèrent et les rayons du soleil réchauffèrent sa peau satinée. Un petit moment passa, où l’on n’entendit que le chant des oiseaux et l’écoulement d’un petit ruisseau. Puis des pas précipités se firent entendre et quelqu’un toussa. La jeune fille rouvrit les yeux et se tourna lentement vers la personne. Un petit garçon se trouvait là, tortillant nerveusement le bas de sa tunique. Il fit une révérence maladroite.
- Votre mère, la reine, désire vous voir dès que possible, dit-il précipitamment.
Elle lui sourit.
- Merci, j’y vais de ce pas.
Et sans attendre sa réponse ou réaction, elle s’élança vers un sentier qui partait au nord. Après quelques virages, le petit chemin déboucha sur une allée entourée d’arbres. La jeune fille marcha d’un pas rapide et arriva devant deux grandes grilles décorées de motifs compliqués. Elle s’arrêta au milieu de l’allée et murmura :
- Soraya, fille d’Icassy
Il ne se passa rien, puis un petit craquement retentit. Les deux grilles s’ouvrirent et firent place à un magnifique jardin. Il y avait des milliers de fleurs, de toutes formes et couleurs. Certaines poussaient aux pieds des arbres, d’autres aux bords des marres. Des sentiers serpentaient entre des parterres qui représentaient des formes, ou même des animaux. N’importe quel être sensible se serait arrêté pour admirer pendant des heures ce jardin aux mille et une merveilles, mais pas Soraya. Elle était habituée à ce décor, à ses parfums et couleurs… c’était chez elle.
Elle traversa le jardin sans un regard pour les fleurs et se retrouva à l’entrée d’un superbe bâtiment. Il était fait entièrement en bois. Des centaines de plantes et d’animaux étaient sculptés, formant des balcons, fenêtres ou portes. Des fils d’or parcouraient le bois, suivant ses lignes sinueuses et faisant briller les murs. L’ensemble donnait l’impression d’être dans un rêve.
La jeune fille monta les quelques marches pour accéder au palais et entra dans la pièce. Un véritable arbre servait de pilier centrale et l’on avait utilisé ses branches comme passerelles. Le sol était recouvert de mousse qui chatouillait les pieds. Des oiseaux de toutes les couleurs possibles volaient un peu partout dans la pièce. Au fond de celle-ci se trouvait un trône en bois. Une femme y était assise. Soraya s’agenouilla devant elle.
- Mère, vous m’avez demandez ?
Icassy se leva de son trône et avança vers sa fille. Elle lui prit les mains et la fit se mettre debout.
- Effectivement, dit-elle à voix basse. Nous avons à parler.
Et elle l’entraîna dans le jardin du palais. Les deux femmes marchèrent un moment puis Icassy prit la parole.
- Une troupe d’orques se dirige vers nous. Je ne me tracasse guère car je sais qu’ils n’arriveront pas à enter dans notre forêt. Cependant, j’aimerai que tu ailles à Li’tchen pour récolter des informations.
Je crois que c’est Nirla qui les a envoyés. Elle n’avait jamais vraiment essayé de nous détruire. Avant, elle faisait semblant de ne pas voir les meurtres que son peuple commettait. Mais là, c’est une déclaration de guerre et bien que la forêt soit sur, nous ne pourrons lui résister longtemps si nous restons seuls… Il nous faut des alliés et je désespèrent dans trouver un jour.
Sa mère soupira.
- Il faudrait que tu partes au plus vite. Des vivres ont été préparés, ils t’attendent dans ta chambre. Pars dès que tu seras prête.
- Je partirai demain matin, dit Soraya calmement. Vouliez-vous me parlez d’autre chose ?
- Oui, répondit sa mère. Suis-moi.
La reine s’élança dans un couloir. Soraya la suivit jusque dans sa chambre. Sa mère se dirigea vers son bureau et y pris un long coffret noir. Elle s’assit sur son lit et invita sa fille à faire pareil. Soraya s’assit elle aussi à côté de sa mère et ne quitta pas des yeux le coffret. Icassy débloqua l’ouverture et l’ouvrit. Une épée s’y trouvait. Les yeux de Soraya s’illuminèrent. Elle n’avait jamais rien vu de tel. Son manche noir brillait de mille feux et un diamant y était incrusté. Son fourreau en velours blanc était décoré de fils noirs qui formait des spirales à n’en plus finir. La reine prit l’épée et la dédaigna. Sa lame blanche avait des reflets rose au soleil. Elle était extrêmement fine et on aurait eu peur de s’en servir. L’épée était à la fois effrayante et élégante. La reine sourit devant l’air émerveillé de sa fille.
- C’était l’épée de ta grand-mère, Soraya. Un puissant magicien l’avait créé pour elle il y a une centaine d’années. Elle avait le même pouvoir que toi et cette épée de revient de droit. La couleur de sa lame change en fonction de ta… forme.
Icassy eut un petit sourire triste.
- Ce don est transmis de grand-mère à petite-fille, sur deux générations à chaque fois. Je n’ai malheureusement pas eu ta chance.
Compatissante, Soraya posa la main sur le bras de sa mère.
- Vous êtes la plus grand reine que les humains n’ont jamais eu ! affirma-t-elle, ayant ce don, ou non. Et je suis fière d’être votre fille.
- Tu as un cœur bon, dit sa mère. Maintenant, vas ! et que les dieux veillent sur toi !
Soraya prit l’épée, fit une petite révérence devant sa mère puis sortit de la chambre. Elle s’étira et son regard se posa sur l’épée.
« Une nouvelle aventure commence, se dit-elle. »

*


Une femme était assise sur un trône. Enfin, je ne sais pas si « femme » est le terme le mieux approprié pour désigner cette personne. Elle ressemble plutôt à n’importe quel être du mal. Sa peau blanche, presque transparente, laisse apercevoir ses veines. Et ses cheveux, rouge comme le sang, qui était bouclés et qui descendaient en cascade sur ses épaules. Mais aussi ses lèvres, aussi rouge que ses cheveux, laissant découvrir deux rangées de dents blanches et pointues. Et ne parlons pas de ses yeux, deux fentes rouges qui vous transperce dès que vous croisez ce regard. Et c’est cette même « femme », assise sur son trône, qui faisait éclater sa fureur.
- DES HUMAINS ! cria-t-elle, ce sont des humains ! De simples humains et vous n’arrivez même pas à rentrer dans leur maudite forêt !
L’orque qui se tenait devant elle se courba un peu plus.
- Ma suzeraine, même si ce ne sont que des humains, ils utilisent la forêt comme bouclier et…
- ASSEZ ! le coupa-t-elle. Rappelez vos troupes avant qu’elles ne se fassent massacrer.
La reine ferma les yeux quelques instants. C’est à ces moments qu’on remarquait son jeune âge. Sans ses yeux perçants, la jeune femme paraissait belle. Toujours effrayante, certes, mais belle quand même. Elle rouvrit les yeux et toute beauté disparu. Il ne restait plus que dégoût et haine.
- Amenez-moi le prisonnier, dit-elle finalement.
L’orque s’inclina puis sortit de la pièce. La reine poussa un long soupir et se laissa aller contre le dossier de son trône. Cacher ses faiblesses et craintes devenait de plus en plus fatiguant, mais elle devait paraître intouchable. Elle se leva lentement et se dirigea vers un petit bassin remplit d’eau fumante. La jeune femme s ‘éclaboussa le visage, savourant le chaleur sur sa peau blanchâtre. Alors qu’elle s’essuyait la tête, on toqua à la porte. Elle poussa un deuxième long soupir et revint s’asseoir sur son trône. Son visage prit une expression froide.
- Entrez !
La porte s’ouvrit et deux gardes apparurent, traînant un jeune homme derrière eux. Ses cheveux bruns lui cachaient le visage. Les deux gardes le lâchèrent et il tomba lourdement sur le sol. La jeune reine ne put retenir un sourire méprisant. Sans attendre leur reste, les deux gardes sortirent.
- Gabriel, susurra-t-elle.
- Nirla, murmura-t-il d’une voix rauque.
Il se releva doucement et se mit à genoux, les deux mains sur ceux-ci. Le jeune homme toussa puis redressa la tête. Ses yeux bleus pétillèrent de malice.
- Je te manquai ?
Le sourire de Nirla s’élargit.
- Pas vraiment. Je voulais juste te poser quelques questions…
- Je croyais que tu m’avais déjà posé toutes les questions possibles ? la coupa-t-il.
- Et tu n’as pas répondu à toutes. Mais ce n’est pas ton peuple qui m’intéresse pour l’instant. Que sais-tu des humains ?
Il éclata de rire.
- Les humains ? mais qu’est-ce que tu veux que je sache sur eux ? Ils sont terrés dans leur forêt depuis un bout de temps maintenant. A qui la faute ? C’est toi qui as laissé ton peuple tuer le leur. Mais pourquoi cette question ?
Nirla hésita. Ce n’était jamais bon de dévoiler ses plans à l’ennemi mais de toute façon, il allait bientôt mourir et personne ne viendrait le délivrer.
- Je n’arrive pas à rentrer dans leur forêt. Cette… barrière est infranchissable.
Il éclata de nouveau de rire.
- Et tu n’y arriveras pas de ci tôt. Ils se sont exprès installés là pour se protéger de ton peuple. Tu ne pensais quand même pas que ça serait si facile ?
Nirla le fusilla du regard.
- Si tu n’étais pas un de ses extraordinaires Althéiens, je t’aurai déjà mangé depuis longtemps.
- C’est exactement à cause de ce genre de réponses que tout le monde te fuit
La jeune femme perdait patience.
- Gardes ! cria-t-elle.
Ils arrivèrent tous les deux précipitamment, armes levées.
- Ramenez-le dans sa cellule, mais avant, réservez-lui quelques coup de fouet.
Gabriel ne broncha pas. Les deux gardes le soulevèrent et sortirent. Nirla fulminait sur son trône.
- Je les hais ! Je les hais tous !
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kate

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MessageSujet: Re: The day or the night   Ven 14 Juil à 14:45

j'adore met la suite !!!
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Skadia

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MessageSujet: Re: The day or the night   Jeu 20 Juil à 11:47

Vraiment et en toute sincérité: EXCELLENT !!
J'aime beaucoup !! L'histoire pour l'instant est bien brodée et cela donne envie d'en savoir plus. Je ne vais pas m'éterniser sur de longues paroles, j'abrège un peu...:

ENCOOOOOOOOOOOORE !!!!!




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Chtite Yoyo

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MessageSujet: Re: The day or the night   Lun 24 Juil à 19:10

Merci ! Je suis vraiment déso pour la suite mais j'étais en vacances et j'ai pas pensé à la fanfic donc .... hum... si je mis mets maintenant, peut etre qu'il y aura la suite demain, avec de la chance
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MessageSujet: Re: The day or the night   Mar 25 Juil à 14:17

ok on l'attend avec impatience

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Chtite Yoyo

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MessageSujet: Re: The day or the night   Mar 25 Juil à 22:23

C'est un peu court, j'en suis désolé mais je suis fatiguée donc voilà quand même la suite ! Je ferait plus long la prochaine fois, promis !

__________________


II – Le lac Pourpre

A la tombée du jour, Soraya arriva à la Vierre. L’eau de la rivière était calme et transparente. La jeune fille descendit de son cheval et l’attacha à un arbre puis leva les yeux au ciel. Il allait bientôt faire nuit mais il ne fallait pas faire de feu. Les orques étaient encore trop près et ils pourraient voir la fumée. Elle soupira. Il faudrait manger froid ce soir. Sans se laisser aller à la paresse, Soraya sortit sa couche et ses vivres. Alors qu’elle s’asseyait sur un tronc mort, un craquement retentit. La jeune fille lâcha sa nourriture et se redressa, attrapant son arc au passage. Elle encocha une flèche et scruta la forêt, recherchant une ombre ou un nouveau bruit. Mais tout paressait normal. Elle baissa son arc et un petit chat noir apparu.
- Mais qu’est-ce que… murmura-t-elle.
C’était à n’y rien comprendre. Soraya s’accroupi et déposa son arc à terre. Le petit chat sauta sur ses genoux et machinalement, elle commença à le caresser.
- Alors, tu es perdu ? Tu ne devrais pas rester ici, ce n’est pas un endroit pour un chat.
Le chat noir tourna la tête et la fixa de ses yeux verts. Ils révélaient une incroyable intelligence, comme si le petit chat avait compris ce qu’elle venait de lui dire. Déconcertée, la jeune fille se redressa brusquement. Le chat sauta et se réceptionna gracieusement devant elle.
- Qui es-tu ? demanda-t-elle avec angoisse.
« Un petit chat inoffensif, répondit une voix dans sa tête »
Soraya recula d’un pas, effrayée, fixant le chat de ses yeux verts elle aussi.
- Tu parles ?
« Tu m’entends, c’est différent ! »
La jeune fille s’assit sur le tronc et secoua la tête. Ça n’avait pas de sens. Parler à un chat, c’était ridicule ! Elle devenait folle, c’était ça, complètement folle.
« Tu n’es pas folle ! Est-ce si bizarre que ça que tu puisses me parler ? Et puis, les chats ne sont pas ridicules ! »
En disant cela, le chat s’était approché et couché devant Soraya. Elle le regarda un moment, puis décida de se calmer. Elle inspira et expira longuement, vidant son esprit de toutes émotions. Après une minutes ou deux, tout lui devint plus clair et c’est avec confiance qu’elle demanda :
- Quel est ton nom ?
« Pense au lieu de parler ! Tu uses ta salive pour rien. Sinon, tu peux m’appeler Nerito. »
Soraya hocha la tête, comme pour confirmer ses dires. Elle replia ses jambes et déposa son menton sur ses genoux.
« Que fais-tu ici ? fini-t-elle par demander après un court silence. »
« Tu n’en as pas marre de poser des questions à longueur de temps ? »
Elle perçu un petit sifflement, qu’elle prit pour un soupir. Il s’étira lentement, tout en marmonnant.
« Ses humains, tous les même… »
Il lui répondit par énigmes. Elle ne comprit pas grand chose mais n’insista pas. La jeune fille sentait qu’elle n’obtiendrait plus aucune réponse. Elle ramassa ses vivres, les rangea dans ses sacs et s’étendit sur sa couche. Alors que ses yeux devenaient lourd, une angoisse la saisit. Et si les orques en profitait qu’elle dorme pour l’attaquée ? Elle n’aurait aucune chance… Une frisson la parcourut et son sang se glaça. Elle avait toujours détesté les orques.
« Ne t’inquiète pas, je veille sur toi, murmura une voix rassurante »
Soraya ouvrit les yeux et regarda Nerito, qui s’était assis tout près d’elle. Elle voulu le remercier mais le sommeil l’emporta avant.

Quand elle se réveilla, le soleil pointait à peine sur l’horizon. Elle s’étira de tout son long et se redressa. Son regard parcouru le campement et s’arrêta sur un petit chat noir couché mais parfaitement éveillé, qui la regardait fixement. C’est alors que tout lui revint en mémoire. Elle n’avait donc pas rêvé. Nerito parlait bel et bien. Son cerveaux était en ébullition. Elle avait terriblement envie de le questionner mais se retint. Il fallait qu’elle se dépêche s’il elle voulait atteindre le Lac Pourpre avant la nuit et elle aurait tout le temps de le questionner pendant le voyage, s’il acceptait de partir avec elle.
« Bien sur que je t’accompagne ! répondit Nerito sans qu’elle eut besoin de clarifier ses pensées. Je ne suis pas resté toute la nuit éveillé juste par plaisir ! Mais ça ne te dérange pas si je me mets dans tes sacs ? Car je ne suis pas sur de pouvoir tenir longtemps à ce rythme si je dois suivre ton cheval la journée et veiller sur toi la nuit. »
La jeune fille hocha la tête et le remercia. Elle empaqueta ses affaires et sella son cheval. Elle prit doucement le petit chat dans ses bras et le déposa dans ses sacs accrochés à la selle. Il s’y engouffra et se mit à ronronner, sa tête dépassant de l’ouverture. La jeune fille le regarda un moment attendrie, puis monta sur son cheval et claqua la langue. Le cheval partit au trot, quittant la rive de la Vierre pour se diriger vers l’est.
Elle chevaucha toute la journée, parlant de temps à autre avec Nerito. Elle n’appris quasi rien sur le petit chat, a part qu’il pouvait lire dans les pensées des gens. Cela la troubla au début, puis elle finit par s’habituer à se qu’il comprenne tout se qu’elle voulait lui dire sans qu’elle le formule clairement dans sa tête. Et puis, il respectait son intimité et la laissait tranquille quand elle le lui demandait. C’est dans cet esprit d’amitié qu’ils voyagèrent toute la journée, ne s’arrêtant que pour manger.
Alors que le soleil se couchait à l’horizon, le Lac Pourpre apparut enfin. C’était une immensité d’eau, qui s’étendait à perte de vue. Au contraire de la mer, il n’y avait aucune vague. On avait l’impression qu’on aurait pu marcher dessus sans couler, comme de la glace. Soraya resta un moment immobile, fixant le lac. Une larme, unique, coula sur sa joue. Cela faisait tellement longtemps qu’elle ne l’avait plus vu. Elle secoua la tête et cligna des yeux pour refouler d’autres larmes. Les humains étaient restés trop longtemps cachés. Il fallait qu’ils réagissent, qu’ils combattent et qu’ils gagnent. Son regard parcourut la vaste étendue d’eau. Il le fallait…

*


Gabriel était étendu à même le sol dans une petite pièce sombre. Seule une fenêtre avec des barreaux laissait filtrer les rayons de la lune. Malgré le peu de clarté, on discernait parfaitement le visage triste du jeune homme. Que les siens lui manquait. Depuis combien de temps l’avait-on capturé ? Des jours, des semaines, des mois ? Ils n’aurait pu le dire… Il se déplaça légèrement mais arrêta rapidement son geste. Une douleur cuisante dans son dos le fit grimacer. Le fouet n’avait pas raté son coup. Le sang avait certes cessé de couler, les blessures n’en étaient pas moins douloureuse. Il se demanda s’il réussirait un jour à redéployer ses ailes. Il n’en avait aucune idée. Gabriel se releva lentement, essayant de ne pas trop forcer sur son dos. Il leva les yeux vers la fenêtre et réfléchit. Peut-être que s’il réussissait à monter jusque là-haut, il arriverait à bouger les barreaux et se glisser au dehors. Le seul problème était que la fenêtre se trouvait au moins à quatre mètres du sol et que sa cellule était au cinquième étage. Il tâta ses blessures. Espérons qu’elles ne se remettent pas à saigner. Sans se tracasser par d’autres problèmes, Gabriel ouvrit ses ailes…
Au début, rien ne se passa, son dos nu resta normal. Puis, après quelques jurons étouffés, deux ailes de plumes blanche apparurent, sortant de son dos comme les ailes d’un papillon ou d’un ange. C’était ça, un ange.
Ses ailes le faisait énormément souffrir. Les plaies s’étaient rouvertes et le sang chaud coulait dans son dos. Il grimaça mais ne se laissa pas démonter pour autant. D’un geste souple, il se propulsa dans les airs et ses ailes se mirent à battre frénétiquement. On aurait pu croire qu’il allait retomber lourdement mais non, il s’éleva lentement vers la fenêtre. Des gouttes de sang tombaient sur le sol, rythmant le battement de ses ailes par un « ploc » presque toutes les secondes. Il ne pourrait pas tenir longtemps. Rassemblant le peu de force qui lui restait, il se hissa jusqu'à l’ouverture et agrippa les barreaux.
Pendant près d’une heure, il secoua les barreaux, essaya de les casser, en vain. Ses ailes commencèrent à fatiguer et s’il ne redescendait tout de suite, il risquait de tomber. Poussant un long soupir de découragement, il se laissa redescendre doucement jusqu’au sol. Le jeune homme replia ses ailes et elles disparurent, comme elles étaient venues. Il secoua la tête et des larmes inondèrent ses joues. Combien de temps allait-il rester ici ?
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MessageSujet: Re: The day or the night   Sam 29 Juil à 15:45

ben la suite toujours super au moins cette fois j'ai pas du à pleurer ! lol
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Chtite Yoyo

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MessageSujet: Re: The day or the night   Sam 29 Juil à 18:44

Je suis désolé de te faire pleurer ! J'avais imaginé une fin triste, peut etre que je vais la changée finalement ! :p La suite ce soir si je mis mets !
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Chtite Yoyo

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MessageSujet: Re: The day or the night   Lun 31 Juil à 21:03

III – Problèmes sans solutions

Le soleil s’était couché depuis plusieurs heures déjà. Nirla se tenait droite devant une fenêtre, le regard vague. Seul ceux qui la connaissait très bien pouvait savoir qu’elle était en train de réfléchir. Mais personne à part elle-même ne savait à quoi elle réfléchissait… Comment éradiquer les Humains du nord et les Althéiens ? Comment rentrer dans la Forêt de Jade ? Où se cachent les Althéiens ? Vont-ils s’allier avec les humains pour détruire les orques, ou pire, les vampires ? Si les humains du sud l’apprennent, vont-ils se révolter ou rester ses êtres stupides ?Tant de questions sans réponse. Mais il faut qu’elle les élimine une par une. Où se cache les althéiens ?
La jeune reine pivota et se dirigea vers une table au milieu de la salle du trône. Sur celle-ci se tenait une carte représentant Esperanza, de la Forêt de Jade jusqu’aux Montagne du Sud. Elle se pencha dessus, parcourant la carte du doigt.
- Les humains du nord sont quelque part dans la Forêt de Jade, récita-t-elle à voix haute, les orques et les humains du sud occupent le centre du pays. Les vampires, eux, habitent Ill Will et les Montagnes du Sud. Ils restent le Marais de Goëndark et les îles Mirg, Nir, Lucim et Ilha.
Nirla scruta la carte de ses yeux rouges.
- Le marais est trop dangereux. Ses gaz toxiques et ses sables mouvants tuent n’importe quel être qui n’est pas préparé, qu’il soit althéien ou pas. Mirg et Nir sont trop petites. Il ne reste plus que Lucim et Ilha. Entre ses deux dernière, Ilha est plus grande et la mieux située. Donc Ilha…
Elle se laissa tomber sur une chaise et se massa les tempes. Même si elle avait répondu à une question, d’autres surgissaient sans cesse dans son esprit. Comment ont-ils fait pour traverser la mer qui sépare l’île au continent ? Même avec leurs ailes, la distance est énorme et elle aurait remarqué des bateaux. Et un autre problème venait se mettre sur la pille : si elle voulait les attaquer, son armée serait massacrée avant d’avoir mit un pied à terre. A moins que… Nirla se leva d’un bond et quitta la salle du trône, ses cheveux rouges voletant autour de son visage. Elle traversa un couloir, bifurqua à droite et monta une série de marches. Enfin, elle arriva devant une porte de bois et y entra sans frapper. La pièce était plongée dans la pénombre mais la jeune reine n’avait aucun mal à y voir. L’orque qu’elle avait vu un jour plus tôt était couché sur une palliasse de paille dans un coin de la pièce. Il sursauta en voyant Nirla. Elle lui adressa un regard de dégoût.
- Prépare mon cheval, je pars pour Ill Will demain à l’aube. Pendant mon absence, interdiction formel à quiconque de parler au prisonnier. Il reste dans sa cellule et ne bouge pas de là, compris ?
Ce n’était pas vraiment une question et la jeune reine poursuivit avant qu’il ne réponde.
- Je ne sais pas pour combien de temps j’en ai mais je vous préviendrai avant que je ne reparte de Ill Will. S’il y a un problème, adresse-toi au Seigneur Malvaë. Et s’il a le moindre problème avec toi, je te le ferai regretter dès que je rentrerai.
La menace plana dans l’air. L’orque avala sa salive avec difficulté. Il savait se dont sa suzeraine était capable. Il acquiesça néanmoins. Elle hocha la tête et sortit de la pièce, claquant la porte derrière elle. D’un pas rapide, elle repartit vers la salle du trône. Les flammes des torches vacillèrent sur son passage. Son ombre tremblait légèrement, tel un fantôme. Elle entra dans la pièce, saisit au passage une plume et un parchemin et s’assit sur la même chaise qu’il y a quelques instants. Sa plume resta levée un moment, puis elle la trempa dans l’encre noire et la déposa sur le papier. Sa main parcourait la feuille et des mots inconnus apparurent. Quand elle eu presque remplit toute la feuille, elle l’enroula et la ferma avec un ruban pourpre. La carte d’Esperanza dans une main, son épée dans l’autre, Nirla referma la porte. La pièce sombra dans l’obscurité. Un parchemin au ruban pourpre trônait sur la table.

*


Soraya se réveilla en même temps que le soleil. Elle s’était installée juste à côté du lac, sur sa rive nord. Les rayons du soleil donnaient sur le lac, le rendant presque irréel. Elle se redressa et fixa le lac encore un moment, en silence. Tout ça était tellement beau. Sans le vouloir, elle sursauta : Nerito venait de sauter sur ses genoux.
« Il est temps d’y aller, fillette. La route est encore longue avant Li’tchen, même à cheval. »
La jeune fille acquiesça. Elle ramassa rapidement ses affaires mais s’arrêta brusquement. Dans moins de deux lieues, une route rejoindra la rive et continuera jusqu’à Li’tchen. Et même pas une demi lieue plus loin, il y aurai beaucoup plus de monde. Il vaudrait mieux pour elle que personne ne voit son visage. Même si les humains du sud ressemblaient fort à ceux du nord, il suffirait que quelqu’un la regarde attentivement pour remarquer qu’elle était une étrangère. Elle soupira et retira de ses sacs une longue cape noire. Elle avait toujours détesté se cacher.
Après avoir vérifié que son visage était bien caché, Soraya reprit sa route, Nerito blottit dans ses sacs. Puisqu’elle n’avait rien à faire, elle se plongea dans ses souvenirs.
Elle était jeune, à peine âgée de sept ans. Pourtant, elle se souvient de tout, des couleurs, des odeurs et de tas de détails. La guerre n’avait pas encore éclatée. Son père et sa mère gouvernait une partie du pays, au nord. Nirla, elle, s’occupait de la partie sud, comprenant le marais et les Montagnes du Sud. Les temps étaient troubles. Les vampires, qui étaient restés cachés pendant près d’un siècle dans les montagnes, remontaient Esperanza et semaient la mort sur leur passage. Des villages entiers brûlaient, leurs villageois massacrés ou dévorés. Ses parents demandaient sans cesse à Nirla de surveiller ses sujets, en vain. Elle les ignorait. Plus aucunes villes n’étaient sûr, même Li’tchen. Les meurtres se firent de plus en plus fréquent, toujours dans des conditions mystérieuses. Ils fallait que les humains se cachent, se protègent mais son père ne voulait pas abandonner Li’tchen, la ville de ses ancêtres. Cela causa sa mort.
Alors qu’elle venait de s’endormir, Soraya entendit des bruits, légers, effrayants. Elle se redressa dans son lit, les yeux scrutant la pénombre. Elle savait que les vampires rôdaient autour du château, mais aucuns d’entres eux n’avait jamais osé rentrer dedans. Elle ne put s’empêcher de trembler. Elle voulut allumer une lampe à huile à côté de son lit mais une main arrêta son geste. Elle se souviendra toujours de la sensation de froid que dégageait la main. Elle essaya de crier mais aucun son ne sortit de sa bouche. Un rayon de lune traversa la pièce et l’éclaira. Un vampire se tenait là, monstrueux. Ses longs cheveux noirs encadraient un visage fin, presque squelettique. Sa peau était transparente, laissant apparaître ses veines bleues. Mais le pire, à part les deux fentes qui lui servaient de yeux, étaient ses crocs, longs et tranchants. Un sourire étira ses lèvres devant l’air effrayé de Soraya. Elle essaya de se dégager mais le vampire était beaucoup trop fort. Ses dents se rapprochaient de son cou, de plus en plus près. Alors qu’elle croyait que tout était fini, la porte de sa chambre s’ouvrit à la volée. Un homme se tenait dans l’embrassure de la porte… son père ! Le vampire se retourna d’un bloc. Son regard se posa sur elle, puis sur son père. Il n’eut aucune hésitation. Il sauta très haut, parcourant la moitié de la pièce de la sorte. Après, Soraya n’a plus que des vagues souvenirs, comme si sa mémoire avait été effacée. Elle revoit néanmoins sont père s’écrouler, la main pressant son cou. Une tâche de sang sous lui grossissant de seconde en seconde.

Une voix dans sa tête la sortit de ses pensées.
« Ne rumine pas le passé, concentre toi sur le présent et envisage le futur. »
Soraya tourna vers Nerito un visage remplit de larmes.
« Et sèche moi ses larmes, on arrive sur la route. »
Elle releva la tête. Le soleil avait déjà bien avancé et effectivement, le paysage avait changé. Le lac était toujours visible à droite mais tout autour, on voyait apparaître des champs et quelques fermes. La route aussi avait changée. Où ce n’était qu’herbes hautes et pierres était devenu terre brune et meuble. D’un revers de main, elle essuya ses larmes et talonna Mil’agro, son cheval. Celui-ci partit au galop. Avec un peu de chance, elle arriverai dans deux jours à Li’tchen.
Les heures se succédèrent, interminables. Soraya en avait plus que marre de voir ses humains du sud marcher tête baissée, soumis. Cela la répugnait. Comment pouvaient-ils continuer à vivre normalement avec cette peur constante de voir apparaître un vampire ? Mais pire encore, c’était l’ennui. Elle avait toujours été habituée à un rythme de vie trépidante, accomplissant une quelconque mission. Là, le temps semblait ne plus avoir droit. La jeune fille fut donc soulager, après quatre longs jours de voyage, d’apercevoir enfin Li’tchen.
La ville semblait morte, abandonnée. Les seuls signes de vie étaient les sentinelles au dessus des remparts et les quelques paysans qui rentraient chez eux après une longue journée de travail. D’où Soraya était, on ne voyait pas grand chose de la ville. Seul l’immense château dépassait des murs de pierres. Il était effrayant. Fait d’une pierre noire inconnue, de hautes tours pointaient vers le ciel, menaçant le ciel et les nuages. Comme pour donner raison au château, de gros nuages noirs se dirigeait droit sur la ville. Un énorme orage allait éclater. Il fallait mieux qu’elle se dépêche si elle ne voulait recevoir une douche froide sur la tête. Un corbeaux croassa. Elle frissonna et talonna Mil’agro pour qu’il accélère. Plus elle approchait des murailles, plus elles paraissaient hautes et effrayantes. Elle ralentit et baissa la tête pour passer devant les gardes. L’un d’entre eux l’interpella.
- Halte là !
Mil’agro s’arrêta.
- Qui es-tu et que viens-tu faire à Li’tchen ?
La jeune fille pris le temps de réfléchir, puis répondit d’une voix basse.
- Je m’appelle Helena. Je voyage jusque Lay mais je m’arrête à Li’tchen pendant quelques jours.
- Mm… Ok, mais traîne pas trop. On n’aime pas les étrangers.
Elle hocha légèrement la tête et entra dans la ville. Les rues étaient sombres et désertes. Les gens fuyaient la nuit comme la peste. Soraya passa devant une première auberge à l’allure douteuse. Elle secoua la tête et continua son chemin vers le château, dans les quartiers plus riches et aisés. Elle chercha encore quelques temps, se rapprochant toujours plus du château. Les rues devenaient plus grandes, plus lumineuses. Les échoppes et demeures étaient plus magnifiques les unes des autres. Après avoir tourné dans une allée, une enseigne apparut enfin : « Le p’tit Crin ». Des paroles et des éclats de rire parvenaient à la jeune fille. Les gens ici ne semblait pas se soucier du danger que représentait la nuit. Soraya mit pied à terre et attacha Mil’agro devant l’auberge. Elle prit ensuite un des sacs et l’ouvrit.
« Mets-toi dedans et ne te montre pas tant qu’on ne sera pas dans la chambre, murmura-t-elle à Nerito »
« Tu as l’intention de me trimballer longtemps dans ses sacs comme de vulgaires vêtements ? rétorqua le petit chat. »
Il rentra néanmoins dans le sac et elle ne prit pas la peine de répondre. Elle enfila des gants puis posa la lourde porte de l’établissement. Une vague de chaleur se déversa sur elle. La salle était éclairée par quelques torches et un feu crépitait dans la cheminée. Presque toutes les tables étaient occupées par des hommes aux habits extravagants. La jeune fille se planta devant l’aubergiste, un homme corpulent qui essuyait un verre. Il prit tout son temps puis daigna lever ses petits yeux vers elle.
- Oui ? demanda-t-il d’un ton hautain.
- Je voudrai une chambre pour quelques jours et un dîner, répondit-elle sur le même ton.
Le gros homme lui tendit une longue clef et désigna une porte au fond de la salle.
- La chambre est au premier, deuxième porte à gauche. Les écuries se trouvent derrière.
Elle le remercia et monta dans la chambre. Elle était composée d’un lit rembourré de plumes d’oies, une petite table de chevet à côté et une table dans un coin avec une chaise. La chambre était simple, mais correcte. Nerito sauta hors du sac et se lova sur le lit. Soraya sourit.
« Ne bouge pas d’ici et ne fais pas de bêtises. »
Elle sortit, retraversa la salle et amena son cheval à l’écurie. Un petit garçon accourut dès qu’il l’aperçu. Elle lui donna une piécette et il prit les rennes de Mil’agro pour l’emmener dans un box. Après avoir vérifié qu’on s’occupait bien de son cheval, elle s’installa dans un coin de la salle et commença son repas. Des brides de conversations lui parvinrent.
- … Ouai, not’e chère reine a enfin capturé un Althéien, un vrai de vrai. Allez savoir comment elle a fait, hien ? Ils sont presque aussi dur à trouver qu’ses foutus Nordiques. Et le plus beau, c’est qu’elle est partie y’a deux jours pour Ill Will. Personne sait c’qu’elle va faire, mais c’est jamais bon d’aller dans la ville des vampires…
Il continua à débiter toutes sortes d’horreurs sur les vampires, mais Soraya n’écoutait déjà plus. Son imagination carburait à toute allure. Des alliés…
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kate

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MessageSujet: Re: The day or the night   Sam 5 Aoû à 19:43

ben comme sur l'autre la suite !!!
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Chtite Yoyo

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MessageSujet: Re: The day or the night   Lun 21 Aoû à 13:41

IV – Sauvetage dangereux

Le lendemain soir, Soraya sortit de l’auberge. Elle était méconnaissable. Vêtue de noir, seule sa chevelure blonde se distinguait dans la pénombre. Son épée accrochée à sa ceinture et son arc dans le dos lui donnait un air de guerrière. Une corde était enroulée autour de son épaule. Nerito s’assit à ses pieds.
« Tu es prête ? »
Elle baissa la tête vers lui. Un sourire flottait sur ses lèvres.
« Alors on y va ! dit Nerito.»
Ils avancèrent à pas feutrés vers le château, se mouvant avec les ombres des bâtiments. Ils croisèrent deux hommes ivres. Soraya se cacha dans une ruelle pendant que Nerito faisait le guet. Dès que le bruit des pas se fut éloigné, ils reprirent leur route. Ils arrivèrent enfin devant le château. Il était encore plus impressionnant de près. Ses hautes façades étaient trouées à intervalles régulières par des fenêtres. Un grand escalier montait jusqu’à une grande porte de bois massif. Quatre soldats montaient la garde, deux de chaque côté de la porte. Ils ne passeraient pas par là. Elle retourna sur ses pas, suivie de Nerito. Ils firent un léger détour et se retrouvèrent devant la tour nord. Ils levèrent tous les deux leurs yeux. La tour était haute d’au moins quarante pieds, si pas plus. Il n’y avait qu’une fenêtre à mi hauteur. La jeune fille s’étira lentement.
« Ca va aller ? s’inquiéta le petit chat. »
« Bien sur ! répondit-elle d’un ton enjoué. Je vais juste un peu m’amuser ! »
Elle lui adressa un sourire complice et avança d’un pas. Ses doigts cherchèrent un prise, puis son pied, puis ses doigts… Elle escalada la façade avec une agilité déconcertante, tel un félin. Elle arriva à la fenêtre sans problème et disparu dans la tour.
L’endroit était sombre, sinistre. Elle se trouvait dans un long couloir éclairée par quelques torches. Soraya tendit l’oreille mais ne perçu aucun son. Elle se décontracta et traversa le couloir. Il s’arrêtait brusquement après une centaine de pieds. Comme une ombre, elle se pencha rapidement, inspectant le deuxième couloir. Deux gardes marchaient silencieusement devant quatre portes. Un sourire carnassier étira ses lèvres. Elle revint sur ses pas et éteignit une torche, plongeant l’intersection dans l’obscurité. Satisfaite, elle ramassa une petite pierre et la fit tomber près d’elle. Un léger « ploc » retentit. Les deux gardes sursautèrent. Ils se concertèrent du regard puis l’un deux avança et sortit son épée. La jeune fille se tenait prête, collée contre le mur. Il tourna à droite et découvrit la torche éteinte.
- C’est rien, cria-t-il pour se faire entendre, juste un cou…
Il ne termina pas sa phrase. Un poignard venait de transpercer sa gorge. Il hoqueta, crachant du sang et finit par s’écrouler.
- Brash ? demanda le dernier garde. Brash ?
Il n’eut pas le temps de s’inquiéter plus longtemps. Un trait fila dans le couloir, mortel et se planta dans sa poitrine, au niveau de son coeur. Il rejoignit son ami avant même d’avoir touché le sol. Un lourd silence s’installa dans le couloir, qu’une voix grave vint briser.
- Je les avais prévenu. Ils auraient du rester ensemble.
- Ils seraient quand même mort, rétorqua Soraya, qu’ils soient deux, trois ou quatre. Mais taisez-vous, vous allez nous faire repérer.
- Vous êtes une femme, s’écria-t-il, stupéfait.
- Vous allez vous taire maintenant sinon je vous jure que vous le regretterez.
Il se tut mais avança néanmoins jusqu’à la porte. La jeune fille fouilla les deux gardes et trouva un gros trousseau de clés. Elle sourit et alla jusqu'à la dernière porte. Elle essaya les trois premières clés, sans succès. Des pas se firent entendre, lointain. Elle passa à la vitesse supérieure, essayant le plus de clés possibles, en vain. Les pas se rapprochaient rapidement. Elle jura et jeta le trousseau à terre. Elle ouvrit une petite bourse accrochée à sa ceinture et en retira une petite bille orange, pas plus grande qu’une perle.
- Reculez, murmura-t-elle.
Il ne répondit pas. Elle plaça la petite bille dans la serrure et recula elle aussi. La bille clignota, passant de l’orange au rouge. Puis de plus en plus vite, jusqu’à rester de couleur rouge. Il y eut ensuite une explosion. Quand la fumée se dissipa, la porte était ouverte, la serrure brûlée. Derrière la porte se tenait Gabriel. Ils se dévisagèrent un moment en silence, bouche bée. Soraya se ressaisit la première en entendant les bruits de pas tout près et détourna le regard.
- Il faut y aller maintenant, dit-t-elle.
Elle se retourna et sortit de la cellule mais Gabriel la retint par le bras.
- Attendez, il faut aller chercher mon épée.
- Vous rigolez ?
Elle croisa son regard et eut la réponse à sa question. Elle soupira.
- Ok, on y va. Savez-vous où elle est ?
Il acquiesça et retraversa le couloir en sens inverse. Elle le suivit, plus lentement. Le couloir se terminait par un haut escalier. Ils montèrent les marches deux par deux et débouchèrent dans une grande salle remplie d’armes de toutes sortes et tailles. Pendant que Soraya regardait, ébahie, deux superbes arcs, Gabriel se dirigea vers le fond de la pièce et prit une longue épée et son fourreau qu’il passa à sa ceinture.
- On peut y aller, murmura-t-il.
Elle se dirigea vers l’escalier. Des cris et des bruits de pas précipités venaient d’en bas.
- On ne passera pas par là, affirma-t-elle. Venez.
Elle se plaça devant la fenêtre et déroula la corde qui tomba jusqu'à terre. Elle l’attacha fermement à un pic qui dépassait du mur et le montra à Gabriel. Il hocha la tête pour montrer qu’il avait compris et saisit la corde des deux mains. Il se laissa glisser le long de la parois. Les bruits de pas se rapprochèrent. Ils montaient les escaliers.
- Dépêchez-vous, murmura-t-elle. Ils arrivent.
Il ne répondit pas. Il était encore au moins à dix pieds du sol. Sans hésiter, il se lâcha. Soraya étouffa un cri. Il se réceptionna sans problème au sol. Elle attrapa la corde à son tour. Le premier soldat apparaissait déjà dans l’embrassure de la porte. Elle descendit le plus rapidement possible. La corde tangua. Elle leva les yeux et découvrit avec horreur que deux gardes s’attaquait au nœud qui retenait la corde. Celle-ci allait cédée d’un moment à l’autre. Elle lâcha ses pieds et se laissa glisser. Elle était encore à vingt pieds du sol… quinze… dix… La corde céda brusquement et la jeune fille tomba. Gabriel se mit en dessous d’elle juste à temps. Elle atterri dans ses bras et le remercia. Il la déposa à terre et se dirigea vers un bâtiment au toit bas. Ils entrèrent tout les deux et découvrirent une longue série de box. Il entra dans l’un d’eux et en ressortit avec un magnifique cheval bai déjà sellé.
- Vous avez déjà un cheval ? la questionna-t-il.
- Il nous attends hors de la ville.
Il sortirent de l’écurie. La cloche d’alarme retentissait depuis un moment. Il monta rapidement sur son cheval et Soraya prit place derrière lui. Gabriel se pencha et murmura quelque chose à son cheval. Celui-ci hennit et partit au galop.
- Prenez vers le sud, cria la jeune fille.
Il fit tourner sa monture d’un quart de tour et ils reprirent leur course. Une corne retentit, puis une autre, plus près. Ils passèrent de rues en rues, s’éloignant progressivement du château. Les gens s’écartaient sur leur passage, se qui facilitait la fuite. Elle lui demanda de prendre la première ruelle à droite. Il s’exécuta et ils arrivèrent enfin devant la muraille. Il n’y avait aucune issue. Le jeune homme regarda de chaque côté, septique. Soraya sauta à terre et fit passer sa main sur le mur. Ses doigts glissaient entre les pierres, cherchant quelque chose. Tout à coup, elle poussa un petit cri de victoire et appuya sur une pierre. Une porte apparut. Gabriel la regarda, stupéfait.
- Comment avez-vous fait ?
Elle chassa la questions d’un geste de la main et ouvrit la porte. La vaste plaine qui entourait la capitale apparu.
- Peu importe, sortez par là.
Il descendit de son cheval et sortit de la ville, suivie par Soraya qui referma la porte derrière elle. Elle disparut comme elle était venue. Juste à côté de l’endroit où se trouvait la porte, un cheval et un chat tout les deux noirs attendaient, calmement. La jeune fille installa Nerito dans les sacs puis monta en selle.
- Dépêchons-nous, lui dit-elle. Ils mettront du temps avant de retrouver notre piste.
Et ils reprirent leur course vers le sud, direction le Raid. Soraya jeta un rapide coup d’œil à Gabriel. Il était plus pâle que la lune et semblait souffrir. Elle arrêta brusquement Mil’agro et se plaça juste devant lui, lui barrant ainsi le passage.
- Vous êtes blessé ? demanda-t-elle, inquiète.
Il lui répondit par un petit sourire triste. Elle se mordit la lèvre et regarda de chaque côté. Au nord, il y avait la capitale. Au sud et à l’est, ce n’était que plaines. Mais il y avait une forêt à même pas une demi lieue à l’ouest. Elle attrapa les rennes du cheval de Gabriel et talonna Mil’agro. Ils repartirent au galop vers la petite forêt. Elle se retourna pour s’assurer qu’on ne les avait pas encore pisté et découvrit avec horreur six cavaliers les poursuivant à même pas une lieue. Le jeune homme suivit son regard et son sourire s’élargit.
- On dirai que votre idée n’a pas fonctionné, murmura-t-il.
- Ce sont sûrement des sentinelles.
Et elle pressa d’avantage les chevaux. Ils ne tiendraient pas longtemps à cette allure, il fallait trouver un plan. Ils entrèrent au grand galop dans la forêt et Soraya se fit désarçonner par une branche basse. Elle tomba sur le côté et roula à terre. Cette expérience lui avait coupé le souffle. Elle resta un moment couché sur le ventre, essayant de retrouver ses esprits. Le monde tournait devant ses yeux et ça lui donnait horriblement mal à la tête. Quand ces vertiges eurent cessés, elle se redressa lentement et regarda autour d’elle. Gabriel était à genou et respirait par saccade. Les chevaux étaient en train de boire dans un petit ruisseau pas loin d’eux, Nerito les surveillant. Elle marcha jusqu’à Gabriel et posa une main sur son épaule.
- Ca va ? demanda-t-elle.
- Oui, répondit-il d’un voix rauque, juste…
Il fut coupé par la voix tonitruante qui ordonnait qu’on fouille la forêt. Soraya sauta sur ses pieds, empoigna son arc et se dirigea à pas feutrés vers la voix. Elle contourna lentement un arbre et découvrit les six soldats qui les avaient pourchasser. Ils étaient armés de longues épées et portaient tous une armure avec le même blason : un cœur humain transpercé d’une flèche. Gabriel se glissa à côté d’elle et les regarda avec mépris.
- Laissez, murmura-t-il, je m’en occupe.
- Pas question ! répondit-elle tout bas mais avec force. Vous tenez à peine sur vos pieds. C’est moi qui m’en occuperai et c’est non discutable.
Elle banda son arc, visa et lâcha la corde. La flèche fusa vers le soldat le plus proche et l’atteignit entre les deux yeux, un des seuls endroits non protégé. Un deuxième soldat reçu un sort identique avant qu’ils aient put faire le moindre geste. Un homme de grande carrure, apparemment le commandant, obligea les derniers survivants à rester grouper. Ils formèrent un petit cercle et se protégèrent derrière leur bouclier. La jeune fille les regarda un par un, déposa son arc à terre puis avança à découvert. L’un d’eux poussa un cri et tous se retournèrent dans sa direction. Ils la regardèrent, stupéfait. Elle se plaça juste devant eux, souriante et les fixa dans les yeux.
- Si vous voulez partir, c’est maintenant, déclara-t-elle d’un voix douce.
Ils restèrent bouche bée un moment, puis le commandant finit par sourire. Un sourire malveillant et moqueur. Les trois autres reprirent confiance face à la réaction de leur chef. Ils se placèrent en position de combat. Le sourire de Soraya s’effaça et elle continua d’une voix froide cette fois-ci.
- Sinon, ça sera la mort.
Elle croisa ses deux mains sur ses épaules et ferma les yeux. Les quatre soldats restant la regardèrent, dubitatif. Alors que le commandant avançait d’un pas, elle rouvrit brusquement les yeux. Il recula et tira son épée, surpris et effrayé. En effet, les pupilles de la jeune fille avait disparu. Ses yeux étaient d’un blanc opaque et infini. Ses pieds se soulevèrent de terre et elle resta dans les airs les bras croisés. Puis sa poitrine se bomba et une vive lumière émana d’elle. Les soldats se protégèrent leurs yeux avec leurs mains. Gabriel, qui se tenait caché pas loin, fit le même mouvement. La lumière finit par faiblir et les cinq hommes purent rouvrir les yeux. Ce qu’ils virent les laissa sans voix. La jeune fille avait radicalement changée. Ses cheveux, auparavant blond et clair comme l’or, étaient devenus aussi noirs qu’une nuit sans étoiles. Ses yeux étaient redevenus normaux, d’un bleu foncé. Sa peau qui était dorée comme le soleil levant, avait éclaircit. Ses vêtements aussi avaient changés, composés de voiles et de tissus noirs inconnus. Mis à part son physique, tout son être dégageait des ondes destructrices.
Elle se posa à terre doucement et sortit son épée dans un bruit de métal. La lame était aussi noire que ses cheveux. Les soldats hésitèrent. Il n’étaient pas habitué à combattre une femme, même aussi effrayante. Elle profita de cette hésitation pour attaquer. Avec une vitesse incroyable, elle tendit le bras et sa lame fila vers la gorge du commandant. Il évita la lame mortelle de justesse. Elle tourna sur elle même et attaqua de nouveau. Il ne bougea pas assez vite et l’épée lui entailla le bras droit. Elle avança d’un pas pour se mettre à la même hauteur que lui et planta son épée entre deux plaques de l’armure. Le combat n’avait duré que quelques instants. Elle retira sa lame et le commandant s’écroula. Elle se positionna devant les trois derniers gardes et les défia du regard. Deux d’entre eux avancèrent. Soraya regarda le troisième qui venait de lâcher son épée et qui commençait à fouiller dans leurs sacs. Elle fronça les sourcils mais ne dit rien. Les deux sentinelles avançaient vers elle lentement. Ils ne feraient pas la même erreur que leur chef. D’un commun d’accord, ils attaquèrent tous les deux en même temps. La jeune combattante se baissa pour éviter la première attaque et bloqua la deuxième. Elle tendit ensuite brusquement la jambe et d’un mouvement ample, fit tomber l’un d’eux. Il retomba sur le dos et elle en profita pour lui trancher la gorge. Du sang gicla sur ses habits mais elle ne fit pas attention, car déjà le deuxième garde attaquait. La manœuvre l’avait laissée sans défenses quelques temps et il en avait profiter pour lui donner un coup au bras droit. Une douleur fulgurante la traversa des doigts à l’épaule. Elle retint un cri et prit son épée dans la main gauche. Avec autant d’agilité qu’avec la main droite, elle attaqua brusquement de gauche à droite, obligeant son adversaire à céder du terrain. Même avec son entraînement, la sentinelle n’était pas de taille contre elle. Elle attaquait sans arrêt et il avait de plus en plus de mal à suivre son rythme. Elle finit par donner un petit coup sur sa main avec le plat de sa lame. Il lâcha son épée qui rebondit dans un bruit de ferraille. Sans aucune pitié, elle transperça son armure et atteignit son cœur. Alors qu’elle retirai son épée, une flèche vola jusqu’à elle et passa à deux pouces de sa tête. Ses yeux bleus fixèrent le dernier garde. Il venait de prendre un arc et encochait déjà une deuxième flèche. Elle avança vers lui, ses yeux lançant des éclairs. Il tendit la corde de l’arc, visa… mais ne tira pas. Une autre flèche venait de transpercer sa gorge.
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MessageSujet: Re: The day or the night   Lun 21 Aoû à 13:42

Elle se retourna et découvrit Gabriel, son arc en main. Elle leva un sourcil, perplexe.
- Vous n’étiez pas obligé, lui dit-elle.
- Je prendrai ça pour un « merci ».
Elle rougit et murmura des excuses. Elle s’accroupit ensuite et essuya sa lame dans l’herbe. Brusquement, elle s’immobilisa. Ses yeux étaient vague, fixant quelque chose d’invisible. Ses cheveux se soulevèrent sans qu’il y aient le moindre souffle de vent et sa respiration s’accéléra. Sa peau dora et ses yeux et ses cheveux reprirent leur couleur d’origine. Gabriel la regarda, étonné et inquiet. Elle finit par secouer la tête et cligner des yeux pour retrouver ses esprits. La fatigue la submergea et elle se laissa tomber à genoux, le souffle court. Tous ses membres tremblaient et son cœur battait à vive allure. Le jeune althéiens voulu accourir mais elle l’arrêta d’un geste. Elle remplit ses poumons d’air frais puis se redressa. Elle chancela au début puis réussit à avancer lentement. Ils retournèrent près des chevaux et s’enfoncèrent dans la forêt. Nerito brisa le lourd silence qui s’était installé entre les deux jeunes gens.
« Es-tu toujours si fatiguée après t’être transformé ? »
« Malheureusement, oui. Je ne sais pas comment t’expliquer. Je… elle… - ce que tu veux - puisse dans mon énergie pour rester dans cette forme. Si je reste "elle" trop longtemps, je risque de mourir. »
« Combien de temps peux-tu rester "elle" ? »
« Ca dépend. Si je ne me bats pas, je pourrais rester plus longtemps. Le problème, c’est que je ne sens la fatigue qu’après m’être transformée. Elle peut absorber toute mon énergie sans que je m’en rende compte. Et dès que je redeviendrai moi, je mourrai sur place. »
Nerito n’ajouta rien car ils venaient de déboucher dans une petite clairière protégée par un gros rocher. Ils installèrent leur campement là. Soraya sortit les gourdes de ses sacs et retourna sur ses pas, laissant Nerito et Gabriel seuls. Elle marcha calmement vers le petit ruisseau qu’elle avait aperçu. Tout son corps lui semblait lourd. Elle détestait cette fatigue longue mais tellement familière.
« Ce don ressemblait plutôt à une malédiction, songea-t-elle amèrement. »
Le ruisseau coulait lentement, inconscient du carnage qui venait de se passer tout près de ses rives. Elle se pencha et remplit les gourdes d’eau. Elle se redressa et fixa son reflet dans l’eau.
- Tu es là, murmura-t-elle, quelque part dans ses traits.
La jeune humaine tendit la main et toucha l’eau. Son reflet se troubla puis disparut. À la place, "elle" apparut. Son regard bleu la fixa intensément. Soraya paniqua et lâcha une des gourdes, qui tomba dans l’eau et effaça le reflet. Elle la ramassa rapidement et repartit au campement, sans un regard au ruisseau. Quand elle arriva, Gabriel était assis contre un arbre et regardait les chevaux. Elle rangea les gourdes puis s’assit lourdement au sol. Nerito mâchouillait déjà un petit corps sans vie. Elle sortit de la viande séchée et du pain de ses sacs et les lança à Gabriel. Il les attrapa au vol et la remercia d’un signe de tête. Ils mangèrent en silence. Une certaine gêne s’étaient installée entre eux. Après le repas, Soraya prit la parole.
- Approchez, je vais vous soigner.
Il se leva et s’assit devant elle, lui tournant le dos. Avec précaution, il retira son haut. Elle ne put retenir une grimace. Tout son dos était couvert de blessures sinueuses, résultat de longues heures de souffrance. Elle remarqua que ses plaies étaient toujours ouvertes au milieu de son dos alors que les autres avaient déjà cicatrisées. Elle ouvrit la bouche pour le questionner mais il la devança.
- Comment t’appelles-tu ?
Elle ne répondit pas directement. Elle sortit un linge et une bouteille en verre puis versa du vin sur son dos. Il laissa échapper un cri. La couleur était cuisante, comme si on venait de chauffer sa peau à blanc.
- Soraya… dit-elle finalement, et vo… toi ?
- Je m’appelles Gabriel, répondit-il dans un souffle.
Doucement, elle nettoya ses plaies avec le linge, un détail attira son attention. Une marque, claire mais précise, qui parcourait la moitié de son dos. Elle continua d’enlever le sang et, petit à petit, un tatouage apparut. Léger au début, il devint de plus en plus net jusqu’à laisser voir une paire d’ailes. Celles-ci s’étendaient sur tout son dos. Elle s’arrêta et suivit le trait de sa main libre. Le jeune Althéien frissonna au contact de sa main sur son dos. Il répondit à sa question muette.
- Tous les Althéiens ont ce tatouage. C’est notre symbole. Nous naissons, vivons et mourrons avec.
- Oh, murmura la jeune fille.
Elle referma la bouteille et prit un bandage qu’elle enroula autour du torse de Gabriel. Elle termina rapidement puis se leva en s’étirant.
- Je ne pourrai plus voler, se plaignit-il en touchant le bandage.
- De toute façon, il est hors de question que tu ouvres tes ailes tant que tes blessures ne se referment pas, répliqua-t-elle sèchement.
- Mais…
- Et il n’y a pas de « mais ».
- On dirai ma mère, soupira-t-il, mais en pire.
Elle déplia deux couches et lui en jeta une à la figure. Il rit et s’étendit dessus. Soraya fit de même.
- Dors maintenant, dit-elle. Nerito nous réveillera demain juste avant l’aube.
- Nerito ?
Le petit chat marcha jusqu'à elle et se blottit sous son bras. Elle le caressa tendrement. Gabriel ne comprit pas mais n’ajouta rien. Il ferma les yeux et s’endormit presque aussitôt. Elle resta un moment les yeux ouverts, regardant les étoiles au dessus d’elle. Juste avant que le sommeil ne l’emporte, une petite voix résonna dans sa tête.
« Bonne nuit, fillette. »

_____________________________

Voilà tout le chapitre 4, puisqu'on ne peut pas poster de suite sur Eragon Shurtu'gal, je la mets ici !
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The day or the night
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