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 Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?

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Skadia

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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Jeu 10 Aoû à 13:12

XXIII) Enfance douloureuse…

Quinze minutes s’écoulèrent en silence. Il y eut un bébé qui pleura, un croassement de corbeau, mais tous se turent pour honorer Oromis, afin de respecter son dernier voyage. Armancia prit enfin la parole :

- Merci de l’avoir respecté. Maintenant, je vais vous laisser, je suis fatiguée et j’ai des choses à faire demain. Et puis…je n’ai plus trop le cœur à faire la fête maintenant. Je n’accepterai aucune question concernant Oromis ce soir. Vous pouvez continuer la fête si ça vous chante, elle ralluma les torches et les lampions en une formule, ça ne me gène pas. A vous de voir. Bonne soirée Mesdames et Messieurs.

La sorcière les salua en s’inclinant légèrement en avant puis descendit, avec l’aide de Roran, de l’estrade puis s’éloigna de la foule à grands pas, le jeune homme sur ses talons. Elle pénétra dans la citadelle et resta un instant dans le hall. Il faisait étrangement froid dans le bâtiment. Il y avait même de la buée qui sortait de la bouche des deux jeunes gens. Ils entendirent au loin la fête redémarrer. Armancia esquissa un sourire discret.

- Ils ne sont vraiment pas respectueux de la mort de cet Oromis…, râla Roran
- Laisse-les. Ne fais pas attention. Oromis partira ainsi aussi avec la musique…
- Armancia…
Elle se retourna pour lui sourire :
- Tu veux parler ?, demanda t-il avec timidité.
- J’aimerai bien, oui. Surtout avec un ami comme toi.
- J’en suis honoré.
- Montons au premier étage, à une fenêtre, afin que l’on puisse voir le ciel tout en parlant.
- D’accord.

La jeune fille commença à monter les escaliers. Roran lui emboîta le pas. Une fois en haut, ils se dirigèrent à l’opposé de la fête pour aller sur un magnifique balcon. Ils s’assirent sur un banc, l’un à côté de l’autre. Un silence gênant s’installa entre eux. Ils hésitèrent à se regarder. En même temps, ils tournèrent la tête vers l’autre et se fixèrent intensément :

- Tu sais Armancia…A chaque fois que je repense à notre toute première rencontre, j’ai su à ce moment que rien ne serait plus pareil…
- C’est vrai ?
- Oui.
- Pourquoi ça ?
- J’avais perdu toute notion de l’amitié avant de te connaître. Mon cœur était rempli de haine et je n’agissais que pour ma pomme…Mais c’est du passé tout cela. Tu as réanimé quelque chose en moi…quelque chose en quoi je ne croyais plus…
- Ne dis pas ça…tu as vécu tellement de choses difficiles qu’il était normal que tu es perdu toute croyance.
- Non, répondit t-il avec un sérieux étonnant, je t’aime. Pas par amour, mais tu es quelque que j’aime vraiment beaucoup et ta perte m’attristerait énormément…
- Ca me touche ce que tu dis là...moi aussi je t’aime. Je t’aime comme un frère que je n’ai jamais eu. Comme une partie importante de mon cœur.

Ils se sourirent puis s’enlacèrent tendrement. Elle resta dans ses bras puis ferma doucement les yeux.

« Murtagh…tu me manques tellement… » pensa t-elle.

Elle se dégagea gentiment :

- J’ai la tête un peu dans le flou là, dit t-elle avec amusement
- Ca doit être à cause de tout ce que t’as bu.
- Sans doute.

Elle regarda le ciel d’un air rêveur.

- Qu’as-tu Armancia ?
- Rien. Pourquoi ?

Elle détourna de nouveau son attention sur lui :

- Ne me mens pas. Depuis que tu es revenue au Surda, il y a quelque chose de changée chez toi. Je ne sais quoi, mais quelque chose est différent, lui répondit Roran avec douceur.
- Tu crois ?
- Raconte moi ton enfance je te prie.
- Je ne sais pas si…, elle parut gênée
- S’il te plait.
- Mais…d’accord.

Elle prit une profonde inspiration en fermant les yeux puis les rouvrit et commença alors à raconter son enfance douloureuse :


(Une petite image assez Kitch, mais ça la seule qui fasse l'affaire que j'ai trouvé...)


- Je suis née le cinquième jour du cinquième mois. Mes parents s’appelaient Laurianne et Tuomas. J’étais issue d’une famille bourgeoise. J’étais le seul enfant que mes parents eurent. Je vécu une enfance comme les autres. J’aimais me battre avec les garçons, étudier et jouer du violon. Mais Melian, quand j’avais 8 ans, fut attaqué par des Urgals. Durant la bataille, je perdis tous mes amis qui n’eurent pas ma chance. Ma mère et moi, nous nous étions réfugiées dans un arbre creux que nous avions évidé plusieurs années auparavant. On avait caché avec nous, mes amis et leur mère – l’arbre était immense et suffisamment grand pour accueillir une vingtaine de personnes sans qu’elles soient tassées. Mais, des Kulls défoncèrent l’arbre qui se renversa et éclata par terre, nous mettant à la merci de ses monstres. Ma mère tenta de me protéger en improvisant de nombreux combats. Je vis mes amis et leur mère se faire tuer, massacrer les uns après les autres. Je me souviens, une fourche se trouvait par terre et je m’en étais saisie. Ce fut la première fois que je tuais quelque chose. Je me rappelle qu’un urgal avait trébuché par terre alors qu’il me poursuivait et que moi je fuyais. J’en ai profité en lui plantant la fourche dans le crâne. Il mourut sur le champ. Ma mère courut vers moi, m’attrapa par le poignet et me tira pour me faire sauter dans ses bras avant d’engager une fuite effrénée. Avant de disparaître dans la forêt de Melian, j’avais regardé par-dessus son épaule…je vis alors tout les corps de mes amis, par terre, dans le sang…tous morts…sans aucune pitié…, elle parlait avec un sérieux incroyable, aucun sanglot apparent dans sa voix.

Armancia détourna la tête pour cacher son chagrin. Elle ferma les yeux en revoyant ces scènes dans ses pensées. Une grande tristesse de regrets lui prit le cœur.

- Nous nous réfugiâmes…, elle fit un silence
- Où ?
- Dans un simple bosquet d’épines. Quand nous sommes sorties de notre cachette et que nous sommes retournées à Melian, nous avons découvert le massacre. C’était atroce : des cadavres jonchaient le sol et la terre avait une teinte macabre couleur sang, mais le « bien » de cette histoire, c’est que nous avions gagné la bataille de justesse. Mais beaucoup de gens perdirent tout. Miraculeusement, mon père avait survécu au combat. Mais il était brisé, comme je l’étais moi…il était entièrement brisé et son corps émanait la détresse et la tristesse. A peine un an plus tard, je n’avais moi-même pas fait le deuil de mes amis. Je n’avais plus le cœur de faire quoique ce soit. Mon père non plus. Il n’arrivait pas à sortir de sa dépression et un jour…en fin d’après midi, je rentrais chez moi. Ma mère était partie au marché. Quant à mon père, je ne savais pas ce qu’il faisait. Tout était silencieux dans la maison…Je regardais dans chaque pièce, rien. Je montais alors à l’étage, craignant que quelque chose ne soit arrivée...

Armancia prit une profonde inspiration sentant sa gorge se serrer mais garda tout de même son sang-froid. Elle se leva avec nervosité et s’éloigna de Roran puis s’appuya sur le bord du balcon et regarda tristement en bas. La hauteur était vertigineuse mais cela ne lui fit rien. Elle sentit le regard intrigué du jeune homme dans sa nuque mais Roran ne décida pas de bouger. La sorcière continua d’une voix étouffée :

- J’ai cherché presque partout…il restait la chambre de mes parents…quand j’ouvris la porte…Mon père était…il…, cette fois-ci, elle eut du mal à garder son émotion
- Il ? insista Roran avec une extrême douceur en posant une main sur le dos de la jeune fille

Armancia ne l’avait pas entendu se lever ni s’approcher. Elle sursauta puis le regarda avec des yeux vides :

- Il…, bégaya t-elle, il venait de se trancher les veines…



Elle ferma les yeux sans laisser pour autant sa tristesse passer sur son visage. Le jeune homme se raidit en apprenant ceci. Il ne sut quoi dire. Il passa juste son bras autour de la taille de la jeune fille pour la serrer contre lui :

- Je suis désolé…
- Tu n’as pas à l’être.
- Que c’est t-il passé ensuite ?
- Ma mère, après l’enterrement de mon père, a aussi plongé dans la dépression, ainsi que moi. Mais, au fur et à mesure que le temps s’écoulait, ma mère devenait bizarre avec moi. Elle me chassait, me grondait, m’évitait, me frappait…je ne sais pourquoi, elle a oublié totalement qu’elle eut une fille avec l’homme appelé Tuomas. Elle me chassa quand j’eu 11-12 ans, me prenant pour une inconnue, une voleuse…


(encore une...je sais...encore une image un peu kitch.)

- Où est-tu allée après ?
- J’ai erré ici et là…
- Et… ?
- Plus rien. Vide total…je ne m’en rappelle plus.
- Mais comment es-tu devenue sorcière ??
- Je ne sais pas. C’est un peu flou…Je me vois rencontrer un vieil homme…je me vois m’exercer la magie jusqu’à mes seize ans. Mais tout est flou…comme dans un rêve.
- Et I… ? euh…comment s’appelle t-il déjà ?? Ikaj ? Ajik ?? Ijak ? Ah oui !! Ijak ! Comment as-tu rencontré ton loup ?
- Je l’ai trouvé quand j’avais seize ans. C’était un jeune loup de un an abandonné avec une espèce de talisman comme pour l’exorciser. Tout ça parce qu’il était né avec des ailes et plus grand que la normale. Tous deux, nous faisons bien la paire. Mais tout ceci n’est que du passé. Je ne vis plus que pour le présent et le futur. Je n’aime pas raconter mon histoire car c’est trop pleins de douloureux souvenirs, elle rouvrit les yeux
- Je comprends.
- Excuse moi Roran, mais j’ai besoin d’être seule. Je vais me coucher.

Elle lui fit une bise :

- Bonne nuit Puissant-Marteau.
- Bonne nuit.

Elle se dégagea doucement de son étreinte puis s’éloigna et entra dans la citadelle, laissant le jeune homme seul sur le balcon. Elle marchait à pas rapide car cela ne la rassurait pas de traverser la citadelle toute seule, la nuit. Ses pas résonnaient bruyamment sur les dalles de pierre. Sans qu’elle ne s’en rendit compte, sa respiration s’était accélérée. Elle lança des regards inquiets tout autour d’elle. Murtagh revint alors dans son esprit. Elle secoua en vain l tête pour tenter de le faire disparaître. Les minutes paraissaient être des heures. Finalement elle se retrouva devant la porte de sa chambre. Avec la crainte d’y trouver celui qu’elle aime, elle posa une main tremblante sur la poignée de la porte, qu’elle abaissa ensuite doucement et poussa porte en retenant son souffle. Lorsqu’elle vit que la pièce était vide, elle poussa un petit soupire de soulagement en refermant la porte. Armancia s’appuya contre le mur
En fermant les yeux :


- Je ne peux plus respirer avec ce corset...

Elle passa ses mains derrière son dos, attrapa les lacets du corset et tira dessus pour défaire le nœud. Le vêtement se desserra brusquement, si soudainement que la jeune fille se laissa tomber à genoux puis à quatre pattes, sentant une grande goulée d’air s’engouffrer dans ses poumons. Elle haleta longtemps, mettant sa main sur son cœur.

« Vêtement de torture… » pensa t-elle

Après plusieurs minutes, elle se redressa à genoux tout en passant une mèche de cheveux qui la gênait derrière son oreille. Son regard se fixa sur son sac. Elle hésita puis finalement, l’attrapa. Elle se mit à fouiller dedans pour chercher ses coutelas. Elle en sortit un : celui que Murtagh avait utilisé pour se mutiler, il y a de cela plusieurs semaines. Elle n’avait pas prit le soin de le nettoyer ; trop occupée à se défendre contre le jeune homme. Le sang du beau brun avait séché, formant une surface légèrement rugueuse, sèche et rouge foncé. Elle le regarda longtemps, se rappelant des scarifications de son amour. Elle se remit ensuite à fouiller dans son sac. Elle tâta à l’intérieur, à l’aveuglette. La sorcière cherchait un ingrédient spécial pour étudier un antidote contre le poison afin de protéger Nasuada et Roran, lorsqu’elle fit tomber un grand bout de tissu déchiré vert foncé presque noir. Intriguée, elle l’attrapa délicatement et l’examina avec attention.

- Non…

Elle devina de quoi il s’agissait. Sa dernière dispute avec Murtagh lui revint en tête comme un poignard qui lui aurait transpercé le cœur…

- Les morceaux de la tunique de…, elle ne pu dire son nom, Je lui avais promis que je la recoudrai…

Elle sortit les autres morceaux de la tunique, ainsi que des épingles, du fil et une aiguille. Armancia, mélancolique et triste, se releva et s’assit sur son lit, en fasse de la fenêtre pour être éclairée par la lune. Elle raccorda grossièrement la tunique avec les épingles puis se mit à coudre les morceaux de tissus ensemble. Elle effectuait sa tache sans dire un mot. Ses yeux étaient rivés sans ciller sur l’aiguille qui traversait peu à peu le vêtement. Cela lui rappela aussi quand elle avait opéré Murtagh. Mais rapidement, trop absorbée par ce qu’elle faisait, elle oublia tout, avec néanmoins une tristesse dans son être.

- Je suis tellement désolée, dit t-elle à voix basse.


___________
(suite...)
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Skadia

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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Jeu 10 Aoû à 13:13

*


Murtagh avait écrit plusieurs pages de différentes tactiques et plans de guerre. Il avait tellement retranscrit ses idées qu’il en avait mal au poignet, mais il avait une excellente idée. Il se renversa en arrière, sur son lit. Il regarda un instant le plafond intensément. Il se redressa de côté sur un bras, attrapa une coupelle et de l’eau et versa l’eau dans le récipient.

- Je sais que je ne devrais pas faire ça…Je risque de le regretter… mais je m’en fous… c’est plus fort que moi…

Il prit une profonde inspiration, comme s’il avait peur de quelque chose:

- Draumr kópa, dit-il en un souffle de voix.

L’eau se troubla un court un instant puis fit apparaître une image nette d’Armancia. Elle était assise sur le bord d’un lit à baldaquin, dans une chambre rouge et or. Il la vit d’abord de dos puis de face. Elle portait une robe magnifique et était coiffée de façon à mettre en valeur son port de tête. S’il ne savait pas qui était t-elle, il ne l’aurait sans doute pas reconnue. Elle était…ravissante. Elle avait le regard fixé sur quelque chose. Murtagh vit qu’elle cousait quelque chose, il ne savait pas quoi. Mais dans l’expression de la jeune fille, il crut voir de la tristesse et de la mélancolie. Peut être qu’il se trompait…Mais elle n’avait pas l’air tellement heureuse. Soudain, elle releva doucement la tête, et riva son regard droit en direction du jeune homme, comme si elle le regardait dans les yeux. Il crut d’abord rêver ou se faire des idées, mais Armancia ne bougeait plus et le regardait, quand on frappa à la porte. Le beau brun crut d’abord qu’on frappa à la porte de sa chambre quand il remarqua que c’était dans la chambre de la sorcière. Rapidement, elle changea d’expression pour afficher un air plutôt heureux avec un magnifique sourire :

« Entrez », dit-elle

La porte s’ouvrit et Roran entra dans la pièce sombre :

« Armancia. Je savais que tu ne dormais pas.» répondit t-il gentiment

Elle fit non de la tête.
Murtagh sentit comme un pincement dans son cœur. La jeune fille se retourna vers son ami en lui souriant :

« Qui a-t-il Roran ?
- Ca m’a touché ton histoire tout à l’heure, il s’approcha d’elle pour s’asseoir à ses côtés
- …
- Je ne sais que te dire…
- Ne dis rien Roran. Ne dis rien, c’est assez dur comme ça. »
Armancia posa à côté d’elle la tunique et plaça ensuite ses mains fermées sur ses genoux avant de fixer la fenêtre.
« Suis-je le seul à connaître ton enfance ? demanda t-il
- Il y a bien quelqu’un qui connaîssait la mort de mon père…mais c’est du passé… »

A ces mots, Murtagh ferma les yeux. Il n’était plus qu’un souvenir pour elle…La sorcière avait trouvé quelqu’un d’autre ; ce prénommé Roran. Sur ce, après avoir entendu cette phrase qui le blessa profondément, il lança la coupelle d’eau contre le mur ou elle éclata en morceau en arrosant le mur et le sol. Il posa sur sa table de chevet l’encre, la plume et ses parchemins avant de cacher son visage dans son oreiller.

*


- Qui était-ce ?, demanda Roran
- Je ne préfère pas le dire.
- Je vois…
- Tu voulais me parler d’autre chose ?
- Non. Rien ne passe à l’esprit là.
- Merci de t’être inquiété pour moi, mais ce n’est plus la peine d’avoir de la pitié pour moi car moi-même, je n’en n’ai pas eu, elle était sûre dans sa façon de parler
- Ne dis pas ça…
- Pourtant, c’est la vérité. Je ne mérite que de mourir pour le mal que j’ai fait.
- Non… ne dis pas ça je t’en prie.
- Le destin.
- Armancia, changeons de conversation…
- Très bien.
- Je souhaiterai que tu m’apprennes à me battre autrement qu’avec un marteau.
La jeune fille le regarda, étonnée puis afficha un sourire :
- Il n’y a bien sûr aucun problème. Nous commencerons dès demain.
- Très bien.
- Je serais très stricte sur les techniques, la manière de tenir son arme et tout ce qui va avec.
- A ce point ? lui répondit t-il avec un air amusé mais pour le moins achevé rien que d’y penser
- Oui. Le moindre détail oublié ou un manque d’attention pourrait te coûter la vie.
- Bon…d’accord, l’entraînement dès demain.
Il se leva et regarda un instant un tableau :
- Merci Armancia. Bonne nuit.
- Il n’y a pas de quoi. A demain.

Le jeune homme s’étira tout en s’approchant de la porte avant de sortir. Armancia se retrouva seule dans sa chambre. Elle ne sentait plus cette présence depuis quelques minutes seulement. Elle était sûre qu’on l’avait visionnée, elle s’était laissée faire, car habituellement, elle se protégeait. Elle se mit debout tout en attrapant la tunique encore déchirée à certains endroits puis alla la poser sur la chaise de son bureau. Elle se déshabilla puis enfila sa robe de nuit. Elle détacha ses cheveux qui tombèrent en silence sur ses épaules. La jeune fille ne prit pas le soin de se démaquiller. Elle se laissa tomber sur son lit, ventre contre le matelas. Ses bras se glissèrent sous son oreiller pour le serrer contre elle. Une épuisante fatigue la prit soudainement. Ses yeux se fermèrent doucement pour la laisser emporter par les rêves.


*******



Murtagh ne pleurait pas, il avait les yeux trop brûlants et trop secs à présent. Mais une haine surgit dans son corps, une nouvelle cruauté naissait. Il se sentait abandonné de tous, sauf par son dragon. Il aurait tout fait à ce moment là pour pouvoir tuer quelqu’un, de rage. Il resta sur son lit, sans bouger, la tête enfouit dans son oreiller. Plus les minutes s’écoulaient, plus Murtagh sentait la haine grandir.

« Murtagh, je crois avoir trouvé ce qu’il te faut concernant ton cauchemar où tu massacres tout le monde. » Dit soudainement Thorn
« Et qu’est ce que tu as trouvé ? » demanda le dragonnier avec une voix glaciale.

Thorn s’en rendit compte mais fit comme si de rien n’était.

« Il y a soit disant une vieille sorcière dans la ville du nom de Adryann. »
« Une…sorcière ? »
« Oui. Elle pourra t’aider à comprendre ton cauchemar. »
« Mais il n’y rien à comprendre !! Je tue tout le monde, VOILA ce qu’il faut comprendre !! »
« Je t’en prie, va la voir. Ca pourrait être intéressant d’avoir son avis. »
« Je te parie, Thorn, que c’est encore une arnaque. »
« Peut être, mais qui ne tente rien n’a rien. »

Le dragon avait l’air de se faire insistant. Murtagh céda :

« Bon, d’accord, j’irai. »
« OUI !! Merci !! Mais je te préviens, cette sorcière est sourde comme un pot et est un peu fêlée sur les bords… »
« A ce point là ? Quand même pas… »
« Tu verras par toi-même…Dors bien Murtagh. »
« Ouai ouai… »

Le jeune homme éteignit la bougie qui l’éclairait puis se mit sur le dos. Il réfléchit pendant longtemps avant d’avoir le courage de fermer les yeux et s’endormir. Cette nuit, il fit encore son horrible cauchemar.

___________
Skadia
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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Jeu 10 Aoû à 13:13

Vous aurez les deux autres chapitres bientôt. Si ça se trouve, aujourd'hui car je vais peut être partir demain.

Skadia
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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   

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