L'HERITAGE

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 Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?

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Vannir

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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Dim 2 Juil à 0:49

c'est excellent !!!!!!!!!!!!!!!!





et FELICITATION POUR TA 100 ème PAGE DE WORD !! VIVEMENT LA SUITE !! ^^
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Koren l'Elu
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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Dim 2 Juil à 19:43

c'est génial, mais lapauvre armancia on a vraiment envis de la prendre ds ses bras Sad

_________________
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A MORT MURTAGH

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Chtite Yoyo

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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Mer 5 Juil à 23:12

Magnifique ! J'adore la facon dont se comporte Eragon ! Aha, la pauvre Arya ! :p
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Skadia

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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Sam 8 Juil à 18:02

ya ! merci beaucoup ^^!

Skadia
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Skadia

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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Sam 8 Juil à 18:03

XXI) La prise de Cithrí


- Les elfes !!

Un nouvel espoir fut réanimé dans le cœur d’Armancia, un espoir qui ferait toutes ses pensées dramatiques et angoissantes. Elle trépigna sur place en poussant des petits cris de joie et d’impatience. A toute vitesse, elle se précipita à l’extérieur de la chambre – manquant de se prendre la porte car elle avait oublié de l’ouvrir…, en petite robe qui voletait à ses moindres mouvements. Elle se mit à courir dans les couloirs dallés. Elle tourna à droite quand elle arriva à une bifurcation. Au bout du couloir, un homme de la cour marchait et s’approchait. La jeune fille se mit à marcher sur la pointe des pieds, levant de temps en temps les yeux vers le ciel, un petit sourire malicieux sur les lèvres et une expression amusée. Elle tira un peu sur sa robe au niveau des fesses, lorsqu’elle passa à côté de l’homme, sans lui accorder le moindre petit regard, toujours avec cet air amusé. L’homme se retourna pour la reluquer avec intérêt –se faisant insistant au niveau de ses cuisses- mais il ne fit tellement pas attention où il marchait qu’il se prit une colonne de pierre. Armancia pouffa de rire et se remit à courir dans les couloirs comme une forcenée. Elle tourna à un moment à gauche, manquant de glisser sur les dalles – heureusement, elle se rattrapa à temps. Elle arriva en fasse de la porte de sa chambre. La sorcière y entra et se mit à chercher dans son sac quelque chose de correct à se mettre afin d’accueillir les elfes. Elle sortit sa robe bleue qu’elle avait portée à Mélian. En la regardant, elle poussa de nombreux jurons et la jeta sur son lit :

- Mince ! Elle est tâchée de sang, j’ai complètement oublié de la mettre au lavage !

Elle se laissa tomber assise sur son lit et enfouit son visage dans ses mains :

- Comment vais-je accueillit correctement les elfes ?? Je ne vais pas me mettre en tenue de voyage, c’est irrespectueux…et si je garde ma robe de nuit, on me prendra pour une fille de joie…

Elle pensa à cette dernière idée :

- Ah non !! Je ne veux pas ça !

On toqua à la porte.

- Entrez…

La poignée s’abaissa doucement et la porte s’avança puis Oria passa sa tête dans la chambre. La vieille femme paraissait joyeuse, ce qui lui donnait un air de quelqu’un de sang royale.

- Bah ? Qu’avez-vous damoiselle Armancia ?? Et dans cette tenue ! Je vous amène en plus Roran Puissant-Marteau… ! Préparez-vous ! Les elfes sont là, voyons !
- Je sais que les elfes sont là…Mais je n’ai rien à me mettre. En fait si…j’ai juste le choix entre mettre ma tenue de voyage qui a vécu on ne sait combien de choses douloureuses, ma robe de nuit qui ne couvre presque rien et une robe sanglante…Peut-on vraiment appelé ça un choix Madame Oria ? J’ai juste mon corset…vous dire que ça cache beaucoup de chose…
- Non…Je me doutais bien que vous n’auriez pas grand-chose à porter, je vous ai donc apporté une robe, un corset et des parures du Surda.

Armancia releva la tête et riva un regard plein de gratitude sur la vielle dame :

- Je n’en demandais pas tant…, murmura t-elle avec émotion
- Voyons Damoiselle Armancia !! Vous faites partie des héros de notre peuple !!
- Ce n’est pas une raison…Oh merci Madame Oria !
- Il n’y a pas de quoi Damoiselle !!, répondit la servante avec amusement

La jeune fille entendit un homme se racler la gorge derrière la porte, pour rappeler qu’il était là.

- Damoiselle Armancia, il y a Roran Puissant-Marteau. Que fais-je ?
- Faites le rentrer.
- Mais…mais il faudra bien vous habiller !
- Faites le rentrer dis-je. Ne vous inquiétez pas.
- Mais…bon…entendu.

Oria soupira et poussa un peu plus la porte pour faire apparaître Roran. C’était le jeune homme qui portait les vêtements neufs.

- Vous savez…si je vous dérange, je peux rester dehors…, dit t-il
- Non. Tu peux rester, j’ai à te parler, fit Armancia avec sérieux.

La servante fit entrer Roran et ferma la porte à clé derrière lui puis elle s’approcha de la jeune fille et la mit debout. Elle tenait un mètre à la main et commença à prendre les mesures de la jeune fille :

- Que faites vous ??, demanda celle-ci ne comprenant pourquoi elle faisait ça
- Je prends vos mesures.
- Je vois bien mais pourquoi les prenez vous ??
- Pour voir si ce que j’ai apporté vous va.
Après avoir fini de tourner Armancia dans tout les sens, lui faire tendre les bras, lui faire relever la tête et tout…elle enroula le mètre et siffla entre ses dents :
- Pffff…vous êtes bien fine – vous avez mangé ces derniers temps ?-…Mais je pense que ces vêtements vous irons, bien que j’ai peur que ce soit trop large niveau du ventre mais trop serré ici.

Oria pointe son doigt sur le poitrail de la jeune fille. Celle-ci ne put s’empêcher de suivre le doigt du regard puis elle rougit, ainsi que Roran qui toussota de gêne en détournant la tête. La servante inspecta les cheveux d’Armancia qui était en bien mauvais état. Enfin, la vieille dame posa ses poings sur ses hanches, releva la tête, un grand sourire au lèvres et l’air déterminé.

- Bon ! Damoiselle !! Tati Oria sera en action ! C’est partit !! Je vais m’occuper de vous !

La sorcière baissa les épaules et la tête en soupirant. La servante l’attrapa par le poignet et la tira dans la salle de bain. Elle claqua la porte derrière elle. Roran regarda les deux femmes s’enfermer dans la salle de bain. Il entendait Oria parler à toute vitesse :

- Elle est bien excitée que les elfes soient arrivés, cette grand-mère…

Il rigola discrètement et posa les vêtements sur le lit. Il regarda la chambre pourpre d’un vaste coup d’œil. Soudainement, Oria ouvrit la porte de la salle de bain et jeta la robe de nuit d’Armancia à la figure de Roran. La robe tombe et couvrit la tête du jeune homme. Il eut à peine le temps de râler que la veille dame avait refermé la porte. Il enleva la robe de sa tête d’un geste agacé puis il la regarda en la tenant par les bretelles :

- Euh…j’avais pas remarqué que c’était si…

Il ne finit pas sa phrase et étira simplement ses lèvres en un petit sourire. Il posa la robe sur une chaise :

- Tout ceci me rappelle ma chère et douce Katrina…

Son sourire s’effaça pour laisser place à un air triste et accablé. Les minutes s’écoulèrent tandis que lui restait à la fenêtre, contemplant l’extérieur. Au bout d’une vingtaine de minutes, il eut un déclic et la porte de la salle de bain se rouvrit. Oria poussa Armancia, qui était en serviette, les cheveux trempés et la peau mouillée, dans la chambre.

- Aaaaah !! cria Armancia

La jeune fille manqua de trébucher. Roran se retourna et vit la sorcière en serviette qu’elle avait du mal à maintenir correctement en place. La sorcière le regarda d’un air désolé et se força de lui sourire en haussant les sourcils. Le jeune homme déglutit, ne put s’empêcher de la regarder de haut en bas et rougit légèrement en fermant les yeux et en détournant la tête tout en se forçant à tousser un peu par la gêne.

- Allez Damoiselle !! Nous n’avons plus beaucoup de temps !, s’empressa Oria
- Mais… ! Mais… !, tenta la jeune fille
- Il n’y a pas de mais qui tiennent !

La vieille dame faisait presque peur à la jeune fille, tant elle était excitée et extasiée par l’arrivée des elfes. Oria essuya rapidement Armancia puis jeta la serviette par terre. La sorcière, automatiquement, cacha sas poitrine et son entre cuisse avec ses mains et ses bras. Elle rougit comme une pivoine :

- Hey !! Mais ça va pas !!!, se plaignit t-elle, mais ça ne va pas !

Roran, sans savoir ce qui ce passait, ouvrit les yeux et regarda la vieille dame et la jeune fille. Il ne s’attendait pas à voir Armancia nue. Il resta bouche bée par l’étonnement, rougit, eut l’air de vouloir se faire tout petit et tourna directement le dos en baissant la tête :

- Euh…j’aurai mieux fait de euh…de…de vous laisser…entre femmes…euh…, bégaya t-il avec gêne.
- Trop tard ! c’est fait c’est fait ! T’as vu. De doute façon, il fallait que je te parle en urgence, répondit Armancia pour se faire rassurante.
- Tu voulais me parler de quoi ? demanda le jeune homme sans daigner se retourner.
- Du plan pour sauver Katrina.

Roran eut du mal à se retenir pour regarder la sorcière et la serrer dans ses bras. Oria passa des sous vêtements à la jeune fille qui les enfila :

- Tu peux te retourner à présent, ça ne me gêne plus. Et puis je sais très bien que tu ne me violeras pas, et puis, je te considère un peu comme un grand frère que je n’ai jamais eu, dit t–elle à voix basse, presque comme si rien ne s’était passé.

Le jeune homme se retourna en gardant les yeux fermés qu’il rouvrit doucement avec crainte. Armancia était en train de finir de lasser le dessous qui lui tenait la poitrine :

- Euh…tu as donc un plan pour sauver Katrina ?
- Oui, je pense que oui…Mais surtout pour tuer les Ra'zacks.

Roran sentit la peur et la gêne partir tellement la sorcière était à l’aise. Il reprit son air sérieux.

- Je n’avais pas remarqué que tu t’étais préparé à l’arrivée des elfes, ajouta Armancia, comme si elle parlait à personne
- Je ne me suis pas habillé ainsi seulement pour l’arrivée des elfes, Dame Nasuada est aussi arrivée.
- Nasuada ??
- Oui.
- Ils ont laissé Aberon la capitale seule ?? sans gouverneur ni rien ??
- Oui. Elle m’a compté que tous les trois ans, une fête se passait à Cithrí.

Oria aida la jeune fille à enfiler sa robe noire et pourpre et bordures d’or. Elle lui boutonna les boutons dans le dos tandis que la sorcière mettait correctement tous ses nombreux jupons.

- C’est bien ce que je pensais…trop large au ventre et trop serré à la poitrine…heureusement, ça ne se verra pas avec le corset…, chuchota Oria pour elle-même
- Pourquoi ça ? Je peux paraître ignorante concernant l’histoire du Surda, mais je n’ai pas vraiment eu le temps de l’étudier encore…, fit Armancia d’une voix désolée.
- Tu n’as pas à t’excuser…On festive donc tous les trois ans –d’après mes souvenirs-, la prise de Cithrí. Il y a bien longtemps déjà – bien avant ma naissance, la tienne ni même celle de mon père-, l’Empire et les Rebelles se battaient déjà. Il eut de nombreuses guerres qui furent sanglantes et douloureuses dans chacun des camps. Il fut un moment où l’Empire eut réussi à prendre Cithrí, la ville qui était le plus à la merci que les autres. Un des aïeul du roi Orrin, qui fut un roi d’exception, par de nombreuses stratégies de guerre, réussi enfin à libérer Cithrí. Il s’empressa par la suite à faire construire une grande muraille qui sera aussi utilisée comme frontière. Maintenant, c’est toujours le cas et l’Empire n’a plus jamais réussi à prendre un autre bout du territoire du Surda.
- D’accord, je comprends mieux…mais c’est quand même dangereux de laisser la capitale sans son souverain…
- Oui, je suis d’accord, mais cette tradition se fait depuis des générations entières et il n’y a jamais eu de problème.
- Mais si cette année il y en avait ? demanda t-elle en réajustant son col.
- Damoiselle Armancia, nous n’accepterons jamais que nos traditions soient bafouées ainsi sans châtiment, intervint Oria.
- Je m’en doute mais…le risque n’est pas nul…
- Nous le savons tous, mais tous, souhaitons que les festivités se passent aussi bien que les précédentes. Asseyez-vous je vous prie.

La servante présenta un tabouret à Armancia. La jeune fille s’assit, tournant le dos à la servante et en relevant un peu sa robe par devant. La vieille dame attrapa le corset et le fit passer autour de la taille de la sorcière. Celle-ci ferma les yeux, s’attendant à être littéralement étouffée. Oria attrapa les lacets et commença à les enfiler en les faisant croiser.

- Quel est donc ton plan pour la libération de Katrina ? reprit Roran
- Je pensais - déjà il faudrait Eragon -, que Saphira te porte ainsi qu’Eragon tandis que moi je vous suivrai à cheval d’en bas.
- Ca, ça me paraissait logique…
- Puis, Ijak m’emmènera en...
- Ijak ?? coupa le jeune homme.
- C’est mon loup ailé.
- Ah, d’accord.
- Je disais donc, Ijak m’emmènera au sommet de Helgrind. Une fois qu’on sera tous les trois réunis, nous aurons chacun un rôle. Moi, je tâcherai de faire le guet et de repousser toutes tentatives de magie pour nous retenir ou quoique ce soit d’autre, tandis que tu préparas un brancard pour ton aimée. Eragon, lui, se chargera de trouver l’endroit où les Ra’zacks puis tu iras l’aidé –il doit sûrement y avoir d’autres bestioles immondes dans ces sommets. Saphira m’aidera à garder la surveillance…et…
- Pourquoi tu es celle qui est le moins en sécurité dans cette mission ?
- Parce que je te rappelle que c’est moi qui suis destinée à mourir…

Elle retint un gémissement en fermant les yeux car Oria serra violemment le corset. La vieille dame releva la tête, surprise par ce que venait de dire Armancia.

- Je disais donc…à ce moment là, ça préviendra sans doute les Ra’zacks. Alors que je les retiendrai avec l’aide de Ijak, vous attacherez Katrina sur le brancard puis sur Saphira. Vous aurez après le choix entre m’aider ou sauver Katrina. Cela dépendra de la situation, mais je préfèrerai la seconde proposition. Je créerai un espace magique pour que vous puissiez partir et non les Ra’zacks. Je tenterai alors de les tuer. Mais si je me fais tuer, la magie que j’aurai lancée agira toujours. En fait cette magie, ce sera comme une bulle, et si je meurs, cette bulle diminuera en dimension, ce qui forcera les Ra’zacks à toujours se resserrer d’avantage près de mon corps –s’ils ne l’auraient pas déjà mangé -, la bulle continuera de rétrécir, jusqu’à disparaître totalement en tuant les Ra’zacks en leurs volant leur énergie, les étouffant et les comprimant, jusqu’à presque les faire exploser de l’intérieur. Dans les deux cas, ils mourront. Bien sûr, tout ceci n’est qu’une possibilité. Il se peut que tout ce passe bien sans inconvénient.
- C’est appétissant comme magie…, répondit le jeune homme avec dégoût en s’imaginant la souffrance que ça devrait être, mais toi ?? non….je ne peux me résoudre à laisser une femme et une amie entre les serres de tels monstres sans faire quelque chose, tout ça parce qu’elle a un destin catastrophique.
- Roran….tu es bien mignon…mais tu ne pourras rien pour mon destin…personne n’y peut rien…personne…, elle baissa la tête avec un air triste, à présent, je l’assume, certes avec une certaine peur, mais je l’assume…J’ai fait trop de mal…
- Non ! Tu n’as fait que du bien !
- Non…c’est faux ! J’ai bien fait de maux dis-je…Et puis, le destin est le destin. La vie n’est pas toujours juste entre ceux qui perdent la vie et ceux qui peuvent la vivre pleinement. Malheureusement, avec la chance que j’ai, je fais partie des premiers cas.
- Armancia…

La jeune fille poussa un petit gémissement étouffé quand Oria serra un peu plus le corset. La sorcière releva doucement la tête et braqua un regard inquiet sur Roran alors qu’elle arborait un sourire forcé et triste.

- Es-tu prêt à me suivre jusqu’au bout de ce plan, Roran Puissant-Marteau ? demanda t-elle, comme si de rien n’était.
- Oui…
- Et sans m’accorder d’aide.
- …
- Il faudra prévenir Eragon.
- Je ne sais pas quand il reviendra.
- Je ne sais pas moi non plus, mais il ne tardera pas…
- Comment sais-tu ça ?

Oria finit le laçage en un nœud résistant. Armancia resta assise. La servante tourna la jeune fille – le tabouret était tournant- pour qu’elle soit en face du miroir. Elle commença à lui brosser les cheveux.

- Je le sais…c’est tout, parole de sorcière, lui répondit t-elle, amusée en lui faisant un clin d’œil dans le miroir.


____________
(Suite...)


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Skadia

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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Sam 8 Juil à 18:03

Roran se força un sourire mais il restait sceptique. Une peur soudaine monta dans son être :

« En fait…dans son plan, il risque d’y avoir un mort quoiqu’il arrive si tout ce passe mal. Ce sera soit Katrina soit Armancia…bien sûr, si je devais choisir entre les deux, je sais qui je choisirai – avec beaucoup de regrets et de chagrins tout de même…Je n’aime pas ça…je sens que tout va très mal se passer…je ne veux pas perdre une amie encore moins celle que j’aime… »

Oria commença à coiffer Armancia en lui relevant les cheveux en un chignon maintenu par des barrettes, des pinces et deux pics à cheveux magnifiques dont chaque extrémité pendait une petite parure bleue. Elle lui tira bien les cheveux. Après lui avoir mis la dernière barrette, à l’aide d’une petite baguette, sortit deux mèches de cheveux par l’avant.

- Vous ne pensez pas que vous en faites un peu trop Madame Oria ?? demanda la sorcière.
- Non ! point du tout !! Laissez moi plonger dans mon inspiration.

Armancia poussa un soupire désespéré, elle avait l’impression que la servante la prenait pour une poupée géante. Elle n’aimait pas du tout se faire tripoter et qu’on a fasse trop, elle préférait les choses simples. La jeune fille ferma les yeux, imaginant déjà ce que ça va être quand elle se déshabillera ce soir : douloureux et à la fois soulageant…Roran poussa un soupire de mélancolie et s’assit sur le fauteuil près du bureau. Il remarqua un parchemin sur ce dernier. Emporté par la curiosité, il le prit et le regarda, tentant de déchiffrer les glyphes qui étaient calligraphiés dessus.

- Qu’est-ce ? demanda t-il en montrant le parchemin à la jeune fille.

La sorcière regarda ce qu’il lui montrait dans le miroir. Son cœur fit un bond dans sa poitrine quand elle vit le parchemin :

- Pose ça tout de suite !! ordonna t-elle avec panique.

Roran s’exécuta, étonné par la réaction si soudaine de son amie.
- Excuse-moi Roran de m’être emportée…mais ce que tu tenais était personnel…j’écris quand je me sens mal et que je ne veux pas en parler.
- Ca parle de quoi ? tenta le jeune homme savant d’avance la réponse
- Je ne te le dirais pas.
- Très bien. Je m’en doutais un peu.

La jeune fille lui sourit.

- Puissant Marteau, pouvez vous m’apporter la boite qui se trouve sur le lit de Damoiselle s’il vous plait ? demanda Oria
- Bien sûr.

Roran se leva, s’approcha du lit, prit la boite qui se trouvait dessus et l’apporta à la vieille dame. Celle-ci la prit et l’ouvrit puis en sortit un collier et une paire de boucles d’oreilles. Armancia, quand elle vit la parure, se força un beau sourire, mais elle pensait :

« Elle en fait beaucoup trop ! Je n’aime pas du tout ça !! »


Oria lui attacha délicatement le collier, dont le pendentif tombait lourdement sur son poitrail ce qui mettait en valeur l’énorme décolleté de la robe. Elle demanda ensuite à la jeune fille de mettre les boucles d’oreilles. La sorcière s’exécuta avec un soupire accablé. Une fois qu’elle eut mis les boucles d’oreilles, elle se leva rapidement :


- Bon. Ca y est ! c’est fini ! Merci beaucoup Madame Oria !, s’empressa t-elle de dire.
- Mais non ! Ce n’est pas encore fini Damoiselle !

La vieille la tira vers le bas par le bras pour la faire se rasseoir. La jeune fille baissa la tête et lança un regard de détresse à Roran. Celui-ci haussa les épaules avec un air désolé. Oria tourna le tabouret pour que Armancia lui fasse face. Elle attrapa de nombreux cosmétiques.

« Oh !!! Non !!! Elle va me tartiner de maquillage !! » se plaignait la sorcière intérieurement en voyant la vieille dame s’armer de maquillage.

La servante commença alors à la maquiller. Cela dura un peu plus de vingt minutes puis la servante posa comme une sorte de petite couronne argentée sur la tête créant des motifs compliqués sur ses cheveux et qui tombait joliment sur son front. Elle la parfuma aussi délicatement d’une odeur sucrée. Quand la servante retourna le tabouret pour que la jeune fille puisse se voir dans la glace, Armancia ne se reconnaissait plus. Ses yeux étaient soulignés de crayon noir, du far à paupière de colère ocre un peu bronze était étalé en dégradé sur ses paupières et du mascara lui allongeait les cils, faisant ressortir ses iris bleues. Oria lui avait aussi mit du rouge à lèvre de la couleur des cerises lorsqu’elles sont bien mûres. Elle sentit les larmes lui monter aux yeux :

- Oria…Pourquoi ?? Je fais plus reine qu’autre chose… ! Pourquoi une couronne ?? On va croire que je suis de sang royal !! je ne veux pas !! On dirait que je veux me faire courtiser !!, se plaignit Armancia d’une voix étouffée d’émotion
- C’est le Roi Orrin qui m’a demandé de vous vêtir ainsi.
- Mais…
« Je suis habillée comme les femmes qui veulent se faire courtiser !! Ce n’est pas moi !! Je ne me ressemble pas… moi, je ne suis qu’une simple espionne et qu’une simple guerrière-sorcière…Je risque, habillée ainsi, de me faire courtiser par des hommes…non ! je ne veux pas…Je ne veux pas…mon cœur, mon être…tout…je…je…suis…je suis entièrement à Murtagh…»

Elle eut du mal à retenir un sanglot :

- Damoiselle Armancia ?? Vous pleurez ?? Votre maquillage va couler ! Ca ne vous plait pas ?? Vous ne vous trouver pas jolie ??
- Si…bien sûr que vous avez réussi…je suis bien plus jolie qu’à l’ordinaire…mais je n’ai pas l’habitude d’un tel changement…Non, je ne pleurs pas, juste une poussière dans l’œil.
- Hun hun…

Armancia releva la tête et se força de faire un sourire. Roran s’approcha d’elle, s’agenouilla et s’accroupit pour la prendre tendrement dans ses bras pour la consoler.

- Ne t’en fais pas. Tu es ravissante, et si tu veux, je me chargerais moi-même pour que tu ne te fasses pas embêter…, lui chuchota le jeune homme sans que la servante puisse l’entendre.

La jeune fille ferma les yeux et se serra contre lui :

- Merci mon ami…Merci pour tout ce que tu fais, lui répondit t-elle avec reconnaissance.
- Nous devons y aller. Nous ne sommes déjà pas très en avance, rappela Oria.

Roran se releva et aida Armancia à se mettre debout :

- Redresse-toi Armancia. Relève la tête. Tu es une invité d’honneur, il faut donc que tu ai fière allure…, lui murmura t-il
- D’accord.

La sorcière se redressa. Cela lui donna un port de tête royal. Si Roran ne la connaissait pas, il aurait juré qu’elle était reine d’un peuple.

- Si vous voulez bien prendre la peine d’accorder votre bras à un jeune homme pouilleux comme moi…, lui demanda t-il d’un air amusé en présentant son bras
- Oh merci très cher ami ! répondit t-elle, continuant le petit jeu et en passant son bras dans celui du jeune homme.

Oria les précédait. Dès que les deux jeunes gens furent sortis de la chambre, la servante ferma la porte pour reprendre la tête du petit groupe. Après plusieurs minutes de passage à travers les couloirs, ils arrivèrent dans un grand hall dont l’entrée créait une lumière éblouissante. Roran entendait Armancia respirer fort et se crisper à son bras :

- Ne t’en fais pas. Tout se passera bien, lui promit t-il à voix basse.
- Merci mon ami…
Elle s’apaisa un peu puis se dit pour elle-même :
« Le Zénith a commencé depuis longtemps déjà… »

Ils marchaient à grand pas. Roran ressemblait à un chevalier servant, Armancia à une reine et Oria à la mère de la jeune fille. Ils arrivèrent à l’entrée. La sorcière fut éblouie ainsi que ses compagnons. Elle utilisa un bras pour faire de l’ombre sur son visage. Ses yeux eurent du mal à s’habituer à autant de luminosité. Ils firent encore trois pas en avant vers les marches extérieures. A peine furent t-ils sortis de la citadelle, qu’une foule d’habitants se mit en effervescence et poussa de longues acclamations.

- Damoiselle Armancia !, appella le Roi Orrin qui s’approcha d’eux, Vous voilà enfin ! Ravissante êtes-vous dites moi !
- Merci bien votre majesté.

Armancia fit une révérence respectueuse puis fixa le roi. Orrin lui fit un geste de tête puis s’adressa à Roran :

- Roran Puissant-Marteau, j’ai aussi entendu parler de vos exploits. J’étais impatient de vous rencontrer mais je n’ai eu point le temps de vous faire demander. L’eussiez-vous cru un jour qu’un jeune homme d’à peine vingt ans aurait emmené son village dans les terres Rebelles du Surda ? Je ne pense point que je l’aurai cru si je ne savais pas qu’il s’agissait là de la belle vérité qui s’offre à nous. Cette histoire fera partie de notre légende, croyez moi… !
- Merci votre majesté, répondit Roran avec respect d’un geste de tête.
- Vous aussi Damoiselle ! Vous faites déjà partie de nos héros ! Vous m’avez sauvé ainsi qu’un bon nombre de mes soldats lors d’un assaut ennemi. Tout le monde à entendu parlé de cette histoire, mais personne ne voulait croire qu’il s’agissait réellement d’une femme. Maintenant, ceux qui sont ici présent, peuvent voir ainsi votre beau visage.

Le roi sourit puis se tourna vers la foule en liesse. Il leva les bras pour demander le silence :

- Vous avez tous entendu parler de Roran Puissant-Marteau et de ce miracle qu’il a accomplit : emmener tout un village au Surda alors qu’ils étaient à l’autre bout de l’Alagaësia, et de Damoiselle Armancia, qui réussi à sauver toute mon escorte et moi-même lors d’une attaque au péril de sa vie dans la bataille des Plaines Brûlantes !! Et bien les voici !! Ils n’ont même pas encore vingt ans qu’ils font déjà partie de notre histoire !!

Il présenta d’un geste de bras parfait les deux jeunes gens qui se trouvaient légèrement derrière lui bras dessus bras dessous. Ils se forcèrent chacun un sourire. Il y eu de nombreuses acclamations.

- Et pour les festivités d’aujourd’hui, Dame Nasuade s’est déplacée. Je vous prie de l’accueillir chaleureusement.

Nasuada monta les marches, avec un air fier et impassible à la fois, puis se plaça près du roi Orrin qu’elle salua d’un geste de tête amical. Comme d’habitude, elle était talonnée par la jeune Elva. On l’applaudit :

- Merci bien Roi Orrin. Puis-je prendre la parole pour présenter moi-même les elfes je vous prie ?
- Bien sûr Dame Nasuada. Allez-y.

Le roi fit un pas en arrière pour être au niveau de Roran et de Armancia.

- Mes chers concitoyens et habitants du Surda en particulier de Cithrí, commença t-elle, vous avez pu le remarquer ou en avoir entendu, mais des membres du beau peuple est parmi nous pour nous apporter leur aide en ces temps difficiles et douloureux. Je ne vais pas vous le cacher, mais la bataille finale approche ! Je n’en dirai pas plus car on a déjà attenté à ma vie et il se peut qu’il y ai des espions parmi nous…Je vous prie d’accueillir avec tout le respect que vous leur devez, les elfes.

___________
(Suite de la suite...)


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Skadia

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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Sam 8 Juil à 18:04

La foule les acclama puis se tut lorsqu’une corne elfique résonna, puis la foule se divisa en deux par le milieu pour laisser les soldats elfes avancer vers la citadelle en un rectangle parfait. Les habitants de Cithrí retenaient tous leur souffle. Leurs armures étaient étincelant, faites d’un métal des plus solide légèrement teinté de vert, de bleu d’or ou de marron. Une rangée sur deux, les soldats portaient soit des épées fines soit des arcs ainsi que leur carquois. Leur cheveux noirs ou argentés étaient tirés en arrière pour dégager correctement leur vue perçante. Ils avaient leur casque sous leur bras gauche. Une fois en face des marches, les elfes posèrent en même temps, deux doigts sur leurs lèvres, mirent le bras droit sous leurs sternum et se penchèrent en avant puis mirent un genou au sol et en baissant la tête. Leur cadence commune était parfaite. D’une même voix, ils dirent ayant comme destinataire Nasuada :

- Astra eterni ono thelduin.
- Merci d’être parmi nous. Que nos dieux veillent sur vous et que votre vie soit digne d’être vécue. Que la paix règne dans vos coeur, répondit Nasuada étant donné qu’elle ne savait pas parler l’ancien langage et le comprenait très peu.
- Un atra mor’ranr lifa unin hjarta onr.

Elle les salua respectueusement. Les elfes relevèrent la tête puis regardèrent Armancia. Les regards des habitants de Cithrí, du roi, de Nasuada, de Roran…de tout le monde, se figèrent en direction de la jeune Ils baissèrent de nouveau la tête en recommençant leur salut après avoir posé deux doigts sur leurs lèvres tandis qu’Armancia faisait de même puis il commencèrent en choeur :

- Astra eterni ono thelduin.
- Astra du evarinya ono varda.
- Un atra mor’ranr lifa unin hjarta onr.

Un elfe, qui devait être sans doute le commandant de la troupe car il était facilement reconnaissable par son armure dorée et ses emblèmes en forme de feuille pour montrer le rang guerrier, se mit debout tout en gardant son bras sous son sternum. Ses cheveux noirs de cendre étaient tirés en arrière. Certaines mèches étaient tressées. Il portait sa tête haute, ce qui lui donnait un air majestueux. Sa rare beauté cachait parfaitement ses intentions présentes concernant la future bataille. Il fixa la jeune fille de ses yeux verts pétillants d’intelligence et engagea la conversation en ancien langage pour que personne ne comprenne et la jeune fille répondit. Ils parlèrent ainsi en ancien langage sous les regards ahuris des gens de Cithrí et des autres :

- Je vous salue, ami, dit Armancia
- Je vous salue Armancia-Elda.
- A qui ai-je l’honneur de faire affaire ?
- Je me nomme Valandil, chef des elfes que vous voyez derrière moi.
- Eh bien, Valandil-Vodhr, vous avez du faire un bien long voyage pour venir jusqu’ici.
- Le voyage ne fut pas long en lui même. Nous sommes arrivés au Surda il y a un peu moins de deux mois.
- Qu’avez-vous fait pendant tout ce temps ?
- Nous étions à Aberon pour aider les villageois de ce village prénommé Carvahall, à construire leur habitation et afin de rester auprès de Dame Nasuada. Nous avons commencé à mettre au point différentes stratégies de guerre qui prévoit n’importe quel scénario.
- Je comprends mieux à présent. Mais pourquoi il n’y a pas eu d’échos de votre arrivée ?
- Nous nous sommes faits discrets et avons fait promettre aux villageois de ne rien dire.
- Mais aucun d’eux ne connaît l’ancien langage…
- Nous leur avons appris ce qu’il fallait dire. Et puis, ils le font de bon cœur car ils savent pourquoi nous sommes ici et l’émeute que ça aurait pu faire si tout le monde savait que nous étions arrivés.
- Certes. Des hommes de foi.
- Oui.
- J’aimerai bien qu’un jour, vous me montriez vos préparatifs de guerre si cela ne vous dérange pas.
- Pas le moins du monde ça me dérangerait. Et ce serait un grand honneur pour moi de faire part de nos compétences avec vous.

Il la salua en se penchant légèrement en avant.

- L’honneur est pour moi, répondit Armancia, j’ai toujours travaillé seule la plupart du temps et je n’ai jamais combattu réellement avec toute une armée d’elfes. Et je sais très bien que cela fait un bon moment déjà que vous n’étiez pas sortis de vos forêts verdoyantes.
- Ce que vous dites est vrai.
- Du Weldenvarden est en effet un lieu propice à la paix et à la beauté, et je comprends parfaitement que vous hésitiez à vous montrer.
- Merci Armancia-Elda.
- Je vous en prie Valandil-Vodhr, je vous en prie.
- Je serais aussi votre garde personnel.
- En quoi et pour quoi ? Vous avez autre chose à faire que de garder une enfant comme moi.
- Vous êtes quelqu’un d’important. Mais il est vrai que ces prochains temps, je serais plus occupé à mes en place des stratégies. Je m’en excuse.
- Ne vous excusez pas. Je comprends parfaitement et je préfère qu’il en soit ainsi. Je ne veux pas ralentir vos préparatifs.
- Merci.
- Merci à vous d’avoir pris la peine de nous porter main forte.

Elle le salua d’un geste gracieux de la tête et du bras. L’elfe parut étonné de la réaction de la jeune fille puis son étonnement disparu en un rare petit sourire timide qui n’apparaît que très rarement sur les lèvres des elfes. Valandil prit ensuite la parole normalement à Roran :

- Roran-Finiarel Puissant-Marteau, à Aberon, tous les villageois contait tes exploits avec fierté et joie. Tu as notre respect.

Roran sursauta. Il ne s’attendit pas à ce que l’elfe lui parle. Il reprit son sérieux, décocha un petit sourire et se pencha légèrement en avant pour saluer Valandil.

- Merci beaucoup…euh…Comment vous prénommez vous ?
- Valandil pour vous servir.
- Merci bien Messire Valandil.

L’elfe le salua une dernière fois, montra son salut au roi Orrin puis se tourna vers ses soldats et leur dit quelque chose en ancien langage par la pensée. D’un même mouvement, les elfes se relevèrent et se penchèrent un peu en avant.
Des acclamations parcoururent la foule. Armancia, après cette conversation avec Valandil, sentit un nouvel espoir naître dans son cœur et un sourire apparu. Elle tourna un peu la tête mais rapidement, son regard fut attiré par Elva, la petite fille qui suivait Nasuada partout où elle allait. La petite fille la fixait intensément de ses yeux violets. La sorcière ce sentit rapidement mal à l’aise, elle avait l’impression qu’on devinait ses sentiments.


« J’avais oublié que Elva ressentait les sentiments de détresse des autres…elle doit sans doute ressentir le mien… »

Elva, finalement, détourna les yeux sur l’assemblée des gens. Orrin prit la parole :

- Un gigantesque banquet a été mis en place à l’intérieur de la citadelle ainsi qu’à l’extérieur. Celui de la citadelle est réservé pour les personnes importantes et ce soir. Maintenant, fêtons la victoire de nos ancêtres !! Je vous en prie chers habitants, festoyez en ce jour de joie !! Le Zénith est bientôt achevé. Soyez heureux et n’ayez peur de rien. Festoyez à votre guise et que le vin coule dans vos veines en ce jour !! S’il vous plait, Orchestre Maestro !!!

Une musique médiévale commença à retentir partout, apportant encore plus de bonheur. Le peuple de Cithrí poussa un cri de joie et se mit à danser, à parler, à manger et autres choses encore. De nombreuses animations étaient présentes : des cracheurs de feu, des jongleurs, des pièces de théâtre, du chant…tout pleins de choses aussi agréable les unes que les autres. Armancia oublia ses angoisses. Elle serra le bras de Roran un peu plus contre elle puis le regarda tendrement de ses yeux bleus :

- Cette fête me fera beaucoup de bien je pense, dit t-elle à voix basse sans lâcher Roran du regard.
- Je pense aussi. Je n’aime pas te voir dans un état pareil, surtout comme ce matin.

La jeune fille lui sourit puis afficha soudainement un air malicieux et elle l’attrapa par le poignet, le tira en bas des marches où des gens dansaient et se mit à danser avec le jeune homme. Roran, lui fut étonné et mit un certain temps avant de se lâcher et de festoyer comme tout le monde. Nasuada, après des danses et des histoires, alla s’asseoir sur une chaise en compagnie d’Elva. La chef des Vardens regardait le Roi s’amuser comme un gamin, boire…Elle attrapa un verre et en bu une gorgée quand Elva se mit à parler :

- Votre espionne est bien troublée en ce moment.
- Comment ça ?
- Elle ne va pas bien.
- Elva ? Dis moi.
- Non. Je ne peux pas. Mais je veux juste vous prévenir. J’ai l’impression qu’elle s’inquiète maintenant de tout et de rien et qu’elle déprime un peu.
- J’espère que non…nous avons besoin d’elle.
- J’espère me tromper…mes je sens bien sa détresse. Encore, là, cette détresse a diminué, sans doute grâce à la fête.
- Sans doute.

Elva attrapa toute une cuisse de poulet et un verre de jus d’orange et engloutit le tout.

- Mais c’est vrai que je trouve son visage moins lumineux qu’avant…, ajouta Nasuada avant de finir son verre.

Les elfes, eux aussi dansaient, buvaient de l’hydromel et autres alcools.
En cette fête qui dura tout l’après midi, les races se mêlèrent, s’amusèrent ensemble sans prendre le soin de faire la distinction entre princesse, courtisan, noble, elfe, roi, sorcière…
Ils s’amusaient, et cela se voyait sur leur visage euphorique…pourtant, le soir venu, quelque chose les troublera tous…Mais pour l’instant, l’heure était aux festivités de Cithrí.


___________________
Désolée du retard. Là, ça fait 10 pages 1/2 (mais j'ai du couper pour raccourcir un peu). Ce que j'ai coupé de ce chapitre se trouve dans le prochain.

Skadia


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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Sam 8 Juil à 21:11

tu es ma REINE, * me prosterne à tes pieds* je suis ton vassal noble bienfaitrive !
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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Dim 9 Juil à 0:22

Gné ?? kéki t'arrives Kate ? tu as avalé quelque chose de travers ?? Tu es sûre que tu vas bien ??

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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Dim 9 Juil à 0:46

éh j'en ai marre ça fait le 2ème rateau que je me prends !!! bon c'est vrai que ça va pas trés fort en ce moment ! mais tu comprends essayer de faire le régime (en fait pour moi ça veut dire arrêter de grignoter) alors que ma mère fait tout ce qu'elle peut pour me faire craquer c'est trés éprouvant... Sad et alors je perds tout contrôle et mes sentiments deviennent... exagérés
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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Dim 9 Juil à 1:08

Oh ma kate !! ^^
Faut pas te mettre dans tes états pareils !! je t'adore tu sais bien !!


Skadia
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kate

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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Dim 9 Juil à 13:26

oui mais tu sais en ce moment mon petit coeur est trés fragile mais merci de ton soutient Very Happy
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Skadia

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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Mar 18 Juil à 22:41

ma fic a été supprimée par un maudit hacker sur l'autre forum. Je suis vachement contente qu'il y ai eut ce forum, comme ça, je peux récupérer mon travail telquel ^^

Skadia
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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Mar 18 Juil à 23:05

XXII) Une bougie, telle une vie, s’éteint…

L’heure où le jour est entre chien et loup venait d’arriver. Murtagh s’était fait battre, torturer et s’était entraîner et saoulé toute la journée. Le soleil n’était plus qu’une longue ligne lumineuse sur l’horizon. Il se trouvait à la fenêtre de sa chambre, torse nu avec des blessures fraîches sur tout son dos et son torse. Son visage était figé en une expression glaciale et blessée. Ses yeux étaient secs d’avoir trop pleuré ces dernier temps. Il eut un éclat métallique dans sa main droite…Son regard était fixe, comme s’il était en transe. Une petite perle de sang coula le long de l’éclat qui n’était autre qu’un couteau acéré. Son bras gauche était retourné afin que la surface intérieure soit parfaitement découverte. Il n’y avait qu’une petite coupure à peine visible au niveau de la moitié de son bras. Il lâcha le couteau qui tomba bruyamment par terre comme si la lame avait résonné en s’écrasant sur parquet. Le jeune homme s’appuya à la fenêtre, sur ses coudes, le visage caché dans ses mains pour tenter d’atténuer cette souffrance si violente qui le rongeait de plus en plus.

« Murtagh !! Je sens ta détresse comme lorsque tu te scarifiais ! Ne me dis pas que tu as recommencé !! » intervint brutalement Thorn
« Je ne vais rien te cacher…Si. Enfin, j’ai tenté. » répondit le dragonnier d’une voix neutre.
« Commença, tenté ?? »
« Oui, j’ai commencé à m’entailler le bras, mais j’ai arrêté de suite… »
« Qu’est ce qui t’as fait cesser ton acte ?? »
« Armancia n’aimait pas les gens qui se mutile car cela lui rappelait son père… »
« Non !!! Arrête de penser à elle !!! »
« Laisse- moi ! »

Murtagh brisa leur lien pour rester seul. On frappa à la porte puis une servante entra dans la chambre, tenant de nombreuses boites et de bandages. Le jeune homme donna rapidement un coup de pied dans le couteau pour le cacher sous son lit et lécha rapidement les gouttes de sang qui coulaient de sa coupure puis attrapa Zar’roc rangée dans son fourreau qui se trouvait sur son bureau. La servante prit un bol, alla le remplir d’eau puis examina les blessures du jeune homme. Il se laissa faire, l’air sévère et impassible. Avec crainte, elle lui essuya les entailles avec un tissu mouillé. Murtagh ne ressentait même plus la douleur tant celle qui régnait dans son cœur était forte. La servante lui désinfecta ses plaies avec de l’alcool. A ce moment, le jeune homme ferma tout de même les yeux sentant sa peau lui brûler. Elle banda son torse, ses épaules et son dos en un unique et long bandage. Elle reprit rapidement ses affaires et sortit de la chambre à reculons tout en le saluant.
Dix minutes qu’il fut dérangé par cette servante. Il resta à la fenêtre, fixant l’infinie. Bien que le soleil créait encore une lumière orange qui se dégradait en un rosé puis en un bleu roi profond. Les minutes s’écoulèrent, elle n’allait pas tarder…Il n’avait pas bougé de toute la soirée. Soudain, il entendit la porte s’ouvrir puis se fermer et ensuite le plancher craquer derrière lui sous des pas légers féminins. Il sentit le corps brûlant d’une personne se coller contre lui et poser sa tête sur son épaule bandée. Des bras s’enroulèrent autour de son ventre tandis que cette personne commença à lui picoter la nuque de baisers. Il ne frémit même pas mais il se laissa faire. Il savait qui c’était. Les bras de femme qui l’enlaçaient tendrement remontèrent jusqu’à son torse où des mains commencèrent à le caresser. Lui, il ne bougeait pas et fixait toujours le vide. Il ne daignait même pas tourner la tête vers elle. Cependant, quand les mains commencèrent à lui délasser le pantalon, il accorda un regard perçant à cette personne par-dessus son épaule. C’était une femme de taille moyenne aux cheveux noirs courts, les yeux noirs, la peau blanche et les lèvres roses. Elle était habillée assez piteusement. Murtagh aurait pu la trouvé jolie s’il n’était pas totalement détruit. Il sentit peu à peu son pantalon se desserrer et glisser doucement. Il fixait à nouveau le vide par la fenêtre, ne bougeant plus. Il sentit la femme l’embrasser sur les bras et lui mordiller doucement l’oreille. A moment, le jeune homme fut prit d’une soudaine colère. Il se retourna violemment, en frappant la femme et en dégainant Zar’roc. Elle tomba par terre face à lui, à sa merci. Il la menaça de son épée sanglante en la pointant en direction de sa gorge. Ses yeux gris lançaient un regard haineux et noir. La femme laissa apparaître sa peur sur son visage, le suppliant à voix basse de ne rien faire. Le dragonnier ne clignait même pas des yeux. Il serra tellement ses mâchoires que son cou saillait :


- Dégage !! ordonna t-il
- Mais…
- Ta gueule !! J’ai dis dégage !! Tu n’es pas elle !! Tu n’es qu’une putain femme de joie !! Tu ne fais que ton travail !! C’nest rien pour toi de savoir avec qui tu passes ta nuit, mais moi je ne suis pas comme ça !!! Tu n’es rien pour moi, rien !! Tu entends !?!? Tu me considères comme un homme faisant parti de ta liste de pervers !! Je ne suis rien pour toi !! Pour moi tu n’es rien à part un objet pour les désirs masculins, moi je ne veux pas d’un tel objet ! Dégage !! Retourne d’où tu viens !! Que je ne te revoie plus car la prochaine fois, je n’hésiterai pas à te tuer !!

D’un coup d’épée, il lui entailla la joue. Elle poussa un cri d’effroi et s’enfuit à toute allure, ne prenant même pas le soin de refermer sa porte. Murtagh resta planté là, remuant toute sa haine et toutes ses peines dans sa tête. Il rangea Zar’roc dans son fourreau et la reposa sur son bureau. Il resserra un peu les lacets de son pantalon avec agacement tout en allant fermer la porte. Il retira ses bottes puis attrapa un parchemin, de l’encre et une plume et s’assit en tailleur sur son lit.

« Qu’est ce qui c’est passé ?? Ta colère était tellement forte que je l’ai senti irradier dans mon corps et faire vibrer de rage mes moindres muscles… » demanda Thorn
« Oh ! Ce n’était qu’une putain fille de joie… » répondit le jeune homme comme si de rien n’était avec cependant un note de colère dans sa voix.
« Ne me dis que… »
« Non. J’ai refusé et je l’ai chassé violemment. Plus aucune femme ne me touchera, crois moi. »
« Qu’est ce que cette fille de joie faisait là si tu ne voulais pas te divertir. »
« Tu oses insinuer que je mens et j’ai pris mon plaisir ??? » explosa t-il
« Non…pas du tout calme toi… »
« Je sais très bien ce que tu as voulu dire !!! ce que faisait cette femme là ?? Eh bien c’est Galbatorix qui me l’a envoyé, comme toutes les autres les soirs précédant, mais je l’ai refusé comme les autres !! »
« Je ne comprends pas pourquoi tu veux rester fidèle à Armancia alors qu’elle t’as fait comprendre qu’elle n’éprouvait rien pour toi… »
« Ce n’est même plus une question de fidélité là. «
« Comment ça ? »
« Je les refuse car il n’est plus question pour moi d’avoir une nouvelle relation avec une autre femme car je n’ai pas totalement oublié Armancia et puis…je ne veux plus souffrir ainsi. »
« C’est plus sage de ta part. Ca te permettra de mieux te concentrer sur ta tâche et tes entraînements… »
« Ainsi que sur la douleur que j’emmagasine à chaque torture…j’ai presque eu le droit à l’écartèlement aujourd’hui…mais je me fais souvent fouetter et battre. Aujourd’hui, j’ai eu le droit à une punition plus sévère car je lui ai répondu avec provocation… »
« Qu’est ce que tu as dit ?? »
« Qu’il était un incapable, qu’il ne pouvait pas faire les choses lui-même. »
« En effet, Galbatorix n’a pas du apprécier… »
« Oui. »

Murtagh soupira de remords en cachant son visage dans ses mains et en appuyant ses coudes sur ses genoux. Il resta silencieux un instant, pour se remémorer ces scènes de torture. Il releva légèrement la tête pour fixer d’un regard vide l’infini.

« J’ai tellement l’habitude de me faire torturer que je ne ressens presque plus la douleur. Même à ces moments, qui auparavant me faisait tout oublier, n’arrivent même plus à faire disparaître Armancia durant ses heures de souffrances… »
« Murtagh…je t’en prie, arrête de penser à elle… »
« Je voudrais bien, mais je n’y arrive. Je suis partagé entre l’envie de la retrouver pour l’embrasser ou la retrouver pour la tuer… »
« Tu ne lui as même pas parler de ton cauchemar… » ajouta Thorn gravement.

Le jeune homme fit non de la tête.

« Je n’ai pas eu le temps… »
« … »
« Excuse moi Thorn, mais j’ai besoin d’être un peu seul… »
« Je comprends. N’hésite pas si tu as besoin de parler de quoique ce soit. »
« Merci mon ami. »
« C’est normal. »

Thorn brisa le lien qui les liait. Le beau brun resta immobile, sans rien dire, comme une statue de cire. Alors, il commença à gribouiller des esquisses sur le parchemin : des tactiques de guerres. Il laissa sa plume glisser rapidement sur la surface rugueuse du parchemin.
« Je me demande ce qu’elle fait en ce moment… » se demanda t-il
Il avait terriblement envie d’utiliser sa magie pour la visionner mais il se retint avec difficulté. Il continua aveuglément à écrire et dessiner, vidant peu à peu sa tête, l’expression fixe comme s’il était en transe.



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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Mar 18 Juil à 23:05

*******


Eragon se dirigeait à pas rapide en direction de la cabane d’Oromis. Il n’était même pas troublé par sa façon de parler à Arya. Il arriva à une clairière et s’assit au milieu de l’étendue verte. Il resta assis à méditer pendant plusieurs heures, même pendant toute la journée. La nuit commença à couvrir le ciel de son épais manteau noir et bleu. Il n’avait rien fait de la journée, à part apaiser ses pensées troubles. Finalement, après des heures et des heures de méditations, il se releva et appela Saphira. Celle-ci arriva presque sur le champ, se posant prêt de lui comme une chouette. Il grimpa sur son dos sans dire un mot. La dragonne décolla, envoyant des reflets bleus éclatants sur les arbres. La lune était si claire et d’une si merveilleuse beauté…Saphira volait à vitesse moyenne, ni trop vite, ni trop lentement. Le vent frais du soir venait soulever les cheveux châtains du garçon. Cette brise permanente lui faisait terriblement du bien. Il ferma les yeux pour le sentir encore mieux. Le chant des grillons ainsi que le souffle léger du vent créaient une ambiance fantastique presque irréelle…Il leva la tête vers le ciel et ouvrit les yeux. Le ciel se parsemait peu à peu d’étoiles scintillantes. Au bout de plusieurs minutes, Eragon regarda de nouveau devant lui et aperçut la cabane d’Oromis dans un coin refoulé du monde. Saphira tournoya au dessus de la petite bâtisse avant de se poser en silence à plusieurs mètres d’elle. Le jeune dragonnier sauta à terre et prit une profonde inspiration comme pour s’enivrer de l’odeur parfumée de la forêt la nuit. Néanmoins, quand il posa ses yeux sur la cabane, il fut frappé de voir qu’il n’y avait aucune lumière. En y regardant de plus près, il aperçut comme une petite lumière s’éteindre puis se réanimer. Sans savoir pourquoi, il s’attendait à quelque chose de mauvais. Une panique atroce lui pris le cœur qui se mit à battre la chamade. Tellement fort, que Eragon l’entendait dans ses oreilles. Il perçut un frottement autour de la cabane. Ses yeux se plissèrent pour voir encore mieux. Une silhouette immense apparue de l’ombre ; Glaedr. Le dragon d’or s’enroula autour de la petite bâtisse en poussant comme des gémissements plaintifs.

« Eragon…vas vite voir Oromis….c’est urgent… » gémissait le gros dragon d’or

Eragon ne prit pas le temps de lui répondre et se mit à courir en direction de la cabane. Arrivé devant, il frappa trois mais il n’y eut aucune réponse. Son cœur se mit à battre encore plus vite. Il haletait et sentait des sueurs froides lui couler dans le dos. Il posa une main sur la poignée, l’abaissa doucement et ouvrit la porte avec crainte. Il faisait quasiment noir à l’intérieur. S’il n’y avait pas une petite bougie ni la lune qui se filtrait à travers les carreaux, ce serait l’obscurité totale.



Eragon parcourut la cabane d’un rapide regard avec peur puis vit Oromis allongé sur son lit. Son cœur fit un bond dans sa poitrine, ce qui manqua de l’étouffer. Il accourut près de lit et se laissa tomber à genoux près de son maître. Ses yeux commencèrent à lui brûler par son envie de fondre en larmes…La petite bougie posée sur la table de chevet se battait contre la mort, comme si elle représentait la situation actuelle…Eragon attrapa ses pans de drap dépassant du matelas et les serra fortement.


- Maître…
La réponse d’Oromis se fit attendre. La respiration de l’elfe était sifflante, lente et irrégulière.
- Eragon…
- Que vous arrive t-il… ? demanda le garçon d’une voix serrée de chagrin
- Tu le vois…bien…
- Comment se fait-ce ?? Votre état s’était à peu près stabilisé ces dernier temps… !
- Je pensais aussi….mais j’ai eu tort…Eragon…je quitte…ce monde…
- C’est impossible !! Vous êtes un elfe, vous n’êtes sensible qu’aux douleurs physiques !!

Eragon secoua la tête comme pour tenter de faire changer l’état d’Oromis. Les larmes débordèrent de ses yeux. Il tremblait tant il avait peur. Au fond de son cœur, il savait qu’Oromis avait raison, mais il ne voulait pas y croire, il ne voulait pas perde encore un père…

- Vous allez voir Ebrithil ! je vais vous guérir, vous soigner et vous irez beaucoup mieux !!, paniqua le jeune dragonnier
- Non. Tu ne peux rien…
- Laissez moi alors chercher de l’aide !

Eragon se leva mais Oromis le retint fermement par le poignet d’une main tremblante. D’un geste du bras, sans se redresser, il remit le garçon par terre à genoux. Il toussa plusieurs fois comme s’il s’étouffait :

- Eragon…c’est moi qui en ai décidé ainsi…
- Mais vous m’aviez promis de ne pas m’abandonner !!
- Je sais…et j’ai trompé ma promesse…

Le garçon se mit à pleurer de chagrin tout en tenant la main d’Oromis.

- Je vous en prie…ne m’abandonnez pas…Et ma formation ??
- Je ne peux plus…Je suis consumé de l’intérieur par le sort que j’ai reçu…il y a de cela…bien longtemps déjà…et ta formation…elle est presque achevée…quelqu’un prendra ma place…
- Je vous prie…personne ne peut vous remplacer…
- Jamais…je n’aurai imaginé…que cela pût avoir…de telles…conséquences…ce sort…
- Ne dites pas ça…vous irez mieux…
- Non Eragon…mon temps s’achève…ici…j’ai utilisé mes dernières forces pour libérer Glaedr du lien…qui le liait…à moi…

L’elfe poussa un long gémissement en se tenant les côtes. Il ferma ses beaux yeux pour les entrouvrirent et fixer le jeune dragonnier d’un air paternel :

- Mais…par contre…j’ai encore une et unique dernière…chose à t’apprendre…
- Je vous prie…

Oromis posa un index sur sa bouche pour le faire taire, se redressa un peu tout en l’attrapant par la nuque pour le rapprocher de lui. Il passa sa tête à côté de la sienne pour être au niveau de son oreille :

- Qu’est ce que… ? commença Eragon
- Ton…nom est…, Oromis ferma les yeux comme sur le point de s’endormir puis il les rouvrit d’un coup, comme s’il luttait contre quelque chose d’invisible, ton nom…est…, Oromis le lui chuchota d’une voix à presque inaudible, Aveadir…Avenir…

Eragon écarquilla les yeux et se raidit. Il sentait les larmes couler à flots le long de ses joues. Il serra l’elfe dans ses bras comme un fils étreignant son père et le reposa doucement allongé sur le lit :
- Q…quoi… ?? Comment savez vous ça ??
- Il y…certaines…chose…qui n’ont pas…de logique…

La voix d’Oromis se faisait de plus en plus serrée. Il devint peu à peu pâle. Il s’étouffait, tremblait et poussait des gémissements, tentant de lutter contre la mort :

- MAÎTRE !!! VOUS AVIEZ DIT QUE VOUS NE M’ABANDONNERIEZ PAS !!! JE VOUS EN SUPPLIE !! DITES MOI CE QUE JE DOIS FAIRE POUR VOUS SOIGNEZ !!
- Eragon…c’est le destin…Je t’en prie…rapporte mon corps aux elfes…et…raconte…leur mon…existence…s’il te plait.

L’elfe se mit à tousser. Le cœur d’Eragon battait tellement fort que ça lui faisait mal. Les larmes du garçon tombaient sur la main de son maître :

- Non…ne partez pas…ne m’abandonnez pas…vous m’aviez promis…
- Je suis…désolé Eragon…je n’ai…pu tenir ma promesse…
- Non…

Eragon s’assit sur le bord du lit et suréleva doucement Oromis dans ses bras :

- Non…ne m’abandonnez pas…

Son cœur se déchirait, ses pleurs et ses plaintes résonnaient presque dans la cabane. Il serra l’elfe contre lui, ne le lâchant pas du regard, bien que sa vue soit entièrement trouble et que ses yeux le brûlaient :

- Ne m’abandonnez pas…
- Je suis…désolé…

Ce fut les dernières paroles prononcées par l’elfe. Elles furent sorties de sa bouche comme un faible souffle puis ses lèvres se tirèrent doucement en un petit sourire apaisé. Ses yeux se fermèrent doucement pour ne plus jamais s’ouvrir. Au même moment, la flamme de la bougie disparue en silence…Oromis venait de s’éteindre…Le calme régnait. Il sentit la main de l’elfe se glacer d’un seul coup. Seuls les gémissements d’Eragon troublaient le silence de plomb :

- Vous m’aviez promis…non…Oromis…ne partez pas…

Il secoua doucement le corps de l’elfe avec désespoir comme pour tenter de le réanimer mais en vain…Oromis était…mort…Eragon pleurait, pleurait tout son chagrin, tout son malheur…Il se disait que c’était de sa faute qu’il était mort…mais très vite, il oublia toutes pensées pour redoubler ses sanglots. Il tremblait et la sueur perlait sur son front…La douleur de son cœur était si immense qu’il aurait été prêt à mourir sur le champ…mais il ne pouvait pas. Il entendit des grondements rauques à l’extérieur ; il s’agissait des deux dragons en train de pleurer…Le vent avait disparu et les grillons s’étaient tut. La rivière était comme devenue muette…tout avait fait le silence, comme pour respecter la mort d’Oromis…qui disparu en emportant avec lui tout ses secrets…

___________
(suite de la suite...)
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Skadia

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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Mar 18 Juil à 23:05

*


Au même moment, la fête de Cithrí dégageait un bonheur si immense, que la musique, les chants et les cris de joie qu’on avait l’impression que cette euphorie s’engouffrait dans tout le Surda. Armancia avait pas mal bu durant la soirée, ainsi que Roran. Ils dansaient à sans casser les jambes. Les jeux des lampions, des lumières, la musique, les chants, les animations, la nourriture : tout était parfait en cette nuit chaude du Surda. Il eut un moment où c’était l’heure de gage et des défis. On poussa Armancia sur une estrade. Roran explosa de rire et souleva la sorcière pour qu’elle se retourve debout sur l’estrade.

- Non !! Roran !! lâche moi !!, hurlait t-elle en se débattant

Mais le jeune homme fut plus fort. Elle parut énormément gênée d’être seule, debout en hauteur: cela se voyait, elle rougissait comme une pivoine et se passait la main derrière la tête en prenant soin de faire un sourire forcé. Mais sa timidité disparut rapidement pour faire place à une humeur massacrante. La nuit était tombée depuis une heure déjà. Des gens entourèrent l’estrade puirent levèrent un bras en direction de la jeune fille avec des rires saoulent et ils se mirent à hurler en chœur :

- BOIS LE !! BOIS LE !! BOIS LE !!
- Mais quoi ??, demanda t-elle avec amusement
- LA CHOPE !! LA CHOPE !! QU’ON APPORTE LA CHOPE !!
- Oui oui !! la voici la voilà !!, cria un aubergiste en apportant une grande chope presque de la taille de sa tête remplit de bière.

L’aubergiste présenta avec un air fier la chope aux habitants. La foule poussa des acclamations et se mirent à canter :

- LA CHOPE ! LA CHOPE ! BOIS LA ! BOIS LA !

Armancia prit la chope avec un grand sourire et fit apparaître une mine d’enfant sur son visage. Elle la pointa du doigt avec un sourire malicieux :

- Vous voulez que je la bois, c’est bien ça ? demanda t-elle
- OUI ! D’UNE SEULE TRAITE !
- Vraiment ?
- OUI ! VRAIMENT !
- Bon ! très bien !!

Elle fit un clin d’œil à Roran puis prit une profonde inspiration et commença à boire rapidement la bière. Les gens hurlaient :

- BOIS ! BOIS LA BIERE D’UNE SEULE TRAITE !! ENCORE ! ENCORE ! ENCOOORE !!

Ils tapèrent du pied et ceux qui se trouvaient prêt de l’estrade, tapaient du poing sur le plancher. Roran fut étonné de la descente de la jeune fille, il en explosa de rire quand il vit la chope se soulever peu à peu au dessus de la tête d’Armancia. Puis, la sorcière leva la chope avec triomphe en avalant sa dernière gorgée. Ses joues devint rose et lalcool commença à lui monter à la tête. Elle poussa un long cri de triomphe :

- YAAAAH !!
- Eh bien !! Sacrée descente dis moi !! s’exclama Roran
- OUAAAAIIIIIIII !!!

La foule applaudit et se mit à éclater de rire. Elle rendit la chope à l’aubergiste tout en s’essuyant la bouche avec le dos de sa main.

- MAINTENANT ! JOUE !!, ordonna les habitants avec entrain
- Que je joue ??
- OUI !
- Mais à quoi ?
- DU VIOLON !! QU’ON DANSE UN PEU !
- Très bien ! Apporter donc moi ce violon !!

Elle vit l’instrument en question passer de mains en mains parmi la foule puis on le lui donna. Elle se mit en place, touchant l’archer, le bois et les cordes pour s’y habituer et elle commença à jouer une musique douce mais entraînante à la fois. Les habitants de mirent par deux et commencèrent à danser, s’enivrant de la douce mélodie qui s’offrait à eux. Armancia tapait doucement du pied pour battre la mesure puis, plus la musique évoluait, plus elle se faisait gaie et entraînant pour finir en une danse mémorable de tout bonheur. Cette représentation finit sur des acclamations admiratifs tandis que la jeune fille les saluait puis descendit de l’estrade pour céder sa plce à quelqu’un d’autre et rejoignit Roran qui se trouvait un peu à l’écart. Il siffla d’étonnement :

- Tu en caches des choses ! jamais je ne me serais attendu à voir une femme boire autant de bière d’un coup et une personne jouer aussi bien !!
- Ha Ha !! oui ! comme tu le dis !! Il y a bien des choses que tu ne connais pas de moi mon cher !!

Elle eut un petit hoquet, elle en rit ainsi que le jeune homme :

- Je suis même étonné que tu ne sois pas plus saoule que ça avec tout ce que tu as bu !!
- Ha ha !!

Ils explosèrent de rire quand Armancia s’arrêta net en poussa un petit cri et en se pliant en avant tout en posant une main sur son cœur. Roran eut un geste comme pour la rattraper par réflexe. Il lui releva la tête, inquiet :

- Armancia ?? Quelque chose ne va pas ??
- J’ai…une drôle d’impression…
« Armancia…Fais connaître mon existence au monde du Surda…merci… » entendit t-elle dans sa tête. Elle connaissait cette voix.

Puis, elle sentit comme une page se déchirer dans son cœur et fut d’un malaise, elle fit quelques pas pour s’éloigner de Roran, mais se rattrapant à temps à un arbre mort. Elle haletait et sentait la sueur dégouliner le long de son échine.

- Oromis…, susurra t-elle dans un souffle incompréhensible.
- Que dis tu ??

Elle se releva droite, comme si elle n’avait rien entendu et se mit à courir en direction de l’estrade. Elle courrait rapidement, mais sa robe la gênait affreusement et manqua à plusieurs reprises de perdre son équilibre et de s’écraser par terre. Le jeune homme mit un certain temps avant de se décider de la poursuivre. Elle fut plus rapide. D’un mouvement souple et félin, elle sauta sur l’estrade : ce qui eut pour effet d’étonner beaucoup de gens. Elle bouscula doucement la personne qui se trouvait en son milieu pour prendre sa place. D’un geste de main tout en récitant des paroles, elle rendit les instruments muets et éteignit presque les lumières, sauf les bougies qui l’entouraient. Elle avait un air grave et sérieux. Elle demanda le silence à plusieurs reprises puisque la foule commença à paniquer.

« Mais que fait t-elle ?? » se demanda Roran avec inquiétude.
- SILENCE S’IL VOUS PLAIT !! ordonna la jeune fille

Les citoyens se lancèrent des coups d’oeils interrogateurs murmurèrent des rumeurs puis se turent en fixant la sorcière.
Jamais Roran n’avait vu son amie dans un tel état. Ses yeux étaient brillants de larmes mais son expression était glaciale, comme si elle avait et redoutait quelque chose… :


- S’il vous plait. Silence. Respectez le, ordonna t-elle d’une voix plus douce mais tout aussi exigeante.

Un silence de plomb tomba sur l’assemblée et tous les regards étaient braqués sur elle. Elle ne cilla pas, mais elle tremblait comme si elle avait froid :

- Ecoutez moi tous, commença t-elle, quelque chose de terrible vient d’arriver…

Les habitants se mirent à chuchoter puis redevinrent muets. Roran sentit son cœur faire un bond dans sa poitrine, il savait tout au fond de lui que cela concernait Eragon…

- Je ne sais pas comment vous annoncer cela, continua t-elle à voix forte, mais quelqu’un de très important vient de s’éteindre…, il eut un petit blanc dans ses paroles, Oromis vient de mourir.
- Qui est Oromis ?, demanda quelqu’un qui fut approuvé par les autres.

Armancia plissa les yeux tout en rivant un regard perçant en direction de cette personne :

- Un dragonnier.
- Un…un… ?! s’exclamèrent les gens
- Oui. Son existence fut dissimulée pour des raisons de pratique. C’est lui qui a fait la formation d’Eragon. Il s’est éteint il n’y a que quelques minutes seulement. C’était un grand homme, bien que je n’ai presque jamais parlé avec lui…, sa voix trahissait sa tristesse, il faisait parti des dragonniers qui refusèrent de donner un autre dragon à Galbatorix. Comme Brom, il fut l’un des derniers dragonniers survivants, mais ceci à présent n’est pus qu’un souvenir. Son dernier souhait fut que l’on révèle son existence, c’est ce que je fais…
- Il y avait un dragonnier dans notre camp et personne ne le savait !! C’est une honte !! il aurait pu venir nous aider !!

Certains habitants approuvèrent ce dernier. La jeune fille serra ses poings de colère et explosa :

- C’est un dragonnier qui perdit presque tous ses pouvoirs ! son dragon a une patte en moins, et puis, c’était leur désir de ne pas se faire connaître !! Respectez leur souhait !, elle se radoucit, Un grand homme est mort…Eragon ne va plus tarder à arriver avec une nouvelle armée d’elfes. La bataille finale approche…mais pour l’instant, s’il vous plait, faisons hommage à la mort d’Oromis…

Elle se serra les mains et ferma les yeux pour rester silencieuse. Tous l’imitèrent. Durant ce temps, elle n’arriva pas à retenir des larmes et elle se mit à pleurer en silence.

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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Sam 22 Juil à 12:01

bon ba je te ferai pas de compliment cette fois ci, j'ai pas envis de me faire rembarer comme kate lol
je dirai juste la suite cheers cheers cheers

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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Sam 29 Juil à 15:37

putain !!! Skadia ! fou.... j'ai pas pu m'empêcher de pleurer snif trop triste la fin d'oromis ! et veux que les 2 tourteraux soient ensemble !!!
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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Sam 29 Juil à 18:46

Je suis d'accord avec kate ! Ils doivent etre ensemble !!!!
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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Dim 30 Juil à 12:39

ouais mais pas tout de suite sinon c pas drole

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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Dim 30 Juil à 18:14

Sadique !
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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Dim 30 Juil à 20:15

merci, c'est un honneur lol

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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Sam 5 Aoû à 19:42

uè pfff mais bon d'un côté ta raison pas tout de suite faut faire durer le plaisir !
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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Sam 5 Aoû à 19:46

qqn qui me comprend

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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Lun 7 Aoû à 13:42

pour une fois que ça arrive lol
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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   

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