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 Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?

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Koren l'Elu
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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Jeu 8 Juin à 21:48

ba ta bien raison moi je sais meme pas si les gens me juge ou pas vus que je suis pas tres engagent comme mec au premiers abord, en tout cas ta rien qui remonte a mes oreilles, et c'est tres bien comme ça

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A MORT MURTAGH

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Vannir

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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Jeu 8 Juin à 21:52

moi je ne fais pas très attention à la façon dont je m'habille ni à la façon dont les autres s'habillent.... En plus je n'ai presque que des T-Shirts rouge alors entre le rouge et le rouge bah y a pas trop le choix Razz Razz par contre contrairement à vous, je n'aime pas qu'on me juge, j'essaye de ne pas y faire attention mais quelques fois et bah... enfin voilà quoi ^^
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Chtite Yoyo

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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Jeu 8 Juin à 22:21

bein moi je pensai que au moins dans les 2 pages, y'aurai la suite mais meme pas, vous cosez vetements ... =__= lol
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Koren l'Elu
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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Ven 9 Juin à 12:26

désolé de t'avoir donné de faux espoirs lol!

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kate

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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Ven 9 Juin à 20:08

ben moi suis comme Skadia tout le monde dans mon bahut jugedonc zéssaye de faire attention surtout que j'aime pas quand on me juge et comme Koren j'ai pas une allure trés engagente, on dirait que je suis méchante, froide, et que je fais tout le temps la gueule alors que c'est tout le contraire sinon moi c'est jean, débardeur mauve et une ptite veste autour de la taille
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Vannir

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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Dim 11 Juin à 11:48

on est dimanche !! ^^ pour quand la suite ??
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Koren l'Elu
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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Dim 11 Juin à 11:51

faut apprendre la patience vannir lol

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Vannir

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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Dim 11 Juin à 11:53

gggrrrr je sais que la patiente est une vertue mais je n'ai jamais été vertueux lool (ça se dit ça ?^^) j'aime po attendre SadSadSadSadSadSadSadSadSadSadSadSad ^^
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kate

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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Dim 11 Juin à 14:19

moi non plus mais comme le proverbe le dit : plus c'est plus c'est bon
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Chtite Yoyo

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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Jeu 15 Juin à 21:21

On est jeudi ! Y'a tjs pas la suite !
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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Sam 17 Juin à 19:28

Elle l'a posté sur le forum d'Eragon !
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Skadia

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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Lun 19 Juin à 18:51

XVIII) Inquiétudes, peines et chagrin…


- Malthinae !!, hurlait un jeune homme, tendant la main vers un garçon légèrement plus jeune.

Murtagh se trouvait debout, au milieu de cadavre. On pouvait voir parmi les corps, Arya, Orik, Nasuada, Ijak, Thorn, Saphira et d’autres soldats…Il y avait une femme qui était accrochée à un arbre, en hauteur. Le beau brun se tenait debout, devant Eragon, posant la pointe de Zar’roc sur la gorge de celui-ci…

- Murtagh !! Non ! je t’en prie !! Arrête !!, criait la femme
- Tu crois que je vais t’écouter ?? Ha ha !! tu ne me connais pas !! T’as beau dire tout ce que tu veux, je ne t’écouterais pas ! Seithr !, répondit Murtagh
- Tu n’es pas ça !! je sais !! Murtagh !!!, répliquait la femme
- La ferme !! Balivernes !

Il appuya un peu plus son arme sur la gorge de son frère. Celui-ci le regarda gravement et lui dit d’un souffle de voix :

- Murtagh…mon frère…je t’en prie…je sais que tu n’es plus toi-même et…
- LA FERME !!!! FOUS MOI LA PAIX !!!!
- Murtagh…tu le regrett…

Le beau brun ne laissa pas Eragon finir sa phrase qu’il l’égorgea, tandis que la femme se mit à pleurer à chaud de larmes. Eragon agonisa pendant longtemps, vomissant du sang par le trou béant qui remplaçait à présent sa gorge avant de mourir… :

- Murtagh…non…Pourquoi….??, gémissait t-elle.
- T’as pas bientôt fini de chialer ?? Armancia…le seul amour que j’ai eu qui n’est maintenant qu’une vulgaire p…mais tu n’es plus rien pour moi !! le seul plaisir que tu pourras me donner de nouveau, c’est lorsque tu agoniseras devant moi, alors que je rirai de ma tuerie !!!

Il se mit à rire sadiquement, comme un fou…Il s’approcha d’elle et lui attrapa violemment le visage, prenant le lui entailler avec son épée. Il lui décrocha un rictus mauvais et lui cracha dessus, puis il la lâcha brutalement et lui tourna le dos. Soudainement, il coupa une corde, et Armancia se retrouva pendue à l’arbre, commençant sa lente agonie douloureuse. Murtagh en riait. Elle pleurait. Son corps était presque nu, n’ayant qu’un bout de tissu pour cacher ses seins et sa partie intime. Sa peau dorée était éclaboussée de sang. Sa respiration sifflait atrocement. Juste avant de lâcher son dernier souffle, elle susurra entre ses dents en ancien langage :

- Dire…que…je…t’ai…aimé…sois…maudit…je…te…hais… que…ta…mort…apporte…joie… autour…de…nous…!

Elle poussa un sifflement de mort alors que son corps se raidit totalement…Murtagh se trouvait à présent debout, entouré de cadavres de ceux qu’il avait connu. Il riait…riait en s’en brûler les poumons…Zar’roc encore plus rouge que dans le passé…


- AAAAAAAAAAAAH !!!!! ARMANCIA !!, hurla le beau brun en se réveillant en sursaut.

Il haletait comme jamais il n’avait haleté. Il respirait par à-coups. Il était couvert de sueur froide et voyait trouble à cause de larmes qui lui embrouillaient les yeux. Il avait l’impression d’étouffer. Son corps tremblait de tous ses membres. Son cœur battait la chamade, rendant ses oreilles sourdes. Il fixait son regard droit devant lui. Il susurra à difficulté :

- Ce…n’était qu’un…cauchemar…encore ce cauchemar…

Il déglutit et se passa une main sur le visage. Il tenta de regarder autour de lui. Il se trouvait assis sur le lit de sa chambre, les rideaux mal tirés. Une atmosphère lourde y régnait, pesant sur son être. On lui avait bandé ses blessures et on avait monté ses affaires. Sa respiration accélérée se transforma peu à peu en sanglot, faisant déborder les larmes de ses yeux. Il s’empressa de cacher son visage dans ses mains tout en se recroquevillant sur lui-même. Il pleura un instant en silence, croyant devenir fou…Quand quelqu’un entra violemment dans la chambre. Le dragonnier releva doucement la tête, fixant ses yeux rougis par ses pleurs sur l’arrivant. Il s’agissait de Galbatorix. Le tyran le fixait avec colère ; regard que Murtagh n’eut aucun mal à soutenir. Mais soudainement, le jeune homme sentit une intrusion dans son esprit. Par automatisme, il dressa comme un mur d’acier autour de son esprit. Galbatorix s’y percuta violemment puis chargea de nombreuses fois le mur. Ses tentatives d’intrusions se faisaient de plus en plus brutales, ce qui donnait beaucoup de mal au beau brun pour ne pas céder. C’était encore pire qu’avec les jumeaux. Très vite, le visage du jeune dragonnier se crispa d’efforts. Il luttait contre un forcené pour que le tyran n’apprenne rien sur ce qui s’est passé les deux derniers mois. Il poussa des gémissements rauques. Il ne vit plus rien tellement il se concentrait pour protéger son esprit. Mais à une fraction de seconde, il laissa passer une bribe de son esprit. Ce n’était que le flash d’une image qui disparu aussitôt, mais cette image suffit à Galbatorix, c’était l’image d’Armancia... Le roi tyran sortit de son esprit, un rictus mauvais s’emparant de son visage puis il s’approcha de Murtagh et lui attrapa violemment le menton pour lui faire tourner la tête. Il aperçut une marque rouge sur le cou du jeune homme. Il lui lâcha brutalement la tête et le regarda sadiquement :

- Alors comme ça, tu ne t’es pas amusé avec cette prostituée ?? Mais alors, qu’est ce que ce suçon sur ton cou ??, siffla t-il entre les dents.

Par automatisme, Murtagh posa une main moite sur la petite marque rouge :

« Armancia… » :
- Peut être que je me suis amusé un petit peu, mais pas plus !!
- Mais bien sûr, mais bien sûr…, ironisa le roi
Le beau brun resta atterré. Galbatorix appela des soldats et leur ordonna :
- Trouvez moi cette fille !!

Murtagh se douta qu’il donna l’image d’Armancia dans la tête de ses hommes. Ceux-ci le saluèrent avec respect et disparurent dans les couloirs. Avant de partir, le tyran regarda le jeune homme tétanisé avec amusement puis ferma la porte de la chambre à clé pour emprisonner Murtagh, seul dans sa chambre.
Le jeune dragonnier se recroquevilla de nouveau sur lui-même, posant sa tête sur ses genoux puis il ferma les yeux, pour retenir cette envie de hurler de détresse…il prit sa gourde de vin, la regarda, les yeux vides, et en bu plusieurs gorgées cul sec…peu à peu, ses joues rosirent sous l’effet de l’alcool…c’était pour lui, le seul moyen de noyer son chagrin, sa douleur…du moins, pour l’instant…


********


« Armancia…tu n’as pas parlé depuis hier… », dit tristement Ijak
« Je ne vois pas ce que j’ai à dire ! » répliqua t-elle sèchement.
« Je sais que tu souffres…ce n’est pas en te refermant sur toi-même que tu soulageras cette douleur… »
« Tu m’parles pour faire la morale ?? Non merci !! »
« Jeune fille…je suis ton protecteur –protecteur pas si protecteur que ça…- et…Iet Seithr Fricai, je ne te laisserai pas souffrir ainsi sans avoir tenté de te résonner. » dit t-il avec douceur

Armancia fut étonnée que le loup parlât en ancien langage. Elle lui lança un rapide coup d’œil et leva les yeux au ciel, l’air irrité.

« Depuis quand tu parles ancien langage toi ?? m’enfin…peu m’importe ! Je n’ai pas très envie de parler en ce moment. Laisse moi et arrête de te tracasser pour moi. Nous avons environs une semaine de voyage avant d’arriver au Surda si jamais nous n’avons pas d’ennuie. Utilise ton attention sur le paysage et les alentours et pas sur moi. » lui répondit-elle, tentant de se calmer.

Avant que Ijak ne réponde, elle brisa leur lien et talonna encore plus fort son cheval. Celui-ci accéléra du mieux qu’il put en hennissant. Durant le reste du voyage, Armancia n’avait pas dit un mot. Le loup noir s’inquiéta pour elle, ne voulant pas qu’elle se morfonde sur elle-même…


*******



« Eragon ! réveille-toi ! » le pressa Saphira
- Hummmm… ? fit-il tout endormi
« Eragon !! »
- Hummmmm….quoi Saphira…?
« Il faut aller voir Oromis et que tu t’excuses ! »
- Oui oui…

Il se leva, regardant son oreiller avec envie. Il avait beau ressembler plus à un elfe qu’à un humain maintenant, il avait toujours besoin de dormir, comme avant. Il se dirigea vers la salle de bain, où il se prépara comme à habitude. Un fois prêt, vêtements changés, propres et son corps lavé et après avoir mangé sans faim, il harnacha Saphira, lui grimpa sur le dos. Elle s’envola avec puissance et grâce combinées. Le paysage verdoyant et scintillant de perles d’eau glacées. Très vite, ils arrivèrent devant la cabane d’Oromis. Glaedr s’approcha d’eux. Oromis sortit de la cabane en titubant, marchant à l’aide d’un grand bâton merveilleusement sculpté. Il avait l’air encore plus fatigué…Eragon accourut jusqu’à lui et l’aida à marcher et à se tenir droit :

- Maître ! Attention à vous !
- Eragon…
- Ebrithil, je suis désolé pour tout. De vous avoir abandonné et d’être parti sans même vous prévenir.
- Ne t’en fait pas Eragon, et puis, je n’avais pas la force…j’ai du beaucoup me reposer…
- Maître…
- Ne t’inquiète pas Eragon.

Oromis parlait d’une telle façon que Eragon ne pourrait mettre en doute sa parole. Il regarda son maître un instant, inquiet quand celui-ci lui ordonna :

- Va faire ta médiation, comme d’habitude, puis viens me voir. Ensuite, je t’apprendrai encore quelques choses... Saphira, quant à toi, tu iras avec Glaedr. Allez-y maintenant.
- Si vous avez besoin d’aide Ebrithil, n’hésitez pas, je suis à votre service.

Eragon s’éloigna tandis que Saphira s’envola avec le dragon d’or. Oromis s’assit au bord de la rivière pour attendre son apprenti.
Eragon s’assit à même endroit que dans le passé, la passé où il croyait que Murtagh était mort…Il ferma les yeux et laissa la nature vivre normalement autour de lui. Il sentait la moindre vie…Il reprit sa passion : les fourmis. Il vivait d’incroyable aventures dans le corps de ces petits êtres, mais il n’y trouva aucun plaisir. Il n’arrivait pas à se concentrer. Le garçon rouvrit les yeux, la mine attristée. Il retenta maintes et maintes fois mais rien à faire…Il pensait à son maître mais ne résignait à lui désobéir, il tentait encore et encore cet exercice qui était devenu facile pour lui, mais en ce jour, difficile. Le dragonnier résistait tant bien que mal à l’envie d’accourir près de Oromis. Néanmoins, il resta où il était. Ses tentatives de méditations échouaient les unes à après les autres pendant plus de une heure. Quand la nouvelle s’entama, Eragon décida d’abandonner. Il se releva, regarda autour de lui en soupirant et alla rejoindre Oromis. Celui-ci le vit arriver la tête basse et honteux. Il l’interrogea du regard quand Eragon s’assit devant lui sans le fixer.


- Alors Eragon, raconte-moi ce que tu as sentis, ressentis et vécu.
- Rien Ebrithil…
- Rien ?

Le garçon lui raconta ses tentatives de méditations, ses inquiétudes…Oromis l’écouta avec attention sans lui couper la parole. Quand il eut fini de parler, Eragon le regarda avec des yeux suppliants.

- Eragon, tu penses trop à moi en ce moment et cela entrave tes capacités.
- Comment puis-je m’empêcher de penser à vous alors que je sais que vous allez moins bien qu’avant ? Cela m’inquiète.
- Eragon…aucun élément, aucun évènement, aucune mort ne doit entraver ta formation.
- Mais…
- Eragon, mon devoir est de te former, peu m’importe de me sentir mal, ma priorité, c’est que tu sois prêt au combat final.
- Oui Maître…., répondit le garçon en baissant la tête.

Oromis le fixa avec tendresse. Il esquissa un petit sourire tout en relevant la tête du jeune dragonnier puis il lui chuchota :

- Ne t’en fais pas…ne t’en fais pas.
- Maître…je ne supporterai pas de vous voir souffrir…, les larmes lui montèrent aux yeux
- Eragon, n’y pense plus, je t’en prie.
- C’est que…
- Que ?
- C’est que vous êtes comme un père pour moi…

L’elfe parut touché par cette révélation. Pendant quelques secondes, une expression attendrie et étonnée avait fait place sur son visage qui disparue en un petit sourire :

- Je ne suis pas près de t’abandonner, Eragon. Chasse tes peines et tes inquiétudes. Je ne vais pas t’abandonner de sitôt.
- Merci maître.
- Ton oncle et Brom ont été eux aussi tes pères…non ?
- Oui. Mais ils sont tous les deux morts…
- Paix à leurs âmes. Ne t’en fais pas.

Oromis parlait d’une telle façon qu’Eragon ne pouvait mettre sa parole en doute. Ils se regardèrent pendant quelques minutes. Oromis était rassurant…tellement rassurant qu’Eragon sentit ses peurs et ses angoisses peu à peu s’estomper. Au bout d’un moment, l’ancien dragonnier lui demanda :

- Sais-tu qu’une armée d’elfes est en train d’être levée ?
- Non. Je savais que ça allait se faire, mais pas maintenant…
- Des guerriers elfes sont déjà arrivés au Surda.
- Ah ?
- Oui. Ca y est Eragon ! La rébellion est en place ! De nombreux ralliés humains viennent à nous. La marche de la libération est en place !! Cela ne va plus tarder…Nous nous renforçons chaque jour…L’attaque, cette fois-ci, ce sera à nous qui la ferons.
- C’est merveilleux ! Mais cela me fait peur, j’ai peur du nombre de morts…
- Ceux qui sont avec nous savent qu’ils risqueront de mourir, mais tous sont irradiés par l’envie de savoir leurs descendants dans un monde de paix et de prospérité.
- Certes…

Oromis afficha un sourire joyeux et réconfortant puis il se fit un tantinet mystérieux.

- Bon. Je vais t’apprendre quelques choses d’important…
- Très bien Maître.


********



Une semaine s’étant écoulée, Armancia aperçut non loin d’elle, la grande muraille frontière du Surda. Son cœur se mit à palpiter de joie.

« Ijak ! Le Surda ! » s’était la première fois qu’elle parlait à son loup depuis le premier jour où ils voyageaient de nouveau à trois.

Ijak le regarda, étonné qu’elle parle. Il s’était inquiété pour elle. Elle n’avait presque rien mangé, à peine bu, elle n’avait pas parlé et n’avait plus sourit.

« Je ne suis pas sûr qu’on puisse y entrer si facilement… » lui répondit t-il.
« Je ne sais pas. »

Elle se mit à talonner Zachira qui se mit à hennir de courage pour accélérer. La muraille n’était plus qu’à une centaine de pied que Armancia stoppa sa monture et sauta à terre.

« Quelque chose ne va pas jeune fille ? » demanda le loup
« Je sens quelque chose… »
« Quoi ? »
« Je ne sais pas… »

Elle fit quelques pas en avant, faisant attention où elle posait les pieds. Soudainement il eut un déclic presque inaudible. Pas réflexe, elle sauta agilement sur le côté. Bon réflexe : un immense pieu sortit de la terre, manquant de peu d’empaler la jeune fille :

- Mais ils sont fous !!! Comment ils font leurs espions ??, cria t-elle.

Ce n’était que la troisième fois qu’elle irait au Surda.

« Armancia ! Attention ! » la prévint Ijak.


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(Suite...)
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Skadia

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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Lun 19 Juin à 18:51

Elle fit un saut périlleux arrière. Elle sentit de la chaleur brûlante contre sa peau. Cela la déconcentra. Elle atterrit mal, se tordant cheville sur une pierre, s’affalant sur le sol, poussant un gémissement de douleur. Une brûlure légère était apparue sur sa joue. Une grande flamme explosait comme un geyser devant la sorcière. La jeune fille resta stupéfaite face à cette magie, se tenant la cheville.

« Armancia ! Reviens ! »

Elle se traîna comme elle put, évitant plusieurs couteaux, lames et autres objets tranchants qui sortaient les uns après les autres du sol. Une fois à côté de ses compagnons à quatre pattes, Armancia se permit de se reposer quelques minutes en s’allongeant par terre. Sa respiration était saccadée :

- Ils…sont…malades !! Néanmoins, c’est une…bonne défense ! Je me demande quelle…magie…ils ont utilisée.
« Sans doute de l’ancien langage. »
- Je suppose. Ou peut être est-ce un système mécanique des humains.
« Peut être. »
- En tout cas, j’ai failli me transformer en passoire à…cause de leurs défenses !
« Ca aurait été bête, c’est vrai ! » dit Ijak, moqueur

Elle rigola légèrement :

- Te moques pas cabot ! j’aurais bien voulu t’y voir !
« Moi je m’en serais sorti en deux temps trois mouvements ! » répliqua t-il.
- Mouai mouai…Ne serais-tu pas un tantinet…orgueilleux ?
« Moi ? Noooon ! pas du tout ! »
- En tout…cas, je ne sais toujours pas comment entrer dans le Surda, je sens que le pays est enveloppé d’une sorte de magie. Et le Jiet est de nouveau trop loin.

Une petite douleur lui prit la joue et celle de sa cheville d’intensifia. Elle posa une main sur sa brûlure et sentit sous ses doigts la peau mutilée. D’une parole, elle se guérit puis se releva en s’époussetant. Elle regarda les pièges disparaître les uns après les autres, reformant un sol à présent parfait. Armancia posa les mains sur les hanches et fixa la muraille en plissant les yeux :

« Quelque chose vient vers nous… »

Une masse sortit d’une titanesque porte de la muraille et s’approcha vers les voyageurs. La sorcière ne bougea pas, attendant de voir de quoi il s’agissait :

« En tout cas, ce ne sont pas des ennemis pour sortir du Surda. »

En effet, c’était une garde d’une vingtaine de soldats. Rapidement, ils encerclèrent la jeune fille ainsi que ses amis, pointant leur lance vers eux. Un soldat plus grand et plus fort que les autres –sans doute le chef de la garde-, fit trois pas en avant et se planta devant la sorcière :

- Qui es-tu étrangère, pour avoir déclanché et évité nos pièges défensifs ??
- Kvetha. Eka aí fricai un Seithr. Je suis une sorcière et une amie.
- Qui nous le prouve ?
- Juste le fait de l’avoir dit en ancien langage prouve ma loyauté et que je suis une alliée et non une ennemie.
- Hun hun…

Le soldat n’eut pas l’air convaincu. Armancia rajouta :

- Vel eïnradhin iet ai Varden Seithr, Eka aí fricai. Iet manin ! Iet wyrda ! Iet hugin ! Yawë iet agaetí …Sur ma parole de sorcière gardienne, je suis une amie. Ma mémoire ! Mon destin ! Ma pensée ! La confiance de mon serment …
- Je ne suis pas sûr que…
- Mais bon sang !! Vous êtes tête de mule ou quoi ?! Je vous ai juré en ancien langage que je suis digne de confiance !! et vous, vous n’êtes même pas capable de prendre une décision positive après ces paroles !! Que c’est pitoyable !!, explosa soudainement Armancia en coupant la parole au sol, J’ai du suivre un parjure ! Me faire humilier ! combattre des Urgals !! J’ai failli me faire bouffer par un Ra’zack ! J’ai failli me noyer dans le Jiet ! On a tenté de me violer ! On a capturé mes animaux ! J’ai voyagé pendant plus de deux mois !! Je suis entrée par effraction dans une citadelle de l’Empire ! J’ai tué de nombreux soldats et autres ennemis !! Et je ne suis pas digne de confiance ?!
« Armancia…je t’en prie calme toi ! » lui demanda Ijak

L’expression de la sorcière était maintenant menaçante et agacée :

- J’ai combattu à la bataille des Plaines Brûlantes de votre côté ! J’ai prouvé maintes et maintes fois ma fidélité !! Et un crétin de garde abruti comme une tête d’oie ose mettre mes paroles en anciens langages et mes faits accomplis en doute !?!?! J’en ai marre ! je suis fatiguée et un homme en boite de conserve m’empêche de donner mon compte rendu !!!
- ARRÊTEZ LA !!, commanda le soldat, énervé

Les autres soldats obéirent. Deux hommes tentèrent d’attraper la jeune fille par derrière, mais celle-ci les expulsa en avant en les faisant passer sur son dos. Elle donna un coup de pied retourné dans la mâchoire d’un autre homme qui fut éjecté à quelques pieds.

« Armancia !! Arrête ! je t’en prie !! tu n’auras jamais leur confiance ainsi !! »

Les gardes lui sautèrent dessus en même et réussi tant bien que mal à l’immobiliser. Leur chef ordonna, en fixant, l’air menaçant, la jeune fille qui se débattait comme une forcenée et qui jurait à voix basse :

- Amenons-là devant le roi, pour qu’il donne le verdict de sa punition.
- Lâchez-moi bande d’incapable ! Si j’utilisais ma magie, vous seriez déjà tous morts et enterrés !!

Ils relevèrent Armancia et la traînèrent dans le Surda ainsi que les deux animaux. Après un certain temps, les gardes emmenèrent la sorcière dans la citadelle de Cithrí. Le chef de la garde ricana :

- Tu as de la chance gamine, le roi est en ce moment dans la ville !

La jeune fille ne répondit pas à la provocation du soldat, en gardant la tête haute et l’air impassible. Ils arrivèrent d’une la pièce principale de la citadelle. Une immense pièce, séparé en son centre par un gigantesque tapis rouge bordé d’or menant jusqu’à un trône élevé légèrement en hauteur par des marches. Il y avait des statues, des tableaux, des plantes, des meubles…plus magnifiques les uns que les autres. Les soldats la tirèrent juste devant le trône où se tenait un jeune homme, puis la jetèrent à ses pieds. Le chef de la garde prit la parole juste après avoir salué le roi :

- Roi Orrin ! Nous vous apportons une nouvelle prisonnière ! provocante ! vulgaire ! mal élevée ! qui a déclanché nos défenses et les a évités avec une agilité impressionnante ! Il s’agit, d’après elle-même, d’une sorcière ! Nous ne savons pas si elle est une alliée ou une ennemie ! Elle a aussi blessé sept de mes hommes et nous a menacé de mort par magie !

Armancia se releva et fit une révérence respectueuse puis releva la tête et fixa le roi :

- Mon roi, je leur ai juré en ancien langage que j’étais digne de confiance et…
- Silence !, ordonna le roi.

La jeune fille s’exécuta.

- Que nous veux-tu jeune fille ? demanda t-il
- Je viens voir Arya.
- Arya ? L’elfe ??
- Oui. J’ai eu une mission de sa part, et je suis revenue.
- Mais Arya est à Ellesméra. Ton argument ne tient pas la route !
- Je ne savais pas qu’elle était partie à la capitale elfique ! Je sais où est Eragon ! Il faut le sauver !
- Eragon est vivant aussi et en pleine forme ! Il est lui aussi en train d’achever sa formation en tant que dragonnier. Ce que tu me dis pour l’instant n’a aucune valeur.
- Si mon roi !! je vous en prie ! Ma mission s’est écourtée ! Il faut absolument que je vois Arya ou Nasuada !
- Nasuada aide à construire des habitats pour les Vardens vers Aberon. Tu n’as aucune preuve pour nous prouver que tu es une alliée. Enfermez là jusqu’à ce qu’elle nous le prouve. Mais ne soyez pas brutes avec elle.

Les soldats l’attrapèrent. Armancia se mit à se débattre :

- Lâchez-moi ! Non !! Je vous jure !! Je suis une alliée !!

Les hommes commencèrent à la tirer mais soudainement, elle cri :

- Kvetha. Eka aí fricai un Seithr !! Vel eïnradhin iet ai Varden Seithr, Eka aí fricai. Iet manin ! Iet wyrda ! Iet hugin ! Yawë iet agaetí !!! Eka aí fricai !! Eka aí fricai !! Eka Armancia !! Eka Armancia !!

Le roi porta de nouveau son regard sur elle tandis que les gardes tentaient de la faire taire et de l’immobiliser.

- Lâchez-la ! ordonna Orrin.

Les hommes obéirent, lançant des yeux méfiants sur la sorcière qui tomba à genoux, épuisée.

- Armancia ?? demanda le roi
- Oui…., haleta t-elle.
- Oh ! Je ne vous avais pas reconnue ! Je vous prie de bien vouloir m’excuser !
- Il est vrai que la dernière fois que Monseigneur m’ait vu, je portais un casque qui cachait mon visage. Vous ne connaissiez que mes prouesses et mon nom. Je m’excuse mon roi.

Elle posa un genou au sol et salua le roi de la tête.

- Relevez-vous mon amie ! Relevez-vous ! après ce que je vous ai fait, vous n’avez pas à vous excuser.
Armancia se releva, la tête haute et l’air impassible.
- Je m’en veux tellement ! je me sens si confus de vous avoir humilié ainsi, Armancia.
- Ce n’est rien ! Il est vrai que moi-même aie eu un comportement désobligeant à l’égard de vos soldats, mais j’étais si fatiguée et si frustrée que j’avoue m’être emportée…
- C’est vrai que vous m’avez l’air épuisée. Allez vous reposer, j’ai toujours une chambre pour des hôtes de qualités et vierge dans leurs devoirs ! Une servante vous conduira dans votre chambre.
- Merci bien mon roi, je ne sais comment vous remercier.
« Je ne suis plus vierge…dans les deux sens du terme... » pensa t-elle, mélancolique.

Elle regarda tristement le sol. Elle fit une révérence respectueuse puis sortit de la salle, sous les yeux ahuris des soldats qui se mirent à bégayer. Elle leur tira la langue. Ils la regardèrent, retenant leur souffle. Orrin se mit à rire en voyant cette scène. Une fois à l’extérieur de la pièce, une vieille dame arriva – sans doute la servante-, salua la jeune fille et sans dire un mot, la tira dans les couloirs. Au bout de quelques minutes, elles arrivèrent devant une porte. La servante l’ouvrit. C’était une magnifique chambre lumineuse de couleur pourpre. Il y avait trois fenêtres immenses sur trois murs de la pièce. Il y avait un canapé rouge et or, un bureau en bois foncé verni et un fauteuil. Sur le bureau, il y avait de quoi écrire ainsi qu’un chandelier. Un sublime tapis aux motifs compliqués était parfaitement posé sur le parquet. Il y avait une plante aux longues feuilles juste à côté de la porte. Des bougeoirs étaient accrochés aux murs en quinconces. Une petite odeur d’encens montait à la tête, c’était enivrant…

- Je vous apporte de suite vos affaires, annonça la vieille servante.

Elle ne laissa pas le temps à Armancia de répondre qu’elle sortit de la chambre et ferma la porte. La jeune fille parcourut la pièce de son regard bleu puis s’approcha du bureau en faisant glisser ses doigts sur la surface sanguinolente du mur. Elle passa devant un miroir. Elle vit sur l’objet aux aspects métalliques et froids, son reflet. Il s’agissait du reflet d’une jeune femme au teint livide et fatigué et les yeux entourés de légères cernes. Ses lèvres restaient immobiles, comme si elles n’avaient plus jamais esquissé un sourire. Des cheveux châtains abîmés venaient compléter ce visage à l’expression dure et triste en encadrant les joues et dont quelques mèches passaient sur le front. La sorcière secoua doucement la tête comme pour se réveiller puis alla s’asseoir dans le fauteuil face au bureau. Du bout des doigts, elle découvrit l’emplacement des rainures du bois à présent vernis. La jeune fille après la découverte du lieu où elle allait résider, attrapa la plume d’oie et le petit pot d’encre noire. Elle trempa la plume dedans et prit un bout de parchemin où elle fit des essaies d’écrits, de calligraphies et d’illustrations…Ensuite, elle sortit une feuille de parchemin plus grande.

« Cela fait bien longtemps que je n’ai plus écrit… »se dit t-elle.

Ses yeux bleus se fixèrent passivement sur le parchemin, le regard blessé. Sa tête était envahie par l’image du dragonnier qu’elle…aimait ? Ce mot restait inconnu pour elle. A l’extérieur, il faisait encore jour. La servante revint, portant les sacs de la jeune fille :

- Où est-ce que je vous mets ça jeune fille ? demanda t-elle.
- Sur le lit s’il vous plait.

Armancia désigna de la tête de lit. Elle sentit le regard interrogateur de la dame dans sa nuque.

- Merci bien, vous pouvez disposer, je me débrouillerai.
- Très bien Damoiselle.

La servante sortit de la chambre et prit soin de la fermer sans faire de bruit. Après quelques minutes, la plume se mit à courir sur la surface rugueuse et à la fois lisse de la feuille, laissant derrière elle une trace sinueuse noire régulière et gracieuse. Elle chuchotait des paroles en anciens langages que retranscrivait sur le parchemin d’une écriture calligraphiée:



Elle reposa délicatement la plume et relu son poème avec peine. Elle déglutit avec difficulté et se chuchota, la voix blessée :

- Murtagh…

Elle enfouit son visage dans ses mains.

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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Lun 19 Juin à 22:22

Magnifique ! Mais juste une petite chose, Eragon ne dors plus, il entre dans une espèce de "trance" !
Mais sinon, c'est génial ! =)
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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Mer 21 Juin à 13:13

trop bien !!!!!!!!!!!!!!!!!!!! arg vivement la suite lol
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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Mer 21 Juin à 16:33

j'adore le poème !
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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Mer 21 Juin à 22:39

moi aussi j'adore le poème, mais c'est pas loyal comment je vais faire maintenant moi pour faire aussi bien Crying or Very sad

sinon j'ai qu'une chose a dire "pauvre soldats" lol
et la suite cheers

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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Dim 25 Juin à 22:24

XIX) Retrouvaille paradoxale.

On toqua à la porte. Armancia s’empressa d’essuyer les larmes qui avaient coulées le long de ses joues, mais ses yeux rouges trahissaient ses pleurs. En un instant, Murtagh disparut de son esprit.

« Comment vais-je cacher mes yeux ?? Ah ! j’ai une idée. Un peu bête certes mais bon… »

Elle se leva à toute vitesse et attrapa une fleur qu’elle secoua devant son nez. Elle éternua puis dit :


- Entrez ! c’est ouvert !

La porte s’ouvrit doucement et la vieille servante passa sa tête dans la chambre puis poussa entièrement la porte.

- Damoiselle Armancia, on vous demande.

Armancia ne faisait que d’éternuer et de se frotter les yeux.

- Qu’avez-vous Damoiselle Armancia ? Vous avez les yeux tout rouges et vous ne faites que d’éternuer.
Entre deux éternuements et reniflements, la jeune fille lui répondit :
- J’ai senti de trop près cette fleur…et je crois que j’en suis allergique.
- Ah. Je vais m’occuper de vous.

La vieille dame fit asseoir la sorcière sur le lit puis parti chercher quelque chose dans la salle de bain. La servante revint à petit pas rapide, un tissu mouillé et froid dans une main et une sorte de petit pot dans l’autre. Elle se mit fasse à la jeune fille et lui releva délicatement la tête pour lui examiner le visage puis commença à lui nettoyer et tamponner les yeux avec le tissu mouillé.

- Ca ne vous réussi pas cette Peine d’Amour...

Armancia se raidit et se tétanisa en entendant ces mots.

« Comment sait t-elle ça ?? »

Son cœur s’accéléra.

- C…comment ?? bégaya t-elle avec frayeur
- Je vous ai fait peur en disant quelque chose ? vous m’avez l’air soudainement paniqué.

La vieille dame arrêta un instant d’essuyer les yeux de la jeune fille pour la regarder.

- Qu…qu’avez-vous dit juste avant ??
- Que cette Peine d’Amour ne vous réussissez pas. Vous ne connaissez pas les Peines d’Amours ??
- Si…
- Non. Pas ces peines d’amours là ! Je parle de ces Peines d’Amours.

La servante désigna d’un mouvement de bras la fleur qu’Armancia avait attrapé quelques instants auparavant puis elle reprit la guérison de ses yeux bleus.

- Ah…les Peines d’Amours sont des fleurs…, dit la jeune fille à voix basse.
- Oui. Vous ne le saviez pas ??
- Non…D’où vient ce nom ?
« C’est bien un hasard que je sois tombée sur cette fleur… » pensa la sorcière.
- C’est une histoire bien triste hélas…C’était il y a assez longtemps…C’était un homme qui aimait éperdument une femme…ils se sont aimés, mais cette femme à tout brisé pour une sottise et a rendu l’homme qu’elle aimait toujours, fou... Celui-ci à fini par ce suicider. Mais avant de passer à l’acte pour perdre la vie, il avait entrepris un périple pour trouver une fleur encore inconnue pour un gage d’amour final. Il la trouva. Une magnifique fleur pourpre et noir, brillante et douce comme du velours et comme si de l’eau l’avait cristallisée. Il alla chez son ex-amante. Elle lui ouvrit et tenta de se faire pardonner, mais l’homme était sourd de chagrin… Il la lui offrit en chuchotant « Cette Peine d’Amour ai le gage dernier que je vous offre ma chère, ma tendre, l’amour de ma vie... » et il se suicida juste devant elle dans la rue…
- C’est une histoire bien triste…
Elle regarda dans le vide et ajouta pour elle-même avec une voix presque inaudible :
- Et qui me rappelle une histoire que j’ai moi-même vécue…
- Que dites vous ?
- Non, rien, je réfléchissais pour moi.
- D’accord.
- Quel est votre nom Madame ?
- Oria.
- Oria ? Joli nom.
- Merci Damoiselle, fit la servante rougissante.

Oria ouvrit le petit pot et appliqua de la pommade qui se trouvait dedans sur les yeux d’Armancia.

- Ca devrait calmer vos démangeaisons. Pour votre nez, je ne sais quoi faire.
- Merci bien Oria. Cela me suffit amplement, vous avez fait ce que vous pouvez. Merci encore.

La vielle femme lui sourit puis se dandina jusqu’à la salle de bain où elle rangea le petit pot sur une petite étagère. Armancia se releva. Ses yeux ne la démangeaient plus mais elle voyait un peu trouble à cause de la crème. Une fois qu’Oria fut revenue, la sorcière lui demanda :

- Quelqu’un me demandait disiez vous ?
- Oui. Sir Roran Puissant-Marteau.
- Roran ?? Il est ici ??
- Oui. Il est arrivé hier et a ouï votre venue improviste.
- Mais…oh !! Conduisez moi à lui je vous prie !
- Très bien.

La veille femme sortit de la chambre, Armancia sur ses talons puis la guida jusque dans la cour de la citadelle de Cithrí. Il faisait aussi chaud que dans le désert et le soleil de plomb tapait sur la peau. La jeune fille, par réflexe, utilisa une main pour ne plus être éblouit par la lumière et une fois ses yeux habitués, elle aperçut un jeune homme à belle carrure se tenant droit dans un rare coin d’ombre de la cour.

- Roran ?? appela t-elle.
- Damoiselle…je ne me sens pas très bien…, gémit Oria
- Vous pouvez disposer, ne vous gênez pas quand vous allez mal.
- Merci.
Oria rentra dans la citadelle. Le jeune homme s’approcha d’Armancia et se positionna devant elle puis lui dit :
- Armancia !! Je ne savais pas que tu étais ici !
- Pareil pour moi te concernant !! Je croyais que tu aidais Dame Nasuada !
- Oui. C’était le cas, mais je dois emmener des Vardens un peu partout dans les grandes villes du Surda. Ca commence à être la surpopulation…si ça continue, il y aura des pénuries. Mais ne parlons pas de malheur ! Tu es la première bonne chose qui arrive depuis pas mal de temps !
- Merci. Et toi…tu vas mieux ?
- On peut dire ça comme ça…ça pourrait être mieux…Mais toi ? que fais-tu ici ? Je croyais que tu étais en mission –c’est Dame Nasuada qui me l’a dit.
- Oui, je l’étais, mais ma mission s’est écourtée…Allons à l’ombre je t’en prie, le soleil est trop fort…
- C’est vrai, approuva Roran.

Ils allèrent sous des arcades, à l’ombre. Ils faisaient toujours très chaud, mais au moins, il n’y avait pas le soleil directement sur eux. Ils s’assirent sur un banc. Ils restèrent un instant en silence jusqu’à ce que Roran ne brise :

- Comment s’est passé ton voyage ?
- Bien. J’ai vécu de nombreuses choses plus ou moins bien. Suivre un Parjure quand tu es espionne, c’est pas de tout repos.
- Certes.
- Mais la chose la plus atroce, c’est quand un Ra’zack a tenté de m’étrangler alors qu’on était entouré de Kulls et de Urgals.
- Raz’ack…, siffla Roran avec haine, mais je croyais que les Urgals étaient avec nous désormais !
- Oui, c’est le cas. Mais comme les Vardens avec l’Empire, il y en a toujours qui ne suivent pas la vague et qui s’opposent. Néanmoins, j’ai survécu au Raz’ack. Je lui ai même tranchée une main…ils doivent être à ma recherche à présent.
- Peut être…, fit t-il songeur et triste.
- On n’a aucune nouvelle de Katrina ?
- Non bien sûr…On sait juste qu’elle doit être à Helgrind.
- On devrait en profiter…
- Pourquoi ?? comment ça ??

Roran la regarda, l’air interrogateur en se redressant. Armancia plongea ses yeux bleus dans ceux du jeune homme.

- Comme toute espionne ou autre, même quand on risque de mourir, on essaye de récolter des informations. Pendant qu’il était trop occupé à m’étrangler et à se demander comment et avec quoi il allait me manger, j’ai réussi à sonder dans le peu de son esprit ouvert qu’ils avaient déserté Helgrind pour aller à Urû’baen à cause d’un ordre de Galbatorix. Ils ont du abandonner la jeune fille, la laissant mourir en souffrance, pour la manger ensuite. Pour ce qui est de Sloan, je n’ai aucune idée de ce qu’il est devenu. Mais peut être que c'est un piège...
- C’est déjà ça. Cela me rassure et…m’inquiète. Ca veut dire qu’on a pas beaucoup de temps avant le retour des Ra’zacks à Helgrind…cela me fait encore plus paniquer…Mais même si c'est un piège, nous devons tenter de la délivrer...!

Il cacha son visage dans ses mains en s’appuyant sur ses genoux. Armancia posa une main réconfortante sur son dos et lui sourit tristement :

- On arrivera à la retrouver Roran. Je te promets. Peut être est-ce ça, la grande chose.
- Quelle grande chose ?? demanda t-il d’une voix blessée en relevant la tête
- La chose que je dois accomplir avant de mourir.

Il retint une hoquet de frayeur alors que la jeune fille lui souriait comme si de rien n’était.

*********


Eragon se promenait dans la forêt, songeur, à la recherche d’une clairière. Il portait le magnifique arc que lui avait chanté la reine ainsi que le carquois, mais il se sentait mal à l’aise de ne pas avoir le poids de Zar’roc sur sa hanche. Il racontait par pensée ce qu’il voyait, à Saphira. Il se baladait. Le soleil traversait ça et là à travers le toit de feuillage. L’odeur de mousse, d’herbe et de fleurs parfumait ces contrées verdoyantes. Pour Eragon, elles étaient encore plus belles car auparavant, il n’avait jamais vraiment pleinement profité de la nature, mais là, il se laissait attirer, additionner à elle pour ressentir la moindre petite vie, odeur, bruit et autres choses plus passionnantes les unes que les autres. Un large sourire satisfait lui étirait les lèvres. Il entendait quelque part un petit ruisseau, un lapin en train de manger là, un écureuil cherchant des noisettes ici, un aigle volant à l’affût au dessus de lui…il ressentait tout et cela l’amplifiait d’une bouffée de joie. Il arriva sans se rendre compte fasse à l’arbre Menoa. Le conseil de Solembum lui revint instantanément à la tête : « Lorsque le temps sera venu où tu auras besoin d'une arme, cherche dans les racines de l'arbre dit Menoa, et lorsque tu auras perdu tout espoir et que ton pouvoir te semblera vain, rends toi au rocher de Kuthian et prononce y ton nom. Il t'ouvrira la crypte des âmes".
Il soupira en se grattant la tête tout en regardant l’arbre :


- Quand j’aurai besoin d’une arme, je dois regarder dans les racines de l’arbre Menoa...mais je n’ai pas besoin d’arme !! Quoique Zar’roc me manque un peu…

Le jeune Dragonnier s’assit sur un tronc d’arbre renversé et fixa ses pieds. Il réfléchissait à beaucoup de chose à la fois :

- Ce n’est pas logique ! s’il y a une arme, les autres l’auraient aperçut bien avant moi !! ce n’est pas logique…

Il posa sa tête dans une de ses mains et appuya son bras sur un de ses genoux. Il soupira puis il se laissa emporter par les existences qui l’entouraient, comme dans ses méditations. Soudainement, il perçut quelque chose de froid qui ne ressemblait pas à une vie comme les autres. Cette chose lui glaça littéralement l’esprit et le fit sortir de sa méditation :

- Qu’est ce que…, bégaya t-il.

Eragon se releva d’un bond et riva ses yeux marron sur l’arbre Menoa. Il accourut près de lui, grimpa sur les racines gigantesques et inspecta de ses doigts délicatement le tronc sinueux. Puis, il s’accroupit et tenta de regarder à travers les racines épaisses et fortement compressées les unes contre les autres. Il chercha pendant plusieurs heures ne serait-ce qu’un trou par lequel il pourrait regarder. Ses mains s’écorchaient sur la moindre ex-croissance pointue des racines. En tâtant à l’aveuglette des mains, un de ses bras s’engloutit parmi des racines. Le jeune dragonnier s’empressa de le retirer en sentant des toiles d’araignées, des végétaux étranges et des champignons visqueux. Il se positionna en face du trou qu’il venait de découvrir. Il examinait le bord de l’ouverture avec une certaine crainte mêlée à de la curiosité. Le trou était entièrement noir. Même si Eragon pouvait à présent voir la nuit, il ne voyait strictement rien. Soudainement, il aperçut un éclat blanc étincelant. Il passa le bras dedans en prenant soin d’avoir un petit espace pour regarder ce qu’il faisait. Le jeune dragonnier chuchota des paroles en ancien langage :

- Lumière je te demande d’éclairer ce que je te montre !

Une boule de lumière apparue dans sa main qu’il referma dessus pour ne pas lâcher sa magie concentrée en cette boule. Elle éclaira le trou d’une lumière blanche jaunâtre légèrement bleuté qui s’étalait sur les parois sinueuses que les racines créaient de l’intérieur. La lumière se refléta sur quelque chose de si brillant que Eragon fut aveuglé. Il lâcha la boule de magie qui explosa en étincelle avant de s’éteindre. De la main, le garçon chercha à tâtons ce qui avait reflété sa magie. Il chercha encore et encore, enfonçant de plus en plus son bras. Ses doigts percutèrent quelque chose de glacée et de coupant. Il longea de ses doigts l’objet jusqu’à sentir un objet en une espèce de T à l’extrémité de la chose froide. Eragon referma sa main dessus. Quand il fut sûr qu’il tenait bien l’objet, il retira son bras des racines. La garçon tomba à la renverse sur le dos tout en sortant une magnifique épée ainsi que son fourreau qui était accroché à la garde. Il se redressa assis, détacha le fourreau puis examina l’épée à la lame bleue couverte d’écriture sur le quart du métal tranchant. Le pommeau d’argent était finement sculpté et avait un saphir sur le bout de la garde. Un dragon était gravé là où la lame rejoignait le pommeau. Cette épée, d’après les inscriptions, était vieille, bien plus vieille que Eragon, mais elle paraissait toute neuf par son éclat étincelant et par le métal intact et luisant comme au premier jour où il fut forgé. C’était un travail d’artiste. D’un artiste pas humain, c’était sûr, c’était trop beau…



- Il doit s’agir d’une vieille épée elfique ou quelque chose de ce genre sans doute…, s’annonça le dragonnier, fasciné par l’arme qu’il venait de trouver.

Il fit glisser ses doigts sur tout le long de l’arme, elle était parfaite : aucune bosse, aucune fissure, aucune tâche, elle était intacte. Il se releva, prenant garde ne pas cogner l’épée sur le sol, de peur de l’abîmer même de la salir. Il rangea l’épée dans le fourreau qu’il attacha ensuite à sa ceinture.

- C’est…étrange…elle me fait penser à quelque chose…mais à quoi ?

Il se tourna vers l’arbre Menoa et le salua humblement.

- Merci arbre Menoa pour ce don précieux que tu me fais.

Impatient de tout raconter à Saphira, il reprit le chemin de Ellesméra à la hâte. Il prenait soin que rien ne touche la nouvelle arme. Une fois arrivé, il appela Saphira :

« Saphira ! Viens voir !! j’ai trouvé quelque chose d’intéressant ! »
« J’arrive petit homme. Ne bouge pas. »

En quelques minutes, la dragonne arriva en formant de grands cercles dans le ciel puis atterrit gracieusement en face de Eragon.
« Qui a-t-il Eragon ? »
« Regarde ! Regarde cette épée ! Je l’ai trouvée parmi les racines de l’arbre Menoa, comme me l’avait dit Solembum ! »

Il dégaina agilement l’épée qui fit sifflé l’air. Saphira examina de son œil bleu vif l’épée que lui présentait le jeune dragonnier. Finalement, elle lui répondit :

« Belle arme. Tu devrais la montrer à Oromis. »
« Oui, j’y avais songé. »
« Mais maintenant. »
« Maintenant ? »
« Oui. Tu as trouvé l’arme dont t’avais parlé le chat-garou. Son conseil est en place petit homme, ne le néglige pas car il te reste maintenant le rocher de Kuthian pour trouver la crypte des âmes. »
« Oui je sais… » fit-il, songeur
« Je t’en prie. Vas-y, vas voir Oromis et maintenant. »
« Très bien.»


__________
(suite...)


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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Dim 25 Juin à 22:25

Eragon grimpa sur le dos de la dragonne qui s’envola aussitôt en direction de la cabane de l’elfe. Saphira vola plus rapidement qu’à l’habitude. Très vite, ils arrivèrent près de chez Oromis. Le garçon sauta agilement à terre quand la dragonne atterrit, puis courut jusqu’à la cabane. Il frappa à la porte. Une voix répondit :

- Entre Eragon.

Le jeune dragonnier ouvrit la porte, entra dans la cabane puis la referma délicatement.

- Maître ! j’ai trouvé quelque chose dans les racines de l’arbre Menoa comme me l’avait conseillé Solembum !
- Montre moi ça s’il te plait.

Eragon détacha le fourreau de sa ceinture et le présenta avec respect à Oromis qui était assis sur une chaise près de la table. L’elfe prit délicatement l’arme dans ses mains. En une fraction de seconde, le garçon crut voir de l’étonnement sur le visage de son maître. Oromis dégaina d’un geste incroyable l’épée et la laissa droite, la lame pointée vers le plafond. Le reflet de l’elfe et du jeune dragonnier se répercutait sur le métal bleu. Oromis examina l’épée de ses yeux, l’air troublé. Il susurra entre ses dents :

- Cette épée…je m’en souviens…je l’a connais…
- Qu’elle est cette épée Ebrithil ?
- Cette épée…me rappelle beaucoup de chose…, lui répondit l’elfe comme s’il ne l’avait pas entendu.

Eragon parut inquiet mais patienta quelques instants jusqu’à ce que son maître pose l’arme sur ses genoux. Oromis avait troublé, mais un petit sourire timide était apparu ses lèvres fines comme s’il se rappelait bien des souvenirs. Il dit enfin :

- Cette épée…cette épée était celle de Brom.

Le jeune dragonnier faillit s’étouffer en apprenant ceci. Il ouvrit et ferma par trois fois la bouche, aucun son de sortant de sa gorge.
- Eragon, ce n’est pas un hasard que tu l’ais trouvé. Garde-là, elle est à présent à toi.
- Mais…mais je croyais que Brom l’avait perdue !
- Moi aussi…
- Mais…
- Garde là et ne te pose pas de question. Elle t’appartient maintenant. Honore là pour honorer Brom.
- Mais…
- Eragon, n’essaye pas de chercher des réponses à toutes tes questions. Surtout depuis ce que je t’ai appris il y a sept jours. Des fois…il n’y a pas de réponses à nos questions.
- Mais…

Oromis rangea l’épée dans son fourreau et le remit dans les mains d’Eragon. Le garçon referma ses mains dessus et regarda l’elfe avec des yeux blessés.

- C…comment s’appelle cette épée maître ? demanda t-il avec timidité.
- Az’iir, qui signifie « Espérance » en ancien langage.

*********


Le soleil laissait peu à peu sa place à la nuit. Un homme tenant une bouteille à la main, sortit d’une auberge en titubant et se dirigea vers la citadelle de Urû’baen qui était déjà plongée dans son sommeil. L’homme se glissa discrètement dedans. Ses pas résonnaient sur le carrelage. Il monta deux étages et entra finalement dans une chambre plutôt spacieuse. Il fit tomber sa cape et retira ses chaussures puis s’approcha de la fenêtre où il s’appuya brutalement, regardant la lune à l’extérieur, un sourire bizarre étirant ses fines lèves.

« Murtagh… Tu es encore saoul… » lui communiqua Thorn.

Le jeune homme se mit à rire. Murtagh avait les joues roses presque rouges, les yeux brillants et le teint pâle.

« Mais nan Thorn…Je suis pas saoul ! Ha ha ! Je suis juste allé me fendre un peu la gueule avec quelques bouteilles d’alcool dans une vieille auberge minable !! »
« Tu empestes l’alcool… »

Il but une gorgé du vin qu’il y avait dans la bouteille. Il sentit la tristesse du dragon. Le beau brun chancelait sur ses jambes et hoquetait de temps à autres.

« Murtagh…je m’inquiète pour toi. Tu n’arrêtes pas de boire depuis ton retour à Urû’baen… mais tu ne manges presque pas… »
« Meuh nan !! Ha ha ! Thorn !! Mon ami !! Ne t’en fais pas !! Je suis très bien !! »

Il riait bêtement. Thorn était sceptique, bien qu’ils ne se voyaient pas, chacun ressentait les sentiments de l’autres. Murtagh voulut ouvrir la fenêtre mais il perdit l’équilibre et tomba par terre à genoux contre le mur.

« C’est marrant !! j’ai l’impression que la citadelle tangue comme si elle était sur un GROS GROS bateau !! Ha ha ha !! Thorn !! tu devrais sentir ça ! c’est à t’en retourner l’estomac tellement qu’ça tangue !! »

Le dragon rouge ne lui répondit pas. Murtagh but encore à la bouteille jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de vin. Il renversa la bouteille pour voir s’il y avait encore une goûte de l’alcool rougeoyant. Rien ne tomba. Le dragonnier prit un air déçu :

« Oh…Il n’y a plus d’vin…j’ai encore soif moi !! c’est bête !»
« Tu ne dis que des bêtises…je t’en prie mon ami, reprends toi !! »

Le jeune homme éclata de rire puis s’affala assis, dos contre le mur et les jambes tendues.

« Murtagh…tu perds peu à peu la raison…et à cause de cette sorcière, tu te saoules tous les soirs… »
« Bah quoi ?? faut bien trouver un prétexte pour plonger sa face dans l’alcool ! »

Il ricana de ses propres paroles qui furent interrompues par un hoquet.

« Je sens ta détresse jeune homme…et ta tristesse. Ca embrouille mes moindres faits et gestes…en buvant, tu m’empêches d’agir correctement lorsque je fais quelque chose… »
« Et bah t’as qu’à me transformé en brochette pour un de tes nombreux casse-croûtes mon p’tit dragonneau !! »

Murtagh explosa d’un rire sans une vraie joie, mais peu à peu, son rire se transformant en sanglot puis en pleurs :

« Thorn…j’en peux plus… »
« Murtagh… »
« Armancia… »
« Arrête de penser à elle. »
« Facile à dire… »
« Murtagh, pense à autre chose. Pense à tes entraînements et tout…pense à ce qui t’attends. »
« Oui…Mais…je…aide moi…pitié…j’ai mal… »

Il éclata en sanglots. Sa tête se renversa en arrière tandis qu’il regardait le plafond, laissant ses yeux déborder de chagrin. Il hoqueta et renifla légèrement sous ses pleurs et sous l’alcool. Ses mains se crispèrent autour de la bouteille qu’il jeta ensuite contre le mur opposé où elle explosa dans des centaines d’éclats de vers noirâtre et de gouttelettes de vin. Murtagh pleura à en mourir pendant plusieurs minutes. Chaque seconde pour lui était plus douloureuse que la précédante.

« Murtagh. Repose-toi, je t’en prie. Vas dans ton lit. »

Le Dragonnier obéit à son dragon : il tenta de se relever à plusieurs reprises. Une fois sur ses jambes, il se mit à chancelé, prit d’un atroce mal de tête. Le jeune homme tituba jusqu’à son lit où il se laissa tomber. Il ne prit même pas le soin de se couvrir du drap. Il passa un bras sous son oreiller pour le serrer contre lui tandis qu’il était allongé sur le côté, face à la fenêtre qui encadrait le croissant de lune et les étoiles. Une bonne heure s’écoula mais Murtagh n’en finissait pas de pleurer. Ses yeux gris fixaient la lune sans la voir. Il sanglotait en silence, n’arrivant plus à retenir des hoquets. Il déglutit. Tout était calme et silencieux. Tellement silencieux que ça en devenait angoissant…Un corbeau croassa. La tête du beau brun était envahie d’inquiétudes, de peurs, de chagrins, de haines…Comme si son esprit n’était plus que labyrinthe dans lequel il se perdait lui-même, ne sachant qui croire, ni quoi penser…Son oreiller était mouillé aux niveau de ses yeux.

« Murtagh…dors. Repose toi. » lui demanda soudainement Thorn
« Non… »
« Mais pourquoi ?? »
« J’ai peur… » répondit le jeune homme d’une voix étouffée
« Tu as peur ?? Mais de quoi ?? »
« Ne me force pas à revivre encore ce cauchemar… »
« Le cauchemar de la dernière fois ? »
« Oui…A chaque fois que je ferme les yeux pour dormir, je fais ce rêve…enfin, ce cauchemar… »
« Mais il faut que tu te reposes. Laisse-moi t’aider. »
« Mais comment Thorn ?? Comment pourrais-tu m’aider ?? »
« J’essayerai de repousser tes mauvaises pensées pour que tu puisses dormir correctement. »
« Mais… »
« Dors. Ne t’inquiète pas, ais confiance en moi. Tout ira bien. » lui ordonna le dragon
« Merci Thorn… »

Murtagh risqua de fermer les yeux avec une certaine crainte que ressentait le reptile rouge. Mais à peine ses paupières furent t-elles closes, qu’il plongea dans un profond sommeil…

~~~~~~~~~


Il se trouvait sur une immense étendue d’herbe gelée par le givre qui crissait sous ses pieds. Du brouillard à couper au couteau submergeait tout. Une atmosphère lourde régnait sur le paysage troublant. Une sorte de soufflement créait le seul et unique bruit de fond... Bien qu’il avait l’air de faire froid, Murtagh avait chaud. Le ciel était blanc et aucune trace de vie ne se trahissait. Tout paraissait si réel... Sans savoir pourquoi, le beau brun se mit à marcher à l’aveuglette avec prudence, main sur le pommeau de Zar’roc, prêt à la dégainer…Il avançait sans savoir où aller. Il avait beau regarder autour de lui, il ne voyait rien à cause du brouillard.


- Il y a quelqu’un ??, appela t-il en criant, sentant son cœur s’accélérer, bien qu’il gardait son sang froid.

Personne ne répondit sur le coup puis une voix résonna quelques minutes après :

- Qui êtes vous ??, demanda la voix.

Murtagh s’immobilisa et plissa les yeux pour tenter de distinguer quelque chose à travers le brouillard blanc et humide mais il ne vit rien. Il décida de se mettre à la recherche de cette personne inconnue.

*


Au même moment, Armancia dormait paisiblement dans sa chambre. Le drap ne lui couvrait q’une jambe et s’enroulait autour de son ventre. Une fine pellicule de sueur lui couvrait la peau tant elle avait chaud. Ses cheveux créaient comme un éventail sur son oreiller. Elle ne portait qu’une petite robe légère. Elle faisait un rêve étrange…

~~~~~~~~~


Elle était debout, vêtue sa petite robe de nuit lui arrivant à mi-cuisses, dans un paysage plutôt hostile et angoissant submergé de brouillard. Par instinct, elle dégaina ses dagues qui se trouvaient, elle ne sait comment, sur une ceinture placée au dessus de sa robe puis elle s’aventura prudemment dans le décor quand elle entendit un voix masculine résonner :

- Il y a quelqu’un ??

Armancia hésitait à lui répondre puis elle prit son courage à deux mains et répondit :

- Qui êtes vous ??

La voix ne répondit pas. Elle se douta bien que cette personne se mit à la chercher. La sorcière était prête à se défendre s’il le fallait.

*


Murtagh avançait à l’aveuglette avec sang-froid. Il n’avait pas peur mais été légèrement stressé à l’idée de trouver cette personne. L’herbe givrée craquait à chacun de ses pas. Une petite buée sortait de sa bouche. Ses sens aux aguets, il plongeait dans la masse blanche qui le submergeait.

- Montrez vous !!, ordonna t-il.

A un moment, il crut apercevoir une silhouette à travers le brouillard. Il commença à dégainer Zar’roc en accélérant le pas.

*


Après quelques minutes, la jeune fille avait décidé de reprendre sa recherche. Elle ne voyait rien à plus de deux mètres d’elle. Elle respirait fort, de la buée sortant de sa bouche. Armancia était à l’affût du moindre bruit qui trahirait la présence de l’inconnu. La voix de la personne qu’elle cherchait et qui la cherchait résonna de nouveau :

- Montrez vous !!

La jeune fille préféra garder le silence. Soudainement, elle aperçut une silhouette à travers le brouillard. Elle s’empressa de s’éloigner rapidement en faisant un grand cercle.


Murtagh accéléra et comprit que la personne qu’il pourchassait s’enfuyait. Ils commencèrent à tourner l’un autour de l’autre, en marchant, prêts au combat.
Armancia voyait la silhouette de l’inconnu le suivre. Elle décida de lui faire face et ne de pas s’enfuir. Cette silhouette lui était familière…elle plissa les yeux puis son visage prit une expression de stupeur, sentant les larmes lui monter aux yeux…elle avait comprit…elle rangea ses dagues et s’immobilisa…
Le dragonnier était sur le point d’attaquer quand il vit sa proie fugitive s’arrêter et ranger se qui devait être des armes…Il sortit Zar’roc un peu plus de son fourreau. Il n’osait bouger. Seulement quelques mètres les séparaient. Il plissa les yeux pour tenter de voir la personne qu’il pourchassait. La silhouette était d’une carrure féminine, un corps que très légèrement couvert. Son visage fut pris d’un rictus méfiant.
Le brouillard se dissipa peu à peu autour d’eux, comme s’il voulait que chacun puisse voir l’autre. Armancia ne s’était pas enfuie, elle était restée plantée là, tête basse. Un souffle d’air froid vint frapper sur leur peau. Elle ferma les yeux quand elle sentit le regard de Murtagh rivé sur elle. Le jeune homme retint sa respiration en découvrant qu’il s’agissait d’Armancia. Il lâcha son épée qui se rangea automatiquement dans son fourreau. Il était bouche bée. La jeune fille releva doucement la tête, plongeant son regard bleu dans les yeux gris du Dragonnier. Ils se fixèrent pendant plusieurs minutes, sans parler, sans bouger. Puis, comme par hasard, en même temps, ils s’approchèrent lentement l’un vers l’autre. Une fois l’un en face de l’autre avec quelques pouces les séparants, Murtagh leva de moitié son droit, la main ouverte. Armancia plaça sa main gauche dans celle du jeune homme puis leurs doigts s’entrecroisèrent. Par la suite, la sorcière s’approcha un peu plus de lui en lui lâchant la main. Sans savoir vraiment pourquoi il faisait ça, il l’enroula de ses bras autour d’elle comme pour la protéger et la serra délicatement contre lui pour mieux sentir le corps d’Armancia contre le sien. Il sentit les mains de la jeune fille dans son dos. Ils s’enlacèrent tendrement sans bouger, sans comprendre ce qui se passait, puis Armancia se redressa légèrement pour déposer un baiser sur les lèvres du dragonnier, qu’il prolongea avec tristesse et à la fois avec joie. Quand leurs lèvres se décolèrent, il ne comprit pas pourquoi, il ne savait pas si c’était son imagination, mais les yeux de celle qu’il aimait étaient voilés. La jeune fille lui sourit tristement et lui souffla quelque chose :


- Je suis désolée…

Puis elle s’écroula par terre, les yeux mi-clos, fixant Murtagh sans le voir. Elle était…morte. Le jeune homme s’accroupit rapidement près de son amour, la surélevant légèrement en la prenant dans ses bras. Une boule de chagrin lui prit la gorge qui l’empêcha de respirer et les larmes lui montèrent aux yeux. Il n’arrivait plus à parler. Il se mit à pleurer en cachant son visage sur le poitrail de la jeune fille, se sentant encore plus abandonné…Il voulait…mourir…Petit à petit, le corps d’Armancia devint transparent, disparaissant lentement dans les bras de Murtagh. Celui-ci tenta de le retenir, mais le corps de la jeune fille disparu totalement…comme si elle n’avait jamais existé… Le jeune homme eut l’impression qu’on lui poignardait le cœur…il se sentait désespéré, abandonné, seul…

Tout paraissait si réel…ils avaient l’impression de vraiment toucher l’autre, de sentir l’herbe glacée, d’apprécier le baiser de l’autre…si réel…pourtant…ce n’est qu’un rêve…


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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Lun 26 Juin à 10:26

EXCELLENT !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! je me demande comment c'est possible d'avoir autant de talent ! vivement la suite !!
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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Lun 26 Juin à 12:28

j'adore, mais j'ai l'impression que tu devient de plus en plus sadique avec nous skadia, je me trompe non ? lol

mais veut la suite cheers

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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Lun 26 Juin à 14:07

En quoi je suis de plus en plus sadique ?? scratch albino

Sinon, merci bien =^^=


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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Lun 26 Juin à 19:02

ba j'ai l'impression que plus tu écris plus tu nous fait des chapitres qui nous laisse sur notre faim

par contre c'est pas drole t'a appelé l'épée d'eragon, comme je voulais l'appelé lol mais c'est pas grave sa m'apprendra a etre si lent Razz

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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Sam 1 Juil à 21:06

Tu préfères que je n'écrive pas du tout ?? .___.
_________


XX) Arrivée des guerriers et départ d’une aimée



Murtagh ouvrit doucement les yeux, éblouit par le soleil qui traversait en plusieurs rayons la fenêtre. A peine eu t-il les yeux ouverts que son regard gris fixa le vide, il était songeur…

- Drôle de rêve…

Il serra ses draps dans ses mains, sentant les larmes lui remonter aux yeux.

- Tout semblait si réel…je sentais le brouillard humide sur ma peau, Zar’roc sur mon flanc, l’herbe qui craquait à chacun de mes pas, je pouvais toucher les moindres détails d’Armancia…la frôler, la caresser, la serrer contre moi…les moindres plis de sa robe…la chaleur de son corps, de ses lèvres, son odeur, sa voix, son cœur battre et sa poitrine se soulever à chacune de ses respirations…je contrôlais mes mouvements…comme si j’avais été projeté dans un monde parallèle…un univers paradoxal…

Il fut pris d’une grande mélancolie. Délicatement, sans bruit, il se tourna pour être allongé sur le dos afin de regarder le plafond. Une colère monta dans son corps, une colère si forte qu’il serra les mâchoires.

« Merci beaucoup Thorn !! Ca m’a vachement aidé !! Je m’en sens beaucoup mieux maintenant !! » explosa t-il avec ironie
« Mais…mais je n’ai rien fait !! »
« Ouai !! c’est ça !! c’est toi qui as dit que tu te débrouillerais pour que je ne cauchemarde plus !! eh bien c’est raté ! Il est vrai que je n’ai pas fait mon cauchemar, mais j’ai fait un rêve bizarre qui n’est pas mieux !!! »
« Murtagh ! Puisque je te dis que je n’ai rien fait ! Au début de ton sommeil, j’arrivais à repousser tous tes mauvais souvenirs mais à un moment, je n’ai plus eu accès à ton esprit, comme si quelque chose m’en empêchait et avait créé une barrière infranchissable. »
« Que dis-tu ?? »
« Quelque chose m’a bloqué ton esprit. »
« Ah ? Mais… »

Le jeune homme se redressa assis puis se mit à réfléchir. Il repassa dans sa tête tout son rêve. Il s’attrapa la tête entre ses mains, son visage prit d’un rictus d’incompréhension et il commença paniquer en se balançant légèrement d’avant en arrière.

« Murtagh, calme toi ! Ce n’est rien !! Tu m’entends ?? Ce n’est rien !! »
« Je deviens fou !! Complètement fou !! Totalement fou !! »
« Murtagh !! Calme toi !!! Ce n’est rien !! C’était quoi ton rêve ? »
« A ton avis ??? » s’énerva t-il
« J’ai compris…raconte le moi s’il te plait, mais avant, calme toi. »

Le Dragonnier prit de profondes inspirations. Quand il se sentit un peu mieux, il raconta dans les moindres détails son rêve. Après qu’il eut fini de le conter, la réponse de Thorn se fit attendre :

« En effet…c’est bien une coïncidence…je ne sais pas, mais je ne pense pas que ce soit vraiment un rêve, c’est trop précis, trop pleins de véritables sentiments et… »
« Qui t’dis que ce sont de véritables sentiments ?? » coupa Murtagh avec agacement
« Ca se sent. Ce n’est pas des mensonges. »
« … »
« Quoiqu’il en soit, Murtagh, je suis sûr que ce n’est pas vraiment un rêve. Tout te semblait si réel, et tu t’en souviens jusqu’aux moindres détails comme si tu l’avais réellement vécu. Dans les rêves, tu en oublies toujours une partie et tu ne peux pas le décrire aussi précisément comme tu l’as fait. »
« Je ne sais pas…je ne sais plus…plus rien. »
« Ne dis pas ça. »
« Si !! »

Il fut pris d’un atroce mal de crâne et de nausées. Le jeune homme se laissa tomber allonger sur le dos, se sentant pâlir.

« Oh mon dieu…j’ai mal à la tête…Putain d’alcool… » gémit t-il
« T’as la gueule de bois. »
« Sans blague ?? » ironisa t-il avec énervement.
« Ce n’est pas étonnant avec tout ce que tu bois. »
« Je ne me sens pas b… »

Murtagh ne put finir sa phrase qu’il se roula sur le côté du lit et attrapa une bassine pour vomir dedans. Après quoi, il toussa beaucoup, comme s’il s’étouffait puis il cracha deux fois. Avec un tissu qu’il mouilla à l’aide d’une bouteille d’eau, il se nettoya la bouche.

« Immonde… » susurra t-il à Thorn.
« En effet… »

Le dragonnier ferma les yeux et se rallongea sur le dos jusqu’à ce qu’il aille mieux.

« Thorn…j’en peux plus…je suis complètement perdu. »
« Vis ta vie pour le moment, et tâche de ne pas sombrer dans la folie… »
« Je voudrai plutôt vivre ma mort et que la folie sombre en moi… »
« … »

Murtagh sentit le sentiment de regret qui émanait de Thorn : il soupira de mélancolie…


********


- Mourir après avoir accompli une grande chose…mourir pour accomplir une grande chose…accomplir une grande chose puis mourir…

Roran se promenait dans la vaste citadelle. Il était troublé par ce que lui avait dit Armancia la veille. Le soleil venait tout juste de se lever, éclairant peu à peu de Surda d’une lumière dorée matinale. Des gouttes de rosées faisaient scintiller les moindres plantes. Il arriva dans un long couloir extérieur, comme une longue terrasse, juste couverte d’une espèce de toit relié à la citadelle, soutenu par des arcades de pierre. Un petit muret bordait le couloir pour que personne ne tombe. Ses pas claquaient et résonnaient sur les dalles du couloir. Il arriva à un croisement puis tourna à gauche. A peine avait t-il pris la nouvelle direction qu’il s’arrêta net, bouche bée. Il cligna plusieurs fois des yeux :

- Armancia !

Armancia était assise face contre le muret, ses bras posés dessus et elle dormait, comme si la jeune fille s’était évanouie et était tombée contre le muret de protection. Elle portait une légèrement robe de nuit qui lui arrivait sans doute à mi-cuisse. Roran accourut prêt d’elle et la renversa délicatement en arrière, la retenant dans ses bras. Ce mouvement réveilla la sorcière. Elle ouvrit les yeux et lança un regard comme si elle avait failli mourir à Roran et se mit à trembler comme une feuille morte. Elle respirait irrégulièrement et par à-coups. Elle paniqua…La jeune fille serra fortement le jeune homme contre elle, cachant son visage au niveau de son cou pour éclater en sanglot. Elle s’accrochait fermement à sa chemise, tirant dessus. Roran fut attendri et l’enlaça doucement dans ses bras pour la réconforter. Il la sentait trembler et sentait des larmes de la jeune fille couler dans son cou. Il passa un bras sous les genoux de la sorcière et l’autre au niveau de ses omoplates puis se mit debout en la tenant dans ses bras. Elle avait les yeux écarquillés comme si elle venait d’avoir la peur de sa vie. Sans dire un mot, le jeune homme prit la direction de sa chambre car il avait logé cette nuit à la citadelle. Il pénétra dans l’intérieur de l’immense bâtisse, prit de nombreux couloirs pour enfin arriver à une porte située au fond d’un couloir lumineux et éclairé. Sans même poser Armancia, il réussit à ouvrir la porte et entra dans la chambre en fermant la porte d’un petit coup de pied. Il s’approcha du lit et y déposa la sorcière. Au moment où il voulut se redresser, il sentit qu’Armancia ne le lâchait pas. Elle pleurait encore, l’empêchant de partir. Il s’attendrit face à la vulnérabilité si soudaine de la jeune fille. Il posa ses mains sur les siennes, les caressas du bout de ses doigts puis desserra doucement l’emprise de la sorcière. Ensuite, Roran s’assit à côté d’elle et la regarda. Elle se recroquevilla automatiquement, en enfouissant son visage dans ses genoux et se couvrant la tête de ses mains. Ses sanglots et ses pleurs n’avaient toujours pas fini, mais Roran était patient, il savait que son amie avait besoin d’aide et pour cela, il attendrait éternellement s’il le fallait, il attendrait qu’elle se calme pour qu’elle lui raconte tout. Une bonne heure s’écoula et Armancia n’avait toujours rien dit ni bouger, mais ses sanglots s’étaient calmés pour laisser place à des petits hoquets. Le jeune homme ne l’avait pas lâché des yeux. Au bout d’un moment, il posa une main amicale et réconfortante dans le dos de la jeune fille. Elle releva doucement la tête et riva ses yeux rougis dans ceux de Roran. Entre deux déglutinations, elle lui dit d’une voix blessée, serrée et presque inaudible :

- Merci…Roran…tu es un ami...

Elle renifla légèrement et commença à s’essuyer les yeux avec le dos de sa main.

- Pourquoi pleures-tu ainsi Armancia ? demanda t-il avec tendresse
- Je ne sais pas…
- Tu ne sais pas ?? Et que faisais-tu dehors en si petite tenue ??
- Je ne sais pas…
- Tu es sortie cette nuit ?
- Non. Je me suis couchée dans mon lit, et ce matin…tu m’as réveillé et…je ne sais pourquoi…j’ai pris panique…
- J’ai bien vu.
- Par contre…cette nuit…j’ai fait un drôle de rêve…
- Ah ? Quel rêve ??
- Je suis un peu troublée depuis que tu m’as réveillée et je ne sais plus très bien où je suis, si je rêve encore, si je suis réveillée, si j’ai vraiment vécu ce que j’ai vu ou si ce n’était que paradoxe…Ca a tout embrouillé dans ma tête et je mélange tout…
- Tu devrais te reposer.
- Non. Pitié ! je ne veux pas redormir !
- Tu n’es pas obligée de dormir, tu peux réfléchir tranquillement dans ton lit.
- Certes mais…
- Mais ??
- J’ai de plus en plus peur…
- …
- Oui…j’ai peur et je suis troublée.
- Ca arrive à tout le monde. Je vais te laisser, il faut que j’aide des villageois qui viennent d’arriver à construire leur maison. Si tu as besoin de moi, n’hésite surtout pas, je suis là si tu veux.
- Merci pour tout Roran.
- Tu peux rester dans ma chambre, ça ne me gène pas. Si tu veux, tu peux prendre une de mes chemises ainsi qu’un pantalon pour t’habiller un peu. Certes ça risque d’être trop grand pour toi mais je ne peux rien faire…

Armancia regarda autour d’elle et aperçut qu’elle n’était pas dans sa chambre. Elle se sentit encore plus gênée :

- J’ai du te déranger pour rien…je suis désolée…, murmura t-elle, se culpabilisant.
- Tais-toi !! Arrête de dire des bêtises ! s’emporta Roran en s’arrêtant juste avant de sortir de la chambre

La sorcière baissa encore plus la tête, se sentant encore plus honteuse et coupable. Le jeune homme s’aperçut qu’il s’était énervé, il s’adoucit :

- Tu es mon amie. Je ne gâche jamais mon temps avec des amis, surtout s’ils ont besoin d’aide.

La jeune fille releva la tête, le regard plein de gratitude. Roran lui répondit avec un petit sourire amical puis il sortit de la chambre et ferma la porte sans bruit. Armancia se retrouva seul dans la chambre du jeune homme. De son regard bleu encore rougi, elle inspecta la chambre. Elle devait être à peu près de la même taille que la sienne mais de couleur bleutée aux motifs d’argent. Elle ne savait pas trop pourquoi, mais cette chambre lui rappelait Saphira tandis que la sienne lui rapelait plutôt Thorn. Il y avait aussi un beau bureau de bois très foncé –sans doute de l’ébène-, ainsi qu’une gigantesque armoire, un fauteuil et une petite commode : tout comme chez elle. Elle s’y serait bien sentit, si elle n’avait pas mal en elle, dans son cœur, dans sa tête…Soudainement, elle se rappela son rêve. Si précisément qu’elle pourrait dire où était le moindre petit caillou…Elle se sentit encore plus mal quand elle se remémora ce moment avec Murtagh… Il lui vint à l’esprit le souvenir qu’elle contrôlait tous ses faits et gestes, qu’elle avait humé la douce odeur de son Amour, que le froid de l’herbe lui avait chatouillé ses pieds nus…tout comme si elle l’avait vécu, réellement vécu…Puis, la fin passa devant ses yeux, comme un film, une fin qu’elle ne comprit pas…Pourquoi était-elle morte alors qu’il n’y avait rien eu dans le rêve…Comme si quelque chose lui avait soufflé sa mort proche…comme si elle avait été forcée de mourir dans son rêve…Elle ne s’en rendit pas compte, mais une heure de plus s’était largement écoulée depuis le départ de Roran. Puis soudainement, une corne mélodieuse résonna dans tout Cithrí et sortit Armancia de sa léthargie et de sa panique. Elle bondit sur ses jambes, toujours en restant sur le lit, manquant de perdre son équilibre et de s’écraser sur le parquet. Son cœur se mit à battre la chamade. Elle écarquilla les yeux, bouche bée. Elle reconnaîtrait cette corne parmi toute…elle l’avait reconnue…Sans aucun doute…Elle se précipita à la fenêtre et l’ouvrit, s’en contrefichant d’être presque nue. Ses yeux cherchaient d’où provenait le son quand ils se fixèrent en direction d’une tâche noire rectangulaire venant des plaines sèches du Surda. L’espoir remonta dans la jeune fille, lui faisant oublier pour le moment ses peines et ses chagrins. Un sourire timide se dessina sur ses belles lèvres qui murmurèrent avec émotion :

- Les elfes… !



____________
(suite...)


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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Sam 1 Juil à 21:06

*********


Eragon s’était levé de bonheur en ce nouveau jour pour aller s’entraîner avec sa nouvelle épée. Il s’entraînait seul dans une petite clairière. Az’iir envoyait des éclats lumineux bleus sur chaque arbre, comme le faisait si bien les écailles de Saphira.
Eragon fit tournoyer trois fois l’épée au dessus de sa tête avant d’affliger un coup par l’arrière à un ennemi imaginaire. Il sauta sur le côté droit pour feinter et rebondit sur la gauche puis fit siffler la lame à la verticale. Ses mouvements étaient rapides et précis. Comme s’il était attaqué, il esquiva en bondissant en hauteur. Le garçon s’entraînait d’arrache-pied jusqu’à ce qu’il fut en sueur et que la fatigue commença doucement à faire son apparition. Une petite rivière coulait non loin de là en éclaboussant délicatement les rives. Le jeune combattant s’essuya le front d’un revers de manche tout en fixant Az’iir.


« Légère et tranchante. Parfaite pour les combats. Oh Brom…si tu savais à quel point tu me manques…» pensa t-il.

Un pincement lui prit le cœur et fit disparaître son sourire. Eragon soupira puis se dirigea vers la rivière. Il se déshabilla derrière d’épaisses végétations et entra doucement dans l’eau fraîche et cristalline. La fraîcheur parcourut son corps et lui fit un immense bien. Il y avait un petit courrant qui n’était pas assez puissant pour faire perdre l’équilibre au jeune garçon. Il pouvait deviner ses pieds tellement que l'eau était claire et pure. Seul le petit courrant troublait légèrement les images sous la surface. Il se mouilla et se plaqua les cheveux d’un geste de mains en relevant la tête légèrement vers la ciel, les yeux fermés. Il profitait de la moindre perle d’eau sur sa peau. Il garda les yeux clos pour sentir les gouttes sur ses paupières et ses lèvres. Il laissa ses mains au niveau de son cou. L’eau coulait le long de son corps musclé en filet transparent et brillant. Une petite brise se souleva quelques secondes, frappant doucement la peau d’Eragon, lui donnant un frisson glacial. Il ne sait combien de temps il resta les yeux clos, à se laisser emporter dans la nature, ressentir la moindre petite chose. Il ouvrit enfin les yeux. Le jeune Dragonnier, à peine put t-il voir de nouveau, qu’il vit Arya sur la berge qui le fixait sévèrement.


Eragon releva la tête, le regard froid, n’ayant aucune expression qui aurait put trahir un quelconque étonnement de sa part. Il riva son regard dans celui de l’elfe qui le soutenu parfaitement. Ils se défièrent ainsi sans rien dire ni bouger, face à face. Puis par respect, chacun d’eux posa deux doigts sur leurs lèvres puis Eragon commença d’une voix glaciale :


- Astra eterni ono thelduin...
- Astra du evarinya ono varda…

Eragon ne poursuivit pas le salut car il ne le voulait pas. Arya plissa les yeux, un petit rictus de colère lui prit le visage quelques secondes avant de disparaître derrière un mur glacial en guise d’expression.

- Que veux-tu Arya… ?, demanda Eragon d’un ton presque désagréable.
- Rien.
- Si tu ne faisais rien, tu ne serais pas là… !

Il commença à sortir de l’eau puis il se rappela qu’il était nu. Il ne fut pas gêné mais il resta dans la rivière, l’eau juste en dessous du nombril. Ils ne se lâchèrent pas du regard :


- Je me promenais, répondit t-elle
- Je pense qu’il y avait autre chose.

Arya, sous la colère, fronça les sourcils et serra les mâchoires.

- Je t’ai dis que je ne t’aim…, commença t-elle, agacée
- Je sais !! Je sais que tu ne m’aimes pas !!, coupa t-il en haussant la voix.

Il serra ses poings qui étaient dissimulés dans l’eau.

- Mais je pense qu’il y a autre chose que l’amour sur cette terre…, susurra t-il, pourquoi es-tu venue ?
- Tu m’agaces !!, s’énerva t-elle, je ne sais pas ce qui t’arrive en ce moment, mais tu es particulièrement désagréable !
- Ha ha !! C’est toi qui dis ça ??
- Parfaitement !!
- C’est pas le moment de m’agacer !!
- Et pourquoi ça ?? Hein ?? Dis moi Ô Shurt’ugal !!

Eragon ferma les yeux et prit de profondes inspirations puis il riva un regard des plus glacials sur Arya :

- Parce que ce n’est pas toi qui as dix-sept ans, qui as perdu son oncle, qui a son frère comme nouveau parjure, deux pères, qui est née du premier parjure, ce n’est pas toi qui ne sais plus à quelle race tu appartiens, qui n’a plus d’amour et qui a le cœur brisé…!!
- Ca suffit !!
- Ce n’est pas toi qui est plongée dans un soudain souvenir !!
- …

Il pointa du doigt Az’iir qui était sur la berge. L’elfe regarda l’épée et fit un pas en arrière :

- Cette épée…, chuchota t-elle
- Oui !! Tu l’as reconnue ! C’est Az’iir !! « Espérance » qu’avait perdu Brom…

Son bras se baissa doucement puis Eragon tourna le dos à Arya en baissant un peu la tête :

- Moi qui croyais que notre amitié restera solide et vivra jusqu’à la mort…je me suis lourdement trompé, je n’aurais jamais du remettre en cause l’amour que je te portais…Mais tout est fini à présent. J’ai l’impression que plus rien ne me touchera le cœur…
- Eragon…
- Tais-toi…tais-toi s’il te plait…Je ne veux pas être insensible…je… je ne veux pas être insensible comme les elfes !!, cria t-il

S’en contrefichant d’être nu, il sortit de l’eau, attrapa ses vêtements, s’habilla rapidement derrière un buisson, ramassa son épée puis avant de partir, il lança un dernier coup d’œil à Arya en disant à voix basse :

- Je crois qu’il est préférable qu'on évite de se voir en se moment car je ne supporterai pas de toujours me disputer avec toi.

Puis il disparu dans la forêt, laissant Arya sur place.
Il marcha rapidement, plongé dans ses pensées. Soudainement, il sentit une main se serrer autour de son poignet et le retenir. Il se retourna et fut surpris de voir qu’il s’agissait encore de l’elfe :


- Je vais devoir de nouveau retourner au Surda.
- Très bien, puisqu’il en ai ainsi.

Il se dégagea brutalement tout en prenant soin de ne pas faire mal à l’elfe.

- Orik est déjà parti. Il a été demandé d’urgence et m’a demandé de te remettre ceci, dit t-elle à voix neutre

Elle glissa un petit parchemin dans la main d’Eragon. Le jeune dragonnier le regarda un instant puis le rangea dans une de ses poches.

- Merci. Je dois aller voir Oromis, lui répondit t-il comme s’il n’était pas touché par son départ.

Arya plissa les yeux alors que Eragon lui tournait le dos et reprenait son chemin. Elle ne sut quoi faire ni dire et décida de le laisser partir. Elle prit sa propre route et disparue derrière des arbres gigantesques.


_______________
Dès que vous aurez fini ce chapitre:
Je tiens à vous dire bravo, vous venez de passer la 100ème pages word de ma fanfic ^^
Merci pour tout, car sans vous, mon scénario serait encore dans ma tête et je ne l'aurais jamais retranscrit à l'ordi.

Merci !!
______________
Skadia


Dernière édition par le Mar 18 Juil à 22:54, édité 1 fois
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