L'HERITAGE

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 Le But Ultime

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Vannir

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Date d'inscription : 20/05/2006

MessageSujet: Le But Ultime   Dim 21 Mai à 21:44

CHAPITRE PREMIER

Prémonition


Au lendemain de la bataille des Terres Brûlante, Eragon se réveilla en sursaut. Saphira passa sa tête pas l'embrasure de la tente et demanda :
"Est ce que tout va bien petit homme? Tu viens de hurler à t'en briser les cordes vocales ! "
"Oui oui ça va j'ai juste fait un cauchemar"
"Peux-tu me le conter ? "
"Très bien. C'était à Ellesméra et il y avait une bataille encore plus grande et plus féroce qu'ici, il y avait des cadavres partout et pas un centimètre n'était pas ensanglanté, Galbatorix est arrivé et il s'est rendu à Tialdari Hall, il a tué Oromis avec une facilité déconcertante puis il a retrouvé Islazandi et lui as planté son épée dans le coeur !
C'était tellement réel !"
"Certes mais ce n'était qu'un rêve non?"
"Je pense que c'était une prémonition comme lorsque je voyais Arya dans mes rêves ou alors quand je voyais cette bataille"
"Comment peux-tu en être sur?"
"J'en ai le préssentiment..."
Au même moment Nasuada arriva en compagnie de Roran et de l'elfe
- Bonjour, argetlam. Dit Nasuada avec un petit sourire
- Bonjour à tous marmonna le dragonnier
Arya le dévisagea intensément et demanda:
- Est ce que tout va bien Eragon elda?
- Oui, oui tout va bien ! Voulut mentir le garçon
- Je n'en suis pas si sur...
"Tu devrais leur parler de ton rêve ils pourraient t'aider" dit Saphira
"Bon d'accord" capitula Eragon
- Très bien j'ai fait un cauchemar mais rien de grave
"RIEN de grave ? Tu es vraiment exaspérent petit homme !" s'indigna la dragonne
- Racontes nous ton cauchemar s'il te plait dit Roran
- d'accord cependant je prérerais que tu ne l'entende pas, dit Eragon en désignant Arya.
- Pourquoi? demanda l'elfe
- Parce que mon cauchemar concerne Ellesméra, Oromis et...ta mère.
- Raison de plus pour que j'entende ton rêve non?
-Oui tu as certainnement raison.
Le garçon raconta donc son rêve et, au fur et à mesure de ce récit il voit le visage d'Arya blêmir et se décomposer.


FIN DU CHAPITRE UN




CHAPITRE DEUX
Départ Précipité
- Tu veux dire...que..ma mère va...mourir? Demanda Arya plus pâle qu'Eragon ne l'avais jamais vu
- Comme me l'a dis Saphira ce n'était peut-être qu'un mauvais rêve, dit le jeune dragonnier
- Eragon tu sais aussi bien que moi que c'était une prémonition ! Elle se tourna vers Nasuada. Je dois retourner chez moi car si ce qu'as dit Eragon se réalise...(elle avait à présent les larmes aux yeux)
-Je comprend mais sois prudente dit la chef des vardens.
Sur ce l'elfe se retourna et partie d'un pas rapide pour ramasser ses vêtements.
Elle était sur le point de partir lorsqu'Eragon la rattrapa :
- Arya attends, s'écria-t-il
- Désolée mais je n'ai pas beaucoup de temps les miens sont en danger et je me dois de les prévenir.
- Ne comprends-tu pas que si tu y va tu te fera tuer comme tous les autres?
- Tous les autres? demanda-t-elle incrédule
- Oui tous les elfes se faisaient massacrer! dit-il de plus en plus nerveux à l'idée de perdre son amie
- Justement c'est une raison de plus car le déroulement serait peut-être différent si les elfes étaient préparé
- Je t'en prie écoute moi tu ne pourra rien changer même si les tiens étaient au courant des choses
- Que ferais-tu à ma place si tu savais que ta mère allait mourir ? Hurla-t-elle
- Ma mère est morte lorsque j'étais bébé. répondit Eragon dont le ton étais désormais glacial et dépourvu de sentiments
- Excuse moi j'ai parlé sans réfléchir. Puis elle ajouta en ancien langage, "je te demande pardon"
- Ce n'est rien et je peux imaginer ta détresse en ce moment c'est pourquoi, si tu pars, je t'accompagne
- Ce sera un honneur de t'avoir à mes côtés. Dit Arya avec un petit sourire
- Moi aussi je viens, lança une voix derrière eux.
- Roran c'est trop dangereux! dit le dragonnier
- Si les ra'zacs sont dans cette bataille je me dois de venir pour venger les villageois qu'ils ont tué et aussi tu oublies que je me suis juré de sauver Katrina. Argumenta Puissant Marteau
- Mais... commença Eragon
- Laisse le venir il tient à venger des amis et c'est une noble cause je pense qu'il a autant le droit de venir que toi lança Arya
Les trois jeunes gens partirent donc vers leur destin et celui de centaines d'elfes.







FIN DU CHAPITRE DEUX
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Vannir

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MessageSujet: Re: Le But Ultime   Dim 21 Mai à 21:44

CHAPITRE TROIS
Problèmes Dans Le Désert


Voila une semaine que les trois compagnons était parti du camp des Vardens, ne s'arrêtant que le midi et la nuit, Arya leur imposait un rythme terrible et, Roran, même s'il ne se plaignait pas n'avait pas l'endurance d'un elfe d'autant plus que la chaleur devenait insoutennable. La veille, à cause d'une tempête de sable Roran, le dragonnier et l'elfe n'avait pas beaucoup dormi. C'était l'après midi du huitième jour, ils ne s'étaient pas arrêtés depuis le matin et Roran, trop fatigué s'écroula inconscient.
- Nous devrions nous arrêter pour pouvoir récupérer, on en a tous besoin. proposa Eragon
- Tu as raison, je vous fait énormément marcher mais je suis très inquiète pour mon peuple.
- Repose-toi je vais monter le camp
- Non c'est bon je peux t'aider
Deux heures plus tard ils allumèrent un feu avec les rares plantes poussant dans ce climat aride. Roran dormait toujours d'un sommeil agité. Arya était assise dans un coin sombre, silhouette droite et solitaire observait le feu avec un regard vide. Eragon s'approcha doucement pour ne pas la déranger et demanda :
- Est ce que tout va bien?
- Oui, oui ça va mais merci de t'en soucier
- Bizarrement je ne te crois pas quand tu dis que tout va bien
- S'il te plait n'insiste pas je n'ai pas envie d'en parler.
- Pas envie de parler de quoi ?
L'elfe se leva et mit une main sur l'épaule d'Eragon
- Et si nous allions manger je meurs de faim.
- Très bien mais un jour tu devras me dire ce qui te tracasse ainsi
- Promis, dit elle avec un sourire
Le repas se fit en silence et, alors qu'ils étaient sur le point de se coucher, ils entendirent un bruit étrange venant du noir
- Va réveiller Roran murmura Eragon à Arya
Sans poser de questions elle partit en direction du corps au repos du frère adoptif d'Eragon quand, soudain une forme noire se glissa devant elle et, avant qu'elle n'ai eu le temps de réagir lui mit un énorme coup de pied dans le ventre qui l'éjecta sur le dragonnier. saphira rugit et attaqua la première forme mais celle-ci l'arrêta sans difficultés grâce à sa magie. Eragon attaqua à son tour quand il vit Zar'roc briller à la lueur des flammes dans la main de l'ennemi. Il s'interrompit et dit avec effroi :
- Murtagh!
la forme eu un petit rire et dévoila son visage, c'était Murtagh!
- Belle déduction cher frère
- Je ne suis pas ton frère ! hurla Eragon
pendant ce temps Arya se remit debout, appela le dragonnier et lui envoya son épée...qu'il attrappa avec adresse. Sans attendre plus de temps il s'élança et attaqua Murtagh.


FIN DE CHAPITRE TROIS
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Vannir

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MessageSujet: Re: Le But Ultime   Dim 21 Mai à 21:45

CHAPITRE QUATRE
Sans Espoir


Murtagh para la première attaque d'Eragon avec adresse et contre-attaqua. Alors s'engagea la danse de la lame. le combat dura cependant les deux combattants étaient hors du temps jusqu'au moment où Murtagh, le bras en feu baissa sa garde, Eragon en profita et plaça la lame d'Arya sur la gorge de son frère de sang. Il dit alors :
- Pourquoi es-tu venu Murtagh?
- Je suis venu pour te prévenir que Galbatorix participera à la bataille d'Ellesméra.
Roran se réveilla et aperçu les deux dragonniers, il s'approcha de l'elfe et lui demanda se qui se passait. Après avoir été mis au courant il s'approcha de Murtagh et demanda d'une voix qui ne trahissait pas ses motivations :
- Est ce que les Ra'zacs vont participer à cette bataille?
- Peut-être ou peut-être pas répondit le disciple de l'empereur
Roran le saisit au col de sa tunique et lui mit un coup de poing dans le nez, Thorn apparut alors avec un hurlement de rage. Roran se pétrifia et Murtagh éclata d'un rire sadique, du sang coulant sur son vêtement.
- Tu fais moins le malin maintenant n'est ce pas?
Le jeune homme ne répondit pas et recula quand le dragon rouge s'approcha de lui cependant Arya s'interposa, banda son arc et attendit une réaction de Thorn.
- C'est bon on arrête de jouer, je veux bien répondre à ta question. Oui les ra'zacs seront à Ellesméra durant la bataille et avant que vous me posiez la question elle est prévue pour la semaine prochaine. En attendant je n'aime pas qu'on menace mon dragon donc...BRISINGR!
L'arc de la jeune femme flamba instantanément.
- Je te laisse la vie car tu m'as épargné à notre dernière rencontre mais la prochaine fois un seul de nous deux sortiras vivant de l'affrontement. dit Eragon en rendant son épée à Arya.
- dans ce cas je pense que nous nous reverrons la semaine prochaine...enfin si vous arrivez à temps.
Il monta sur Thorn et s'envola.
Arya tomba à genoux et éclata en sanglots
- Que se passe-t-il ? demanda Roran.
- Ne vois-tu pas que dans une semaine tous les elfes seront morts ? Jamais nous n'arriverons à temps !
- Arya a raison c'est sans espoir. dit Eragon
Ils réfléchirent longuement quand, soudain Roran se leva d'un bond :
- J'ai une idée ! s'écria-t-il vivement
- Je t'écoute répondit l'elfe
- Moi aussi
- C'est moi qui vous retarde n'est ce pas ?
- Eh bien...
- Vrai ou faux ?
- Vrai, répondit le dragonnier à contrecoeur
- Bon, vous avez beaucoup plus d'endurance que moi et vous êtes deux ou trois fois plus rapide que moi donc si je monte Saphira pendant que vous courez, nous avons une chance d'arriver à temps vous ne croyez pas ?
" Je suis prête à le porter" dit Saphira
- C'est une bonne idée mais je ne sais pas si tu sauras voler à dos de dragon...
- Ne t'en fais pas je m'habituerais.
- Qu'en penses-tu Arya Svit-Kona ?
- Pardon ? Désolée j'étais ailleur. Nous pouvons toujours essayer mais...
- Très bien nous partons demain à l'aube, déclara Eragon
Roran alla se coucher laissant l'elfe et le dragonnier à côté du feu et, brusquement Eragon :
- Arya tu peux me parler tu sais, Saphira et moi sommes très inquiet pour toi et tu nous fait peur car depuis que j'ai fait ce rêve tu est très...bizarre.
- Je me fais du soucis pour mon peuple et pour ma mère
- Au fait, merci de m'avoir prêté ton épée
Arya rougit, détourna le regard et cacha son visage derrière ses cheuveux
- De rien, je suis heureuse qu'elle t'ai été utile. En disant ça elle décrocha son baudrier de sa ceinture et tendit le fourreau de l'arme à Eragon. Tiens prends la elle te sera très utile et tu en auras plus besoin que moi.
- Arya, je ne peux l'accepter...souffla le garçon.
- Pourquoi ? Donne moi une raison qui te pousses à refuser.
- Eh bien pour commencer c'est la tienne et je sais que c'est Faolin qui l'a faite pour toi.
- Comment sais-tu que c'est Faolin qui me l'a faite ?
- Je m'en doute car tu ne t'en sépare jamais et donc je pense que c'est en souvenir de son amour pour toi et de ton amour pour lui c'est pour ça que je ne peux pas l'accepter, de plus moi il me reste mon arc donc si je te prenais ton épée tu serais totalement désarmée.
- Je...Merci.
Elle remit son faurreau à son baudrier et l'attacha à sa ceinture.
- Nous devrions aller dormir, demain sera une longue journée dit Eragon
Arya hocha la tête et, après une petite hésitation elle lui fit un petit baiser furtif sur la joue puis alla se coucher. Eragon n'en revenait pas, elle venait de l'embrasser ! Il se ressaisit et s'allongea.
Le lendemain, comme l'avait prédit Eragon la journée fut longue et chaude. Alors qu'ils couraient côte à côte Arya dit au dragonnier :
- Excuse moi.
- De quoi ?
- De ce que j'ai fait hier soir juste avant d'aller me coucher. Fit elle en rougissant
Eragon éclata de rire.
- C'est bien la première fois que je te vois rougir cependant ne t'excuse pas c'est une des meilleures choses qui me soit arrivé depuis plusieurs jours!
Elle rougit de plus belle et accélera la cadence mais il n'eut pas de mal à la rattrapper et il lui dit :
- Pourquoi est ce que tu rougis comme ça ?
- Eh bien parce que...
Elle courut plus vite encore, et, encore une fois il la rattrappa sans difficultés
- J'attends toujours une réponse ! insista-t-il
- Parce que tu es le premier garçon que j'embrasse depuis que Fäolin est...mort.
Le reste de la journée se fit en silence et quand vint enfin le soir Eragon était si courbaturé qu'il eut du mal à s'assoir. Roran et Arya ne manquèrent pas de le lui faire remarquer. Ils mangèrent rapidement et Eragon se coucha très tôt tant qu'il était fatigué. Juste avant de s'endormir il entendit vaguement la voix d'Arya chantonner mais il ne reconnut aucune parole. Cette chanson le berça un peu et il re-fit le rêve de la bataille et cette fois-ci il remarqua que l'épée de Galbatorix ne s'enfonçait pas dans le coeur de la reine mais juste en-dessous. Quand il se réveilla il ne manqua pas d'en faire la remarque à Arya qui parut soudainement moins désespérée, elle ajouta cependant à l'adresse du dragonnier :
- Si c'est une ruse je te promet de t'étrangler de mes mains c'est compris?
- Je ne te ferais jamais une chose pareille Arya Svit-Kona, se défendit Eragon
- Je te fais confiance mais si on pouvait faire en sorte que ma mère ne soit blessée se serait encore mieux
- Oui c'est pourquoi nous ferions bien de repartir
Sur ce il secoua Roran qui se leva en grognant de mécontentement mais monta tout de même sur Saphira après un rapide petit déjeuner. Le matin se passa normalement, le midi ils s'arrêtèrent et Roran alla chercher de la nourriture dans les sacoches accrochées sur le dos de Saphira. Après avoir mangé un peu de légumes ils repartirent et en fin de journée les trois compagnons arrivèrent à la lisière du Du Weldenvarden. Roran poussa un petit cri de joie quand il l'aperçut aussi.
Arya partit seule en éclaireur pendant qu'Eragon préparait un petit dîner. Quand elle réapparut enfin Roran était déjà partit se coucher. L'elfe demanda alors :
- Tu n'es pas allé dormir?
- Non je voulais t'attendre pour te parler.
- Me parler ? Mais de quoi ?
- Je voulais te prévenir que demain je partirais seul dans la forêt et je vous rejoindrais le soir.
- Très bien mais que comptes tu faire dans la forêt ?
- Tu verras bien quand je rentrerais demain soir, dit le dragonnier avec un sourire énigmatique. Cependant je voudrais savoir quel est ton arbre préféré.
- C'est le hêtre mais pourquoi veux-tu savoir ça voyons.
Eragon ne répondit pas et s'éloigna seul dans l'obscurité.
Le lendemain se passa sans encombres mais Roran n'arrêtait pas de demander à l'elfe où était passé Eragon.Pendant ce temps dans la forêt, le dragonnier trouva enfin un hêtre. Il mit les mains dessus et, comme lui avait expliqué Islazandi, il commença à "chanter", enfin si on pouvait appeler ça un chant. Il émettait des sons en rythme avec les branches qui se secouait au vent. Il ne sut jamais combien de temps cela avait duré car il avait comme fusionné avec l'arbre cependant la nuit arriva, ce n'était pas grave puisqu'il avait terminé son oeuvre. Eragon n'eut pas de mal à retrouver le camps où mangeaient ses deux amis. Il dissimula le fruit de son chant dans ses affaires et alla les rejoindre.
- Où étais-tu passé? Demanda Roran
- Je me suis promené un petit peu parmis les arbres et j'ai médité
- Bon très bien tu ne veux pas me dire où tu étais, tanpis cependant je ne te crois pas quand tu dis que tu t'es promené.
- Tu auras ta réponse à la fin du repas... répondit le garçon en mangeant rapidement.
Une fois le repas terminé Saphira vint se blottir près des trois voyageurs. Eragon retourna dans ses affaires et en sortit un magnifique arc en hêtre, avec à chaque extrémité une belle de jour un peu plus foncée que le reste de l'arme. Sur la tranche quelque chose était inscrit et ce mot brillait comme si le bois avait été verni à cet endroit la. Ce mot était : "Arya"
Il retourna auprès du feu et avant de s'assoir il tendit l'arc à Arya en disant :
- Tiens je l'ai fais aujourd'hui pour toi, comme le tien a brûlé.
Elle attrappa délicatement l'oeuvre d'art :
- Il est magnifique...Merci beaucoup. Maintenant je comprends pourquoi tu voulais connître mon arbre préféré. Dit-elle avec un sourire en coin.
- Oui et je t'ai fabriqué quelques cibles un peu plus loin pour que tu l'essaye mais il vaut mieux attendre demain, il commence à être tard.
Saphira eut un ronronnement affirmatif. Eragon alla se coucher contre la dragonne et s'endormit presque aussitôt. Arya était sur le point de faire la même chose lorsque Roran l'attrappa par le bras et lui murmura :
- Je voudrais te parler si tu n'est pas trop fatiguée.
- Très bien suis-moi.
Il marchèrent pendant dix minutes entre les arbres quand l'elfe se retourna :
- Je t'écoutes que se passe-t-il?
- C'est à propos d'Eragon, j'ai remarqué cela il y a peu en fait c'était juste après la bataille, quand il t'as aperçu et que tu l'as aperçu vous avez tout de suite détournez les yeux. Je voudrais savoir pourquoi, vous êtes pourtant amis...
- Je veux bien te le dire si tu me promet, en ancien langage de ne rien lui répéter.
- C'est d'accord mais je ne parle pas cette langue.
- Tu n'auras qu'a dire les paroles que je dirais
Arya lui enseigna donc le serment qu'il répéta.
- Voila, maintenant je vais te révéler certaines choses, Eragon, comme tu as du le remarquer à des...sentiments au-dela de l'amitié envers moi. Eh bien je pense, non je suis sure que j'ai les même à son égard cependant je ne peux pas lui avouer.
- Pourquoi ?
- Parce que je n'arrive pas à me l'avouer à moi donc quant à lui dire...
- Tu devrais lui dire, tu sais les Ra'zacs ont enlevé la femme que j'aime c'est pour ça que je les traquent mais avant qu'Eragon ne devienne dragonnier, je n'arrivais pas à lui avouer mon amour à cause de son père, c'était comme si j'avais un poids sur le coeur à longueur de journée et si c'est ce que tu ressents je peux te promettre qu'une fois lui avoir dis ce que tu penses, ce poids disparaîtra.
- Tu as raison mais il est si jeune et moi je suis si vieille...
- C'est faux ! Ce que tu dis là c'est pour te convaincre qu'une relation entre vous ne sera jamais possible. Tu devrais lui en parler car ça le rend malade de penser que son amour est à sens unique, Il le cache très bien mais, je l'ai déjà vu une fois dans cet état et il est désespéré!
Elle hocha la tête, pensive, puis dit :
- Je ne sais pas...
- Je te demande au moins d'y réfléchir mais la décicision t'appartient, Arya...Sfit-Kova
- Svit-Kona, corrigea-t-elle.
Roran sourit, tourna les talons et lui souhaita bonne nuit.
Le lendemain, à l'aube, Arya et Eragon partirent vers l'endroit où était posé la cible.
- Elle est par là. dit le dragonnier en montrant une direction entre les arbres.
L'elfe s'arrêta et fixa le jeune garçon avec intensité. Sentant ce regard, il se retourna et demanda :
- Pourquoi est ce que tu t'es arrêtée ?
- Je voudrais te dire quelque chose.
- En tout cas, vu ton regard, ça a l'air important.
- Ca l'est cependant je ne sais pas par où commencer.
- Eh bien commence par le début ce serait le mieux.
Elle respira à fond
- Je ne peux plus reculer n'est ce pas?
Eragon ne répondit pas
- Je... Elle n'eut pas le temps de finir sa phrase car cinquante archers de l'Empire les encerclèrent. Le dragonnnier arma aussitôt son arc et Arya dégaina son épée.
- Qui commande cette troupe? Demanda le jeune garçon.
Aucune réponse. Deux minutes passèrent pendant lesquelles le temps semblait s'être arrêté quand soudain la première flèche de l'Empire fut tirée et...se planta dans l'épaule gauche d'Arya qui riposta aussitôt dans un éclair de lumière verte qui tua net l'archer. Commença alors une bataille sanglante entre les soldats et les deux amis. Chaque fois qu'eragon tirait une vie s'éteingnait et Arya bien qu'handipée par sa blessure en faisait tout autant. Une volée de flèches monta dans les airs et s'abattit sur Arya et Eragon. Celle-ci mit immédiatement un bouclier magique en place cependant trois flèches réussirent à passer.
-JIERDA! Cria le dragonnier ce qui eu pour effet de briser les projectiles dans leur longueur. A ce moment là un rugissement sourd jailli du ciel. Saphira apparut alors en projetant une langue de flamme qui carbonisa instantanément le reste du groupe ennemi.
"Je ne peux pas vous laisser seul une minute sans que vous attiriez sur vous l'attention?" cria la dragonne dans l'esprit des deux combattant.
- Ce n'est vraiment pas le moment ! rétorqua Eragon.
"Qu'est ce qui te met dans cette colère ?"
- Rien du tout marmonna-t-il entre ses dents. Il se tourna vers Arya et demanda :
- Veux-tu que je te soigne?
- Oui seulement si tu présentes tes excuses à Saphira car sans elle nous ne saurions peut-être plus de ce monde.
- Tu as raison je me suis emporté, Excuse moi Saphira, fit-il gêné par son excès de rage
"Mmmmmhhhhh j'accepte tes excuses petit homme."
- Maintenant tu peux me soigner dit Arya avec une petite grimace de douleur
- Waise Heill !
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Vannir

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MessageSujet: Re: Le But Ultime   Dim 21 Mai à 21:52

CHAPITRE 5
La bataille d'Ellesméra


- Plus que deux jours! cria Arya par dessus son épaule en accélerant encore le pas.
- Nous sommes encore loin? demanda Eragon
- Nous devrions y arriver au crépuscule.
- Super je le dit à Roran et je te rejoins
Après avoir transmis le message il vint se placer au côtés de l'elfe qui s'était arrêtée sur une butte
"Petit homme s'écria Saphira paniquée je vois de la fumée au loin je crains que cela ne vienne d'un champ de bataille"
"Crois-tu que ce soit Ellesméra?"
"Je ne peux pas le dire mais je pense que oui"
- Arya l'attaque a été avancée, Saphira aperçoit la fumée d'une bataille et elle pense que c'est Ellesméra.
Aussitôt elle recommença a courir se poussant au-delà de ses limites et, au lieu de mettre douze heures ils n'en mirent que quatres. Toutes les maisons étaient brûlées ou saccagées. l'elfe se précipita immédiatement vers Tialdari Hall mais Eragon la retint :
- Ne cèdes pas à ta colère, rien ne laissait prévoir que l'attaque aurait lieu aujourd'hui et si jamais il devait t'arriver quelque chose à cause de ta rage je...
- Ne t'inquiète pas pour moi mais pour l'instant je dois retrouver ma mère.
- D'accord mais Roran te rejoindra dès que Saphira sera posée, moi j'ai des racines à fouiller.
Elle acquiesça et repartit en courant à toutes jambes. Eragon, quant à lui se dirigea vers l'arbre Menoa. Il arriva quelques minutes avant Saphira et commença à chercher frénétiquement. il ne vit pas le temps passé jusqu'au moment où, Maud le chat-garou d'Islazandi arriva et dit de sa voix particulière :
"Tu devrais réfléchir au lieu de chercher à l'aveuglette. L'arme enterrée ici est celle du premier Eragon, tu es donc lié à elle par un lien magique très puissant qui est ton nom. Fermes les yeux et vide ton esprit, tu comprendras ce dont je parle."
Il suivit les indications de Maud et senti une puissace extraordinaire juste sous ses pieds, il se pencha et deterra une épée au fourreau et à la poignée blanche ornée de fil d'or représentant des figures complexes.
"Maintenant tu vas devoir choisir entre sauver Arya ou sauver Roran. dit-elle pleine de tristesse"
- Comment ça, Arya et Roran s'en tirent très bien !
elle fit un signe "non" de la tête
- Quand Arya arrivera à destination Galbatorix la tuera et quand Roran trouvera les Ra'zacs il se fera tuer.
- NON ! hurla le dragonnier hors de lui. Je dois pouvoir les sauver ! Saphira, va aider Roran pendant que je cours jusqu'à Tialdari Hall.
Maud sourit de toute ses dents et repartit tranquillement.
Saphira s'envola aussitôt et Eragon courut le plus vite possible. Quand il arriva devant la résidence de la reine, les portes étaient défoncées et Oromis gisait sur le ventre, mort cependant il n'y avait eucune trace de Glaedr. Il accélera encore et au moment où il arrivait dans le couloir il vit Arya s'élançer vers Galbatorix son épée à la main.
Eragon hurla de toutes ses forces :
- Arya NON !...trop tard l'épée de Galbatorix s'enfonça profondément dans son flanc. Elle écarquilla les yeux et s'effondra au côté de sa mère. Toutes deux respiraient avec difficulté. Il dégaina l'épée du premier Eragon et s'élança, cependant Galbatorix para son attaque et s'enfuit en disant :
- Choisis, ma vie ou celle de la reine et de sa fille.
Le dragonnier s'arrêta et regarda partir son pire ennemi. Il s'agenouilla près d'Arya et murmura la formule de soin seulement la blessure ne réagit pas. Une mare de sang s'était formée sous les corps à l'agonie. Il pronnonça de nouveau la formule mais rien ne se passa. Eragon commençait à désespéré quand il se souvint de Murtagh en train de soigner Thorn avec une facilité et une rapidité surprenante. Il mobilisa toute son energie et pensa à la formule et à l'effet qu'il devrait avoir. Au début il n'y eut aucun changement puis, soudain la plaie commença à se refermer et au bout de cinq secondes la peau était intacte sur le flanc d'Arya. Elle respirait plus facilement mais elle était toujours inconsciente. Il se tourna ensuite vers la reine qui était blessée juste en dessous du coeur. Eragon refit la même opération sur Islazandi qui reprit connaissance juste après les soins contrairement à sa fille.
- Comment vous sentez vous Majesté?
- J'ai connu mieux et ma fille?
- Elle s'en sortiras j'ai soigné ses blessures et les votres.
- Merci du fond du coeur argetlam. Et Galbatorix?
- Je l'ai laissé partir pour pouvoir vous sauver.
Islazandi hocha la tête et se releva
- Tueur d'Ombres tu devrais retourner dans la bataille je veillerai sur Arya.
- J'y vais de ce pas.


Roran frappa le premier Ra'zacs avec son marteau mais il loupa son coup. Le deuxième l'envoya à terre avec sa magie et, au moment de l'achever un rugissement déchira l'air et Saphira atterit entre les deux monstres et le jeune garçon. Elle cracha un jet de feu qui brûla sur place un des deux Ra'zacs. Le dernier survivant siffla de rage et bondit sur Puissant Marteau. Celui-ci le frappa de toute ses forces dans l'abdomen. La dragonne saisit la créature entre ses serres pendant que Roran se relevait. Il demanda :
- Où est Katrina?
- Les ssssoldats sssssont en train de sss'amusser avec elle. cracha le Ra'zacs d'une voix haineuse
- Dis moi où elle est! hurla le garçon
- Jamais! siffla le monstre
Hors de lui Roran envoya son marteau dans la tête du Ra'zacs et lui fracassa le crâne qui craqua d'un bruit sec.




A chaque fois que son épée tombait les rangs ennemis s'éclaircissait. Grâce à l'épée du premier Eragon, le nouveau dragonnier était comme guidé par le premier dragonnier. Il tuait tous les soldats de l'Empire avec une force que lui même ne se connaissait pas. Alors qu'il luttait contre quatres soldats en même temps il n'entendit pas le cinquième arriver derrière lui et quand il se retourna l'épée ennemie était déjà levée et prête a frapper. Alors qu'il croyait sa fin arriver une épée sortit de la poitrine du combattant adverse. Eragon connaissait cette épée, c'était celle d'Arya! Elle se tenait au dessus de l'homme qu'elle venait de tuer.
- Je suis heureux de te voir en vie dit le dragonnier en recommençant à combattre les cinq soldats.
Elle ne répondit pas mais l'aida à terrasser les brutes. Eragon était en train de repartir quand l'elfe l'attrappa par le bras et le força à se tourner pour la regarder en face et dit :
- Merci. Tu avais raison j'ai été aveuglée par la colère et sans toi je ne serais plus là en ce moment. Je te dois la vie et j'ai une nouvelle dette envers toi.
- Je comprends que tu te sois laissée dominer par ta colère car voir ta mère gravement blessée a dû être dur et ta dette a été remboursé quand tu m'as sauvé de ce soldat.
Les elfes ont besoin de nous si tu veux nous reparlerons après avoir chassé cette vermine de ces terres.
Elle acquiessa puis repartit.
- Arya, appela eragon.
- Oui?
- Sois prudente surtout.
- Toi aussi.
Puis elle courut en direction d'un petit groupe d'ennemis qu'elle tua rapidement. Pendant ce temps Roran arriva près du dragonnier sur Saphira.
- Tout va bien ? demanda Roran
- Ca ira mieux quand cette bataille sera finie. Tu as eu les Ra'zacs ?
- Oui et c'est grâce à ta dragonne mais je ne sais toujours pas où ils ont emmené Katrina.
- Nous la retrouverons ne t'en fait pas.
Et il monta sur Saphira.
" Ca fait plaisir de pouvoir te monter de nouveau Saphira."
" A qui le dis tu petit homme. Allons griller quelques soldats de l'Empire."
Au moment de s'envoler, Thorn atterit juste devant elle. Murtagh en descendit et dégaina Zar'roc.
- Tiens, mon frère quelle heureuse surprise. Je suis désolé pour Oromis je ne voulais pas le tuer mais il m'a barré le chemin donc...
- C'est toi qui a tué maitre Oromis ? Tu vas le payer !
- Ecoutes moi j'ai peut être trouvé un moyen d'échapper à Galbatorix.
- Je ne pourrais jamais te pardonner tes crimes donc je me fiche du camp dans lequel tu peux être.
Roran dit :
- Entends ce qu'il veux te dire et tu le jugera en conséquence.
- Mais je...
" Roran a raison"
- Il a tué Hrothgar!
- Avait-il le choix ? Lança une voix derrière Eragon. C'était celle d'Islazandi
- Mais Majesté...
- Ecoute le. Ce n'est qu'une victime dans cette histoire, il a été capturé puis contraint de prêté serment, si il a une chance de redevenir libre tu ne peux pas lui refuser.
- Très bien je t'écoute.
- Je dois trouver mon vrai nom et comme ça je contrôlerais de nouveau mon destin.
- Je ne connais pas ton vrai nom et personne ici ne le connais à mon avis.
- C'est pour ça qu'il faut obliger Galbatorix à nous le dire. Il est en ce moment dans l'arbre qui appartenait autrefois au chef des dragonniers. Shruikan est avec lui, ce ne sera pas facile mais nous pouvons y arriver.
- Les soldats sont sous l'emprise de Galbatorix donc si il quitte cette forêt ses troupes le suivront.
- Très bien allons-y. Roran peux tu aider tous les elfes que tu rencontreras si ils sont en train de combattre?
- J'aurais préféré vous accompagner mais je ferai ce que tu m'as demandé.
- Majesté vous devriez vous mettre à l'abri...
- Et laisser les autres faire le sale travail ? Pas question !
Eragon et Murtagh montèrent sur leurs dragons
Le champ de bataille vu du ciel était encore pire, Les soldats de l'Empire affluaient sans cesse et pour chaque mort il en arrivait dix autres pour le remplacer. Les elfes étaient sur le point de se faire déborder. Du sang recouvrait tous les brins d'herbes. On aurait dit une mer rouge. Les dragonniers détournèrent le regard pour éviter de vider leurs estomac. Peu à peu un forme gigantesque se dessina devant eux dans les airs. C'était Shruikan et il devait faire vingts mètres de haut. Galbatorix était dessus et dès qu'il vu les deux jeunes il lança un éclair de magie. Ils l'esquivèrent de justesse. Saphira et Thorn attaquèrent l'empereur mais Shruikan les évita et monta dans le ciel. Bientot l'oxigène commença à se rarifier et la dragonne se fatiguait de devoir ziguzaguer pour éviter les attaques incessantes de Galbatorix. Thorn aussi était épuisé. Le dragon noir, lui ne semblait se soucier ni des attaques magiques ni du manque d'oxygène. Eragon comprit alors que Galbatorix avait lancé un sort sur son dragon pour qu'il n'est pas besoin de respirer. Malheureusement il perdit connaissance avant d'avoir pu faire pareil.



Quand il se réveilla il était dans une chambre, Roran était à son chevet, endormi. Eragon bougea un peu se qui réveilla son demi-frère. Il s'exclama alors :
- Eragon ! Enfin tu te réveilles !
- Combien de temps suis je resté inconscient?
- Cela fait deux jours et demi ! Tout le monde était très inquièts, surtout Arya. Elle est restée ici très longtemps avec moi mais elle est partie manger il y a une heure. Elle ne devrait plus tarder à revenir. Saphira aussi se faisait un sang d'encre enfin on peut dire que tu as fait peur à tout le monde.
- Que s'est il passé je me souviens avoir poursuivi Galbatorix avec Murtagh....Murtagh où est il ?!
- Ton frère de sang est retourné chez Galbatorix mais il te dit merci d'avoir essayé de l'aider. Tu as perdu connaissance et tu as bien failli t'écraser, si ta dragonne n'avait pas été là...
- Je comprends et où je suis?
- Tu es dans la chambre d'Arya, dans son lit.
Il regarda la table de chevet et reconnu le petit globe de verre contenant la Belle de Jour. Plus aucun doute c'était bien la chambre de l'elfe. Au moment où il allait demander autre chose la porte s'ouvrit laissant apparaître Arya.
- Eragon. dit-elle la voix pleines d'émotions.
- Bon je vais vous laisser tous les deux. déclara Roran
Il se leva et partit. L'elfe prit un air impassible et alla s'assoir sur le tabouret occupé quelques secondes plus tôt par Roran.
- Tu es remis ?
- Ma tête est sur le point d'exploser mais je suis vivant. Et toi tu vas bien ?
- Oui...Malheureusement beaucoup d'elfes ont péris durant cette bataille.
- Je sais j'ai vu le carnage du dos de Saphira.
- Peut-être mais tu n'as pas vu les deux enfants d'Ellesméra éventrés et leurs parents en train de pleurer sur les cadavres. Ces soldats ne sont que des sauvages !
- Je sais... Arya tu as l'air étrange...Qu'est ce qui t'arrive ?
- Rien du tout je suis juste un peu fatiguée
- Je vais te rendre ta chambre pour que tu puisses te reposer.
Elle se leva, tourna les talons mais avant qu'elle est pu faire un autre geste Eragon l'attrappa et dit :
- Parles moi de ce qui te tracasse ainsi. Je suis prêt à t'écouter.
- Tu ne comprendrais pas. Dit elle un peu brusquement.
- C'est toi que je ne comprends pas ! Un moment tu es amicale et l'instant d'après tu deviens froide !
- Je... Elle se dégagea et sortit de la chambre en refermant la porte derrière elle.
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Vannir

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MessageSujet: Re: Le But Ultime   Dim 21 Mai à 21:53

Saphira contacta le dragonnier et dit :
"Tu ne sais vraiment pas parler aux gens Petit homme. Arya voulait te dire certaines choses et toi tu lui dis qu'elle est bizarre. Tu devrais la retrouver et t'excuser"
"Je ne l'ai pas empêché de me parler!"
"Non mais ce qu'elle avait à te dire est dur pour elle et toi tu l'as pressée."
"Ce n'était pas mon intention"
"J'en suis sure mais ce n'est pas à moi que tu dois le dire mais à Arya"
"Sais-tu où elle est allée ?"
"Non tu devras te débrouiller seul"
"Dans ce cas je devrais me dépêcher pour qu'elle ne prenne pas trop d'avance !"
Il s'habilla, refit le lit et sortit en trombe de la chambre. Au coin d'un couloir il faillit percuter Islazandi. Eragon porta deux doigts à ses lèvres et dit en Ancien Langage :
- Que la paie raigne dans votre coeur!
- Que les étoiles veillent sur toi. répondit la reine dans cette même langue. Pourquoi es-tu si pressé?
- Je cherche Arya votre Altesse. Vous ne l'auriez pas vue?
- Si, elle est sortie de Tialdari Hall il y a quinzes minutes environ. Elle avait l'air aussi pressée que toi.
- Merci beaucoup Majesté. Je dois y aller. Vous ne savez pas où allait Arya n'est ce pas?
- Non je t'ai donné toutes mes informations. Bonne chance pour retrouver ma fille, quand elle décide de s'éclipser seul très peu de personnes sont capable de la retrouver.
Eragon salua la reine et repartit en courant. Bientot il arpentait la forêt à la recherche de l'elfe, elle n'avait laissé aucune traces. Le dragonnier s'assit sur une souche d'arbre et ouvrit son esprit, il sentit toutes les créatures de la forêt. Cinq minutes plus tard Eragon trouva enfin la conscience qu'il cherchait. Il se releva et courut à toutes jambes vers l'endroit où était l'elfe. Quand il arriva elle était assise dans l'herbe au bord d'un étang où se reflétait la lumière irréelle des lieux. Il s'approcha tout doucement et arriva bientot à la même hauteur qu'Arya.
- Comment m'as-tu retrouvée? demanda-t-elle d'une voix mal assurée.
- J'ai ouvert mon esprit à toute la forêt et j'ai reconnu ta conscience après je n'ai plus eu qu'a te suivre
- Tu as bien écouté Oromis-Elda.
- Il était un très bon maitre...Je n'ai pas trouvé Glaedr et comme tu es arrivée avant moi peut être que tu l'as vu.
- Oui, Shruikan l'emmenait dans les airs quand je suis arrivée mais il respirait encore.
- Je voudrais m'excuser pour mon comportement dans la chambre, je ne voulais pas dire que tu étais bizarre ou en tout cas je ne le pensais pas, je ne voulais pas non plus te presser j'étais juste impatient que tu me dises ce qui te tracassais.
Elle acquiessa et regarda Eragon dans les yeux.
- Je voulais te prévenir que demain je partirais pour Urû 'Baen mettre fin au règne de Galbatorix.
- Demain ?
- Oui ce qu'il a fait là est impardonnable.
- Je vais aller sauver Katrina avec Roran tu devrais nous accompagner et ensuite tu irais tuer Galbatorix.
- Je ne peux pas perdre de temps...
- Seule tu n'as aucune chance de battre Galbatorix car, pour l'atteindre tu devras te mesurer à Murtagh et si tu le bat tu seras déja trop fatiguée pour abattre Galbatorix. Souviens-toi avec quelle facilité il t'as blessé.
- Très bien je viendrais avec vous mais quand nous irons dans la capitale je veux que tu ne prenne aucun risque pour moi, si tu te faisais blesser ou pire à cause de moi...
- Je ne prendrais pas de risques inutiles. Quand veux-tu partir?
- Le plus tôt possible, il ne faut pas qu'il ait le temps de réunir d'autres soldats.
- Je vais en parler à Roran et je te dirais quand il peut partir. Ton arc t'as été utile?
- Oui et il était déjà reglé pour moi. Je me demande toujours comment tu as fait.
Il sourit et dit :
- Je dois y aller, je pense que je vais aider à remettre Ellesméra un peu en ordre.
Arya acquiessa mais demanda :
- Où as tu trouvé cette épée?
- Entre les racines de l'arbre Menoa. C'était celle du premier Eragon et, quand je combattais avec j'avais l'impression qu'il me guidait.
Puis il repartit entre les arbres. Le soir il mangea un petit repas seul dans la tour de Vrael. Au moment où il allait se coucher Roran entra dans la chambre et dit :
- A ce qui parait tu m'as chercher dans tout Tialdari Hall. Qu'est ce qui se passe ?
- Je voudrais savoir quand tu serais prêt à partir pour aller sauver Katrina.
- Maintenant si il le fallait. Nous irons tous les deux ?
- Non, Arya nous accompagnera et dès que nous aurons sauver ta future femme, elle et moi irons tuer Galbatorix.
- Je pourrais venir avec vous ?
- Non c'est trop dangereux tu devras profiter de ta vie
- C'est d'accord. Je peux être prêt pour demain à l'aube.
- Je transmettrai le message à Arya. Rendez vous devant Tialdari Hall. A demain
- A demain
Il attendit quelques minutes avant d'ouvrir son esprit. Il repéra celui d'Arya très rapidement car il savait déjà où chercher. Eragon s'insinua discrètement dans ces pensée mais comme la fois précédente, une dague de glace pénétra l'esprit du garçon. Il réussi à "articuler" :
"Arya c'est moi Eragon arrête !"
Aussitôt la pression cessa et l'elfe répondit :
"Oups, désolée mais je ne m'attendais pas à ce que tu me contacte de cette manière. Que se passe-t-il?"
"Nous partons demain à l'aube, le rendez vous est devant Tialdari Hall"
"Très bien j'y serais"
"Au fait il faudra vraiment que tu m'apprenne comment tu fais cette dague de glace"
Il perçut de l'amusement dans l'esprit d'Arya
"Si tu me dis comment tu as fais mon arc je te dirais comment faire cette dague"
"Bon tanpis j'apprendrai seul a le faire. A demain Arya Svit-Kona"
"Dors bien Argetlam"
Et elle rompit le contact.
Eragon resta allongé un long moment dans le noir son esprit en ebullition. Il pensait à Murtagh et se demandait toujours si il était de son coté ou de celui de Galbatorix.
"Petit homme, tu devrais préparer tes affaires sinon tu vas arriver en retard demain"
"J'y vais tout de suite"

Le lendemain à l'aube Roran, Arya et Eragon partirent donc vers Marna, le fief des Ra'zacs. Les deux premier jours se passèrent dans le silence mais, lors du troisième, Eragon annonça :
- Nous sommes suivis.
- Par qui? demanda Roran en regardant partout autour de lui.
- Difficile à dire je n'ai pas réussi à pénétrer son esprit, ce qui prouve que qui que ce soit il est très puissant.
- Je le sens aussi, affirma Arya. Il vaut mieux faire comme si de rien n'était pour qu'il ne se doute de rien.
Ils continuèrent donc à avancer jusqu'à la nuit. Quand ils s'arrêtèrent Eragon annonça :
- Je vais chercher du bois pour le feu.
- Je t'accompagne dit l'elfe. Puis dans un murmure elle reprit :
- Tu auras peut-être besoin d'aide.
Ils partirent donc dans la forêt les sens en alerte. Arya ramassait du bois quand une petite forme se glissa derrière elle et regarda intensément le dragonnier.
"Bonjour argetlam".
"Maud ? Alors c'était toi qui nous suivait?"
Elle ronronna et alla se frotter contre les jambes de l'elfe. Elle sourit et caressa le chat-garou.
- Je ne pense pas qu'il y ait d'autres dangers pour le moment. dit-elle
- Oui nous pouvons rentrer au campement nous avons du bois et il n'y a plus de danger.
"La reine m'a demandé de vous transmettre ses salutations et vous supplie à vous d'être très prudente princesse Arya"
- C'est tout a fait ma mère rétorqua la jeune femme, ironique. Vas-tu retourner en Ellesméra Maud?
"Oui on a encore besoin de moi là-bas."
- Dans ce cas dis à Islazandi que je ferais le plus attention possible mais que je ne peux rien promettre. Dis lui aussi que je reviendrai au plus vite et qu'elle ne doit pas s'inquiéter.
" Il en sera fait selon votre désir. Bonne route."
Maud repartit de sa démarche tranquille. Eragon attendit d'être sur que personne ne les entendraient et dit d'une voix hésitante :
- Que voulais-tu dire quand tu ne pouvais rien promettre ?
- Nous allons lutter contre Galbatorix. J'ai très peu de chances de survivre à ce combat, de plus si c'était toi qui était menacé de mourir je n'hésiterais pas une seconde à m'interposer entre la lame et toi.
- Ne dis pas ça ! Ne dis pas ça ! Hurla Eragon les larmes aux yeux.
- Désolée, mais c'est la vérité.
- Ne dis pas ça... gémit le garçon s'il te plait arrête de dire des choses pareilles.
- Je ne voulais pas te vexer mais tu es plus important que moi, tu es un dragonnier et tout le monde compte sur ta victoire. Sèches tes larmes et retournons auprès de Roran.
- Très bien mais je ne veux plus que tu parles comme ça.
Elle acquiessa puis repartit en direction du camp. Quand ils arrivèrent enfin Roran leur dit :
- Vous en avez mis du temps pour chercher du bois...Que s'est-il passé vous n'avez pas eu d'ennuis tout de même.
- Non tout s'est bien passé nous avons discuté avec celle qui nous suivais. Elle avait un message de la part d'Islazandi. Eragon alluma un feu et mit à cuire quelques légumes.
Saphira annonça alors :
"Il est temps que j'aille chasser"
"D'accord mais ne soit pas trop longue"
Elle s'envola et Roran demanda au dragonnier où elle allait.
- Elle va chasser, elle n'a pas mangée depuis la bataille.
Le repas terminé Eragon dégaina son épée et s'entraina à faire les mouvements basique quand soudain une autre épée s'interposa. Arya attaqua par la droite mais, pour le dragonnier elle semblait beaucoup plus lente qu'à leur premier duel dans Farthen Dûr. Il parait les attaques avec facilité et agilité puis ripostait avec force. Il remarqua que l'elfe, à chaque attaque laissait une ouverture à sa droite. Eragon en profita, fit un bond immense sur le côté au moment où Arya frappait, passa derrière elle et plaça la lame de son épée sur la gorge de son adversaire. Il lui souffla à l'oreille :
- Tu es morte.
Le dragonnier rengaina son arme et retourna près du feu.
- La force des elfes m'impressionnera toujours déclara Roran.
Eragon sourit et répondit :
- Moi aussi elle m'impressionnait au début mais maintenant que j'ai la même force c'est comme si tout le monde étaient devenus "normal".
- Tu as très bien combattu Argetlam. Dit Arya derrière Eragon.
Celui ci se retourna et fixa l'elfe au regard vert
- tu devrais faire attention, à chaque fois que tu attaques tu laisses une ouverture sur ton côté droit. Cela peut être fatal contre une créature disposant de la même rapidité que les elfes.
- Tu es le premier à me battre en duel, je dois dire que je n'aime pas tellement perdre mais merci pour ton conseil. Je crois que nous devrions aller nous coucher demain nous devrons parcourir une longue distance.
- D'accord avec toi. Approuva Roran en baillant. Dormez bien tous les deux.
Roran s'endormit très vite tandis qu'Eragon attendait le retour de Saphira qui avait mangé quelques daims. Arya aussi était allée dormir mais elle se réveilla un peu plus tard. Voyant Eragon toujours assis devant le feu, le regard vide, elle vint le voir. L'elfe posa une main sur l'épaule du dragonnier qui sursauta :
- Tu m'as surpris je te croyais en train de dormir.
- Qu'est ce que tu fais?
- J'attends le retour de Saphira. Elle m'a prévenue il y a une heure qu'elle rentrait alors je l'attend.
Elle s'assit à côté du garçon, si près qu'il put sentir son odeur de pins épicé.
- Comment finiras-tu ta formation?
- Je ne sais pas mais je trouverais un moyen. Avec de la chance Glaedr n'est pas mort et il pourra peut-être nous aider Saphira et moi. Je me fais plus de souci pour Murtagh, il avait l'air déprimé de devoir se battre contre ses ami. Crois en ce que tu veux mais il t'apprécie, il apprécie aussi Nasuada, Roran et moi.
- Il ne me connait pas alors...
- Mon frère te connait mieux que tu le crois, c'est grâce à lui que j'ai réussi à te sauver à Gil'ead, quand tu étais dans ton sommeil léthargique il prenait soin de toi quand je dormais. Il a l'air de vouloir s'enfuir mais il sait que personne ne l'accepteras parce qu'il à trahi les Vardens, les elfes et les nains.
- Je ne savais pas, souffla Arya. Il pourrait être accepté chez les elfes si j'arrivais à convaincre ma mère qu'il a changé...
- Il serait accepté mais les autres elfes le regarderait comme un tueur et non comme un ami ou un dragonnier.
- Murtagh est dans une impace n'est-ce-pas?
Eragon acquiessa le regard rivé sur les flammes dansantes puis reprit :
- Tu devrais retourner dormir demain risque d'être une journée difficile
- C'est toi qui me dis ça ? Tu n'as même pas dormi toi !
- Dès que ma dragonne sera là j'irai me coucher pas avant.
- Nous sortirons de la forêt dans environ un jour et demi, pour le moment nous sommes en sécurité mais à l'extérieur de ces bois nous devrons organiser des tours de garde alors profite de ton sommeil au maximum. Ce n'est qu'un conseil. A demain.




FIN DU CHAPITRE 5
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Vannir

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MessageSujet: Re: Le But Ultime   Dim 21 Mai à 21:55

CHAPITRE 6
En route vers Marna

Le lendemain, comme l'avait prévu Eragon la journée fut difficile, il pleuvait des cordes et Saphira était obligée de marcher derrière les trois compagnons à cause du vent. Souvent ils étaient obligés de s'arrêter pour attendre la dragonne qui s'enfonçait dans la boue.
- Quel temps maudit déclara Roran trempé jusqu'aux os.
- Oui s'est vrai que ce n'est pas le temps idéal pour voyager mais bon..., répondit Eragon
Ils passèrent encore quelques minutes à avancer en silence quand le dragonnier dit :
- Je vais partir en éclaireur.
Il partit et quelques minutes après il entendit dans son esprit la voix de Saphira :
"Tu devrais revenir, des soldats nous sont tombés dessus et ils n'ont vraiment pas l'air commode"
"J'arrive"
Eragon fit demi-tour et courut jusqu'a apercevoir le groupe de soldats barrant la route à ses compagnons. Roran tenait son marteau dans la main droite et Arya avait encochée une flèche. Saphira, quant à elle se tenait prête à lacher sa langue de flamme dévastatrice. Le premier soldat s'élança vers Puissant Marteau mais avant qu'il ne l'ai atteint, la flèche d'Arya se planta dans son cou. Il émit quelques gargouillis puis tomba sur le ventre. Aussitôt le combat s'engagea mais les adversaires étaient largement supérieur en nombres. L'elfe lacha son arc et dégaina son épée. Eragon arriva et tua quelques soldats. La bataille s'éternisa et Roran commençait à avoir mal au bras à force de se battre. Saphira déchiquetait et grillait les ennemis par dizaines. Si les ennemis continuaient d'arriver en masse les quatres compagnons seraient bientot submergés. Eragon contacta Arya par la pensée :
"Arya, Il faut trouver une solution pour les battres"
" Tu as une idée ?"
"Peut-être bien mais je vais avoir besoin de ton aide. Si nous arrivons à les effrayer ils nous laisseront tranquille."
"Que veux-tu que je fasse?"
"Concentre tout ton pouvoir et lance une boule de lumière que tu fera exploser quand elle sera assez haut pour ne mettre personne en danger"
"Si jamais ça ne leurs fait pas peur nous mourrons et tu le sais."
"Oui mais si nous ne faisons rien nous mourrons aussi alors autant tenter le tout pour le tout"
"Ce n'est pas toi qui va te vider de ton énergie..."
"Tu crois que je vais te regarder faire et attendre ? Je vais moi aussi concentrer tout mon pouvoir dans une explosion de lumière."
"Très bien alors allons-y"
Ils concentrèrent donc tout leur pouvoir dans leur sort et le lancèrent. Deux boules lumineuse explosèrent dans le ciel. Les soldats, pensant que le ciel s'embrasait s'enfuirent dans toutes les directions priant toutes les divinités de les épargner. Eragon se sentit vidé, tout comme Arya. Roran, lui, sauta de joie devant ce spectacle. Bientôt il n'y eut plus un seul soldat ennemi barrant le chemin.
- Qui étaient-ces soldats ? demanda la jeune femme
- Peut-être des déserteurs. répondit le dragonnier. Nous ferions mieux de repartir avant qu'il ne comprennent que ce n'était pas dangereux. Répondit le dragonnier
- Ca ne me dit rien qui vaille, comment auraient-ils pu se soustraire à l'emprise de Galbatorix.
- Toute la question est là. Pour le moment nous n'avons pas de temps à perdre car si ils reviennent nous serons perdus.
Arya guida ses amis à travers la forêt le plus vite possible mais Roran avait du mal à suivre le rythme. Deux heures plus tard la pluie cessa enfin et Roran monta sur Saphira pour faire le plus de lieues possibles. Quand ils s'arrêtèrent enfin le soir Arya annonça :
- Nous sommes entre Osilon et Kirtan, demain nous irons vers le sud pour atteindre Marna dans trois jours.
- Comment fais-tu pour te repérer comme ça ? demanda Roran perplexe.
Elle pointa un index vers le ciel et dit :
- Les étoiles restent les mêmes partout donc en regardant l'endroit où elles sont par rapport à la veille je peux me repérer dans la forêt même le plus dense.
- Impressionnant !
- Tu ne sais manier que le marteau ?
- Oui et encore je n'ai jamais appris.
Elle acquiessa, dégaina sa lame et pronnonça doucement :
-Gëuloth du knifr
"protège cette lame"
Puis elle tendit l'épée à Roran :
- Tiens, Eragon t'entraînera pendant que je ferai le repas.
- Pourquoi ce ne serait pas toi qui m'entrainerait?
- Parce qu'Eragon me bat donc il sera un meilleur professeur que moi.
Eragon qui observait cet échange en silence se leva, dégaina son arme et lança le même sort que l'elfe. Arya dit avec un sourire en coin :
- Evite de lui briser des os c'est douloureux.
- Viens Roran allons-y
Ils s'entrainèrent longtemps quand Arya annonça enfin :
- C'est prêt vous pouvez venir manger.
Roran soupira et déclara en rendant son arme à Arya :
- Je déteste les épées, demain je serai couvert de bleus.
Ils mangèrent en silence puis Roran prit son marteau.
- Voila mon arme et pas une épée.
- Tu auras besoin de savoir manier plusieurs armes et pas une.
- Vous en maniez combien tous les deux?
Eragon répondit :
- L'épée, l'arc et mes poings.
Sur ce il se leva et partit seul en direction du sud.
- Où vas-tu ? demanda Roran
- Faire un petit tour, j'ai besoin de réfléchir à certaines choses.
Saphira le suivit et une dizaine de secondes plus tard une forme bleu scintillait en passant au dessus du camp.
"Quelque chose ne va pas Petit homme et tu devrais me le dire car jusqu'à maintenant j'ai respecté ton silence en évitant de lire ces pensées mais je commence à me lasser"
"Je m'inquiète trop au sujet de Murtagh, rien de plus"
"Je pense que Murtagh n'est pas le seul pour qui tu t'inquiète"
"C'est vrai, Arya a dit des choses troublantes."
"Qu'a-t-elle dit?"
"Elle m'a dit qu'elle était prête à se sacrifier si ça me permettait de vivre parce que je suis plus "important" qu'elle et d'autres choses."
"Peut être a-t-elle raison en disant que tu es plus important mais c'est vrai que c'est bizarre qu'elle t'ai avoué qu'elle mourrait pour te protéger, c'est comme si elle savait quelque chose mais qu'elle ne t'en parle pas pour ne pas t'effrayer."
"Mais je..."
"Imagine que ce soit de ça dont elle voulait te parler dans la chambre, cette chose que tu ne comprendrai pas c'est peut être une information qu'elle a concernant ton avenir ou le sien"
"Je lui demandrai quand nous serons de retour au camp."
"Fais ce que tu veux tête de mule mais ne t'étonnes pas si tu te dispute avec elle"
"Je n'insisterai pas si elle ne veux pas me le dire"
Ils continuèrent leur envolée en silence et quand ils revinrent enfin au campement tout le monde dormait et les braises mourait lentement. Eragon s'allongea contre le flanc de la dragonne et s'endormit d'un sommeil lourd mais pas réparateur. Le lendemain quand il se réveilla Arya et Roran étaient en train de discuter. Eragon les rejoint et dit :
- Bonjour.
-Bonjour répondirent-ils en choeur
- Arya est ce que je pourrai te parler, hier Saphira et moi avons discuté et j'ai maintenant quelques questions à te poser.
- Très bien, viens avec moi.
- Nous ne serons pas long dit le dragonnier à l'adresse de son demi-frère
Ils partirent vers le sud pendant quelques minutes puis l'elfe s'arrêta.
- Je t'écoute qu'est ce qui t'arrive?
- Saphira aussi était troublée quand tu m'as dit que tu serais prête à mourir si ça pouvait me sauver, nous pensons que tu sais des choses que tu ne veux pas nous révéler.
- Il est vrai que j'ai quelques informations cependant elle ne concerne que moi.
- Tu oublies que nous voyagons ensemble et que si tu sais quelque chose qui pourrait nous aider tu te dois de nous le dire.
- Si tu veux le savoir je vais t'en parler. Juste avant de quitter les Vardens Angela m'as trouvé et m'as prédit que le solstice d'hiver de cette année je devrais choisir entre ta mort ou la mienne et comme je te l'ai dit, j'ai fais mon choix. De plus, d'après mes estimations nous arriverons à Urû 'Baen juste avant ce solstice et donc si cette prédiction se réalisait je devrais mourir en tentant d'arrêter Galbatorix.
- Et donc si tu choisissais de vivre je devrais mourir...
Elle acquiessa et continua :
- Elle m'as dit aussi que si je mourrais tu serais tellement triste que tu deviendrai comme celui que tu combat actuellement.
- JAMAIS! Jamais je ne deviendrai comme ce monstre! Tu m'entends jamais!
- Je ne fais que raconter la prédiction, mais je ne sais pas si elle s'avérera exacte. En tout cas j'espère de tout coeur qu'Angela ne soit qu'une vieille folle, malheureusement elle a eu raison sur déjà beaucoup de choses.
- Comme lesquelles?
- Elle m'avait dit que mon sang se mélangerait à celui de ma mère et quand j'étais bléssée dans ce couloir, nos deux sangs se sont mélangés, d'après elle je recevrais le cadeau d'un ami ou plus, ce cadeau était l'arc que tu m'as offert, elle...
- Attends un peu, que signifie ce "ou plus"?
- Bonne question, quand je lui ai demandé elle m'a répondu que ce cadeau serait fait par un être qui m'est chère, ce que tu es mais je n'en sais pas plus.
- Serait-il possible que...
- Non! Je sais à quoi tu penses et je t'ai déjà donné mon point de vue alors ne te berçe pas de faux espoirs!
- C'est vrai excuse moi, qu'a-t-elle dit d'autre?
- Rien c'est pour ça que je t'ai dit que s'il le fallait je me sacrifierai pour toi...
- Merci d'avoir répondu à ces questions avec franchise.
- Tu oublies que les elfes ne mentent jamais! fit-elle outrée
- Peut-être mais tu aurais pu me cacher certaines choses. Retournons auprès de Roran, il doit s'ennuyer à force de rester seul.
- En fait je ne t'es pas tout dit; D'après Angela si tu deviens comme Galbatorix tu tuera les Vardens et les elfes jusqu'au dernier.
- Dans ce cas fait moi une promesse...
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MessageSujet: Re: Le But Ultime   Dim 21 Mai à 21:55

- Laquelle?
- Si je dois mourir ne fais rien pour l'empêcher ma vie est moins importante que celles de milliers de gens. Promet le en ancien langage.
- Je ne peux pas.
- POURQUOI !? explosa le garçon
- Parce que je...
- TU QUOI !
- Rien mais je ne pourrais pas te laisser mourir c'est tout!
- Donne moi la raison qui te pousses à refuser cette promesse.
- Souviens toi de ce que m'as dit Angela et peut être trouveras tu la réponse à ta question!
Puis elle repartit en direction du camp. Eragon resta immobile, abassourdi par les révélations d'Arya. Il attendit quelques minutes avant de rejoindre ses deux amis.
Roran avait déjà rangé toutes les affaires et était prêt à partir. Le dragonnier annonça alors d'une voix glaciale qui n'était pas la sienne :
- je courrai devant toute la journée et je camperais seul, il faut que je refléchisse à énormément de choses.
- Pourquoi fais-tu cela ? demanda Roran qui regardait à tour de rôle l'elfe et le dragonnier
- Comme je viens de le dire j'ai besoin de méditer sur certaines révélations.
- Fais comme tu veux mais si tu tombes dans un piège nous ne pourrons pas venir t'aider.
- Si je tombais dans une embuscade, soit je mourrais soit je vivrais. De toute façon ça m'est complètement égal à présent.
- Je me demande ce qui s'est passé entre vous mais vous devriez vous parler sans vous disputer car je commence à en avoir marre de ces tensions ! Alors je vais monter sur Saphira et prendre un peu d'avance, vous allez vous parler et vous dire tout ce que vous avez à vous dire !
- Je n'ai rien à dire à personne...
" Je t'avais prévenu Petit homme, non ? Maintenant tu te dois de te réconcilier avec Arya. Tu ne dois pas rester fâché avec elle, regarde la et tu comprendra ce que je veux te dire."
Il obéit et la vit adossée à un arbre, elle regardait le soleil se lever au dessus des cimes.
" Tu as raison je dois aller m'excuser mais je n'accepterai jamais de devenir comme Galbatorix"
" Ton avenir t'appartient et si tu veux que personne ne meurs alors tu devras être prudent"
- Très bien si Arya est d'accord je suis prêt à parler
Elle se retourna et fixa eragon avec une telle intensité qu'il détourna le regard.
- Je suis prête à parler avec toi mais j'ai tout de même des choses que je ne peux te révéler.
- Tu es pire que Brom mais ça ne me dérange pas si ça ne met personne en danger.
Roran intervint en se tournant vers Arya :
- N'oublies pas mon conseil.
Puis il monta sur la dragonne et s'envola.
- De quoi parlait il?
- D'une des choses dont je ne veux pas parler.
- Alors tu en parles à Roran mais pas à moi?
- Ne t'énerve pas déjà d'accord, j'ai été obligé de lui faire promettre en ancien langage de ne rien te répéter.
- Mais pourquoi ?
- Je te promet de tout te dire quand nous en auront fini avec Galbatorix.
- Mais tu m'as dit que tu risquais de mourir !
- C'est pourquoi tu ne dois être au courant seulement si je suis sure de rester vivante.
- Très bien. Excuse moi de m'être énerver contre toi.
- Non tu n'as pas à t'excuser, tu n'as rien fait. Crois moi je voudrais tellement t'en parler mais je ne peux pas.
- Si tu penses que garder ce secret est mieux pour toi alors...
- C'est mieux pour toi aussi !
- Ah oui et bien entendu, si tu le dis mais je ne peux pas juger vu que je ne suis pas au courant.
- Ne me fais pas culpabiliser ! tempêta Arya. C'est déjà assez difficile comme ça.
- Pardon mais c'est difficile pour moi aussi, comprend moi nous sommes amis et tu peux me parler.
- Je te l'ai dit j'aimerai bien mais je ne peux pas !
- Mais pourquoi veux tu garder ce silence ?!
- Parce que ça regarde notre amitié !
- Qu'est ce que tu veux dire ?
- Je...je ne peux pas...
- Vas tu enfin me le dire ! hurla Eragon de toutes ses forces.
Elle était totalement déroutée. Son coeur lui disait d'en parler mais sa conscience la forçait à garder son secret.
- Non mais quand tout ça sera fini et que je t'aurai annoncée certaines choses, tu comprendra aussi pourquoi j'ai gardé le secret. Je te le redit, pense à ce qu'Angela m'a dit et à ce qu'Oromis t'as appris parce que, certes tu l'as écouté tout le temps mais tu n'as pas compris toutes ses paroles. Médite sur tout ça et tu n'aura pas besoin que je te révèle mes secrets, tu les trouvera seul.
- Alors a demain soir, je vous rejoindrai peut être.
Elle ne répondit pas. Eragon partit en courant le plus vite possible, il voulait se fatiguer pour ne plus penser à Arya, il repensa aux paroles d'Angela et à celle d'Oromis quand il s'arrêta brusquement. Après avoir fait le fairth, Oromis avait dit que si Arya avait des sentiments pour lui elle les sacrifierai pour le but ultime. Ce but ultime est de tuer Galbatorix et elle lui a dit qu'il saurait tout quand Galbatorix serait mort. Angela a dit à Arya que ce cadeau serait fait par un ami ou plus. Que voulait dire ce "ou plus"?
- Serait-il possible qu'Arya...? se dit le garçon
- Non elle a été très clair la dessus, rien d'autre que de l'amitié ne pourra exister entre nous ! rétorqua Eragon pour lui même
Il se remit à courir lorsqu 'une énorme douleur explosa derrière ses yeux :
" Saphira, que se passe-t-il?"
" Les soldats nous ont retrouvé, Roran est blessé mais Arya ne voulait pas t'appeler de peur de te déranger mais nous ne tiendront plus très longtemps ils sont très nombreux !"
" Quelle était cette douleur ?"
" une épée dans ma cuisse mais ce n'est rien."
" J'arrive le plus vite possible !"
" C'est trop tard, le temps que tu arrives nous serons tous mort, Arya a réessayer votre technique et elle tient à peine debout."
Eragon se mit à courir se préparant au pire mais quand il arriva, Saphira était en train de protéger Arya et Roran qui s'étaient évanouient. Il cria alors :
- JIERDA!
Tous les cous des soldats craquèrent ensemble et Eragon perdit connaissance à cause du sort qui avait pompé toute son énergie. Quand il se réveilla, le dragonnier était allongé à côté d'un feu. Ses deux amis discutaient à voix basse mais il comprit tout de même Roran :
- Tu devrais...
- Je ne peux pas... Elle s'arrêta de parler à Roran. Elle se rapprocha d'Eragon et dit :
- Enfin tu te réveilles, Saphira m'as raconté ce qui s'est passé, c'était totalement inconscient ! Tu aurais pu te tuer avec ce sort ! N'as tu donc jamais rien appris ?
- Figures-toi que j'ai fait ça pour sauver les trois personnes qui me sont le plus chère mais toi, au lieu de me remercier tu me dispute ! Ce sort je l'ai lancé en pensant à toi, à ce que ferait ces soldats si ils te capturaient c'est justement ce qui m'as donné la force de survivre !
- Il y avait d'autres moyens !
- Lesquels ?
Elle ne répondit rien donc le dragonnier reprit :
- Il n'y en avait aucun autre et tu le sais, j'ai fait ce que je devais car nous avons encore beaucoup à faire.
Il se tourna vers Roran :
- Comment vas-tu ?
- Bien mais je maudis les épées !
Eragon rigola puis ajouta :
- Nous devrions repartir...
" Nous en avons discuté Petit homme et tout le monde est d'accord sur le fait que tu dois te reposer donc tu me montera pendant que les autres continueront à pieds"
Eragon regarda les autres avec des yeux ronds.
- Mais je ne suis pas fatigué !
- Ca c'est ce que tu crois mais à voir ta tête on dirait que tu n'as pas dormi depuis deux semaines. rétorqua Arya.
- C'est d'accord mais si il y a du danger prévenez moi même si je dors, répondit le dragonnier en regardant l'elfe.
Elle détourna le regard, un peu gênée mais dit quand même :
- Je croyais pouvoir les effrayer et puis comme tu voulais être seul...
- Ce n'est pas la question, en refusant de me prévenir tu as risqué ta vie et celle des autres alors si tu ne tiens pas à ta vie fais ce que tu veux mais ne met plus jamais celle de Saphira ou Roran en danger !
- Excuse moi mais je...
- Allons-y ! coupa Eragon.
Il monta sur Saphira qui décolla et survola plusieurs fois leurs amis. Le dragonnier s'endormit rapidement. Ce sommeil était très réparateur. quand il se réveilla, la nuit était tombée et ses deux amis mangeaient en silence auprès du feu.
- Tu te réveilles enfin cousin ! Bien dormi ?
- Oui très bien et je dois avouer que je suis mieux après avoir dormi. Où sommes nous ?
- Demande à la professionnelle, moi je n'en ai aucune idée, la seule chose que je sais c'est qu'on est sortient de la forêt il y a trois heures.
Eragon se tourna alors vers Arya :
- Alors où sommes nous ?
Elle ne répondit pas.
- Ecoutes moi Arya Svit-Kona, je n'aurai pas du te dire ce que je t'ai dit mais je m'inquiète énormément, pour toi, pour Murtagh, pour Katrina et pour Glaedr.
- Tu es inquièt et ça se comprend. Nous sommes à environ trentes lieues de Marna, dans environ deux semaines, si nous courons tous les deux nous arriverons à Urû 'Baen.
D'un coup Eragon pris conscience d'une chose qui le fit frissoner.
- Dans deux semaines se sera le solstice d'hiver!
La tristesse voila le regard de l'elfe :
- Oui tu as raison...
Il ouvrit son esprit et continua à parler en pensées :
" Es tu sure de vouloir aller à Urû 'Baen?"
" C'est mon wyrd d'y aller mais arrête de t'inquiéter pour moi je sais me défendre."
" Très bien alors on fait la paix ? Amis ?"
" Amis."
Il rompit le contact avec l'elfe.
- Je peux manger avec vous?
Roran se leva et servi Eragon en disant :
- C'est quoi cette histoire de solstice ?
- Rien du tout, répondit Arya précipitement.
Roran n'insista pas et tendit son "assiette" au dragonnier. Les trois jeunes gens se couchèrent tôt pour parcourir le plus de distance possible.
Le lendemain Roran monta Saphira pendant qu'Eragon et Arya couraient.
- Je suis heureuse de m'être réconciliée avec toi, déclara-t-elle.
- Moi aussi mais je n'aime pas tellement que tu me caches des choses.
- Comme je te l'ai dit, mes pensées m'appartiennent.
- Je sais mais...Tu es très mystèrieuse, même pour une elfe.
Elle sourit.
- Dois je prendre ça comme un compliment ou une critique?
- Un peu des deux mais c'est plus un compliment.
- Shurtugal tu es vraiment incorrigible ! Je pourrai être la grand-mère de tes grand parents et tu t'obstine à me courtiser !
Cette fois ce fut au tour d'Eragon de sourire.
- C'est plus fort que moi ! Se défendit le garçon
- Essaye quand même de te contrôler s'il te plait.
- D'accord... mais tu es très belle quand même.
- Arrête espece de gamin.
- Bien alors accélère parce que la je piétine.
Elle obéit et courut à une vitesse ahurissante.
- C'est mieux.
Ils continuèrent en silence jusqu'au soir. Sans pronnoncer un mot Eragon alluma un feu et mit des légumes à cuir. Saphira vint se mettre devant son dragonnier et dit dans les esprit das trois amis :
" Eragon, quand tu essayes de courtiser Arya, pense moins fort ! Parce que même si je n'écoute pas c'est tellement fort que j'entends des: Quelle beauté ou quelle grâce!"
Le jeune garçon rougit jusqu'aux oreilles et Arya éclata de rire. Roran fit la même chose et Eragon marmonna un petit :
- Je ferai attention promis.
L'elfe rit encore plus après cette déclaration mais réussit à articuler :
- Je t'avais dis que tu étais incorrigible.
- Désolé je ne recommencerai plus...
Roran constata que c'était la prémière fois depuis la bataille d'Ellesméra qu'ils riaient.
- Dans combien de temps serons nous à Marna ?
- Après demain, répondit Arya qui avait retrouvé son calme. Il faudra nous préparer à l'avance.
- Dans deux jours je reverrai enfin celle que j'aime !
Arya regarda Eragon et celui-ci fit de même. Ils détournèrent le regard en même temps, gênés.
- Pourquoi évitez vous de vous regarder ? demanda Roran. C'est parce que j'ai parlé d'amour ?
- Non bien sur que non, s'empressa de dire Arya
- Alors pourquoi ?
- Je ne... Nous devrions aller dormir il est tard
- Mais on n'as même pas mangé !
Elle ne répondit rien mais alla chercher des assiettes et en donna une à chacun. Ils mangèrent en se racontant quelques histoires. Arya se coucha juste après avoir fini le repas. Roran et Eragon se racontèrent leurs souvenirs d'enfance. Arya écouta ces récits en attendant de trouver le sommeil. Roran demanda au garçon comment il avait rencontré Arya mais celui-ci préféra ne pas faire remonter à la surface les terribles tortures qu'elle avait subi. Il dit donc :
- je préfère que ce soit elle qui te le raconte. Au fait Arya j'espère que mes souvenirs d'enfance te plaisent.
- Comment savais-tu que je ne dormais pas ?
- Le soir j'ouvre mon esprit et je reconnais les esprit en train de dormir de ceux qui sont éveillés.
- Tous les soirs tu médites en nous parlant ?
- Oui, une partie de mon esprit est avec vous et l'autre est dans la vie en général.
- Très impressionant ! Je n'ai jamais entendu parlé de ça nul part comment fais-tu ? dit Arya réellement impressionnée.
- Eh bien je compartimente mon esprit mais ça n'a rien d'impressionant. J'ai découvert comment faire quand j'étudiais les fourmis dans le Du Weldenvarden
- Tu...compartimentes ?
- Oui. Bon je vais dormir demain sera long et puis il faudra être en forme si on veut sauver Katrina.
Roran demanda alors :
- Pourquoi, il y a du danger? Nous avons tué les Ra'zacs.
- Quand ils ont enlevé Katrina, ils n'étaient pas à pieds n'est ce pas?
- Non ils avaient des sortes d'oiseaux géant.
- Ces "oiseaux" sont les parents des Ra'zacs,appelés aussi les Lethrblakas, ils sont plus forts, plus rusés et plus intelligents que leurs enfants.
- Serait-il possible que Katrina soit morte? demanda Roran qui commençait à blêmir.
- Nous allons voir...Eragon versa un peu d'eau dans un gobelet :
- Draumr Kopa!
Aussitôt la flaque se noircie et une image de Katrina apparut, elle était attachée et plus maigre que jamais, mais elle était en vie. Autour d'elle tout était blanc. Eragon laissa un peu Roran regarder sa future femme puis il arrêta le sort en disant :
- Voila Katrina est encore en vie et après demain elle sera à tes côtés. Bonne nuit
- Bonne nuit Argetlam, répondit l'elfe.
- Bonne nuit cousin.
Le dragonnier alla se coucher contre le flanc de Saphira qui le recouvrit de son aile.
"Dors bien Petit homme"
"Toi aussi"
Le lendemain, Saphira repéra enfin les petites montagnes de Marna, bien avant ses compagnons. Quand Eragon les vit enfin le soir venait de tomber sur les plaines dans lesquelles ils se trouvaient.
Roran fixait intensément les monts qui retenaient Katrina prisonnière. Le repas était terminé depuis quelques heures. Il sursauta quand Eragon posa sa main sur son épaule. Il dit alors :
- Nous la retrouverons. Je te le promet.
- Je n'en doute pas mais après cette déclaration au sujet des Lethrblakas je dois avouer que j'ai peur.
- Si tu n'avais pas peur je t'aurais pris pour un fou, tout le monde a peur.
- Les elfes n'ont pas peur de...
Il se fit interrompre par une voix :
- Les elfes aussi ont peur, déclara Arya.
- Je croyais que vous n'aviez peur de rien... Toi par exemple de quoi as tu peur?
Elle hésita quelque instants puis répondit :
- J'ai peur de pas mal de choses mais la pire est Galbatorix.
- Tout le monde en a peur.... répliqua Eragon, pensif. Demain rique d'être une des journée les plus longue de ce voyage, je vais dormir pour récupérer le plus de forces possible.
- Tu as raison, approuva Roran.



FIN DU CHAPITRE 6
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Erwin l'elfe
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MessageSujet: Re: Le But Ultime   Dim 21 Mai à 21:55

Super!!! vannir s'y met aussi!!! Laughing a nous tous ont va démolir l'autre forum Laughing mais non c'est pas mon but!
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Vannir

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MessageSujet: Re: Le But Ultime   Dim 21 Mai à 21:58

CHAPITRE 7
Un Sauvetage Et Un Drame


Eragon dormit très mal cette nuit là, il rêvait de Katrina en train de se faire manger par les Lethrblakas et, quand il esseyait de ne pas y penser, Katrina se transformait en Arya. Ses cauchemares ne cessèrent que quelques heures avant le levé du soleil. Une main lui toucha le bras pour le réveiller, c'était Arya. Elle dit :
- Nous partirons bientôt tu devrais prendre ton petit-déjeuner.
Le dragonnier se leva en grommelant. Roran avait les yeux dans le vide et touchait machinalement le manche de son marteau.
L'elfe se rapprocha d'Eragon et lui murmura :
- Il est comme ça depuis que je me suis levée. Il n'a pas dit un mot.
- Je le comprend, il risque de découvrir le cadavre de Katrina, là il est en train de prier pour qu'elle soit en vie.
Eragon mangea rapidement et scella Saphira pour que Roran puisse la monter. Ils partirent en direction de la forteresse qui se dressait devant eux. Deux heures passèrent jusqu'au moment où deux formes s'élevèrent au-dessus des montagnes. Saphira les reconnut tout de suite :
" Petit homme, les Lethrblakas, qu'est ce que je fais?"
"Aterries, je vais te monter et nous les tuerons."
Elle obéit et bientôt se fut Eragon qui était à la place de Roran. La dragonne fonça vers les deux créatures. S'engagea alors un combat sans merci entre les Lethrblakas et Saphira, seulement les monstres, étant plus nombreux, prirent rapidement l'avantage. La dragonne exécuta des figures aériennes complexes. Ce combat dura longtemps, Eragon contacta Arya par la pensée :
"Allez sauver Katrina je les retient!"
"C'est trop dangereux..."
" Tu es clouée au sol et moi dans les airs, je peux les retenir et en restant ici vous ne servez à rien!"
" D'accord"
Elle transmit le message à Roran et ils partirent tous les deux en direction des montagnes. Une heure passa avant que l'elfe et le jeune garçon arrivent enfin devant les portes gigantesque de la forteresse.
- Moi stenr! hurla Arya.
Aussitôt les battants se transformèrent en poussières.
- Bien joué. déclara Roran.
Elle sourit et entra. Ils débouchèrent dans un hall en marbre blanc avec, au fond deux petites portes en bois.
- Je pense que c'est par là... dit Roran.
- Il y a deux portes, je prend celle de gauche et toi celle de droite.
Arya ouvrit donc le porte de gauche et s'engouffra dans un escalier en colimaçon. Pendant ce temps Roran passa en revu plusieurs salles avant d'arriver enfin devant un dédalle de cellules. Cinq minutes passèrent quand soudain une petite voix l'appela :
- Ro...Roran c'est toi?
Il se tourna vers une cellule et vit Katrina pieds et poings liés, son regard brillait d'émotions :
- Katrina ! enfin je te retrouves.
Il s'empara du trousseau de clefs accroché au mur et ouvrit la porte, ensuite il libera les pieds et les mains de sa fiancée et l'enlaça fièvreusement.
- J'ai cru que je ne te reverrai jamais Katrina!
- Moi non plus je n'y croyais pas...
- Sortons d'ici Eragon a besoin d'aide.
- Il est là ?
- Je t'expliquerai, il y a aussi une elfe avec nous.
- Très bien alors on y va.
- Tu peux marcher ?
- Oui ça ira.
Ils arrivèrent dans le hall quelques minutes plus tard. Arya les attendait avec quelque chose dans les bras. Une pierre verte avec des petites nervures blanche. Roran écarquilla les yeux :
- Ne me dis pas que c'est...
- Si, c'est le dernier oeuf de dragon.
Sans un mot de plus, ils sortirent de cette forteresse. Ils avaient fait une dizaine de pas quand Arya repéra Eragon et Saphira en train de se battre contre les Lethrblakas. Saphira avait l'air épuisée. les créatures attaquèrent et désarçonnèrent le garçon. Il tomba sur plusieurs mètres et s'écrasa sur le sol à une vitesse ahurissante. Arya eu un petit cri de surprise et Roran hurla :
- ERAGON !
Arya se précipita à toutes jambes vers le corps inanimé de son ami. Les Lethrblakas s'interposèrent mais Saphira cracha une langue de feu plus grande et plus chaude que jamais. les Lethrblakas ne purent l'éviter et grillèrent instantanément. Quand l'elfe arriva, Eragon était sur le dos, inconscient. Elle tomba à genoux et prit le pouls du dragonnier. Elle constata qu'il était très faible. Elle pronnonça la formule et les os de jeune homme se ressoudèrent. Arya lui murmura :
- Ne meurs pas, j'ai trouvé le dernier oeuf, ne meurs pas tu devras former le dragonnier ! Reste en vie s'il te plait. Tout le monde compte sur toi ! Tu ne peux pas abandonner les elfes, les nains, les vardens et surtout Saphira.
A cet instant le dragonne se posa a coté d'Arya et passa sa langue rugueuse sur la joue de garçon.
Il articula d'une voix rauque :
- Arya, Saphira ?
" C'est nous Petit homme !"
- De...l'eau...j'ai...soif.
Sans ce le faire dire deux fois elle prit sa gourde et fit boire Eragon doucement.
- Merci...ça va...mieux.
Roran et Katrina arrivèrent enfin et le garçon demanda :
- Comment va-t-il ?
- Très mal, répondit l'elfe avec de la tristesse dans la voix
- Est ce qu'il va mourir ?
Arya ne répondit pas.
- Arya...Saphira....
La jeune femme attrapa le main que lui tendait Eragon et saphira poussa un rugissement de plainte tant la douleur était insoutenable pour elle.
- Nous sommes tous là Argetlam alors reste en vie ! dit Arya
- Il faut...tuer...Galbatorix
- Non pour l'instant il faut te soigner ! Je t'ai ressoudé des os mais je ne sais pas lesquels sont les plus touchés.
- Je...mon dos...mes jambes....mes côtes...plus la force...de me....soigner.
Elle soigna son dos et ses côtes ce qui permit de lui rendre la respiration plus facile.
- Merci Arya Svit-Kona. Bonjour Katrina.
Elle soigna aussi ses jambes avant de dire :
- Dragonnier de malheur tu fais peur à tout le monde !
Puis Katrina dit :
- Bonjour Eragon, tu as beaucoup changé depuis la dernière fois.
- Je propose de parler de ça quand Saphira me laissera me lever.
En effet Saphira avait plaqué son museau sur la poitrine d'Eragon et ronronnait bruyament de contentement.
"Désolée petit homme mais ça fait du bien de te voir en bonne santé"
" Oui, oui, maintenant tu me laisse me relever?"
Elle releva la tête et Roran aida son cousin à se mettre sur pieds. Il chancela un peu mais réussit à rester debout.
- Au fait Arya c'est vrai que tu as trouvé le dernier oeuf?
- Oui, il est là.
Elle lui montra la forme ovale de couleur verte qu'il prit avec une extrème délicatesse. Il l'observa et dit en le rendant à l'elfe :
- Tiens, il te reviens Varden abr du shur'tugals.
Elle sourit et reprit l'oeuf. Au moment où elle le toucha, l'oeuf bougea, elle retira sa main. Dès qu'elle la remit, la coque se fissurat et un bébé dragon en sortit, de couleur vert émeraude, il s'approcha doucement de l'elfe sous le regard ébahi de ses compagnons. Elle toucha la petite créature et, comme pour eragon l'énergie fusa dans le bras d'Arya. Elle s'écroula à cause de la douleur. Quand elle pu enfin faire un mouvement, une marque illuminait sa peaume droite, la Gedweÿ Ignasa !
Personne n'en revenait jusqu'au moment où Eragon éclata de rire.
- Alors comme ça tu es dragonnière ! Eh bien je vais devoir te former.
- Ce n'est pas drôle Eragon. Maintenant que j'ai obtenu ce dragon Galbatorix va nous traquer tous les deux.
- De toute façon dans deux semaines il ne sera plus de ce monde. Tu devrais être heureuse d'avoir été choisie par ce dragon, en plus il est magnifique et il a les même yeux que toi.
Elle sourit de nouveau puis reprit :
- Tu as raison mais, si personne n'y voit d'inconvénients, je voudrais te parler...en privé.
Personne n'objecta. Arya conduisit donc Eragon à l'ecart puis dit :
- Eragon, je suis liée à ce dragon n'est-ce-pas ?
- Oui pourquoi ?
- Imagine un instant que je doive me sacrifier pour toi, que deviendrai ce bébé ? Il mourra aussi !
- Raison de plus pour que tu ne me protège pas avec ton corps...
- Ne recommence pas, coupa-t-elle
- Très bien, alors que faut-il faire?
- Je ne sais pas, si ce dragon meurt et que c'est un mâle il ne restera plus que Thorn et je ne pense pas que Saphira se reproduise avec lui. Ce sera donc le fin des dragons.
- Nous sommes coincés selon toi mais ce n'est pas sur que l'un de nous ne meurt.
- J'espère que personne d'autre que Galbatorix ne mourra.
- Allons rejoindre les autres puis, nous partirons vers Gil'ead.
- Tu ne veux pas dormir ? Tu viens de faire une chute qui a failli te couter la vie !
- Je n'ai pas besoin de sommeil pour le moment.
- Très bien si c'est ce que tu veux.
Ils rejoignirent donc Roran et Katrina quand celle-ci annonça :
- D'après Roran vous allez aller tuer Galbatorix.
- C'est vrai, répondit Eragon
- Dans ce cas bonne chance, vous en aurez besoin.
- Merci...Nous devons y aller. Retournez chez les Vardens, ils sont à Aberon.
- Vous n'allez pas dormir tous les deux?
Arya intervint :
- Les elfes ont besoin de moins de sommeil que les humains. Soyez prudent en allant au Surda.
- J'espère vous revoir bientôt, dit Katrina à Eragon et Arya.
- Je l'espère aussi, déclara l'elfe, son regard voilé par une profonde tristesse.
Après s'être dit au revoir Arya et Eragon partirent en direction du sud. après quelques minutes de silence l'elfe dit :
- Il faut un nom à ce dragon. Tu en connais?
- Bien sur mais c'est un mâle ou une femelle?
- Je crois que c'est un mâle, sa musculature est plus épaisse qu'une femelle.
- Eh bien il y a Hirador, Galzra, Gretiem ou Beroan
- J'aime bien Hirador. Quand il saura parler je lui demanderai si ça lui convient.
Eragon acquiessa, puis dit :
- Merci.
- De quoi ?
- Tu m'as sauvé la vie tout à l'heure et je t'en remercie.
- Comme je te l'ai dit je ne peux pas te laisser mourir...Mais de rien.
- Où as-tu trouvé ce dragon ?
- En haut d'une tour dans la forteresse des Ra'zacs.
- Galbatorix a fait une erreur en le laissant la-bas
- Peut-être que oui et peut-être que non...
- Que veux-tu dire ?
- Il a peut-être laissé cet oeuf pour justement que quelqun le trouve, peut-être qu'il avait tout prévu, c'est pour ça que je suis inquiète...
- Tu as certainement raison mais à quoi ça lui servirait.
- Lui seul le sait.
Ils continuèrent à courir jusqu'au soir et, quand ils s'arrêtèrent, Eragon avait mal partout.
- Je te l'avais dit que tu avais besoin de repos, lui reprocha Arya.
- Tu avais raison mais je tiens à arriver avant le solstice d'hiver.
- Certes mais, si c'est mon destin, je dois l'accepter...
- Islazandi est-elle au courant de la prédiction?
- Oui et c'est pour ça qu'elle me demande d'être prudente.
- Est-elle au courant de ce que tu es prête à faire?
- Bien sur et elle a approuvé ce choix.
- Mais pourquoi ?
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Vannir

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MessageSujet: Re: Le But Ultime   Dim 21 Mai à 21:59

lol ma fanfic n'est pas terrible mais j'ai une excuse, c'est la première que je fais ^^ :

- Parce qu'elle sait et qu'elle comprend que ma vie est moins importante que la tienne.
- S'il te plaît ne recommence pas...
Saphira dit alors dans l'esprit des deux jeunes gens :
" Eragon a raison, maintenant que tu es dragonnière, tu es aussi importante que lui ou moi."
- En parlant de ça, Saphira, est ce que tu pourrais trouver un peu de viande pour mon bébé dragon?
La dragonne se leva et s'envola. Elle revint quelques minutes plus tard avec un lapin entre ses serres.
- Au fait, dit le garçon. Tu voulais que je forme le nouveau dragonnier et, comme c'est toi, tu devras m'appeler maître ou ebrithil.
Il fit un grand sourire. Elle répondit :
- Dans tes rêves, tu n'es qu'un enfant et tu veux que je t'appelle "maître"?
Elle éclata de rire puis reprit :
- Je veux bien que tu m'apprenne tout ce que je dois savoir mais en aucun cas tu ne sera mon ebrithil.
- Je vais faire le repas...Nous devrons avoir des tours de garde, nous sommes au coeur de l'Empire de Galbatorix.
- Très bien alors je prendrai le second, je te le répète, tu as besoin de repos.
- Merci beaucoup.
Ils mangèrent en silence et juste après Arya se coucha près du feu, son dragon à côté d'elle. Eragon, lui partit un peu plus loin pour guetter le camp. Il laissa errer son regard puis le posa sur la forme endormie de son amie elfe. Il constata à quel point elle était belle.
Le temps passa quand soudain des bruits parvinrent aux oreilles du dragonnier. Ces bruits se dirigeaient vers le camps !
Il alla réveiller Arya qui se leva d'un bond après avoir pris connaissance des évenements. Ils attendirent en silence jusqu'au moment où quelques soldats de l'Empire apparurent.
- J'espère qu'ils ne sont pas plus, déclara Arya.
Un rire inhumain surgit alors de l'obscurité. Eragon en frissona. Galbatorix surgit accompagné de son dragon.
- Je vois que tu as pu sauver ton amie, très impressoinnant ! J'avais pourtant lancé un sort qui aurait dû t'en empêcher.
Arya lança un regard méprisant à Galbatorix en disant :
- Tu vas payer pour ce que tu as fait à mon peuple.
Le dragonnier posa une main sur le bras de son amie pour qu'elle se calme un peu.
- Qu'est ce que tu veux? demanda Eragon.
- Te tuer ! Tu as refusé de te joindre à moi donc tu es trop dangereux et comme je ne peux pas faire confiance à Murtagh...
- Qu'est ce que tu lui as fait ?
- Je l'ai juste puni mais il n'est pas venu, le pauvre n'arrive plus à marcher, du moins temporairement.
- Je vais te détruire ! hurla Eragon.
Galbatorix sourit et dégaina son épée. Son adversaire fit de même.
S'engagea alors un combat acharné. Eragon enchainait les feintes et les bottes mais, à chaque fois il rencontrait l'épée de Galbatorix. Le combat dura longtemps, l'aube se leva, Eragon commençait à se fatiguer mais Galbatorix semblait jouer avec lui. Son épée était lourde dans sa main et Arya parut le remarquer car son expression était inquiète. Pour que son bras droit récupère, il passa son épée dans sa main gauche, seulement il était beaucoup plus lent. Galbatorix le blessa à la cuisse, ce qui eu pour effet de le destabiliser et il tomba sur le dos. Son ennemi s'approcha pour porter le coup fatal mais Arya se jeta sur lui. Ils combattirent quelques secondes mais ce combat était vraiment désequilibré. Eragon en profita pour se soigner, au moment où il se relevait, Galbatorix leva son épée et la planta dans la gorge de l'elfe. Elle émit un gargouillis et tomba en arrière. Eragon la voyait se vider de son sang, impuissant. Quand elle voulut parler, elle n'eut que des gémissements. Galbatorix éclata de rire et lui mit un coup de pied dans les côtes. Hors de lui Eragon attaqua de toutes ses forces, les larmes aux yeux.
- Ca c'est de la colère. déclara Galbatorix.
Puis il repartit en direction du sud.
- Pourquoi est ce que tu t'enfuis !? Hurla le dragonnier.
L'autre ne répondit pas.
Eragon ne le poursuit pas et retourna au campement. Tous les soldats étaient partis. Arya, elle, était couchée sur le dos et sa respiration était si faible que Eragon, même avec ses oreilles d'elfes ne l'entendit pas. Il alla la voir. Elle avait les yeux vitreux et, petit à petit son souffle se transforma en râle rauque. Le dragonnier soigna la blessure externe mais, malgré ça son état ne s'améliorait pas. Le petit dragon vert était roulé en boule près des braises. La douleur devait être atroce pour lui. Eragon s'agenouilla près de son amie :
- Tu n'as pas le droit de mourir maintenant, le solstice n'est pas arrivé.
Il était à présent en larmes.
- Tu n'as pas le droit Arya, tu m'entends?
Elle acquiessa faiblement
- Alors résiste à la mort, j'ai fait tout ce que je pouvais pour toi. Maintenant c'est à toi de survivre.
Elle inspira et murmura :
- Mal....gorge...
- Je sais, arrête de parler, tu dois garder tes forces.
elle hocha de nouveau la tête et ferma les yeux. Sa peau était moite et pâle, sa vie la quittait peu à peu et le dragonnier ne pouvait rien faire, cependant il n'arrivait pas à se résoudre à la mort de son amie. Il resta agenouillé à côté d'elle jusqu'à midi. La respiration de l'elfe s'était un peu améliorée mais son état restait critique. Il fallait repartir mais Eragon craignait que le voyage n'achève Arya. Elle rouvrit ses yeux vert émeraude.
- Nous devons repartir, t'en sens-tu capable?
Elle grimaça et répondit toujours en murmurant :
- Il...le faut....but....ultime....
- Tu risque de ne pas survivre au voyage, et ton dragon non plus !
Elle ne répondit rien donc le dragonnier reprit :
- Je ne partirai pas tant que tu ne sera pas remise.
L'elfe eu une sorte de sourire puis dit :
- Tu....es....gentil.
Elle déglutit péniblement. Eragon passa sa main dans les cheveux de son amie :
- Tu as soif ?
Elle acquiessa. Il prit sa gourde et quand elle avala la première gorgée, elle recracha toute l'eau seulement, du sang était mêlé au liquide.
- Qu'est ce que...? commença le dragonnier
Il n'eu pas le temps de terminer sa phrase car Arya toussa et du sang sortit encore de sa bouche. Elle avait du mal à trouver sa respiration.
- Arya dis moi ce que je peux faire pour toi mais s'il te plait ne meurs pas!
- Sort...Galbatorix....son épée...empêche...guérison.
Son souffle était saccadé et devint de plus en plus lent. Eragon comprit alors le sens des paroles de l'elfe.
- Un sort à forcément un contre-sort. se dit-il. Connais-tu celui qu'il t'as jeté ? demanda-t-il à Arya
Elle fit signe que non. Eragon désespéra, la femme qu'il aimait allait mourir devant lui. Un mot lui vint alors à l'esprit, un mot impronnonçable dans aucune des langues connues. Il hurla ce mot et une lumière aveuglante surgit devant lui. Peu à peu une forme se distingua, c'était celle d'un dragon ! Il devait être deux fois plus grand que Shruikan et était d'un blanc éclatant. En le voyant, Saphira s'inclina plus bas que pour personne d'autre. Une voix puissante et ancienne s'éleva alors dans l'esprit du garçon.
" Qui es-tu pour m'appeler. Seul mon dragonnier le pouvait mais il n'est plus de ce monde."
" Je ne..." commença Eragon
" Qui es-tu." Le ton du dragon était sans appel
" Je me nomme Eragon..."
" Tu portes un nom puissant. Maintenant que me veux-tu? Pourquoi as tu pronnoncé le véritable nom de l'Ancien Langage?"
" Je ne..."
" Que me veux-tu?"
Eragon regarda Arya et dit :
" Je voudrais qu'elle puisse vivre, je ne peux pas la soigner mais je suis sur que vous le pouvez."
" En effet je le peux mais il y a un prix."
" Lequel ? Je suis prêt à tout"
" Tu devras te rendre à la Crypte des Âmes et finir ton apprentissage avec mon ancien dragonnier."
" Je dois me rendre à..."
" Acceptes-tu le prix?"
" Oui !"
" Ton coeur est bon, Galbatorix en a peur. Penses-y le moment venu."
" Que voulez-vous..." commença Eragon mais avant qu'il ai finit sa phrase, le dragon couleur d'ivoire disparut.
La respiration d'Arya s'arrêta brutalement. Eragon paniqua mais avant qu'il n'ai fait un pas l'elfe inspira profondément puis se redressa.
Saphira devint alors euphorique :
" Petit homme, tu a parlé au dragon dont le nom est imprononçable dans toutes les langues ! Il t'a accordé une faveur et a dit que..."
" Je sais mais..."
" Tu ne te rends donc pas compte que c'est LE dragon du premier dragonnier, de plus maintenant nous savons que le véritable nom de l'Ancien Langage est celui de ce dragon ! Eragon, tu as contrôlé totalement l'Ancien Langage !"
" Tu as raison..."
- Quelle est cette histoire de dragon et d'Ancien Langage ? Demanda Arya un peu perdue. Et comment ce fait-il que je sois en vie?
Saphira raconta toute l'histoire à l'elfe. Une fois ce récit terminé le visage d'Arya s'assombrit :
- Tu aurais dû demander à ce que Galbatorix meurt mais merci de m'avoir sauvé la vie. C'était très gentil de ta part.
- Je...ce n'était rien. Je dois payer le prix et me rendre dans la Crypte de Âmes.
- Je t'accompagne !
- C'est pour finir ma formation...
- Ce n'est pas une demande mais une affirmation.
- Et pour Galbatorix ?
- Tu m'as ouvert les yeux, je n'ai aucune chance contre lui. De plus si je t'accompagne, le solstice passera et la prédiction d'Angela ne se réalisera peut-être pas.
- Très bien mais où se trouve cet endroit?
- Je n'en ai pas la moindre idée malheureusement.
" Moi je le sais" annonça Saphira dans l'esprit des deux personnes.
" Qu'as tu dis?
" Tous les dragons ont des pouvoirs, quand j'ai communiqué avec le premier dragon monté, des images me sont parvenues."
" Et où se trouve cette crypte ?" demanda Arya
" Au fief des dragonniers, cet endroit se nomme Dorù Areaba"
- Alors allons-y. Si nous nous dépêchons, nous pourrons y arriver dans environ un mois. déclara l'elfe
- Je ne suis pas prêt d'avoir le droit à ton secret n'est-ce-pas ? demanda Eragon avec un sourire malicieux.
Elle lui lança un regard en coin mais lui rendit finalement son sourire :
- Non tu n'y aura pas le droit pour le moment.
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Vannir

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MessageSujet: Re: Le But Ultime   Dim 21 Mai à 21:59

- Pour l'instant je suis simplement heureux de te voir en vie et en bonne santé. Ton dragon a dû souffrir énormément, tu devrais aller le voir pour le réconforter.
- Tu as raison, je suis impatiente de pouvoir lui parler comme tu parles à Saphira.
Eragon éclata de rire.
- J'ai dis quelque chose de drôle ?
- Eh bien quelques fois je préfèrerais que cette dragonne ne lise pas mes pensées...
Cette fois ci ce fut au tour d'Arya d'éclater de rire.
- Je pense savoir dans quelles circonstances tu ne voudrais pas trop qu'elle lise tes pensées.
Eragon rougit jusqu'au oreilles mais se reprit rapidement.
- Je pense que nous devrions repartir si je veux connaître ce secret.
- Ohhhh arrête un peu avec ça ! Tu le saura bien assez tôt à mon goût.
Eragon soupira puis commença à avancer mais Arya l'attrappa par le bras et dit :
- Fais moi confiance, c'est mieux que tu ne sache rien pour l'instant.
- Si tu le dis... Mais je préfererais quand même être au courant.
- Eragon...
- Je te fais confiance ne sois pas inquiète, je suis juste un peu trop curieux.
Elle sourit et lacha le dragonnier.
- Dans ce cas allons-y, Dorù Areaba n'est pas juste à côté.
L'elfe alla voir son dragon vert et lui donna un peu à manger. Ils partirent donc en direction du nord ouest. Les jours passaient les uns après les autres. Le bébé dragon apprit à parler et accepta le nom D'Hìrador. Arya lui parlait sans arrêt. Saphira lui apprenait à chasser et à voler. Un soir, alors que les deux dragons étaient partient à la chasse, Arya demanda :
- Pourrais-tu m'apprendre à fabriquer une selle pour Hirador?
- Bien sur quand veux-tu apprendre?
- Le plus tot possible. Ce soir ou demain.
- Le problème c'est qu'il me faut du cuir pour la selle.
- Quand nous nous arrêterons dans une ville j'en achèterai...
- Mais, tu n'as pas d'argent....
- La magie existe Eragon, il faut savoir l'utiliser.
- Mais c'est comme du vol ! s'exclama le garçon.
- Tu ne l'as pas volé ton cuir pour ta selle ?
- Comment sais-tu ça ? demanda-t-il soupçonneux
- Après m'avoir délivrée de Gil 'ead, quand tu m'as contacté pour la première fois par la pensée, nos esprits se sont touchés et j'ai pû voir certains de tes souvenirs, le vol chez le tanneur de Carvahall en faisait parti.
- Qu'as tu vues d'autre !? demanda le dragonnier commençant à paniquer.
- J'ai vu le meurtre de ton oncle, ton séjour à Teirm et...
- Et quoi ?
Elle baissa la tête puis murmura :
- La prédiction qu'Angela t'as faite avec les ossements de dragons.
- Pourquoi ne pas me l'avoir dit plus tot?
- J'avais peur que tu refuses de me pardonner.
Eragon ne répondit pas mais se leva et se dirigea vers la lisière du camp. Il dit alors :
- Qu'as-tu pensé de la prédiction?
Arya déclara d'une voix mal assurée :
- Je ne sais pas, j'espère qu'elle est fausse car sinon des ennuis se préparent.
- Tu as vues la totalité de la prédiction ? Demanda-t-il en se tournant vers elle.
Elle acquiessa.
- Alors que penses tu de l'histoire d'amour qu'elle m'a prédit?
- Je ne sais pas mais...
- Tu le sais ! Cependant tu refuses de me le dire ! Et je pense que ton si lourd secret est en rapport avec ça ! hurla presque le garçon.
- Qu'est ce qui te fais dire ça ?
- Tout d'abord la prédiction qu'Angela m'a faite puis celle qu'elle t'as faite, les mots qu'a pronnonçé maître Oromis après que j'ai réalisé le fairth te représentant, ensuite tu en parles à mon cousin mais pas à moi donc ça veut dire que ça me concerne et enfin quand tu m'as dit de repenser à toutes ces paroles ! Tu veux aussi que je te répètes toutes les paroles pour les mettre bout à bout? Eh bien je vais le faire :
La prédiction qu'Angela m'a faite : " Une histoire d'amour t'es promise. Ce sera une histoire épique, extraordinaire : la lune, symbole magique l'indique. Cet amour sera assez fort pour survivre aux changements de dynasties...Je ne peux pas savoir si cette passion connaîtra un dénouement heureux, mais celle que tu aimeras sera de noble naissance et de haut lignage. Sa sagesse n'aura d'égale que sa puissance, et sa beauté sera à nulle autre pareille."
La prédiction qu'Angela t'as faite : "Un cadeau te sera offert par un ami OU PLUS!"
Les paroles d'Oromis : "Même si Arya avait des sentiments pour toi au-dela de l'amitié, elle les sacrifierai pour le but ultime". Ce but est de tuer Galbatorix.
Enfin tes propres paroles : "Penses à tout ce que t'ont dit Oromis et Angela et tu découvrira mon secret sans que j'ai à te le dire."
Un grand silence suivit ces paroles puis Arya dit :
- Ce n'est pas ce que tu penses.
- Et qu'est ce que je pense ? Hurla Eragon
- Ne cries pas. Tu penses que je t'aime mais tu fais fausse route, mon coeur appartient déjà à quelqun.
Le dragonnier ne réussit pas à se contrôler plus longtemps. Il hurla de toutes ses forces :
- Faölin est mort !
Un nouveau silence s'installa après cet explosion de rage. Eragon constata la tristesse d'Arya, il murmura :
- Excuse moi je ne voulais pas dire ça...
Elle l'interrompit en se levant.
- Maintenant tu comprends pourquoi je dois te cacher certaines choses et aussi pourquoi il n'y aura jamais rien de plus que de l'amitié entre nous. Tu es immature.
Elle s'éloigna à grand pas dans l'obscurité. Il voulut la suivre mais Saphira atterit devant lui.
" Tu es vraiment..." commença-t-elle dans l'esprit du garçon
" Tout va bien ? continua la dragonne, ton esprit est si déprimé qu'on dirait que...Tu n'as pas encore courtiser Arya n'est-ce-pas?"
Eragon résuma la conversation qu'il venait d'avoir avec l'elfe, Saphira attendit en silence et, une fois le récit terminé elle déclara simplement :
" Elle a entièrement raison, tu es immature, elle t'as déjà expliqué que l'amour que tu lui portes sera toujours à sens unique, si tu veux te faire pardonner tu devras peser chaque mot, tu lui as fait énorment de mal en parlant ainsi de Faölin, elle l'aime encore et tu lui dit, comme ça qu'il est mort et qu'elle doit l'oublier à jamais."
" Je ne voulais pas..."
" Arrête de toujours me dire à moi ce que tu regrettes avec elle, parle lui si ça te chante mais retiens que si tu ne fais pas attention à ce que tu dis, tu risques de détruire votre amitié."
" Je ferai attention..."
Sur ce Eragon partit à la recherche d'Arya. Elle était assise dur un rocher. Des larmes roulaient sur ses joues. Il s'approcha doucement mais avant qu'il ai pu dire un mot elle dit :
- Vas t'en, je veux être seule.
- Je voudrai te parler...
- Pas moi, pas après ce que tu as dit.
- S'il te plait, écoutes moi.
- Je n'en ai pas envie. déclara-t-elle en regardant le dragonnier. Ce regard le fit frissonner, il était emplit de tristesse. Jamais il ne l'avait vu dans cet état.
- Je voulais te présenter mes plus sincères excuses, jamais je n'aurai dû dire ça, je le regrette plus que tout mais je ne veux pas perdre ton amitié, pas après ce que nous avons vécu ensemble. Cependant je comprendrai si tu ne veux plus me voir, je vais te faire une selle et repartir avec Saphira, je tuerai Galbatorix et tu n'aura plus à prendre de risques. J'ai fais une erreur impardonnable et je suis venu te dire adieu, je voulais aussi te remercier pour tout ce que tu as fais pour moi. Adieu Arya Svit-Kona, princesse des elfes et embassadrice auprès des Vardens.
Il tourna les talons et repartit en direction du camp. Arya resta longtemps assise sur ce rocher et, quand elle arriva au campement, Eragon et Saphira étaient partis. Une selle d'une grande beauté était posée près des dernières braises. Une petite lettre était dessus. Arya la lut à voix haute :
" Je ne l'ai pas faite mais elle m'a été offerte par maître Oromis, aujourd'hui elle te reviens. Je l'ai reglé pour Hirador, tu pourras retourner à Ellesméra. Je te souhaite de très beaux jours avec ton dragon, je ne t'oublierai jamais et j'espère que tu en fera de même pour moi."

c'était signé Eragon. Hirador vint se placer à côté de sa dragonnière et dit :
" Il ne voulait pas te blesser, Saphira m'a dit qu'il était désespéré, d'ailleurs nous ne retournerons pas à Ellesméra tant que Galbatorix sera de ce monde, nos amis auront besoin d'aide. Tu comptes lui pardonner?"
" J'y ai réfléchi et je le veux, c'est pour ça que je suis revenue au campement pour le lui dire mais c'est trop tard."
" Pas encore je peux contacter Saphira et lui dire de ralentir le temps que nous les rattrapions"
" Très bien alors on y va ! "
Elle installa la selle et monta sur Hirador. Il s'envola immédiatement.


" Pourquoi est ce que tu ralentit?" demanda Eragon à sa dragonne
" Tu verras dans quelques minutes"
Elle atterrit. Les minutes passaient lentement et malgré toutes les questions du dragonnier Saphira refusait obstinément d'y répondre. Peu à peu une forme se dessinait au clair de lune, Eragon se leva et attendit de reconnaître Hirador. Sur son dos se dressait la silhouette d'Arya. Il resta impassible quand elle mit pieds à terre. Quand elle arriva près de lui, il dit tranquillement :
- Qu'est ce qui se passe?
Elle porta deux doigts à ses lèvres et s'inclina :
- Astra esterni ono thelduin.
- Mor'ran lifa unin hjarta onr. Répondit le dragonnier
- Un du evarinya ono varda. Acheva l'elfe, elle continua en Ancien Langage, nous sommes amis et nous ne pouvons pas avoir une conversation sans nous disputer. Je suis disposée à discuter avec toi à la condition qu'aucun de nous ne perde son sang-froid.
- Au moins nous sommes d'accord sur ce point. Je regrette d'avoir dit que tu devais oublier Faölin, je sais bien que tu l'aimes mais je crois...et bien je crois que je l'envie.
Arya éclata de rire :
- Tu es jaloux ?
- Et bien ce n'est pas totalement ça mais....Bon d'accord c'est vrai que je suis un peu jaloux de lui. Il a vraiment de la chance que tu l'aime.
Elle rit de plus belle puis reprit :
- Tu n'as pas à être jaloux, maintenant tu vas me promettre une chose.
- Et quelle est cette chose?
- Jamais plus tu ne partira vers le danger en me laissant derrière, c'est compris ?
- Oui mais...
- Il n'y a pas de mais, tu me le promet ?
- Je te le jure. Tu as faim ?
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MessageSujet: Re: Le But Ultime   Dim 21 Mai à 22:01

Elle fit signe que non. La discussion dura toute la nuit, chacun racontant des petites histoires qu'ils avaient vécu séparément. L'aube se leva et Arya monta sur Hirador tandis qu'Eragon monta sur Saphira. Ils volèrent toute la journée et quand le soir tomba ils étaient près de Fläm. Saphira partit avec Hirador. Arya s'approcha alors d'Eragon et dit :
- Tu veux te battre en duel contre moi ? Si tu ne t'entraînes pas tu vas devenir énorme.
- Allons y mais tu vas perdre ! Geulöth du knifr !
S'engagea alors un combat qu'Eragon laissa durer quelques temps, même s'il aurait pû y mettre un terme rapidement. Après avoir battu son amie, Eragon s'assit en attendant le retour de sa dragonne. Quand elle revint enfin, le soleil était levé depuis deux heures.
" Hirador et moi avons vu une armée se diriger vers la Crête, je n'ai pas pu voir si ils étaient de l'Empire."
" Vous ont-ils vu ?"
" Non nous étions trop loin"
" Combien étaient-ils ?"
" L'horizon tout entier était noir de soldats, je n'ai pas pu tous les compter."
Il se tourna vers Arya et il vit qu'elle le regardait. Il lut dans ses yeux une grande interrogation. Soudain elle demanda :
- Alors que fait-on ?
- Je n'en ai pas la moindre idée mais je pense que nous devrions continuer, il faut que nous nous rendions à Dorù Areaba le plus vite possible.
- Alors allons y.
- Mais tu as aussi ton mot à dire non?
- Je suis du même avis que toi Argetlam.
Ils montèrent sur leurs dragons et partirent en direction de l'île des dragonniers. Ils volèrent toute la journée et, quand ils se posèrent le soir, l'horizon était rempli de feux de camps.
" Je crois que tu avais raison Saphira."
" Tu doutes de ma parole Petit homme ?"
" Non bien sur que non mais je ne pensais pas que ces soldats seraient aussi nombreux. Maintenant je vois mieux ce que tu voulais me dire."
Arya s'exclama alors :
- Regarde ! Thorn est dans cette armée ce qui veut dire que Murtagh y est aussi !
- Où as tu vue Thorn ?
- A gauche dans le camp.
- Tu as raison, je le vois. Murtagh veut être délivré mais je ne connais pas son vrai nom...Tu le connais?
Elle fit signe que non mais ajouta :
- Nous devons le délivrer, souviens toi de ce que Galbatorix lui as fait. D'après lui Murtagh ne pouvait même plus marcher.
- Oui mais face à tout ces soldats, nous n'aurons aucune chance...
- Je peux faire diversion avec ma magie et Hirador pendant que tu délivres ton frère...
- C'est vraiment dangereux !
- Certes mais si tu as une meilleure idée, dis la moi.
- Je ne.... Bon c'est d'accord mais sois très prudente, ne prends pas de risques inutiles.
- On dirait ma mère, tu te fais trop de soucis. Je tuerai le plus de soldats, les autres m'attaqueront et toi, tu pourras sauver Murtagh.
- Dans ce cas on y va !
Arya acquiessa et monta sur Hirador :
- Attends jusqu'a ce que je sois dans ce camp. Après, dans la panique générale tu n'aura aucun mal à te faufiler entre eux.
- Tu n'as pas intérêt à mourir !
Elle lui sourit et s'envola. Quelques minutes passèrent avant que des cris ne parvint aux oreilles du dragonnier. Il monta sur Saphira et partit en direction de Thorn. Le temps qu'il y arrive des dizaines de soldats étaient morts. Il repéra à l'autre bout du camp, Arya qui envoyait des éclairs de magie verte. Eragon arriva en face du dragon couleur de sang.
" Où se trouve ton dragonnier?" demanda-t-il
" Que lui veux-tu?"
" Le délivrer."
" Il est dans la tente que tu vois derrière moi mais ses jambes...Ce n'est pas beau à voir..."
" Il ne s'est pas soigné ?"
" Tu dois être au courant que Galbatorix adore lancer des sorts anti-guérison sur son épée...et bien c'est ce qu'il a fait à Murtagh."
" Je vais voir ce que je peux faire..."
Il entra et vit Murtagh allongé à même le sol. Il se redressa sur les coudes pour voir qui était son visiteur.
- Eragon ?
- Oui, je suis venu te libérer...
- mais l'armée est...
- Arya fait diversion mais elle ne tiendra pas longtemps, nous devons nous dépêcher.
Murtagh releva un peu son pantalon et Eragon eut une exclamation de surprise. Il avait été écorché. Pas un centimètre de peau ne restait.
- Je vais voir si je peux te soigner.
- C'est impossible, Galbatorix a lancé un sort pour m'empêcher de guérir...
- Il l'a fait aussi quand il a blessé Arya et pourtant j'ai réussi à la soigner.
- Ton lien avec elle est différent qu'entre nous. Ton amour lui a sauvé la vie tandis que tes sentiments pour moi sont très partagé, d'un côté tu me déteste mais de l'autre tu comprends que je suis ton frère.
- Je suis sur que je peux y arriver.
- Repars avec Arya car si tu essayes de me soigner mais que tu échoues, je périrai mais Arya aussi et peut être que toi aussi.
- Non ! Nous sommes venus te sauver et je ne partirai pas sans toi !
- Très bien...
- WEISE HEILL !
La blessure ne réagit pas et Murtagh déclara :
- Je te l'avais dit...
Avant qu'il ai fini sa phrase, la peau se reformait intacte sous la paume d'Eragon. Bientôt les jambes de son frère étaient comme neuves.
- Comment as tu fait ?
- Je t'expliquerai mais pour le moment nous devons partir. Montes sur Thorn, je vais chercher Arya et on se rejoint plus tard.
- D'accord... mais tu devras quand même m'expliquer certaines choses. Au fait il y a quelque chose entre Arya et toi ?
- Non malheureusement... Allez on s'en va !
Murtagh se remit sur ses pieds et quitta la tente. Il monta sur son dragon et s'envola. Arya tuait tous les soldats se dressant devant elle. Eragon la rejoint et ils partirent tous les deux. Ils volèrent un bon moment avant de retrouver Murtagh. Il était assis contre Thorn et, quand il vit ses deux sauveurs atterir il les salua chaleureusement.
- Bonjour Arya.
Elle lui fit un signe de la tête en guise de salut.
- Tu me dois pas mal d'explications Eragon, tout d'abord, comment tu m'as soigné ?
- Aha ça je ne te le dirait pas. fit-il énigmatique
- Ppppppfffffff ces elfes alors, tous a garder leurs petits secrets ! Où allez vous ?
- A Dorù Areaba.
- Mais ce ne sont que des ruines !
- Tu te trompes mon frère, La bas se trouve la Crypte des Âmes.
- Qu'est ce que la Crypte des Âmes ?
- Ca non plus tu ne le saura pas.
Arya s'interposa alors :
- Il a le droit de savoir Eragon, tu n'es pas obligé de dire pourquoi tu y vas mais tu peux dire ce que c'est.
- Le problème c'est que je ne sais pas moi-même ce que c'est que cette Crypte.
- Alors nous le découvrirons tous ensemble, conclut Murtagh.
Eragon dévisageais Arya depuis un petit moment alors son frère dit :
- Je vais faire un tour avec Thorn, je crois que vous voulez être seul. Eragon, tu n'auras qu'a me prévenir quand vous aurez fini votre discussion.
Le dragonnier attendit quelques instants puis dit :
- Merci.
- De quoi ? s'étonna l'elfe
- Tu as pris des risques pour me permettre de sauver mon frère, je t'en remercie. J'ai eu quelques... différents avec lui mais tu m'as fait comprendre qu'il n'y était pour rien, tu m'as ouvert les yeux quand tu m'as démontré que je ne suis qu'un gamin et, tu as décidé de rester avec moi même après ce que j'ai dit à propos de Faölin.
Elle resta silencieuse quelques secondes puis murmura :
- Tu n'as pas à me remercier pour quoi que ce soit, j'ai agie en tant qu'amie, tu avais besoin de mon aide et je te l'ai fourni. Quand je t'ai dit que tu était immature, je ne le pensais pas, pas après ce que tu as enduré depuis que tu as découvert l'oeuf de Saphira, pour ton jeune âge, tu es la personne la plus mure que je connaisse.
- Mon jeune âge ? Je suis adulte maintenant !
Elle toussota moqueusement.
- Moi même je ne suis qu'une adolescente pour mon peuple alors toi...Tu n'est qu'un nourrisson à peine sorti du ventre de sa mère.
- C'est pour ça que tu me protège ? Parce que tu te sens responsable de moi ? Comme une mère c'est bien ça ?
- C'est vrai que je me sens responsable de toi mais pas comme une mère, plutot comme une grande soeur ou quelque chose comme ça.
Eragon éclata de rire :
- Je m'attire tant d'ennuis que ça ? Je dois être gardé sans arrêt ?
- Euh....oui.
- Mais je sais me défendre !
- Certes mais je suppose que tu ne voulais pas me parler de tes techniques de défenses alors viens en au fait, cette journée a été très longue et je suis fatiguée.
- C'est vrai, je voulais te poser une question et tu devras y répondre en Ancien Langage pour que je sois sur de ton honnêteté.
- tu doutes de moi ? fit elle en simulant l'offense
- Non mais cette question est délicate.
- Je t'écoutes.
- est-ce-que tu es la compagne de Faölin ?
Le visage d'Arya se crispa et elle se raidit. Elle baissa lentement la tête et dit d'une voix infiniment triste mais en Ancien Langage :
- Je devais le devenir le lendemain de sa mort, Nous devions faire halte dans une ville et nous aurions unis nos vies seulement le destin en a décidé autrement et jamais plus je ne pourrai le revoir. Ma réponse te satisfait ?
- Excuse moi je ne savais pas... c'était idiot de ma part de te poser cette question concernant ta vie privée.
- Non tu avais le droit de savoir ça mais je te demanderait à l'avenir de ne plus parler de Faölin, à chaque fois que je pronnonce son nom, je revois son sang se mêler à la poussière et des flèches plantées dans son dos.
- Je te le jure.
Elle sourit puis ajouta :
- Dors bien Argetlam
Puis elle lui carressa la joue du bout de ses doigts ce qui fit le même effet que la première fois qu'elle l'avait fait, Eragon frissona. Elle se leva et alla se blottir contre Hirador. Eragon contacta Murtagh et lui dit qu'il pouvait rentrer et il alla se coucher aussi. Le lendemain, les trois dragonniers partirent en direction de l'ouest, survolèrent la Crête et passèrent au dessus de Cravahall. Eragon atterrit à l'entrée du village en ruines seulement avant qu'il ai pu y entrer, Arya se plaça devant lui et murmura :
- Ce n'est pas une bonne idée, repartons vers Dorù Areaba....
- Je veux revoir mon village natal !
" Arya a raison Petit homme, tu vas avoir de la peine inutilement"
- Ecartez vous, je veux au moins revoir la ferme !
L'elfe hésita puis se décala pour le laisser passer. Elle murmura cependant :
- Tu as déjà vengé ce village, aujourd'hui c'est à moi de te demander de ne pas céder à la colère.
- Ne t'en fais pas...
Murtagh qui était resté silencieux jusque là dit :
- Elles ont raison, tu ne devrais pas y aller mais si tu y tient tellement alors dans ce cas je t'accompagne.
Les deux frères partirent donc en direction de la ferme où avait grandi Eragon. Quand ils arrivèrent, le tas de ruine était recouvert de plantes grimpantes. Eragon resta longtemps immobile, les heures passaient sans que l'un ou l'autre ne parle. Soudainement le dragonnier se détourna de la ferme et repartit en direction de Saphira. Arya les attendaient, assise contre son dragon. Quand elle les vit, elle se leva et s'approcha.
- On y va ?
Les dragoniers acquiessèrent en même temps et tous remontèrent sur leurs dragons. Quand le soir arriva, ils venaient d'arriver sur une plage de sable blanc. C'était le plus beau coucher de soleil que les dragonniers n'eurent jamais vu. Arya déclara alors :
- Je ne sais pas combien de temps va durer la traversée mais nous ne pourrons pas nous arrêter alors nous devons partager nos provisions.
- Ca ne devrait pas prendre plus de deux jours, les dragonniers arrivaient à traverser donc nous y arriverons aussi. Rétorqua Eragon.
- D'accord avec mon frère.
- Et toi "grande soeur"? demanda Eragon avec un sourire.
Elle le regarda gravement mais rendit finalement le sourire.
- Je suis d'accord moi aussi "petit frère".
- C'est MON petit frère, dit Murtagh
Tout le monde éclata de rire. Saphira prit son envole et se jeta dans l'eau. Hirador et Thorn la suivirent. Les trois dragonniers mangèrent tranquillement et se racontèrent des histoires. Murtagh alla se coucher en premier contre le flanc humide de son dragon. Un silence s'installa entre Eragon et Arya. Ce silence mit le garçon mal à l'aise, sans savoir pourquoi d'ailleurs. Il demanda donc :
- Tu avais déjà vu la mer ?
- Non et je trouve ça magnifique, d'après Glenwing, des centaines d'espèces de poissons vivent dans la mer.
- C'est vrai, si tu ouvres ton esprits, tu sentiras énormément de poissons.
- Eragon, nous ne savons pas ce qui nous attend sur cette île, Hirador est plus jeune que Thorn et Saphira, il n'est pas dit qu'il ai assez d'endurance pour traverser ce bras de mer.
- Ne t'en fais pas, si cela devait arriver, Saphira porterai Hirador dans ses serres et Thorn l'aidera aussi.
- Merci beaucoup Eragon.
- De toute façon je suis sur qu'il réussira, Saphira l'entraine très souvent donc ça devrait aller.
- Tu as sans doute raison... Je vais me coucher, tu devrais faire pareil, demain va être dur.
- Non j'irai plus tard, pour le moment je vais méditer. Il faut que je m'entraine.
- Dans ce cas bon entrainement et à demain argetlam.
- Dors bien Arya.
Elle s'endormit rapidement et Eragon médita. Il effleura la conscience de son amie et de son frère. Saphira vint se placer aux côtés de son dragonnier et dit :
"Je me demande ce qui se trouve à Dorù Areaba."
"Nous le découvrirons bientôt"
"Je sens quelque chose de bizarre à propos de cette île..."
"Allons dormir, Arya a raison, demain sera une journée éprouvante pour vous les dragons."
"A demain Petit homme." dit-elle.
Eragon eut un sommeil agité, il se voyait en train de plonger dans la mer avec Saphira qui était inconsciente. Quand il se réveilla, Murtagh dormait encore mais Arya était debout devant l'immensité d'eau qu'ils allaient traverser. Il alla la voir puis déclara :
- Je te croyais en train de dormir...
- Je n'y arrivais pas alors je suis venue ici.
- On dirait que l'océan te fait...peur.
- Non ce n'est pas l'océan qui m'effraie mais ce qu'il y a sur l'île des dragonniers.
- Que veux-tu qu'il y ai sur cette île ?
- Je n'en sais rien mais quelque chose ne va pas à Dorù Areaba.
- Nous serons prudent mais si tu es inquiète, tu peux rester ici et nous attendre.
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Vannir

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MessageSujet: Re: Le But Ultime   Dim 21 Mai à 22:02

- Tu m'as fais une promesse, tu t'en souviens j'espère.
- Oui je m'en souviens... mais si tu n'en as pas envie, tu n'es pas obligée de venir.
- Avec les ennuis que tu t'attires, je n'ai pas le choix. De plus le solstice d'hiver est dans deux jours.
- Serait-il possible que ce soit la cause de ta peur ?
- Je ne sais pas mais en tout cas j'ai un très mauvais préssentiment.
- Alors reste là, je t'en prie, Murtagh et moi reviendrons vite mais ne prend pas de risques !
- Désolée mais que tu le veuille ou non je vous accompagne.
- Je ne peux pas t'en empêcher, mais je veux que tu sois....
- Je serai le plus prudente possible. Tu me répètes toujours la même chose et je te répondrai toujours la même chose.
Il sourit et mit une main sur l'épaule de l'elfe :
- Angela avait tort a propos de la prédiction concernant le solstice.
- Ca vaut mieux pour moi...
- Allons réveiller Murtagh, il va falloir repartir.
Deux heures après, ils repartirent en direction de l'île. Personne ne parlait, les dragonniers encourageaient leurs dragons. Le premier jour et la première nuit passèrent avant qu'Hirador ne montre des signes de fatigue. Arya prévint Eragon qui demanda à Saphira de porter Hirador. Thorn se joint à elle et, ensemble ils arrivèrent à Dorù Areaba. Ils montèrent le camp rapidement puis Eragon dit :
- Saphira nous guidera jusqu'a la Crypte, elle est la seule à savoir où elle se trouve.
Il contacta Arya par la pensée :
" C'est le solstice d'hiver et il ne t'es rien arrivé."
" Je suis heureuse de constater que tu as raison."
Soudain une douleur explosa derrière les yeux du garçon. Lui n'était pas blessé et Saphira non plus. Il tourna la tête avec effroi et vit Arya, les yeux écarquillés le fixer. Quand elle tomba sur le ventre, Murtagh se tenait derrière elle, enfin le corps de Murtagh car une lueur brillait dans ses yeux, cette lueur Eragon l'avait déjà vu. Non pas chez son frère mais chez Galbatorix.
- Murtagh, pourquoi as-tu fais ça ?
Il éclata de rire, le même que Galbatorix.
- Ce n'est pas Murtagh mais Galbatorix. Je connais son vrai nom donc je le contrôle quand je veux et il ne s'en rend pas compte. Maintenant que j'ai tué la dragonnière je peux te tuer.
- Sors de son corps, hurla Eragon.
"Murtagh" sourit et répliqua :
- Non car c'est l'occasion de te tuer et tu n'aura pas le courage de tuer ton frère.
- Tu vas voir !
Il dégaina l'épée du premier Eragon et se lança à l'assaut. Ils combattirent longtemps. Eragon prit soudain l'avantage et fit tomber Murtagh. Il se plaça au dessus mais la lueur qui brillait dans les yeux de l'aîné disparut.
- Eragon ?
- Tu ne te souviens de rien ?
- Non
Eragon raconta l'histoire à son frère puis à la fin :
- Eragon, tue moi !
- Pourquoi ?
- Je déteste que Galbatorix soit sans cesse dans ma tête, de plus j'ai tué la femme que tu aimais...
- Mais la dernière fois tu m'as dis que tu adorais la vie.
- Bah plus maintenant, tue moi ou c'est moi qui le fait.
- Très bien. Pardonne moi de ce que je vais faire....
Il leva son épée et la planta dans la coeur de son frère. Eragon retourna auprès d'Arya qui ne respirait déjà plus. Son visage était couleur de cendres. Il l'appela, sans résultat. Eragon serra le cadavre de l'elfe et pleura toutes les larmes de son corps. Ses yeux trop sec pour pleurer, il repartit, laissant les deux autres dragons en train d'agoniser. Saphira et lui volèrent pendant plusieurs jours. Le garçon avait fermé son esprit et ne parlait plus. Il repensa aux paroles de Solembum qui disait que lorsque son pouvoir lui semblerait vint, il devrait se rendre au rocher de Kuthian. Le coeur du dragonnier était entouré de glace et l'intérieur n'était plus que détresse et tristesse. Saphira l'emmena jusqu'a un rocher de la taille de Shruikan. Un mot vint alors à l'esprit du jeune homme. Un mot que personne n'avait pronnoncé jusque là. Eragon en était sur. Il l'hurla et un terrible tremblement ébranla le sol. Le rocher se fendit en deux et une ouverture apparut.



FIN DU CHAPITRE 7
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MessageSujet: Re: Le But Ultime   Dim 21 Mai à 22:03

CHAPITRE 8
Entrainement et Espoir


Eragon pénétra dans l'obscurité. Le sol était recouvert d'une brume plus blanche que l'ivoire. Il continua jusqu'au moment ou des volutes de fumées s'élèvent pour former des formes plus ou moins humaines. Ces âmes essayèrent de lui aggripper les bras, les jambes et les cheveux. Soudain une lumière blanche apparut et un elfe magnifique se matérialisa. Tous ces spectres disparurent instantanément.
- Merci beaucoup. Je me nomme Eragon.
- Moi c'est Faolin.
- Fa...Faolin ? Vous connaissez Arya ?
- Bien sur pourquoi ? D'ailleurs elle est juste là, regarde. Dit-il il montrant un point juste derrière Eragon.
Il se retourna vivement et vit la silhouette parfaite d'Arya. Un sourire radieux illumina le visage de l'elfe et le dragonnier souffla :
- Arya, je suis désolé de n'avoir pas pu te protéger...
Elle l'interrompit :
- Personne ne pouvait prévoir que Galbatorix prendrait le contrôle de ton frère. De plus j'ai revu Faolin alors...
- Mais tu es morte.
- Eragon, mon corps est mort mais je resterai toujours dans ton coeur.
- Mais, tu pourrai revenir avec moi et...
- Ma place est ici maintenant. Tu as une formation a finir donc nous nous reverrons.
- Mais je ne peux pas vivre sans toi ! J'ai besoin que tu sois avec moi !
- C'est pas que tu ne peux pas mais que tu ne veux pas ! Je vais t'assister pendant ta formation et après tu accomplira le but ultime, pour moi. Faolin, tu ne vois pas d'objections à ce que je passe plus de temps avec Eragon qu'avec toi n'est-ce-pas ?
- Non.
- Dans ce cas viens Argetlam, je vais te conduire à ton maître.
Elle le conduisit à travers des "couloirs" puis elle demanda brusquement :
- Où est Saphira ?
- Elle est restée à l'extérieur.
- Et Hirador ?
- Je ne sais pas, je n'ai pas réfléchi quand j'ai vu ton cadavre, je suis parti tout de suite.
Elle s'arrêta net :
- Tu as laissé mon dragon à son sort ?
- Excuse moi, quand ma formation sera terminée, je le retrouverai. Mais quand tu es morte, il s'est écroulé aussi.
Elle garda le silence. Ils marchèrent longtemps jusqu'à enfin atteindre une sorte d'ouverture dans la roche.
Un elfe se tenait au centre de la pièce circulaire.
- Astra esterni ono thelduin. Dit Eragon en portant deux doigts à ses lèvres
- Mor'ran lifa unin hjarta onr. Rétorqua le premier des dragonniers
- Un du evarinya ono varda. Acheva le jeune garçon
- Que me vaut ta visite ? Mon dragon me l'a expliqué mais je veux l'entendre de ta bouche
Eragon raconta donc toute l'histoire depuis la bataille des Terres Brûlante jusqu'a la mort d'Arya. Le récit une fois finie, Le premier dragonnier déclara :
- Je vais finir ta formation mais il faut que tu me promette de ne révéler l'emplacement de cette Crypte à personne.
- Je le jure.
- Dans ce cas ta formation débute maintenant. Princesse Arya, vous pouvez rester mais vous ne devez pas distraire Eragon.
Elle acquiesça. Le premier dragonnier enseigna donc a son élève énormément de mots d'Ancien Langage. Les jours se succédaient rapidement mais la notion du temps n'était pas concrète en cet endroit. Il n'avait plus de contact mental avec Saphira mais ça ne l'inquiétait pas. cela faisait deux mois qu'Eragon apprenait à maîtriser la totalité de ses pouvoirs quand le premier Eragon déclara :
- Tu sais tout ce que tu dois savoir.
- Je voudrais savoir une chose.
- Laquelle ?
- Personne n'a jamais réussi à ressusciter personne n'est-ce-pas ?
- Si, en réalité un homme a déjà réussi et a survécu mais c'est très dangereux.
- qui est-il ? voulut savoir le jeune garçon.
- C'est moi. Je suppose que c'est Arya que tu souhaite revoir en vie.
- Oui c'est elle. Pourriez vous m'apprendre comment faire ?
- Lui en as-tu parlé ?
- Pas encore...
- Serait-elle d'accord ? Sachant qu'elle a retrouvé Faolin ?
- Je ne sais pas...
- Alors demande-lui, ce n'est pas sur qu'elle accepte.
- J'y vais.
Il tourna les talons et partit à la recherche de son amie. Il la trouva en compagnie de Faolin, ils discutaient. Quand Eragon arriva à leur hauteur, il dit :
- Arya, je pourrai te parler s'il te plait ?
- Oui, Faolin, tu peux m'attendre quelque instants?
- Bien sur.
Arya emmena donc le dragonnier un peu plus loin et dit :
- Je ne veux pas revenir à la vie.
Il écarquilla les yeux :
- Comment sais-tu que...
- Ca n'a pas d'importance. Je suis heureuse ici et je veux y rester.
- Et ta mère, Hirador, les Vardens et le Surda ? Tu vas les oublier à jamais ?
- J'ai retrouvé l'homme que j'aime Eragon, comprend moi, je croyais ne plus le revoir.
- Mais moi aussi je t'aime !
Elle se raidit :
- Eragon arrête !
- Je sais que ton coeur ne m'appartiendra jamais mais c'est plus fort que moi...
- Je ne peux...
- Je sais que tu ne peux être que mon amie.
- Tu peux ramener Murtagh...
- Non car Galbatorix connait son vrai nom et il ne veux plus vivre.
- Désolée de ne pas pouvoir...
- Tu n'as pas a te justifier. Je vais repartir, mon entrainement est terminé. Adieu Arya Svit-Kona.
Il se détourna et partit d'un pas rapide. Faolin vint rejoindre Arya et lui dit :
- Tu l'aimes aussi n'est-ce-pas ?
- Oui mais je ne peux pas lui dire, ça le distrairait trop.
- Pourquoi avoir refusé son offre, tu aurais pu continuer à vivre.
- Oui mais je suis prête a tout pour toi.
- Je t'aime Arya mais j'ai le sentiment que ta place est à ses côtés et pas aux miens. Je suis sur que si tu lui avouais ton amour, il ne réagirai pas de la façon que tu penses.
- Que veux-tu dire ?
- Il est largement plus mature que tu le crois.
- Alors, d'après toi je devrai lui dire que je l'aime ?
- Roran avait raison la nuit où vous avez parlé.
- Tu l'as entendu ?
- Je veille sur toi en permanence...
Elle sourit :
- Je vais t'écouter et lui dire que je veux bien vivre mais je ne lui avourai pas tout de suite mes sentiments.
- En fait je sais pourquoi tu ne veux pas lui dire, tu as peur !
Elle baissa les yeux, honteuse. Elle souffla tout de même :
- Tu as raison mais même moi je ne connaît pas la raison de cette peur.
- Tu la découvrira. Dépêches toi de retrouver Eragon sinon il va partir sans toi.
- Je ne t'oublierai jamais Faolin...
- Moi non plus.
Elle poursuivit son ami et le retrouva aux côtés du premier dragonnier, de Brom et d'Oromis. Ils étaient en train de se dire Adieu.
- Eragon ! Appela-t-elle
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MessageSujet: Re: Le But Ultime   Dim 21 Mai à 22:04

Il se retourna et dit d'une voix glacial :
- Que se passe-t-il ?
- J'ai réfléchi et je veux bien revivre, enfin si tu es toujours d'accord.
Il garda le silence mais la dévisagea avec un regard qu'elle n'avait jamais vu. Elle y lisait une tristesse plus profonde qu'elle ne l'aurait cru mais aussi un sentiment inexpliquable, un mélange de haine, d'amitié et d'amour. Finalement il répondit toujours avec sa voix de glace :
- Je suis d'accord mais tu veux rester avec Faolin...
- Nous avons parler et nous sommes mis d'accord sur le fait que je serai plus utile vivante que morte.
- Ce n'est pas la seule raison de ton changement, je le sais.
- Oui. Tu m'as fait une promesse, jamais tu ne me laisserai derrière quand tu seras en danger.
- Je m'en souviens.
- Alors ressuscite moi.
- Très bien mais ça va épuiser ton énergie et la mienne en même temps.
- Ce n'est pas grave... Tu connais les mots en Ancien Langage ?
- Non car il n'y en a pas. C'est un effort de volonté qui permet de ressusciter les gens. Seulement ça ne marche qu'une fois, si j'essayais une deuxième fois, je mourrai.
- Alors dis moi ce que je dois faire.
- Concentre le maximum d'énergie que tu transferera en moi.
Elle fit tout ce que demandait son ami. Les heures passèrent et Arya sentit des picotements lui parcourir le corps. Son âme se solidifia rapidement pour reformer une femme d'os de chair et de sang. Elle sourit quand son coeur recommença à battre. Elle voulut remercier Eragon mais avant qu'elle n'ai pu pronnoncer un mot, il perdit connaissance. Quand il se réveilla, Arya était à côté de lui, elle lui carressait les cheveux ! Elle l'aperçut avec les yeux ouvert et elle se détourna en retirant vivement sa main.
- Est ce que ça va ? demanda-t-elle
- Oui ça va, et toi ?
- Moi aussi...Si tu t'en sent capable nous allons repartir.
- Je n'attend que ça. Combien de temps suis-je resté inconscient ?
- Une heure et demi à peu près.
- Il est temps de mettre un terme au règne de Galbatorix.
- Mon peuple et les Vardens se dirigent actuellement vers Urû'Baen. Une terrible battaille se prépare.
- Alors nous devons y participer !
- J'étais sure que tu dirais ça, fit-elle avec un grand sourire.
Il se leva et demanda :
- Tu sais où se trouve la sortie n'est-ce-pas ?
- Oui ne t'en fait pas.
Elle le conduisit pendant longtemps jusqu'a enfin arriver devant un immense mur. Eragon posa une main dessus et la paroi rocheuse s'écarta pour laisser passer les deux amis. Saphira ronronna de plaisir de voir Eragon et Arya.
" Tu es déjà de retour Petit homme ? Ca fait à peine trois jours que tu es entré dans ce rocher."
" Trois jours ? Mais mon entrainement a duré des mois !"
Quand il questionna l'elfe à ce sujet elle répondit :
- La notion du temps est différente entre les deux mondes.
- C'est très étrange... Allons chercher Hirador.
- Il arrive, je l'ai déjà appelé.
- Tu es rapide, approuva Eragon.
Deux minutes passèrent quand enfin, la silhouette verte d'Hirador apparut dans le ciel. Il se jeta sur Arya qui éclata de rire. Eragon les laissa faire en silence puis dit au dragon :
- Excuse moi de t'avoir laissé le soir où Arya s'est fait tuer.
" Tu es déjà pardonné, tu l'as réssuscité et je te suis reconnaissant."
- Nous devrions y aller. La bataille ne devrait pas avoir lieu sans nous. Les Vardens et les Elfes n'auraient aucune chance.
- Tu as raison, approuva Arya.
Ils montèrent sur les dragons et volèrent jusqu'au soir pour arriver à la plage de l'île. Eragon mangea mais Arya n'avait pas faim. Elle était assise près du feu, immobile. Elle n'avait pas pronnoncé un mot alors le garçon décida de faire le premier pas.
- Tout va bien ?
- Oui, je pensais juste à Faolin.
- Je comprend. Tu veux être seule ?
- Non ta compagnie me fait du bien mais je n'arrête pas de repenser aux derniers moments que j'ai passé avec lui.
- Si tu veux en parler, je suis prêt à t'écouter.
- C'est gentil cependant ce combat intérieur ne concerne que moi.
- Comme tu veux. Tu es sure de ne pas vouloir manger ?
- J'en suis certaine.
- Alors bonne nuit Arya.
- Bonne nuit.
Eragon alla se coucher contre Saphira qui la recouvrit de son aile protectrice. En pleine nuit il se réveilla et secoua sa dragonne pour qu'elle le laisse sortir. Elle leva son aile en grognant et le garçon vit Arya toujours immobile près du feu. Il l'appela et elle se retourna :
- Tu ne dors pas ? demanda le garçon.
- Non, je n'y arrive pas.
- Tu as toi aussi besoin de repos !
- J'en suis consciente mais..je ne sais pas comment te faire comprendre que je suis heureuse d'être en vie mais j'étais aussi très heureuse en compagnie de Faolin dans le royaume des morts...
- Tu le retrouvera mais pour l'instant l'Alagaësia a besoin de toi.
Elle acquiesça.
- Mais dans combien de temps ?
- Je ne sais pas.
Il alla s'assoir près d'elle. Pour la réconforter, il ouvrit sa peaume et, sans un mot une Belle-de-Jour apparut. Il la tendit à Arya :
- Tiens, ce n'est pas grand chose mais...
- Merci beaucoup, comment tu as fait ?
- Je l'ai transporté.
- J'espère que tu n'essayes pas encore de...
- Non c'est un cadeau de la part d'un ami rien de plus. Tu as l'air vraiment très triste alors j'ai pensé que ça te ferai plaisir.
- Tu as raison ça me fait plaisir...Mais elle ne va pas supporter le voyage bien longtemps donc ça serait mieux si tu renvoyais cette fleur d'où elle vient.
- Comme tu veux mais grâce à la magie tu peux aussi la garder en vie.
- Oui mais tu peux aussi la remettre là où tu l'a trouvé et quand Galbatorix sera mort, tu me la redonnera.
- Bien.
Elle lui rendit la Belle-de-Jour qu'il fit disparaître.
- Tu devrais essayer de dormir, tu n'en aura pas l'occasion dans les deux prochains jours.
- Je ne suis pas fatiguée.
- En tout cas moi j'y retourne.
Deux jours plus tard, Eragon et Arya arrivèrent enfin sur le continent. Hirador et Saphira n'arrêtaient pas de parler. Ils se couchèrent tôt pour être le plus en forme possible.
Le lendemain matin, alors que les deux amis prenaient leur petit-déjeuner, Arya dit :
- Comment comptes-tu battre Galbatorix ?
- Je ne sais pas mais j'improviserai comme toujours.
- J'espère juste que le premier Eragon t'as bien entrainé, la dernière fois que tu as affronté Galbatorix j'ai failli mourir.
- Je ne laisserai plus rien t'arriver, c'est déjà difficile de te soigner et puis si tu mourais je ne pourrai plus te ressusciter.
- Tu n'as pas le droit de me laisser derrière.
- Je n'ai jamais dis ça.
- Alors qu'as-tu dis ?
- Que tu ne courra plus aucun risque.
- Et comment comptes-tu t'y prendre.
- Ca non plus je ne sais pas. Quoi qu'il en soit je ferai de mon mieux.
Elle eut l'ombre d'un sourire.
- C'est gentil.
- Sais-tu dans combien de temps nous arriverons à Urû'Baen ?
- A dos de dragon, nous devrions mettre deux jours.
- Donc après demain l'Alagaësia aura besoin d'un nouveau roi.
- Non, il faut d'abord que l'on rejoigne les Vardens qui font actuellement route vers la capitale.
- Et tu sais où ils sont ?
- Tu es magicien non ? Tu peux retrouver leur énergie facilement toi aussi.
- Je n'y avais pas pensé.
- Bon on y va ? Nous pouvons rejoindre l'armée de Nasuada au crépuscule.
- Alors qu'est ce qu'on attends ?
- Toi ! Tu n'as même pas commencé à manger.
Une heure après, ils montèrent sur les dragons et repartirent. Ils aperçurent l'armée des Elfes et des Vardens de très loin. La nuit était en train de tomber quand les deux amis se posèrent. Orik, Islazandi et Nasuada vinrent les accueillir.
- Bonjour à vous deux. S'exclama le nain.
Islazandi fixa Hirador :
- Ma fille, tu es une dragonnière ?
- Oui, Hirador a éclo pour moi alors que nous sauvions Katrina des griffes des Lethrblakas.
Nasuada l'interrompit :
- Vous nous raconterez ça à l'intérieur de la tente.


FIN DU CHAPITRE 8
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MessageSujet: Re: Le But Ultime   Dim 21 Mai à 22:04

CHAPITRE 9
La Fin de la Tyrannie

Trois heures passèrent avant qu'Eragon n'est fini de raconter tout ce qui leur était arrivé. Nasuada prit alors la parole :
- Vous avez vécu une véritable épopée. Eragon tu m'as dit que Murtagh souhaitait mourir, est ce que c'était vrai ?
- Je sais que tu avais quelques sentiments pour Murtagh mais je te jure qu'il ne voulait plus vivre.
Islazandi intervint :
- De plus il a tué ma fille, c'est un acte impardonnable.
- Galbatorix le contrôlait !
- Stop ! cria Arya. Nous ne sommes pas là pour nous disputer. Certes Murtagh m'a tué mais je suis là avec vous. Toutes les deux vous avez raison cependant nous avons des problèmes plus urgent.
- Arya a raison. Aprouva Eragon
Orik dit :
- Nous devons nous préparer à la bataille. Dans environ deux jours nous arriverons à Urû'Baen.
- C'est vrai mais maintenant que deux dragonniers sont à nos côtés les chances de succès ont augmenté. déclara Nasuada
- Galbatorix est puissant même si il est en infériorité numérique. Reprit Orik.
Eragon réfléchi quelques secondes puis dit :
- J'irai dans le château pendant que vous vous battrez.
- Et moi ? demanda Arya.
- Tu restera à l'extérieur de la ville et tu aidera les Vardens et les Elfes.
- Il faut que je te parle en privé.
Ils sortirent tous les deux de la tente.
- Tu m'as promis...
- Je n'ai pas oublié, tu sera exposée au danger pendant la bataille même si tu ne te bats pas contre Galbatorix.
- Je veux l'abattre de mes mains !
- Il te mettra en pièces ! Je comprend ta frustration mais je t'en supplie accepte ce plan.
- Très bien mais si tu survies je te promet que tu me le paiera.
Il sourit :
- Pourquoi, tu es inquiète pour moi ?
- Je...non mais nous sommes amis et je ne veux pas qu'il t'arrive malheur.
- Si tu le dis.
- Qu'est ce que tu insinues ?
- Rien du tout ! Je crois que nous sommes attendu.
Il tourna les talons et voulu rentrer dans la tente. Arya lui barra le chemin et dit :
- Qu'est ce que tu voulais dire ?
- Rien !
- Ecoute moi une bonne fois pour toute Eragon, rien n'existera jamais entre nous à part de l'amitié !
- Je sais...
- Alors arrête de te bercer d'illusions !
- Je ne me fais aucune illusion. Maintenant si tu pouvais me laisser entrer, je dois parler à ma suzeraine.
- Dans ce cas qu'est ce que tu voulais dire ?
- Rien du tout ! Laisse tomber !
- Non, tu ne passera pas tant que tu ne m'aura pas donné le sens de tes paroles.
- Tu as bien un secret que tu veux garder non ? J'ai aussi le droit d'en avoir un. Tu ne peux pas m'obliger à te le révéler.
Elle se décala et laissa Eragon entrer. Elle resta un moment plongée dans ses pensées jusqu'à ce que la voix de Nasuada l'appelle. Arya entra mais ne regarda pas Eragon une seule fois. Soudain une voix se fit entendre derrière elle :
- Vous vous faite encore la tête ?
Eragon répondit :
- Bonjour Roran.
Islazandi déclara alors :
- Je dois aller voir les Elfes.
Orik quitta aussi la tente peu de temps après. Quand Arya déclara qu'elle partait se coucher, Eragon la suivit et la rattrappa au milieu du camp.
- Attends Arya Svit-Kona !
- Qu'est ce que tu veux ?
- Te parler évidement.
- Et de quoi veux-tu me parler ?
- Du sens de mes paroles. J'ai réfléchi à notre petite dispute et je me suis dit que tu avais le droit de savoir.
- Je t'écoute.
- Eh bien, je disais juste que quelques fois je doute un peu de ton amitié envers moi, parfois j'ai l'impression que tu restes avec moi juste parce que je t'ai sauvé à Gil'ead.
- Tu ne dois pas douter de cette façon, si je reste avec toi c'est parce je suis heureuse en ta compagnie. C'est vrai que je te suis très reconnaissante de ce que tu as fait pour moi à Gil'ead mais ce n'est en aucun cas la raison de mon amitié.
- Je suis soulagé.
Elle sourit :
- Tu as encore des choses à me dire ? Je suis fatiguée.
- Non j'attendrai demain, vas te reposer, tu as une tête affreuse !
- Une tête affreuse ? Merci ça fait plaisir.
- Non je ne voulais pas dire ça mais tu as l'air épuisée.
- J'avais compris ce que tu voulais dire, et je te taquinais.
- Dors bien Arya Svit-Kona.
- Toi aussi Eragon-Elda.
Elle partit en direction de la tente de sa mère. Le lendemain matin, Saphira réveilla son dragonnier en disant :
" Une princesse t'attend."
" Une princesse ? "
" Arya espèce d'idiot ! "
" Mais qu'est ce qu'elle veut ? "
" Tu n'as qu'a lui demander. "
Il se leva et sortit de la tente qu'il partageait avec Roran.
- Arya ? Qu'est ce qui se passe ?
- Rien, je voulais juste être avec toi.
- Avec moi ? Mais tu viens juste de retrouver ta mère !
- Oh oublies un peu ma mère ! Je veux être avec toi pas avec elle !
Elle se rapprocha et posa un baiser sur les lèvres du garçon. Quand elle s'écarta, Eragon était toujours immobile.
- Tu...viens de...m'embrasser ?
- Oui.
- Mais je croyais que...
Elle posa un doigt sur les lèvres du jeune dragonnier pour le faire taire.
- Je sais, je t'ai dit que je n'avais que de l'amitié mais je te cachais mes véritables sentiments.
- Alors Oromis avait raison... Mais pourquoi me le dire maintenant ?
- Parce que le combat contre Galbatorix sera dur et je ne veux pas que tu meurs sans connaître mon amour.
Eragon entendit le rire de Saphira.
- Alors comme ça toi aussi tu étais au courant ?
" Oui mais je ne voulais pas te le dire. "
- Et combien d'autres personnes le savent ?
Arya dit :
- Roran et Nasuada.
- Mais, je croyais que tu aimais Faolin.
- Certes mais il est mort et je suis vivante. Nous en avons discuté et il m'a conseillé de ne pas rester en deuil.
Une voix intervint alors derrière les deux jeunes gens :
- Tu lui a enfin avoué ?
- Oui. Nous devrions aller voir ta suzeraine et ma mère.
Pour toute réponse, Eragon enlaça Arya et l'embrassa avec passion. Elle dut se défaire de son étreinte au bout de quelques secondes.
- Nous devons y aller.
Il acquiesça à contre-coeur. Ils se rendirent donc à la tente de commandement. Quand Nasuada les aperçut, un immense sourire éclaira son visage.
- Bonjour à vous trois !
- Bonjour, répondirent-ils en coeur.
A ce moment là, Islazandi arriva. Ils parlèrent quelques minutes de la meilleure façon de battre les forces de Galbatorix puis se remirent en route. Eragon et Arya montèrent sur Saphira et Hirador sous le regard émerveillé des soldats Elfes et Vardens. Une fois dans les airs, Eragon demanda :
- Penses-tu que je vais mourir contre Galbatorix ?
- Tout est possible mais ça serait triste que tu ne survive pas.
- Tu tiens vraiment à m'accompagné dans le château n'est-ce-pas ?
Elle ne répondit rien donc il continua :
- Tu sais aussi bien que moi que maintenant que je connais tes véritables sentiments, je ferai tout ce qui est possible pour que tu courres le moins de risque possible.
- J'en suis consciente mais je veux venir avec toi.
- Pourquoi ? Si tu me donne une bonne raison tu viens.
- Ca serait trop long à t'expliquer.
- Bon, Tu peux venir à une condition.
- Laquelle ?
- Je veux que tu me promette que tu ne prendra aucun risque inutile pour me sauver si jamais je suis en mauvaise posture.
- Qu'est ce que tu appelle un risque inutile ?
- Par exemple te mettre entre la lame et moi c'est complètement idiot et irréfléchi.
- Je te le jure.
Il éclata de rire.
- Je ne suis même pas un soldat et tout le monde m'obéit comme si j'étais général.
- Parce que tu es dragonnier.
- Mais toi aussi !
- Tu as largement plus d'expérience que moi. Rend toi à l'évidence tu es un demi-dieu pour les Vardens.
- Mais je veux juste être un dragonnier, pas un demi-dieu ! En plus tu as plus de sagesse que moi, tu as cent ans !
- Peut-être mais tu as un esprit stratège que je n'ai pas.
Il ne répondit rien. Quand le soir tomba enfin, Eragon s'isola dans un coin sombre du camp parce qu'il en avait assez des guerres éclatant autour de lui et des ces conseils de guerre à répétition. De plus il était troublé par la soudaine déclaration d'amour d'Arya. C'était si inattendu mais quelque part au fond de lui il s'en doutait. Tous ces indices et pourtant il n'y avait vu que du feu. Il était très heureux que ses sentiments soit partagés mais triste car elle aimait encore Faolin. Un main se posa sur son épaule et il sursauta.
- Je t'ai apporté un peu à manger, déclara Islazandi.
- Merci beaucoup Majesté mais je n'ai pas faim.
- Je sais ce qui te troubles mais ne t'inquiète pas, si ma fille te dit qu'elle t'aime, elle est sincère. Elle n'a pas oubliée Faolin, elle essaye juste de tourner la page.
- Mais pourquoi me l'avoir caché tout ce temps ?
- Parce qu'elle a peur que l'un d'entre vous ne meurt, comment as-tu réagi quand Murtagh l'a tuée, en sachant que vous n'étiez qu'amis ?
- J'ai été très triste mais en colère.
- Maintenant imagine si tu connaissais la profondeur de ses sentiments comment te serais-tu senti ?
- Je ne sais pas mais ça aurait été pire.
- Si elle s'est retenue de tout t'avouer c'était pour ton bien et pour le sien.
- J'ai toujours du mal à comprendre.
- Dans ce cas tu devras lui demander des explications, moi je t'ai dit tout ce que je savais. Tu devrais quand même manger un peu, le conseil de guerre se fera sans toi, ma fille nous a dit que ça t'ennuyais.
Il acquiesça.
- Savez-vous où je peux la trouver ?
- Elle est avec Nasuada et Orik pour le moment. Il y a aussi Fredric qui te cherche.
- Je vais voir Fredric et ensuite j'irai parler avec Arya.
Il se leva et partit à la recherche du maître d'armes. Il vogua entre les tentes et tous sur son chemin s'inclinaient. Quand il retrouva enfin Fredric, celui-ci se tordait la barbe nerveusement.
- Ah ! Enfin te voilà Argetlam !
- On m'a dit que tu me cherchais...
- Oui, j'ai besoin de ton aide, un groupe de Vardens est sur le point de se battre avec un groupe de nains. Personne n'arrive à les calmer mais j'ai pensé que toi tu trouverai une solution.
- Pourquoi moi ?
- Parce qu'ils se disputent à ton sujet, les nains croient que tu leur appartient et les humains pensent que tu es avec eux.
Il marmonna :
- Ajihad m'avait prévenu...
- Alors tu vas faire quelque chose ?
- Oui, emmène moi à eux.
Fredric conduisit alors le dragonnier à travers le camp sans cesser de vérifier que ses armes étaient bien à leurs place. Quand il arriva, il resta un moment bouche bée devant tous les hommes et tous les nains en train de se tenir tête. Il appela Saphira :
" Saphira, je vais avoir besoin de toi pour calmer les soldats."
" J'arrive Petit homme, où es-tu ?"
Il envoya une image mentale de ce qui l'entourait et aussitôt la dragonne s'envola. Pendant ce temps dans la tente de commandement, Arya, Nasuada et Orik discutaient encore de la meilleure stratégie pour battre Galbatorix une bonne fois pour toutes. L'attaque étant prévue pour le surlendemain, c'était plutôt les derniers préparatifs. Tous étaient d'accord sur le fait que Galbatorix serait un adversaire redoutable même pour les deux dragonniers. Ils décidèrent donc d'obliger le roi à faire une erreur pour leur permettre de le tuer. Un garde arriva alors en trombe dans la tente :
- Une bagarre éclate entre des humains et des nains ! Argetlam s'en occupe mais je crains que ce ne soit pas suffisant.
- Allons-y décida la chef des Vardens.
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Vannir

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MessageSujet: Re: Le But Ultime   Dim 21 Mai à 22:05

Ils suivirent donc le garde pour arriver devant un spectacle terrifiant. Eragon était sur le dos de Saphira mais dès qu'ils s'approchaient pour faire cesser les combats, une volée de flèches l'en empêchait.
- Ils sont devenus fou, murmura Arya.
- Qu'est ce que tu veux dire ?
- La magie est à l'oeuvre, Galbatorix contrôle ces humains. Vous ne le voyez pas cependant Eragon lance tous les contre-sorts qu'il connait pour les délivrer mais je crains que Saphira ne doive les tuer s'il ne parvient pas à les arrêter.
- Même quand il ne nous envoie pas de troupes, il trouve le moyen de nous empoisonner la vie, déclara Orik.
Le jeune dragonnier réessaya de s'approcher mais une flèche se planta dans son bras. Saphira reprit de l'altitude. Il retira ce trait et soigna sa blessure. La dragonne avait les ailes percées par quelques flèches et elle commençait à s'impatienter. Les humains dégainèrent leurs épées, ce qui était très mauvais signe. Quand les premiers combats armés s'engagèrent, Arya s'élança aider les nains. Hirador arriva en rugissant et la dragonnière monta dessus. Ils s'élevèrent pour arriver aux côtés d'Eragon.
- Qu'est ce qu'on fait ? demanda-t-elle.
- Malheureusement je n'en sais rien, j'ai essayé tout les mots susceptibles de nous aider que je connaissait et aucun n'a fonctionné.
- Tu penses que nous devons tuer tous ces humains ?
- Les nains ne tiendront pas longtemps mais nous avons besoin de toutes les forces disponibles.
- Souviens-toi à Ellesméra, quand Galbatorix est partit, tous les soldats l'ont suivi.
- Alors tu crois que Galbatorix n'est pas loin... Tu es géniale ! Maintenant il faut le retrouver.
- Je me charge de le retrouver, toi va aider les nains.
- N'oublie pas de me prévenir quand tu aura retrouvé sa trace.
Elle sourit et ferma les yeux. Eragon, lui, retourna dans le bataille se déroulant plus bas. Le bruit des épées s'entrechoquant attira l'attention de plusieurs autres soldats. Cinq minutes passèrent avant qu'Arya ne le contacte :
" Ca y est je l'ai trouvé, bizarrement je n'ai pas repéré Shruikan. Peut être qu'il ne l'a pas accompagné. "
" J'arrive. "
Saphira remonta dans les airs et vint se placer près d'Hirador.
- Où est-il ?
- Un peu plus à l'Est.
- J'y vais, toi va aider les nains.
- Mais...
- S'il te plaît écoute moi.
- C'est à cause de mes sentiments ?
- Il y a un peu de ça mais j'ai mes raisons qui sont encore plus importante.
- Laisse moi t'accompagner.
- Ils ont besoin de toi ici. Je me débrouillerai seul.
- Dis moi en quoi je leur serait utile ?
Il ne répondit rien.
- C'est toi qui risque d'avoir besoin d'aide.
- D'accord, on y va, même si je ne veux pas que tu vienne, je ne peux pas t'en empêcher...
- He ! Je sais me défendre !
- Pas contre Galbatorix, tu t'es battue deux fois contre lui et deux fois tu as frolé la mort.
- Je n'étais pas dragonnière.
- La deuxième fois si.
- Allons-y ! Pendant que nous parlons, ils sont en train de s'entre-tuer.
Hirador vola vers l'Est pendant environ deux minutes quand un éclair de magie fonça sur lui. Il l'évita de justesse et se posa un peu plus loin. Saphira le suivit de peu. Eragon murmura :
- Reste derrière moi...
elle ne l'écouta pas et se plaça juste à côté de lui.
- Je suis capable de me défendre.
- Tu n'as rien à prouver, je sais que tu peux te défendre.
- Tu en doute...
Galbatorix apparut alors avec un sourire de dément sur le visage.
- Tiens deux dragonniers... Tu me déçoit Eragon, après avoir blessé deux fois ta copine je pensais que tu lui demanderai de rester à l'écart...
- Tu ne fera plus de mal à personne !
Avant qu'il ai pu dire quoi que ce soit d'autre, Arya s'élança, son épée à la main. Le sourire de galbatorix s'élargit et il dégaina son épée. Quand les lames s'entrechoquèrent, il y eu une pluie d'étincelles. Arya frappait férocement mais chaque fois Galbatorix la bloquait. Il éclata de rire ce qui eut pour effet de faire monter la colère de l'elfe d'un cran. Le roi repéra alors l'ouverture qu'elle laissait sur son côté droit à chaque attaque. Il en profita et la blessa au niveau des côtes. Elle ne sembla pas s'en apercevoir. Elle enchaînait les feintes et les bottes et, peu à peu le sourire qu'affichait Galbatorix s'évanouit, il commençait à se fatiguer. Il baissa sa garde pendant quelques secondes ce qui permit à la jeune femme de lui entailler le ventre. Il grimaça et voulu s'enfuir. Arya murmura :
"aëdri kolona Galbatorix"
Ca le ralentit quelque secondes mais il se débarrassa du sort et disparu dans la pénombre qu'occasionait le crépuscule. Pendant qu'elle se soignait, Eragon couru vers elle et hurla :
- Mais tu es folle ! Il aurait pu te tuer et...
Elle posa un index sur les lèvres du garçon :
- Tu n'es pas obligé de crier.
Cet réflexion eut l'effet d'une douche froide pour le dragonnier. Il bégaya :
- Je..je...suis heureux...que tu sois en vie.
- Tu vois que je sais me défendre seule.
- N'empêche qu'il aurait pu te tuer et nous n'aurions pas été avancer de plus, tu m'as promit que tu ne ferai rien de stupide mais tu n'as pas respecté cette promesse.
Elle se mordit la lèvre inférieure et baissa la tête, honteuse :
- Pardonne moi mais tu ne voulais pas me croire quand je disais que je savais me battre alors...
Il lui fit un long baiser. Quand ils se séparèrent, Eragon dit :
- C'est à moi de m'excuser, je n'aurai jamais dut douter de toi.
Elle lui rendit son baiser puis déclara :
- Tu es déjà entièrement pardonné dragonnier de malheur.
- Dragonnier de malheur ?
- Oh que oui tu es un dragonnier de malheur ! Retournons au camp pour voir l'étendue des dégâts.
Il acquiesça en montant sur Saphira, il discuta avec elle de différentes choses. Quand ils arrivèrent sur le champs de bataille, une trentaine de nains et une dizaine d'humains étaient morts. Des blessés jonchaient le sol mais les Elfes s'occupaient de leurs blessures. Eragon leur prêta mains forte jusqu'au moment où Nasuada l'invita dans sa tente pour qu'il lui raconte ce qui s'était passé.
- Alors Argetlam, comment as-tu battu Galbatorix ?
- Ce n'est pas moi mais Arya qui l'a vaincu.
- Arya ?
- Oui c'est elle qui s'est battue.
- Mais je croyais que...
- Vous devriez lui demander à elle et pas à moi, je dois retourner soigner les blessés. Si vous voulez je peux lui dire que vous la cherchez.
- Oui.
Il sortit de la tente et retourna aux soins. Quand il arriva, Arya tenait la main d'un homme qui ne pouvait plus être soigné. Etant voué à une mort certaine, il avait voulu que l'Elfe reste à ses côtés.
- Nasuada veut te voir...
- Pour l'instant je reste avec ce soldat, j'irai plus tard.
- On ne peut plus rien pour lui ?
- J'ai essayé avec tout le pouvoir qui me restait mais la plaie refuse de se fermer. Je n'y comprend rien.
- Je vais soulager sa douleur pour qu'il ne souffre pas trop...
Eragon ferma les yeux et dirigea son pouvoir vers le corp du blessé. Son visage se détendit aussitôt et il se raidit. Cet homme mouru sans aucune souffrance. Arya murmura une prière en Ancien Langage. Elle se releva et partit en direction de la tente de commandement. Saphira joignit ses forces à celle de son dragonnier et ensemble ils soignèrent bon nombre de soldats. Cet opération dura jusqu'au milieu de la nuit. Au moment où il allait se coucher, il entendit des sanglots étouffés dans un coin reculé du camp. Quand il arriva, Arya était assise et c'est elle qui sanglotait.
- Qu'est ce qui se passe Arya ?
Elle ne répondit rien donc Eragon s'assit à côtés d'elle et entoura ses épaules de ses bras.
- L'homme qui est mort tout à l'heure, hier il m'a dit que c'était un honneur de combattre à mes côtés parce que je suis la princesse des Elfes mais aussi une dragonnière, déclara-t-elle faiblement. Aujourd'hui, juste avant que tu arrives, il s'est excusé d'avoir été contrôlé par ce monstre. Il s'en voulait et je n'ai rien pu faire. A quoi ça sert d'avoir des pouvoirs si on ne peut pas sauver tout le monde ?
- Je n'ai pas la réponse à ta question, je pense qu'il est heureux là où il est.
- Je l'espère...
- Sèches tes larmes Arya, il n'aurait pas voulu que tu pleures ainsi et en plus ce n'est pas l'attitude d'une princesse.
Elle acquiesça et sourit :
- Merci. Allons nous coucher, la dernière bataille aura lieue demain.
Il lui posa un baiser sur les lèvres et partit vers sa tente. Le lendemain, en début de matiné, Orik vint voir Eragon et dit :
- Tu es prêt à tuer une bonne fois pour toute Galbatorix ?
- Oui, je pense pouvoir y arriver.
- Je voudrai t'accompagner moi aussi dans le château. Ce n'est pas juste qu'il n'y ait qu'Arya et toi qui aient le droit de s'amuser !
Le dragonnier éclata de rire :
- Je ne sais pas si ça sera une partie de plaisir.
- Moi j'en suis sur, au fait merci d'avoir vengé Hrothgar.
Le visage du jeune garçon s'assombrit subitement.
- J'ai dû tuer mon frère. Tu ne le portais peut-être pas dans ton coeur mais il était quelqun de bien malgré ce que tu peux penser.
- Excuse moi Eragon, je ne savais pas....
- Maintenant tu le sais.
Il tourna les talons et se dirigea vers Saphira.
" Tout va bien Petit homme ?"
" Oui, j'ai juste un peu d'appréhension à affronter Galbatorix"
" Je serai à tes côtés. De plus Arya et Hirador t'assisteront eux aussi."
" Malheureusement je ne sais pas si cela sera suffisant..."
" Tu t'inquiète vraiment pour rien ! Ta bien aimée à bien réussi à le vaincre hier non ? Je suis sûre que tu en es toi aussi capable"
" Arya n'est pas ma bien-aimée !"
La dragonne s'exclafa se qui fit rougir le garçon
" Tout le monde est au courant"
- Saphira a parfaitement raison, dit la voix cristalline de l'elfe dans le dos d'Eragon.
Il se retourna vivement.
- Pardon ?
- Tout le monde est au courant des...hum... baisers que tu me donnes. Même si nous le faisons le plus discrètement possible, les autres elfes ont des sens très aiguisés. Ils ne savent pas tous garder leurs langues donc les informations se propagent à la vitesse d'une épidémie.
Il monta sur Saphira qui décolla aussitôt sous les regards émerveillés des soldats. Hirador la suivit dans les airs peu de temps après. Les Elfes, les Vardens et les Nains se divisèrent en trois compagnie distincte, chacune chantant ses chants de guerre. La marche forcée les épuisaient mais ils tinrent bon. Les arrêts étant peu fréquents, ils mangeaient en marchant et se transmettaient les outres contenant de l'eau ou du vin. L'humeur était morose à l'approche de la bataille la plus sanglante de l'hitoire de l'Alagaësia. La tyrannie allait enfin être renversée mais un problème encore plus grand planait dans l'esprit de Nasuada. Qui prendrai le pouvoir une fois que Galbatorix ne serait plus de ce monde ? Une voix mélodieuse s'éleva alors des rangs Elfes. Une chanson en Ancien Langage dont Eragon ne comprit presque aucune paroles. Elle retraçait la grande bataille dans laquelle le père d'Arya avait perdu la vie. Les dragons rugirent et la dragonnière fredonna cet aire en rythme avec les soldats de sa race. Plus le temps passait et plus ils chantèrent fort. Le jeune garçon sentit une force naître dans son coeur. Une détermination nouvelle s'empara de lui au fur et à mesure que les contours de la capitale se dessinaient. Saphira lança une langue de flamme vers le ciel en ressentant les émotions de son dragonnier. Les trompettes Vardens sonnèrent et la troupe s'arrêta. Le signal d'alarme fut donné à l'intérieur de la ville et les portes s'ouvrirent pour laisser passer une marée humaine. Sans attendre d'ordre, les dragons s'élançèrent vers l'armée ennemie. Les Vardens poussèrent des cris de joie en même temps que le rugissement des bêtes féroces. Saphira n'était jamais allée aussi vite. Elle prit de l'altitude en redescendit en piqué, ses ailes repliées pour que les flèches ne l'atteignent pas. Elle lacha une fois de plus son feu dévastateur qui fit griller une dizaine de soldats avant qu'ils n'aient pu réagir. Hirador imita son amie. Les armées Elfes coururent de leur rapide foulée en tirant des flèches sur les ennemis en train de charger. Les nains tirèrent leurs haches de leurs ceintures et, sur l'ordre d'Orik se ruèrent sur la ville. Nasuada emmena ses troupes sur le flanc droit de la bataille pour les prendre à revers. Arya sortit son arc et vida son carcois. Eragon fit de même pour garder ses forces. Il dégaina son épée couleur de l'ivoire. Malgré la supériorité numérique, les soldats du roi ne prirent pas l'avantage. Le dragonnier contacta Saphira puis Arya par la pensée :
" Nous devons aller tuer Galbatorix, abattons les catapultes et les archers puis dirigeons-nous vers le palais."
La dragonne se fondit sur les machines de guerre et les détruit rapidement. Hirador s'occupa des archers qu'il tua avec ses flammes. Des rayons d'énergies partirent d'un des remparts. Ils se dirigeaient vers Eragon qui ne les avait pas vu. Arya le prévint mais il n'avait plus le temps d'ériger un bouclier pour se protéger. Au moment où ces projectiles magique allait l'atteindre, une barrière de couleur verte stoppa net les rayons. Le dragonnier se tourna vers l'Elfe et la remercia. En guise de réponse, elle lui fit un petit sourire et lança à son tour sa magie sur les magiciens du roi. Ils moururent tous en même temps. Il la regarda, bouche bée.
- Tu n'es pas le seul à savoir utiliser la magie, se défendit-elle.
- Je ne t'avais jamais vu faire ça..., rétorqua Eragon, sidéré par la puissance de son amie.
- Nous avons une bataille à gagner je te rappelle. Ce n'est pas le moment pour t'extasier sur ma magie...
- Tu as raison.
D'autres soldats ennemis affluaient sans cesse, quand un mourrait, dix prenaient sa place. Les humains commençaient à se fatiguer tandis que les nains et les elfes abattaient sans cesse les soldats se trouvant sur leur route. Eragon remarqua quelque chose d'inquiétant, les soldats ennemis ne semblaient pas faire attention à leurs morts. Il eut un petit cri d'effroi quand il aperçut une dizaine d'Ombres se diriger vers les Vardens. Arya suivit son regard et dit :
- Nos amis vont avoir de gros problèmes...
- Nous devons les prévenir !
- Nous n'avons pas de temps à perdre, cette bataille sera sanglante et certains de nos amis devrons mourir pour en sauver d'autres. Nous avons nous aussi une mission.
- Contacte au moins ta mère pour la prévenir.
Elle ferma les yeux et ouvrit son esprit mais avant qu'elle n'ai repéré Islazandi, un autre esprit s'insinua dans celui de la jeune femme. Elle hurla de douleur et tomba d'Hirador, inconsciente. Le dragon plongea et rattrappa sa dragonnière. Il la ramena à la hauteur d'Eragon qui essaya lui aussi de pénétrer l'esprit de l'elfe. Il n'y parvint pas.
" Galbatorix torture l'esprit d'Arya !" dit Eragon paniqué.
" Tu n'arrive pas à la contacter ?" Demanda Saphira
" Elle m'a bloqué l'accès à ses pensées !"
" Peut-être qu'elle ne veut pas que tu souffres..." avança la dragonne.
" C'est complètement idiot, je pourrai l'aider !"
Elle remua sur sa selle et gémit de douleur.
" Il faut que je trouve un moyen de l'aider ! C'est de ma faute si elle est dans cet état."
" Qu'est ce que tu veux dire ?"
" Je suis sur que Galbatorix est rentré dans son esprit quand elle a voulu avertir la reine Islazandi de la présence des Ombres et c'est moi qui lui ai conseillé de le faire. Et si je détruis ses défenses pour passer, ça risque de la tuer."
" Il te faut la persuader de te laisser l'aider."
" Mais comment ?"
" Toi seul peut trouver le moyen"
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MessageSujet: Re: Le But Ultime   Dim 21 Mai à 22:05

Il recommença à vouloir rentrer l'esprit de l'elfe et il découvrit que toutes ses défenses avaient été détruitent par le roi. La pauvre était très mal en point, Galbatorix avait broyé son esprit sans pitié à la recherche d'inforations. A en juger par l'étendue des dégâts que le garçon pu constater, Arya avait résisté de son mieux. La conscience du roi s'était déjà retiré de la tête de l'elfe. Il fit de son mieux pour soigner les blessures mentale qu'elle avait subie. Quand il réintegra son corps, Arya se réveilla.
- Est ce que ça va ?
- Il...il a trouvé toutes les informations sur nos plans et sur les Vardens.
- Ne t'inquiète pas, le plus important c'est que tu sois en vie.
- Tu ne comprends pas que maintenant...
Il l'interrompit et lui murmura :
- Galbatorix ne fera plus de mal à personne. tu te sens capable de continuer avec moi ?
Elle se releva et chancela un peu.
- Je pense que ça va aller.
- Alors on y va.
Alors qu'ils approchaient du château, Shruikan s'éleva dans les airs. Galbatorix fixa le jeune garçon et eut un rictus de mépris lorsqu'il vit Arya arriver.
- Tu es toujours obligé de la garder près de toi ? Demanda-t-il à Eragon
- Pourquoi, tu en as peur ? Sourit le dragonnier
Le roi éclata de rire et son dragon s'élança.
- Je n'ai peur de rien !
- Alors pourquoi est ce que tu fuis sans arrêt ?
Cette fois ci Galbatorix ne trouva rien à répondre donc Eragon poursuivit :
- Ton armée va être détruite et tu sera détroné !
- Tiens en parlant de trône, les Elfes vont avoir besoin d'un nouveau souverain, l'ancienne viens de rendre l'âme...
Arya dit :
- C'est faux, ma mère n'est pas morte !
- Tu n'as qu'a sonder le champ de bataille, tu as ma parole que je ne te tuerai pas pendant que tu vérifira mes dits.
- Tu n'as aucune parole ni aucun honneur ! rugit l'Elfe.
- La parole d'un dragonnier ne te suffit pas ?
- Tu ne mérite même pas le titre de dragonnier !
Elle ferma néanmoins les yeux et chercha l'esprit de sa mère. Il n'y avait aucune trace d'elle. Arya réintégra son corps et murmura :
- C'est impossible...
Elle hurla et Hirador fonça sur Galbatorix. Il sourit comme avant chaque combat et eut un rire sadique. Cette fois c'est le roi qui avait l'avantage, Arya n'ayant jamais combattu dans les airs, elle épprouva au bout de quelques minutes des difficultés. Eragon vint la soutenir et ensemble ils prirent l'avantage sur le roi. Ils blessèrent Shruikan à la patte et à l'aile. Il perdit de l'altitude mais se reprit. Il fila vers l'ouest à une vitesse que même Saphira ne pouvait égaler. Arya voulut le suivre mais Eragon la retint par le bras :
- Ne refais pas la même erreur qu'à Ellesméra. Nous avons des Ombres à tuer et une bataille à gagner.
- Mais...
- Nous devons aussi retrouver Islazandi !
Cet argument finit de convaincre Arya. Ils repartirent en direction en direction du champ de bataille et achevèrent les ennemis. La jeune femme se mit aussitôt à la recherche de sa mère. Eragon la suivit en silence jusqu'à ce qu'ils arrivent devant un énorme regroupement d'elfes. Dès qu'ils l'aperçurent, tous mirent un genoux un terre et baissèrent les yeux devant Arya. Elle se fraya un chemin dans cette marée et vit enfin le corps de sa mère, paisible. Arya s'agenouilla et une larme, unique, roula sur sa joue. Elle posa la main sur le front de sa mère. Sa peau était froide. La mort l'avait emportée. Arya se releva lentement et demanda :
- Comment est-elle morte ?
Personne ne répondit.
- Comment est-elle morte ? Hurla-t-elle.
Un jeune elfe se leva et dit :
- Pardonnez moi Votre Altesse, votre mère s'est effondrée d'un coup. Nos magiciens n'ont pas eu le temps de réagir...
- Votre Altesse ?
Eragon se fraya lui aussi un chemin à travers cette foule et serra Arya contre lui. Beaucoup d'elfes s'agitèrent à cause de ce manque de respect envers la nouvelle reine. Un guerrier, plus courageux que les autres hurla :
- C'est un affront aux elfes ! Comment oses-tu serrer la reine dans tes bras avec autant de familiarité ?
Avant qu'il ne puisse répliquer, Arya dit :
- Je ne suis pas votre reine.
- Mais Islazandi aurait voulu que...
- Ma mère ne voulait pas que je devienne l'ambassadrice, n'essayez pas de me faire culpabiliser ! Je ne serai pas votre...
Saphira intervint alors :
" Accepte ce titre de reine, les elfes ont besoin d'un chef qui saura les guider."
" Et pour Galbatorix ?"
" Eragon et moi allons le poursuivre..."
" Il a tué mon père, il a tué les deux enfants d'Ellesméra et, bien que ma mère n'ai pas été très présente dans mon coeur, je l'aimais. Je suis orpheline à cause de lui. Je veux les venger !"
" Ta colère obscurcit ton jugement" déclara le jeune dragonnier.
" Tu n'as pas à me juger !"
Surpris qu'elle s'en prenne à lui, Eragon ne répliqua pas et s'éloigna rapidement. Comprenant son erreur, elle voulut le suivre mais la foule d'elfe l'en empêcha. Les heures passèrent et Eragon prépara ses affaires pour partir à la recherche du roi détrôné. Il était très tard lorsqu'Arya retrouva enfin son ami. Elle porta deux doigts à ses lèvres. En guise de réponse, il lui tourna le dos et demanda :
- Qu'est ce que tu veux ?
- M'excuser.
- Pourquoi ?
- Je me suis énervée contre toi alors que tu me conseillais. Je le regrette.
- Je pars à la recherche de Galbatorix. Peux-tu transmettre mes salutations à Nasuada ?
- Non car je t'accompagne. Inutile d'essayer de me faire changer d'avis.
- Mais en tant que reine tu dois...
- Eh bien si tu ne me laisse pas venir de ton plein gré, je vais tout de suite utiliser mon influence pour te contraindre de me laisser t'accompagner.
- C'est déloyal !
- Certes mais si c'est le seul moyen, je n'hésiterai pas.
Il sourit :
- Dans ce cas, je vais dire a dieu à mon village et aux Vardens.
- Adieu ? Tu ne compte pas revenir ?
- La prédiction d'Angela disait que je quitterai l'Alagaësia pour ne plus y revenir. Si c'est le moment pour moi de rejoindre des terres lointaines, je veux d'abord dire au revoir à tous mes amis.
- Et tu comptais me laisser ici pour ne plus me revenir ?
Cette fois, le jeune garçon hésita :
- Les elfes ont besoin de toi et si tu ne reviens pas, je ne sais pas ce qu'il adviendra d'eux.
- Et tu ne te demande pas ce qu'il adviendrai de moi si tu étais parti sans même un regard en arrière ?
Il fut incapable de répondre.
- D'abord je perd mon père, ensuite Fäolin puis ma mère et tu voulais me laisser ? Je pense que tu aurais fait une énorme erreur.
- Alors va dire au revoir à tous ton peuple et prépare tes affaires. Nous partons demain à l'aube.
Elle acquiesça mais demanda :
- Et pour les funérailles de ma mère ?
- Désolé mais je pars demain, si tu assistes aux funérailles, tu ne pourra pas m'accompagner.
Il tourna les talons et se dirigea vers un petit regroupement de tente. Tous les villageois sortirent en même temps et Roran s'approcha avec, à ses côtés, Katrina.
- Bonsoir Eragon.
- Bonsoir à tous. Je viens vous dire adieu.
- Adieu ? Mais où tu vas ?
- Je pars à la recherche de Galbatorix. Il ne doit pas survivre.
- Mais tu reviendra n'est-ce-pas ?
- Peut-être ou peut-être pas.
Il raconta la prédiction d'Angela à tous les villageois. Quand il eut terminé, beaucoup avaient les larmes aux yeux. Roran serra son frère adoptif dans ses bras et lui murmura :
- J'espère que tu reviendra.
- Moi aussi je l'espère...
Puis, il se défit de l'étreinte et déclara d'une voix forte :
- Soyez tous très prudent. A bientôt je l'espère.
Il repartit mais en direction de la grande tente couleur cramoisi de Nasuada.
- Votre Altesse.
- Eragon ?
- Je viens vous dire que je pars achever Galbatorix mais qu'il y a des risques pour que je ne revienne jamais.
- Ne jamais revenir ?
- Oui, mais ce serai trop long à t'expliquer. Je voudrai que tu prennes soin des Vardens toute ta vie.
- C'est ce que je fais déjà.
- Je sais. Adieu Dame Nasuada.
- Adieu Du Sundavar Frehor.
Elle se jeta au cou du jeune homme et dit :
- Sois prudent.
- Promis.
Dehors, un chant harmonieux s'éleva et Nasuada ne put s'empêcher de déclarer :
- Ces maudits elfes sont toujours en train de chanter !
Il éclata de rire et quitta la tente. Une fois dehors, un étrange sentiment le saisi, l'atmosphère était rempli de magie. En sentant ça, il éleva tout de suite se barrières mentale en pensant que Galbatorix repassait à l'attaque. Il se détendit en voyant les elfes continuer à chanter en faisant des arabesques compliquées dans les airs avec leurs mains. Il s'approcha lentement de Orik et demanda :
- Sais-tu ce qu'il font ?
- Ils bénissent Arya pour qu'elle soit le plus protégé possible mais je suis sur qu'il y a un sens un peu plus...mysterieux à toute cette mascarade. Tu devrais lui demander plus d'explications..
Il acquiesça pensivement et marcha lentement entre les soldats à la recherche de quelque chose à faire. Une idée lui vint, il n'avait pas rendu d'hommage à la défunte reine des elfes. Il se dirigea donc vers une immense tente noire. Il entra en silence et se posta devant le visage serein d'Islazandi. Il murmura :
- Stydja unin mor'ranr, Islazandi Dröttning. " Repose en paix, reine Islazandi"
Il entendit dans son esprit Saphira répéter cette phrase. Dans un dernier geste, il posa le dos de sa main sur sa poitrine comme le lui avait apprit Arya. Il ressortit et, en se dirigeant vers sa tente, Orik le tira par la manche.
- Je veux venir avec toi.
- Non. Répliqua Eragon vivement. Les elfes vont déjà se retrouver sans souverain et, si tu viens, les nains n'auront plus de chef pour les guider.
- Oef, bougonna le nain. Alors tu as intérêt à revenir !
- Je ferai ce que je peux.
- Tu vas devoir faire un discours avant de partir, tout le monde se doute que quelque chose se prépare et, si tu ne faisais pas tes adieux à tous les vardens et tous les nains, ils prendraient certainement ça pour une grande offense.
- Un discours ? Je n'y avais pas pensé.
" Orik à raison Petit homme, nous devons dire au revoir à ceux qui nous ont aidé à renverser Galbatorix"
Il monta sur le dos de Saphira qui décolla. Aussitôt, toutes les têtes se tournèrent vers lui. Utilisant sa magie pour augmenter le son de sa voix, il clama :
- Peuple de Vardens, peuple des nains et peuple des elfes, Je vous remercie pour ce que vous avez fait pour Saphira et moi mais à partir de maintenant, notre véritable mission commence. Dès demain, je partirai pour les terres lointaines des humains afin de tuer Galbatorix une bonne fois pour toute !
Des explosions de joie éclatèrent un peu partout mais l'appréhension saisit les autres. Un nains hurla :
- Vas-tu revenir Argetlam ?
- Je ne sais pas si il y aura un voyage de retour mais je sais que je garderai à jamais tout ce que j'ai vécu avec vous.
D'un coup tous les visages s'assombrirent.
- Je tiens à vous dire adieux avant de partir. Que les étoiles veillent sur vous !
Et il redescendit. Plusieurs personnes inclinaient la tête sur son passage. Il regagna sa tente.


FIN DU CHAPITRE 9
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Vannir

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MessageSujet: Re: Le But Ultime   Dim 21 Mai à 22:07

CHAPITRE 10
Une Terre Ancestrale

Le lendemain à l'aube, Eragon et Saphira retrouvèrent Arya, Hirador, Nasuada et Orik à la lisière du camp. Un cortège d'elfes les attendaient. Maud se tenait un peu à l'écart.
- Le moment est venu pour vous de partir, déclara Nasuada
Orik eut un grognement affirmatif et dit :
- Je n'aime toujours pas ça. J'ai un très très mauvais préssentiment.
- Ne t'inquiète pas Orik, nous serons prudent.
- Il est l'heure. Intervint Arya
Saphira hocha la tête. L'excorte d'elfes les accompagna. C'était une marche lente et solennel. La nuit tomba, ils étaient arrivés sur la rive du Ramr. Tous les elfes avaient des mines sombres. Hirador et Saphira étaient partis chasser. Eragon prit une écuelle de légumes et alla manger dans l'ombre. Ils repensait à tout ce qui lui était arrivé depuis sa naissance car, malgré tout ce qu'on lui avait dit, il restait persuadé que sa mère l'avait laissé chez Garrow en pensant qu'il n'était pas assez bien. Il n'avait pas connût beaucoup de joie, en un sens il ressemblait à Brom à la différence près que Saphira n'était pas morte et qu'il ne laisserait jamais rien lui arriver.
- Tu semble soucieux...
Il sursauta. Il n'avait pas sentit arriver Arya.
- Non, je repensais à tout ce qui m'est arrivé depuis ma naissance.
- Ca à l'air de t'attrister.
- Un peu, mais c'est surtout que je pense que ma mère m'a donné à mon oncle parce que je n'était pas assez bien pour elle.
- Tu ne dois pas penser une chose pareille. Toutes les mères aiment leurs enfants.
- Alors pourquoi m'avoir abandonner.
- Je ne peux te répondre. Peut être que si tu restais avec elle tu courrait des risques et qu'elle ne le voulait pas.
- Comment es-tu sure qu'elle m'aimait ? Tu n'es pas mère toi !
- Tu as raison, je ne suis pas mère mais qu'on soit elfe, nain, humain ou même urgal, toutes les mères aiment leurs enfants. La nature est ainsi faite. Excuse moi d'avoir troublé ta méditation. Dors bien Argetlam.
Elle se leva d'un mouvement plein de grâce et repartit près du feu avec ses compagnons elfes. Bien qu'elles n'aient pas réussit à le convaicre, les paroles d'Arya l'avait réconforté. Il finit de manger et rejoignit les autres. Tous étaient silencieux et perdus dans leurs pensées.
" Ca ne ressemble pas aux elfes " constata Eragon
" C'est parce qu'ils ne savent pas ce qu'ils feront lorsque leur reine ne sera plus avec eux" déclara Saphira
" Penses-tu que nous ayons fait le mauvais choix en acceptant que Arya nous accompagne ?"
" Je ne sais pas... "
" C'est à dire ?"
" J'ai un très mauvais préssentiment depuis quelques temps, je ne sais pas, je la trouve...changée."
" Tu n'es pas le seule, je me demande juste une chose."
" Laquelle ?"
" Tu es sur que ce secret qu'elle tenait absolument à garder, c'est l'amour qu'elle te porte ?"
Il resta silencieux quelques minutes puis dit :
" Tu as raison, les elfes peuvent nous détourner du chemin de la vérité mais tu crois qu'Arya ferait ça avec nous ?"
" J'en suis certaine si cela pouvait servir au bien des elfes ou des vardens."
" Je vais lui en parler..."
" NON ! Il vaut mieux attendre que ces guerriers ne soient plus là. Quand nous ne serons plus que tous les quatres, je demanderai des renseignements à Hirador et toi à Arya. En attendant faisons comme de si rien n'était."
La décision prise, Eragon annoça qu'il allait se coucher. Sa nuit fut agitée, il faisait des rêves déroutant où il découvrait les véritables intentions d'Arya et, en ayant prit connaissance, partait sans se retourner pour ne plus jamais revenir en arrière. Il se réveilla en sursaut, trempé de sueur. L'aube commençait à apparaître à l'horizon et tout le monde s'affaiait déjà à ranger le camp. Après un frugal petit déjeuner, Eragon monta sur Saphira qui s'envola immédiatement. Ils chevauchaient rapidement, oubliant tous leurs problèmes. Le garçon inspira profondément cet air pure puis ils redescendirent en piqué et la dragonne redressa juste avant de toucher le sol. Comme ils appréciaient le faire, leurs esprits fusionnèrent pour n'en former plus qu'un. Ils rugirent ensemble et crachèrent du feu ensemble. Eragon adorait cet état second où tout lui semblait possible, malgré tout, peu à peu, la conversation qu'il avait eue avec sa dragonne la veille lui revint en mémoire. Il se sentait bizarrement trahis, sans que rien ne puisse lui mettre cette idée en tête. Il décida donc de ne pas attendre d'être seul avec l'elfe pour lui exposer ses craintes. Ils atterirent et Eragon s'insinua discrètement dans les pensées D'arya et, avant qu'elle ne lui en bloque l'accès, il l'entendit se dire : " Cette mission est trop injuste."
Il demanda donc sans détour :
- Quelle mission ?
- Je n'ai pas le pouvoir de te le révéler...
Il explosa :
- Tu es la reine des elfes et tu me dis que tu n'as pas assez de pouvoir pour me dévoiler tes véritables objectifs ? Qu'attends tu de Saphira et moi ? M'aime-tu vraiment où tu n'as fait que me mentir depuis si longtemps ?
Elle garda un air impassible puis déclara :
- Marchons.
- Non ! Nous nous expliquerons maintenant et en ancien langage. Ne me cache rien comme tous les elfes ont l'habitude de le faire.
Elle inspira profondément puis, à voix basse elle dit :
- Ma mission m'a été confiée le jour de notre arrivée à Ellesméra. Islazandi m'a ordonné d'avoir toujours un oeil sur toi et, grâce à ton amour, influencer tes décisions pour que tu sois toujours en faveur des elfes.
- Tu t'es joué de mes sentiments et moi ? En fait, tu n'es même pas mon amie et ton amour pour moi n'est que fictif ?
Il était blême mais une note glacée résonnait dans sa voix. Sa rage, n'étant plus contenue déferla en lui cependant ce n'était pas une rage ordinaire, elle était aussi froide que son ton et plus meurtrière que Galbatorix.
- Mes sentiments pour toi ne sont en aucun cas fictif Eragon, je t'aime vraiment mais ma mère à profité des tiens pour avoir une place excellente. Elle s'est jouée de nous deux !
- Toi, tu n'étais pas obligé d'accepter cette mission. De plus comment pourrai-je encore croire que tu m'aime ? J'ai été stupide de penser que quelque chose pourrait avoir lieu entre nous. Saphira et Orik avait raison, j'aurai dû faire plus attention à mon coeur.
- Je n'avais pas le choix !
- On a toujours le choix et on paye pour les choix que l'on fait. Il faut en accepter les conséquences. Celles de ce choix là sont très simple. Je m'en vais !
Il avait hurlé les derniers mots et, Saphira, qui avait suivi cet échange, rugit et arriva à une vitesse incroyable. Elle posa sur l'elfe un regard d'azur si intense qu'Arya vacilla.
" Je suis extrèmement déçue de ce comportement. Tu viens de détruire une vie. La prédiction d'Angela disait qu'il quitterait l'Alagaësia pour toujours et bien je crois savoir où ce voyage aboutira."
" J'ai détruit une vie ?"
" Celle d'Eragon, si tu l'aimais réellement tu aurais sentit son coeur se déchirer. Il n'a plus le goût de vivre. Je pense qu'il trouvera Galbatorix et qu'il le tuera et ensuite il se suicidera. Quand Angela lui avait dit qu'il aurait des choix difficiles à faire, je n'imaginais pas à quel point ils pouvaient l'être. Oui Arya, tu as tuer le seul qui mérite le titre de dragonnier. Son âme n'est déjà plus dans son corps, il a basculé dans un état de lucidité que personne n'atteindra jamais."
" Mais je l'aime ! "
" Comment en être sur ?"
Cela ferma la bouche de l'elfe. Elle regarda alternativement la dragonne et le dragonnier. Elle dit d'une voix hésitante et en ancien langage :
- Je te jure que mes sentiments son réels. Je comprend ta fureur mais je n'avais pas le droit de te révéler l'objectif de cette mission...
- Je m'en fiche. La seule chose que je vois c'est que, depuis le début tu te moques de moi et tu joues avec mes sentiments. Tu m'as tué Arya, il n'y a rien qui puisse me faire autant de mal que ce que tu as fais.
- Je suis désolée, murmura-t-elle avec une larme roulant sur sa joue. Je sais que plus jamais tu n'aura confiance en moi mais tu as besoin de moi pour tuer Galbatorix !
- La seule personne qui m'aidera se nomme Saphira et, devine quoi, quand tu m'as dit tout cela, mon chagrin l'a aussi affecté. Nous avions tous les deux confiance en toi. Tu ne m'as pas trahi seulement moi, tu as trahis les vardens, les nains et, par dessus tout, les dragons.
- Je...
Il leva la main et l'interrompit :
- Tu n'as pas à te justifier. Passant du tutoiement au vouvoiement il continua. Vous êtes la reine, vous avez tous les droits Arya Dröttningu.
Il se détourna et monta sur Saphira. Quand elle prit son envol, Arya tomba à genoux et hurla :
- Je t'aime !
Puis elle éclata en sanglots. Une phrase, unique lui parvint par l'esprit, c'était la voix d'Eragon :
" Adieu. Malgré tout ce que tu m'as fait, je ne t'oublierai jamais."
" Reviens je t'en supplie, je ne peux pas vivre sans toi."
Reprenant la phrase qu'elle lui avait dit dans la Crypte des Âmes, il déclara :
" C'est pas que tu ne peux pas mais que tu ne veux pas !"
La vérité la frappa alors de plein fouet. Elle venait de perdre son seul ami, l'homme qu'elle aimait et, par dessus tout, le plus puissant dragonnier depuis le premier Eragon. Ses sanglots redoublèrent et Eragon les entendit depuis le ciel. Il ferma son esprit pour ne pas culpabiliser et Saphira et lui filèrent vers l'ouest à la vitesse du vent. Des larmes se mirent à couler sur les joues du garçon. Elle lui avait toujours tout pardonner et lui, il avait été incapable d'en faire autant.
" J'ai été trop dur avec elle..." commença-t-il
" Oui, moi aussi"
" Tu crois que nous devrions tout lui pardonner ?"
" Je ne sais vraiment pas Petit homme, elle a fait une chose terrible mais peut y a-t-elle été contrainte.De plus, quand tu lui a fait de la peine à propos de Faolin, elle t'as pardonné et votre amitié n'en a jamais souffert. Elle a toujours été franche avec toi. Cette mission à dû la ronger de l'intérieur. Quand elle t'as dit qu'elle t'aimait, j'ai sondé son esprit et je n'ai jamais vu autant de sincérité chez personne."
" Alors demi-tour ! Nous retournons au camp !"
Elle rugit et changea de direction avec agilité. Elle accélera encore et encore pour atteindre sa vitesse maximale. Le vent sifflait aux oreilles du garçon et il crut que ses tympans allaient exploser. Elle atterit souplement sur une petite butte de terre. Ils attendirent une dizaine de minutes quand la troupe des elfes arriva. Arya courut vers eux et elle s'arrêta à quelques mètres de la dragonne.
- Que se passe-t-il dragonnier ?
Il porta deux doigts à ses lèvres puis plaça le dos de sa main droite sur sa poitrine :
- Astra esterni ono thelduin
- Mor'ranr lifa unin hjarta onr
- Un du evarnya ono varda. Je suis désolé de ma réaction. Elle était disproportionnée et je regrette la peine qu'elle t'a causé.
- Non, c'est à moi de t'implorer de me pardonner. J'aurai dû t'en parler tout de suite.
- Dans ce cas j'accepte tes excuses avec honneur et te demande si notre relation pourrait reprendre comme si de rien était.
Elle réfléchit quelques instants puis déclara :
- Notre relation ne sera plus jamais la même. Pas après ce qui s'est passé. Les sentiments que j'ai pour toi m'embrouille trop. Je ne peux t'offrir actuellement que mon amitié et rien d'autre.
- Je comprend mais, j'espère qu'un jour je saurai de nouveau conquérir ton coeur.
Un elfe intervint :
- Nous devons repartir. Si nous nous dépêchons, nous arriverons à destination au crépuscule.
Saphira dit dans l'esprit de son dragonnier :
" Tu as fait le bon choix. Elle est une alliée puissante cependant, je ne comprend pas une chose..."
" Laquelle ?"
" Comment se fait-il qu'Hirador n'ai rien dit à personne ?"
" Peut être qu'Arya le lui avait demandé..."
" Je fais tout ce que tu me demande ? Non ça ne colle pas."
" Tu es trop soucieuse..."
" Je suis prudente, c'est différent."
" Arrête un peu, profitons du voyage et nous reparlerons de tout ça un peu plus tard."
" Tu es aveugle Petit homme."
Elle prit son envol et tournoya au dessus du petit groupe. Elle poussa un rugissement et tous les oiseaux se trouvant à proximité détalèrent sans demander leurs reste. Elle happa quand même une colombe qui passait près d'elle et poussa uen sorte de petit rugissement :
" Désolée"
Eragon compris alors qu'elle venait de roter. Il éclata de rire. Ils repartirent après une heure et demi de repos et, quand le soleil se coucha, ils étaient sur un quai, Eragon se rappela du rêve qu'il avait fait à Carvahall. Il en fit la remarque au groupe et les elfes se regardèrent, soucieux de la santée mentale du garçon. En effet ils n'avaient jamais entendu parler d'un humain ayant des prémonitions. Les elfes restèrent sur le quai tandis qu'Eragon et Arya montait dans ce bateau :
- Comment allons-nous faire pour avancer ? Il n'y a pas de vent. demanda le garçon
La question étira un léger sourire sur les lèvres de la jeune femme et elle dit :
- Regarde et tu comprendra.
Elle pointa un elfe se tenant à l'écart. Il reconnut Dathëdr, l'elfe qu'il avait aperçu dans la salle du trône à Ellesméra. Celui-ci se tenait un peu à l'écart, le visage figé dans une expression de concentration intense. Ce qu'Eragon avait prit pour un cri il y a bien longtemps était en fait un chant, puissant. L'air se chargea de magie et, peu à peu, le bateau avança sur cette eau que rien ne troublait. Une question naquit dans l'esprit du dragonnier.
- Comment ce fait-il qu'il n'y ai aucune vague ? Nous sommes pourtant sur l'océan.
- C'est très simple, nous utilisons la méthode qui, jadis permit aux elfes d'acoster en Alagaësia sauf que, au lieu de retourner sur le terre de mes ancêtres, nous allons sur celle des tiens. Ce moyen de transports est beaucoup plus rapide que vos bateau humains.
- Comment est-ce possible ? souffla Eragon.
Les dragons volaient au dessus d'eux, tels des oiseaux de proies attendant le bon moment pour plonger sur leur repas. Saphira descendit en piqué et rentra dans l'eau avec un énorme éclat de rire. Hirador la rejoint rapidement et ils se chamaillèrent comme des gamins pendant plus d'une heure. Leurs dragonniers les observaient avec stupeur. Ni l'un ni l'autre ne les avaient vu jouer ainsi.
- Dans combien de temps arriveront nous environ ?
- Je dirais trois jours si nous continuons à cette vitesse.
- Que faisaient les elfes avant que nous quittions le campement de Vardens ?
- Ils lançaient sur moi des sorts de localisations pour pouvoir me repérer n'importe quand. Si jamais ils n'y parvenaient plus, ils me considérerait comme morte. C'est un procédé très anciens qui empêche notre peuple d'attendre leurs souverains indéfiniment.
- C'est astucieux...
Sans ne rien ajouter, il se leva et plongea dans cette eau paisible pour se rafraichir. Il n'avait pas pieds mais ses capacités physique le rendait beaucoup plus endurant. Saphira le rejoignit, quand elle refit surface, Eragon était sur son dos, ses vêtements trempés. Ils volèrent comme ça un bon bout de temps. La nuit les empêcha de continuer leur chevauchée et Eragon alla se coucher juste après avoir prit pied sur le pont. Sa cabine était très spacieuse composée d'une commode en chêne et son lit lui rappelait vaguement celui qu'il avait dans l'arbre de Vrael.
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Vannir

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MessageSujet: Re: Le But Ultime   Dim 21 Mai à 22:08

La nostalgie s'empara de son coeur et il se rappela sa formation avec Oromis et Glaedr. Ca mélancolie s'accentua encore quand il pensa à Murtagh. Il regrettait d'avoir dû le tuer mais, au fond de son âme, il était convaincu d'avoir fait le bon choix. Il se coucha mais il n'était pas fatigué. Il pensait à cent choses à la fois et cela le perturbait profondément. Des questions tourbillonaient dans son esprit en ebullition. Des questions qui n'aurait probablement jamais de réponses. Touta la nuit il rumina ses certitudes, ses craintes, ses peurs et ses joies. Saphira, ressentant son désarroi, déclara :
" Et après c'est moi qui est trop soucieuse ?"
" S'il te plaît, laisse moi tranquille, je veux être un peu seul."
" Comme tu veux Petit homme. A plus tard"
Il grommela et ferma les yeux. Quand il se leva, le soleil apparaissait à l'horizon. Il le regarda décrire sa lente course dans le ciel encore sombre. Il ressentit toutes les formes de vie se cachant sous l'eau. Saphira posa son museau sur l'épaule du dragonnier.
" Tu veux monter sur mon dos ?"
Il sourit et sauta souplement sur la dragonne. Elle décolla et vola en direction des dernières étoiles encore visibles.
" C'est magnifique" s'exclama le garçon.
" C'est vrai. Ce serait bien de pouvoir les atteindre tu ne crois pas ?"
" Oui mais je ne suis pas prèt de recommencer ce que nous avons fait dans les Beors ni à Ellesméra..."
" Moi non plus ne t'en fais pas."
Elle éclata de rire et accélerra :
" Je me demande ce qu'on va trouver sur ces terres."
" Nous sommes dans le même cas alors."
Tout le reste du voyage se passa dans un silence quasi-complet. Eragon regrettait qu'Arya ne soit pas plus bavarde mais il se dit qu'il ne pouvait pas forcer les gens à aller contre leur nature. Lors du troisième jours, en milieu de journée, ils aperçurent enfin une plage. Ils acostèrent en fin de journée. Ils s'envolèrent et s'arrêtèrent à proximité d'un village. Quand ils aperçurent les dragons, tous les villageois coururent se cacher. Une femme, seule, attendait sans une once de crainte. Quand ils arrivèrent à sa hauteur, la femme déclara :
- Heureuse de te revoir Eragon.
Il la fixa avec curiosité sans la reconnaître donc elle continua :
- C'est vrai que tu ne peux pas me reconnaître, mon fils.
- Selena ?
Elle acquiesça. Les jambes du garçon se dérobèrent et il tomba à genoux. Des larmes dans les yeux. Il murmura :
- Maman... Je croyais que Morzan t'avais... Sa voix se brisa.
- Je me suis échappée de justesse. Après t'avoir laissé chez Garrow, je me suis réfugiée dans un bateau qui venait jusqu'ici et je me suis cachée.
- Mais... Pourquoi ne pas m'avoir emmené ?
- Tu étais un nourrisson et je ne savais pas si je survivrais. Tu ne devais courir aucun risques !
Le coeur du jeune homme menaçait d'exploser. Tout ce en quoi il croyait s'éffondrait rapidement.








FIN DU CHAPITRE 10
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MessageSujet: Re: Le But Ultime   Dim 21 Mai à 22:09

CHAPITRE 11
La Terre des Démons

Trois jours, cela faisait maintenant trois jours qu'Eragon avait revu sa mère. Il logeait dans la même maison qu'elle. Dans ce village, elle était un personnage très respecté. Ne connaissant rien de leurs coutumes, Arya avait préféré rester à l'extérieur du village malgré l'insistance de Selena. Eragon décida donc d'aller la voir pour la persuader de se joindre à eux. Il monta sur Saphira et partit à la recherche de l'elfe. Il la trouva sur la plage aux côtés d'Hirador. Elle fixait la mer de son regard d'émeraude. Quand il arriva juste derrière elle, il l'interpella :
- Arya ?
Sans se retourner elle répondit :
- Qu'y-a-t-il ?
- Pourquoi ne veux-tu pas rester dans le village ?
- Je ne connais rien à leurs coutumes et, je ne voudrais pas les offenser sans le vouloir...
- Je ne les connais pas non plus je te rappelle.
- Mais ta mère est un personnage important, si tu commets une bévue, elle pourra tout arranger...
- Et je ferai de même pour toi.
Elle se retourna et lui fit face. Ils se dévisagèrent en silence puis Arya le contourna et se dirigea vers une falaise.
" Je ne la comprendrai jamais" confia Eragon à Saphira
" Les elfes sont très complexe Petit homme cependant je dois avouer qu'elle est très étrange"
il retourna au village et se rendit jusqu'à la maison de sa mère. Il la trouva assise à un bureau en train de feuilleter une pile de documents. Elle leva les yeux et un immense sourire illumina son visage.
- Eragon !
- Maman, je viens te dire qu'Arya et moi allons bientôt partir. Notre route va être longue et notre quête n'est pas achevée.
- Quand comptes-tu t'en aller ?
- Dans deux jours au plus tard.
- Mais tu viens juste d'arriver !
- Et c'est pour ça que ne pouvons nous attarder ici. Je ne tiens pas à m'attacher à ce village avant d'être sur de ne plus en partir.
- Oui tu as raison, cependant je dois te mettre en garde, si nous vivons sur la côte ce n'est pas pour rien. L'intérieur des terres est infesté de créatures plus féroce qu'en Alagaësia. En général ceux qui s'aventurent sur leurs territoires ne reviennent jamais ou, quand ils reviennent, ils ont totalement perdu la raison.
- Dans ce cas nous serons très prudent...
- Cela suffira-t-il ?
- Bonne question mais j'ai un objectif et je l'accomplirai, peu importe les dangers auxquels je fais face.
- Alors nous organiserons une fête pour ce soir en ton honneur, celui de ta dragonne, de ton amie elfe et de son dragon. Le plus dur cependant sera de la convaincre de se joindre à nous. Elle n'a pas l'air d'être facile à vivre si tu veux mon avis...
- Je me charge de la persuader. A plus tard maman.
Elle acquiesça et se replongea dans les documents qu'elle était en train de lire. Eragon se retira et partit en courant vers le dernier endroit où il avait vu Arya. Quand il arriva, elle n'était pas là. Il ouvrit son esprit et capta le sien seulement un autre esprit se tenait près d'elle, la guettait. Il essaya de la prévenir mais ses communications semblaient interceptées. Il contacta Saphira qui arriva deux minutes après. Elle n'atterit même pas, Eragon sauta sur son dos en plein vol. Elle atteint très rapidement sa vitesse maximale et le dragonnier commença à s'inquiéter quand il vit que les terres défilaient sous lui. La mise en garde de sa mère lui revint en mémoire et il obligea Saphira à se surpasser. Cinq minutes passèrent avant qu'ils n'aperçoivent l'elfe aux prises avec une étrange créature. Elle ressemblait vaguement aux Ra'zacs mais était deux fois plus grande, avec des yeux jaune et, à la place de son bec il y avait des sortes de mandibules. Il se servait d'une épée plus longue que celle de la jeune femme, lui procurant ainsi un avantage. Saphira rugit et plongea sur ce monstre. Il l'esquiva avec une grande facilité et Eragon sauta à terre. Il dégaina son épée couleur d'ivoire et, au moment où celle de la créature s'abattait sur l'elfe, il l'écarta d'un mouvement souple du poignet. Le dragonnier attaqua encore et encore mais, à chaque fois il rencontrait l'épée de son adversaire. Il se rendit compte que celui-ci était largement plus fort que tous ceux qu'il avait affronté, à part Galbatorix. Eragon essaya de pénétrer son esprit mais se heurta à une barrière infranchissable. Les coups de son adversaire se firent plus lent au fur et à mesure que le combat durait et, bientôt Eragon prit l'avantage et lui planta son épée dans la poitrine. Le monstre poussa un sifflement strident avant de s'écrouler, mort. Le dragonnier retira son épée pendant qu'un sang plus noir que la nuit se répandait sur le sol. Il se tourna vers Arya et demanda :
- Ca va ?
Elle ne répondit rien et Eragon remarqua sa pâleur. Il voulut la questionner mais avant qu'il ai pu ouvrir la bouche, l'elfe sombra dans l'inconscience. Eragon était abasourdi, il n'esquissa pas le moindre geste jusqu'à ce que Saphira le ramène à la réalité :
" Elle a besoin d'aide Petit homme, ne reste pas planter ici comme un légume et va voire ce qu'elle a ! "
Il alla voir le corps inanimé de son amie et l'inspecta. Quelques minutes passèrent quand il découvrit une blessure sur le bras d'Arya. Il la soigna mais elle ne se réveilla pas. Il décida de la ramener au village pour que sa mère l'examine, elle devait en savoir plus que lui sur la créature qui l'avait attaqué. Il l'installa sur Hirador et monta sur Saphira.




- C'est incompréhensible ! avait dit le guérisseur. Cela faisait maintenant deux heures qu'Eragon avait ramené son amie blessée au village. Sa mère lui avait conseillé de faire des recherches dans la bibliothèque malheureusement elle n'était vraiment pas très grande. Il s'était tout de même plongé dans les livres seulement ceux-ci ne contenaient que des fables et des légendes. Il alla au chevet d'Arya pour prendre de ses nouvelles quand une idée lui vint. "Si j'arrivais à capturer un de ces démons, je pourrai peut l'obliger à la soigner..." s'était-il dit. Quand il en fit part à Saphira, celle-ci avait eu une réponse brève mais clair :
" Hors de question !"
Il avait alors échaffaudé idées sur idées mais toutes étaient irréalisables. Soudain un espoir naquit dans son esprit.
" Et si c'était un sort ?"
" C'est probable mais j'en doute, nous l'aurions détecté si ça avait été le cas..." Rétorqua la dragonne
" Pas forcément Saphira ! Nous ne connaissons rien de la magie qu'ils pourraient utiliser donc, nous ne pouvons pas la détectée non ?"
" Tu as entièrement raison Petit homme !"
Il courut jusqu'à la maison qui accueillait Arya et s'arrêta devant son elle. Elle n'avait pas reprit connaissance une seule fois depuis le combat. Eragon ouvrit son esprit et, pendant plusieurs minutes, il essaya de découvrir une quelquonque magie néfaste. Rien. Il était sur le point de rennoncer quand il eu une nouvelle idée. Il s'insinua discrètement daans les pensées de l'elfe et trouva exactement ce qu'il cherchait. Il jubila intérieurement en reconnaissant le sort. Il lui suffisait juste de dire les bons mots d'Ancien Langage. Il ressortit de l'esprit d'Arya et dit d'une voix puissante :
- Sköliro Arya un sköliro fra kopa.
Subitement, Arya ouvrit les yeux. Elle fixait une chose que personne d'autre qu'elle ne pouvait voir. Le regard vitreux, elle semblait terrorisée par le plafond. Eragon passa de la joie à l'inquiétude.
- Arya... Est ce que ça va ?
Aucune réponse cependant elle avait tourné la tête vers lui. Le choc de ses yeux lui fit perdre pieds. Il posa une main tremblante sur le front de son amie et pénétra son esprit. Ce qu'il vit ensuite le pétrifia de terreur. L'esprit de l'elfe était brouillé mais pas de douleur, tout n'était que folie. Les paroles de sa mère résonnaient en boucle dans sa tête :
" Quand ils reviennent ils ont totalement perdu l'esprit"
Il réintégra son corps et murmura :
- C'est impossible, pas toi Arya... Non pas toi...
" Petit homme que se passe-t-il ?"
" Je voudrai bien le savoir Saphira. Je pense que ce sort l'a rendu..." Il n'eut pas la courage d'aller jusqu'au bout de sa pensée.
Il se sentait désarmé face à cette situation. Jamais il ne se serait douté que cela put arriver. Il réfléchissait à toute vitesse. Aucune idée ne lui vint, il perdit espoir et se résolut à partir seul pour tuer Glabatorix. Il décida tout de même de se promener un peu dans le village avec Arya pour voir si ça lui faisait quelque chose. Il alla la chercher dans la maison, la prit par la main et l'entraina dehors. Il lui montra différentes choses, essayant de ramener à sa mémoire un quelquonque souvenirs qui l'aiderait à redevenir elle-même. Toujours rien. D'un coup elle fut prise d'un violent tremblement. Eragon, ne sachant pas quoi faire la plaqua au sol et lui murmura des paroles réconfortantes à son oreille. Ce tremblement dura plusieurs minutes et, quand elle redevint immobile, elle demanda totalement perdue :
- Eragon ? Que fais-tu sur moi ? Et d'ailleurs qu'est ce que je fais dans ce village ?
- Tu ne te souviens vraiment de rien ?
- Eh bien si, j'ai des souvenirs mais ils sont sous forme de bribes. Je me souviens des paroles réconfortantes que tu m'as dis, du sort que tu as jeté et aussi que tu voulais me laisser derrière pendant que toi tu allais tuer Galbatorix. Maintenant si tu voulais bien me laisser me relever tu serais gentil...
- Oups désolé.
Il se releva vivement et aida Arya à faire de même.
- Bon et si tu me racontais tout ce qu'il s'est passé ? Je dois t'avouer que je suis troublée, après que cette épée m'ait blessé, je t'ai vu mourir sous mes yeux.
- Mourir ? Mais je ne suis jamais mort ! La preuve puisque je suis ici.
- Tu as raison, je pense que c'était une hallucination dû au sort qui m'a atteint.
- Oui mais pourquoi cette illusion me concernait moi ?
Elle hésita longuement à répondre puis enfin, dans un murmure elle déclara :
- Ce sort me montrait ma plus grande peur, et cette peur c'est de te voir mourir...
- Donc tu as peur pour moi ?
- Bien sur pourquoi penses-tu... rraaahhh ! elle eu un geste rageur.
- Moi aussi je suis heureux de te retrouver.
- Eragon, ce n'est pas le moment de se réjouir, nous devons découvrir ce que c'était que cette créature et nous devons aussi repartir !
- Détends toi un peu Arya Svit-Kona. Ce soir le village organise une fête pour notre départ, tu devrais y participer.
Elle soupira puis acquiesça bien qu'à contre-coeur.
- Maintenant raconte moi ce qu'il s'est passé.
Eragon narra donc toute l'histoire à son amie et, quand il eut terminé, elle garda le silence, perdue dans ses pensées.
- Je me demande tout de même quelle était cette créature qui m'a attaqué...
- Dans les livres que j'ai lu pour essayer de trouver un remède à ce sort qui te touchait, il y avait quelques références disant que cette chose serait en fait un serviteur des Ra'zacs. Une des seules informations que j'ai glané disait que c'est un peuple soumis mais néanmoins très puissant, il faudra être prudent.
- Oui tu as raison, j'espère que nous n'en rencontrerons pas d'autres comme celui que tu as tué.
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Chtite Yoyo

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MessageSujet: Re: Le But Ultime   Lun 5 Juin à 19:28

La suite se fait attendre ...
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MessageSujet: Re: Le But Ultime   Lun 5 Juin à 19:33

c'est vrais ça lol!

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MessageSujet: Re: Le But Ultime   Lun 5 Juin à 19:39

beh j'y peut rien, j'ai plus d'idées... ^^
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Chtite Yoyo

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MessageSujet: Re: Le But Ultime   Lun 5 Juin à 20:20

Ca arrive ! C'est pas grave, on attendra !!!
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MessageSujet: Re: Le But Ultime   

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