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 Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?

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Skadia

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MessageSujet: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Dim 21 Mai à 21:25

I) Séquestration et malédiction

- Lâches-moi, ordure ! Libère moi !
- On se rebelle ?
- Parfaitement !!

Eragon esquissa un mouvement agressif en tentant de se libérer de ses liens fermement serrés. Un homme vêtu d’une grande tunique aux apparences de cape se tenait fier et droit devant lui, une épée rougeoyante et sanguinolente dans sa main droite. L’homme le fit s’agenouiller en l’attrapant par les cheveux. Eragon poussa un rugissement énervé.

- Comment ai-je pu te croire…Sale Parjure !
- Car c’était ta destiné…mon frère…

Eragon siffla entre ses dents une poussé de juron, lançant à son frère, Murtagh, un regard noir plein de défi. Murtagh ricana avec hautain, jugeant Eragon d’être pitoyable et sans importance… Le jeune au cheveux bruns comme les plumes d’un corbeau tourna le dos à son frère.


- Je te laisse croupir dans ses cages à oiseaux…on ne retrouvera de toi que de vaines moisissures et autres débris…
- Tu ne t’en sortiras pas comme ça ! Murtagh ! Sois maudit sale Traître ! LE traître ! MON frère ! Celui en qui j’avais trouvé le sentiment fraternel ! Celui pour qui j’avais donné mon amitié ! Sois maudit ! je te tuerai de mes propres mains !!

Murtagh s’arrêta, quelques mètres de la porte. Il regarda derrière lui, menaçant Eragon du regard. Il cracha par terre et son rire grave résonna dans la pièce. D’une totalité moqueuse, il répondit à Eragon

- Ah bon ? tu crois ça ? c’est ce qu’on verra…vermisseau… !
Il continua à rire, marchant vers la porte en faisant crisser la pointe de Zar’roc au sol.
- Tu es bien comique mon cher frère…J’ai été trop doux…trop gentil à l’époque…
- Je vois bien ça…je suis tombé dans ton piège à pieds et poings liés…et tu m’as frappé par derrière…
- Hey ! que penses-tu du Murtagh de maintenant ? Un Murtagh plus fort, plus puissant, plus facile à haïr…c’est fait exprès…manipule t’as haine envers moi avec habilité, sinon elle te rongera jusqu’aux os !
Il ricana de nouveau, son rire froid résonant dans l’espace clos.
- Je ne te laisse qu’une bougie comme source de lumière, utilise la correctement, où sinon tu deviendras fou. Aussi, je te laisse un bout de pain, je suis trop généreux avec mon frère…tssss…

Il pouffa. Il éteignit d’un seul geste de bras, toutes les torche –sauf la bougie se trouvant aux côtés de Eragon. Ensuite, Murtagh ouvrit la porte, et disparu dans la pénombre, prenant la peine de fermer la grosse porte à clé.
Eragon regarda autour de lui, affolé, cherchant une idée pour s’évader. Il siffla entre les dents


- Salaud de parjure…tu me le pairas…

Il écoutait les pas de Murtagh s’éloigner jusqu’à totalement disparaître, laissant Eragon seul, dans le silence et la noirceur quasi complète. Le jeune dragonnier rongeait sa haine, se demandant comment il allait s’y prendre pour tuer, torturer Murtagh…Il s’en fit une joie, joie qui laissa apparaître un sourire machiavélique sur ses lèvres.

********************


Murtagh avançait à pas rapidement à travers la caverne, craignant que la marée ne monte et ne vain le noyer. La caverne était abrupte, sombre d’où se dégagait une odeur pestilentielle de moisissure, de cadavres de crustacés et de poissons, lui donnant des nausées. Ses chaussures claquaient contre les pierres, utilisées comme dalles, posées à la va vite sur le sable orangé. A chaque seconde, il se rappelait de la vie qu’il avait vécu avec Eragon, ce qui lui décrocha avec difficulté un sourire plaisant. Mais ses bons souvenirs, fut vite comme submergés d’une épaisseur noire qui se répandait dans tout son crâne, lui faisant oublié –aussi vite qu’il s’en était remémoré- ses souvenirs, le laissant ahuri, là, planté comme un légume dans le sable. Il secoua la tête avec inquiétude, ayant oublié ses pensées, se demandant se qui venait de se passer. Il entendit des petits clapotements contre ses chaussures, celles-ci commençant à s’humidifier rapidement, tandis qu’une vague odorante salée lui monta au narine ce qui le fit éternuer et monter des larmes aux yeux. Il posa une main couverte d’un gang sur sa bouche et son nez, tentant de regarder autour de lui à travers ces larmes qui lui brouillaient la vue. D’un mouvement rapide, il rangea Zar’roc dans son fourreau et se mit à courir à vive allure mais à quelques mètres de la sorti, il s’arrêta de nouveau brusquement, regardant derrière lui, étant soudainement inquiet pour son frère. L’épaisseur noire lui encombra de nouveau la tête, lui donnant d’atroces nausées. Le tout ajouté à l’odeur putride des poissons et des crustacés, le nouveau dragonnier ne pu retenir un haut le cœur. Il se laissa tombé de côté, contre la paroi de la grotte subaquatique, pressant fortement sa main contre sa bouche. Les yeux lui piquaient tellement que des larmes roulèrent le long de ses joues. Un goût de bile lui monta à la bouche et la rendit pâteuse. Les joues lui picotaient de l’intérieur. Le jeune commença à devenir livide. Il eu fait mine de faillit rendre son repas mais ceci ce calma, jusqu’à ce que, d’un mouvement disgracieux, il vomit par dans l’eau. L’eau troublée par son rendu se dispersa un peu partout, commença à le dissoudre dans une odeur qui donnait de nouvelles nausées à Murtagh. Le nouveau dragonnier s’essuya rapidement la bouche et sortit de la caverne, s‘appuyant contre la paroi, titubant de temps en temps malgré son appui.

<<Tu en as mis un temps…>>
<<Excuse moi Thorn, j’avais quelques petits...problème…>>
<<Tu t’es débarrassé de ce vermisseau ? >>
Murtagh fut pris d’un rire sadique
<<Il mourra, et se transformera en pourriture pour requin… >>

Tel un félin, le jeune homme monta sur Thorn qui se trouvait sur la rive. Avant de décoller, Murtagh jeta autour de lui un regard vaste, respectant la mer de ses yeux gris. Ils se trouvaient près de Feinster. D’un grognement autoritaire, il demanda à Thorn de décoller. Celui-ci s’exécuta ans broncher. Le nouveau dragonnier lança un dernier coup d’œil vers la grotte quasi invisible, avant de disparaître dans le ciel bleu azure tandis que la marrée montait. Il savait que Eragon n’allait pas mourir noyé. Il espérait qu’il meurt dans une agonie atroce. Un sourire encore plus sadique que celui de tout à l’heure s’étira sur ses lèvres.






II) Double-jeu -préparation…

Saphira tournoyait comme une furie dans le ciel, sa silhouette se décrochant sur le soleil. Elle essayait de prendre contact avec Eragon, mais n’avait aucun signal de lui. Elle se culpabilisait de n’avoir rien fait, d’avoir failli à sa mission.

<< Je ne suis qu’une idiote ! Une sotte ! Où est passé mon petit homme ?? >>

Arya elle aussi, s’agitait en bas, sur la terre ferme, cherchant une solution à ce dangereux dilemme. La vie d’Eragon était en jeu. Elle ne comprenait pas, elle ne comprenait rien. Orik martelait avec rage un pauvre misérable caillou –qui correspondait à une pierre pour sa taille :

- Drajl !
Il avait emprunté ce mot du langage Urgale, qui signifiait « fils d’asticot », s’insultant lui-même.
- Que va dire Hrotgar quand il va l’apprendre ??? Oh ! Par tous les dieux, il va me faire sortir les vers des oreilles et me les donner à manger !!
Orik commença à faire les cent pas, donnant des coups de pieds dans tout ce qui passait sous sa botte.
- Maudit sois-tu Orik ! Misérable nain !
- Orik, arrête de t’insulter, ça n’avance à rien.
- Et toi petite (voyez bien que ce mot est mal utilisé provenant d’un nain…) elfe, ne me chauffe pas la barbe !!
Arya lui lança un regard glacial, le menaçant de lui trancher la gorge rien que dans l’étincelle de ses yeux. Le nain détourna le regard en de raclant bruyamment avec un roulement de glaire.
- Euh…je voulais dire : Au secours, elfe ! j’ai chaud à la barbe !
Il prit un air innocent en montrant ses dents jaunes et en passant sa grosse ma derrière la tête pour se la gratter avec nervosité. Arya roula des yeux en secouant la tête, ayant l’air désespérée pour le cas de Orik.

<<Saphira, tu peux redescendre, ne te fatigue pas.>>
<<Très bien…Arya… >>

A contre cœur, la dragonne s’exécuta. Elle arqua le cou et poussa un long râle comme une plainte.
- Ne t’inquiète pas Saphira, on le retrouvera…on décapitera Murtagh et on utilisera sa tête comme trophée.

Saphira fit « oui » de la tête du mieux qu’elle put, s’imaginant déjà en train d’ingurgiter la chair de Traître, de sa viande tombant dans son estomac. Elle poussa un soupir enfumé sous cette pensée appétissante.

- Bon, nous nous trouvons près de Belatoma, dans les montagnes…
Elle traça dans le vide avec son index, leur position et dessinant à peu près l’Alagaësia.
- Je n’ai aucune idée où Murtagh a pu l’emprisonner…hummm…Eragon a disparu depuis 2 jours déjà…
- Et nous ne pouvons pas nous risquer d’aller le chercher nous même, on nous reconnaîtrait partout, dit mollement le nain en triturant avec intérêt l’une de ses narine avec son auriculaire.

L’elfe afficha un air de dégoût en assistant à contrecœur à la bataille Orik-crotte de nez. Elle fit comme si de rien n’était, bien qu’elle ne put s’empêcher de tirer la langue sous le spectacle peu ragoûtant qui se produisait devant elle. Elle lui tourna le dos, pour avoir une vision un peu plus belle de son environnement:




- C’est vrai, nous ne pouvons pas nous risquer, même si nous avons une armée complète.

Elle jeta un coup d’œil à leur campement. Ils étaient une trentaine de soldats, ce qui étaient largement insuffisant pour lancer un assaut contre Galbatorix. Elle soupira de mélancolie, lorsque soudain, une idée lui vint. Elle appela un soldat et lui chuchota quelque chose à l’oreille. Le soldat se dressa droit, la saluant et alla faire ce que l’elfe lui avait ordonné.
Quelques minutes plus tard, une jeune fille, d’environs 17 ans, grande –plus grande qu’Arya, mais de peu, aux cheveux bruns-châtains rebelles s’approcha l’elfe avec grâce. Elle la salua avec respect puis elle riva ses yeux bleus grisés en amande dans ce d’Arya. Celle-ci la salua aussi respectueusement :


- Vous m'avez demandé Arya ?
- Armancia, nous avons besoin de toi.
- Que voulez-vous que je fasse ?
- Etant donné que tu es la meilleure espionne des elfes et des vardens, je te charge de retrouver Murtagh Le Traître, que tu en tires des informations et que tu reviennes nous les dire au plus vite. Mais cette mission sera très dangereuse. Si jamais ils découvrent qui tu es, ils n’hésiteront pas à te tuer.
- Je ferai tout pour voir l’Empire tomber en ruine. J’accepte volontiers la mission que vous me confiez Arya Svit-kona.
- Et qui plus ai, je compte sur toi, n’hésite pas à user de ta magie et de ta force physique.
- Très bien…je ne faillirai pas à ma parole.
Armancia tourna les talons et alla préparer ses affaires. Orik lança un regard interrogateur à l’elfe qui ne daigna bouger. De sa voix bourrue, le nain lui demanda :
- Es-tu sûre que c’est une bonne idée d’envoyer une gamine pour une mission aussi importante ?
- Cette gamine, comme tu dis, a très souvent fait ses preuves. Elle est bien plus puissante qu’un soldat et est presque aussi redoutable qu’une elfe. Elle est respectée par tout les peules. Tu ne le savais donc pas ?
- Nan…
- Il faudrait que tu sois un peu plus à l’écoute…
- J’ai une question Arya, que veut dire « Armancia » ?
- Celle qui parle aux loups…

********************


- Brisingr !

Une petite flamme bleue apparut au bout de l’index d’Eragon et brûla ses liens. Quand ses mains furent libérées, Eragon se les frotta avidement pour refaire circuler le sang correctement dans ses veines ; cela lui provoquait un bien fou. Il n’arrivait pas à détruire la chaîne qui le retenait par le pied : heureusement, celle-ci était assez grande pour faire le tour de la pièce. Il se leva et fit le tour de la pièce, allumant une torche avec sa bougie. Il y avait en tout six torches dans la pièces dans laquelle il était enfermé. Le dragonnier décida, pour des raisons de survies et d’économie d’utiliser les torches qu’une par une. Le jeune homme se mit à tâter les murs, cherchant la moindre probalité d’issue. Il prit son bout de pain et se serra en boule sous la torche pour se réchauffer. Il enfouit sa tête dans ses genoux et passa ses bras sur son crâne. Des larmes de regrets coulèrent le long de ses joues qui avaient palies avec le manque de forces.

- Pitié, faites que je ne meurs pas comme un rat, dans enfermé, sans que personne ne sache que j’agonise à petit feu…

Il donna un coup de point rageur par terre, s’écorchant les articulations. Il regarda les minces filets de sang couler de ses plaies. Plus les secondes passaient, plus il avait l’impression de devenir fou. Le rire glacial de Murtagh résonnait dans sa tête, l’empêchant de penser correctement. Il se remémora les paroles prononcées par son propre frère : « Hey ! que penses-tu du Murtagh de maintenant ? Un Murtagh plus fort, plus puissant, plus facile à haïr…c’est fait exprès…manipule t’as haine envers moi avec habilité, sinon elle te rongera jusqu’aux os ! »
Eragon eu un rictus serré sous la simple pensée de ses phrases. « Je ne te laisse qu’une bougie comme source de lumière, utilise la correctement, où sinon tu deviendras fou. Aussi, je te laisse un bout de pain, je suis trop généreux avec mon frère…tssss… »
Le jeune dragonnier garda du mieux qu’il pouvait son sang froid, bien que son cœur corrompu lui ordonnait de hurler, mais il savait que ça n’avancera rien. Il pensa à Arya. Il se créa l’image de l’elfe…il soupira de mélancolie.

- Arya…
Il secoua la tête et regarda ses pieds. Il se crispa sous la haine qui le rongeait comme lui avait dit Murtagh.
- Sois maudit, tu mourras, de n’importe quelle façon, tu mourras !
Un grondement sourd résonna dans la pièce, provenant de la porte, tandis qu’un bruit de bois qui craque se fit entendre par la suite. Eragon bondit sur ses jambes et lança un regard inquiet dans toute la prison.
- Non…ne me dites pas que…!!


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Skadia
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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Dim 21 Mai à 21:26

III) Celle-qui-parle-aux-loups...

Un coup de fouet retentit dans les cachots de Uru’Baên.

- Tu n’es qu’un abruti !
- Tssss…
- Je t’avais dit de ne pas tuer Eragon !
- Je ne l’ai pas tué, je le fais doucement agonir…

Murtagh lança un regard perçant à Galbatorix avec un sourire provoquant. Un soldat, sous l’ordre du roi, leva de nouveau et le rabaissa. La corde claqua sur le dos nu et musclé de Murtagh. Le nouveau dragonnier était immobilisé par des chaînes lui faisant lever les bras et lui retenant les pieds. Ses bras levés faisaient contracter les muscles de son dos. Il était complètement à la merci de Galbatorix. Telle est sa punition pour avoir désobéit. Le fouet claqua plusieurs fois contre sa peau sans qu’il ne pousse un gémissement plaintif. Mais à chaque coup, pour retenir un petit cri, il se mordait la lèvre inférieur et fermait fortement les yeux. Dès que la corde s’abattait sur lui, telle de la foudre tombant sur le sol, il effectuait par réflexe, un mouvement du cou qui lui faisait lever légèrement la tête. Son dos était couvert de cicatrices sanguinolentes fraîches. Son sang chauds coulaient par filets le long de son corps doré. Sous la torture –ou plutôt, la punition- que lui imposait le tyran, sa peau se couvrait peu à peu de sueur. La voix rauque de Galbatorix résonna près de son oreille gauche :

- Pourquoi ne m’écoute-tu donc pas ??
- Je peux être fidèle, mais je ne fais pas forcément ce que l’on m’impose, mon roi.

Il y avait quelque chose d’ironique dans son dernier mot. Le sang froid de Murtagh agaçait énormément son supérieur :

- Mauvaise idée de ta part…
- Eragon m’importunait…il me faisait ressortir des « bons » sentiments…ce qui m’empêchait d’accomplir mon devoir en temps que parjure…
- …

Le jeune homme sentit la main fripée du tyran contre son menton et lui fit relever la tête. Le jeune dragonnier tenta mais en vint de se dégager

- J’espère que ça te servira de leçon…

Le roi s’éloigna de lui et ordonna au soldat de le fouetter encore. Cette fois ci, le coup claqua sur la cicatrise de Murtagh, épousant parfaitement sa forme. Le jeune homme ne put à ce moment, retenir un cri de douleur. Jamais, depuis que cette cicatrice est née dans sa chair, il n’avait ressentit une pareille douleur. Il se contracta, criant encore sous blessure. Son cri montait crescendo et était perceptible dans tout le château. Les larmes lui montèrent aux yeux et débordèrent. Le rire gras de Galbatorix s’infiltra dans les moindres recoins du cachot. Murtagh bougeait le dos pour tenter de calmer la douleur qui irradiait son être. Elle disparut peu à peu. Le jeune homme se calma, toujours crispé, épuisé par cette séance de correction. Il haletait et regardait le sol, les yeux écarquillés par la peur qu’il avait eu. Galbatorix et le soldat sortir du cachot, le laissant seul avec ses blessures et ses songes. Le nouveau dragonnier fixait de ses yeux gris le sol, se remettant petit à petit de ses émotions. Soudainement, il se sentit lâcher. Ses joues et son front devinrent brûlants, attaqués par la fièvre. Son buste développé et endoloris bascula légèrement en avant, retenu par les chaînes, tandis que le beau brun sombrait peu à peu dans l’inconscience que lui avait générés son épuisement et les tortures subites…

***********


Armancia réaparut une heure après. Elle portait un grand pantalon noir dont la ceinture était couverte de poches remplies d’ingrédients et autres choses. Elle portait sur chaque côté de la ceinture, deux grandes dagues rangées dans leur fourreau bleuté. Quelques coutelas encerclaient les dagues. La jeune fille était vêtue d’un haut résistant aux intempéries mais en étant à la fois gracieux. Une grande cape noire à capuche lui tombait au dessus des chevilles.

- Arya Svit-kona, je suis prête.
- Bien.

L’elfe fixa la jeune fille de ses yeux vert émeraudes. Un petit sourire timide apparu pour montrer sa satisfaction. Armancia lui rendit. Un grand loup noir ailé se tenait à côté de l’espionne, lui arrivant au niveau des hanches. Arya salua le loup de la tête :

- Il part avec toi ?
- Oui, comme dans toutes mes missions, il m’a beaucoup aidé.
Armancia caressa doucement l’oreille du canin :
- Ijak m’est en plus très précieux, comme les dragonniers par rapport à leur dragon. Je communique avec lui comme eux en fait.
- Je comprends. Part Armancia, accomplie ta mission.
- Bien Arya Svit-kona.

La jeune fille la salua gracieusement et tourna les talons. Un gros sac cachait entièrement son dos, mais l’humaine n’avait pas l’air souffrir du poids de ses bagages. Elle s’appuyait sur un grand bâton, comme les sorciers. Elle regarda Ijak puis sourit. Les immenses montagnes n’en finissaient pas, comme si elles s’étiraient à l’infini. Sûre d’elle, Armancia fit un premier pas puis un second et ainsi de suite jusqu’à ce que sa silhouette devint invisible pour ses compagnons restés au campement, comme s’il elle avait disparu dans la nature.


Arya avait encore l’air de la regarder même si elle ne la voyait plus :
- Astra esterní ono thelduin.
Puis l’elfe retourna au campement, songeuse, tandis que Orik se dorait au soleil, cherchant un moyen d’attaquer l’Empire par surprise.

***********


Les heures s’écoulèrent rapidement. Armancia et son compagnon étaient déjà bien loin du campement.

- Nous ne devons plus être bien loin.
« Je pense aussi. Je sens déjà les humains et leur bétail. »
« Essaye de ne pas te faire trop remarquer là-bas, si jamais on découvre ta présence, ils remueront ciel et terre pour t’abattre. »
« Ne t’inquiète pas, je me ferai louveteau. »
« J’espère… »

Quelques minutes passèrent encore lorsque Armancia aperçut que les montagnes diminuaient en grandes plaines. Elle sauta sur la terre plates, sautillant sur place pour s’habituer au nouveau relief. Elle fit craquer ses doigts et ses poignets cachaient par des gants . Ijak courrut un peu devant, pour se dégourdir les pattes. A peine furent-ils arrivés, qu’ils se remirent à cadence régulière et rapide, de nouveau en marche.



- Tu verras Murtagh, sale traître, sale Parjure…je te mettrai discrètement en feu et tu brûleras petit à petit sans t’en rendre compte, jusqu’à ce que Eragon, les vardens et les elfes ne te donnent le coup fatal…ensuite on s’attaquera à ton bien aimé roi...
« Tu parles toute seule ? »
« Je fantasme sur la mort de Murtagh et de Galbatorix à haute voix… »
« hummm… »

Ils n’étaient plus qu’à 5 lieux de Belatona. Armancia commençait à ressentir la fatigue et son compagnon aussi.

- On arrive bientôt. Une fois à Belatona, je louerai une chambre dans une auberge et nous nous reposerons.
« Entendu. »

S’ils savaient…s'ils avait du...s’ils savaient que s’ils avaient bifurqué vers Nia, ils auraient pu trouver Eragon enfermé…mais ils ne pouvaient pas s’imaginer un tel sort pour le dragonnier…


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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Dim 21 Mai à 21:39

IV) Destination commune
Armancia s’appuyait de plus en plus sur son bâton, commençant à ressentir des douleurs dans ses jambes. Elle respirait fort. La jeune fille était fatiguée et avait hâte d’arriver. Aucun soldat n’aurait pu la suivre sans ressentir de fatigue au bout d’une heure. Elle avait l’impression que les plaines ne s’arrêtaient pas, ce qui la désespéra quand soudain, au loin, elle aperçut de nombreuses fumées qui s’échappaient d’une silhouette ressemblant à un rempart. Un grand sourire de joie et de soulagement apparu sur ses belles lèvres.

« Tu as vu Ijak ?? Là bas ! C’est Belatona ! »
« Enfin…je commençais à en avoir assez de marcher et de marcher. Ce n’est pas que je suis fatigué, c’est que j’en ai marre de voir le même paysage depuis des heures et heures… »
En effet, ils étaient partis tôt ce mâtin et là, le soleil commençait à décliner.
« Nous n’y arriverons pas à temps ! »
« Mais si…monte sur mon dos Armancia. »
« Mais…mais…je suis trop grande et trop lourde pour toi ! Plus mes bagages qui pèsent sans doute une quinzaine de kilo… »
« Ne t’inquiète pas… »

Armancia le regarda, sceptique, puis elle jeta un coup d’œil à la ville qui se détachait loin devant elle. Le crépuscule n’allait pas tarder à tomber. Elle n’avait pas le choix…Elle grimpa sur Ijak, ayant peur de briser sa colonne vertébrale.

« Ne t’inquiète pas petite humaine. Je suis bien plus fort que tu ne le penses. »

Il ricana, moqueur, de l’intérieur. Soudain, il se mit à courir à toute vitesse. La jeune fille bascula en avant en s’accrochant au loup tout en fermant les yeux. Puis, par la suite, elle avait l’impression d’être toute légère tandis que le vent lui giflait le visage et faisait claquer ses cheveux dans l’air. Elle risqua d’ouvrir œil ; ils étaient à plusieurs mètres du sol. Le loup battait régulièrement des ailes, créant ainsi des tourbillons de poussière sur le sol.


« C’est beau comme vu…ça faisait longtemps que je n’avais pas vécu ça. Merci Ijak. »
« Tu n’as pas à me remercier. »

En presque deux temps trois mouvements, ils arrivèrent à cent mètres de la ville. Ijak atterrit derrière un gros buisson et un arbre mort.

« Tu devrais aller chassé un ou deux lapins avant que l’on ne rentre dans Belatona. Tu risques que d’avoir du mal pour trouver de la chair fraîche dans ses remparts. »
« Tu as raison. Attends moi là, je serais de retour dans quinze minutes maximums. »
« Dépêche toi tout de même. »

Ijak s’éloigna en courrant. Armancia resta là, seule. Elle s’appuya contre l’arbre mort et se laissa glisser assise. Elle tendit les jambes : cela lui provoqua un bien fou qu’elle poussa un gémissement de soulagement. Elle sortit ses coutelas puis ses dagues et commença à les astiquer et à les aiguiser. Elle testa la lame d’une de ses dagues sur son index. A peine eu t-elle bougé l’arme, qu’une grande coupure apparue sur son doigt. Par réflexe, la jeune fille retira sa main en fermant un œil. Elle regarda son index saigner. De longs filets de sang coulèrent le long de sa main. Quelques gouttes tombèrent au sol, s’infiltrant instantanément dans la terre. Son regard viré sur la petite blessure était vague, et ne la fixait pas vraiment. Elle ne vit pas les minutes s’écouler tant elle songeait à sa destiné.

« Armancia ? »
Elle ne répondit pas, restant plantée là, comme une statue de cire.
« Eh ho ?! Armancia ?? Tu rêves ! »
La jeune fille sursauta et secoua légèrement la tête.
- Tu m’as fait peur Ijak.
« J’ai cru comprendre… »
- Excuse moi, je réfléchissais…
«Tu réfléchissais à quoi ? »
- A quelque chose…
« Et qu’elle est cette chose ? »
- Ma vie, ma destiné, mon être…le genre de question que les humains se posent un jour ou l’autre dans leur vie.
« Je comprends. »
« Bon, on y va ? »
« Toujours prêt pour te suivre jeune humaine. »

Armancia lui sourit tout en rangeant ses armes. Elle se releva agilement et s’étira comme un chat. Elle jeta un coup d’œil à l’astre du jour. Un admirable coucher de soleil se détachait sur les collines et la plaine.

- Dépêchons nous, la nuit va bientôt submerger l’Alagaësia.

La jeune fille sourit de tranquillité devant le magnifique spectacle que lui offrait la nature, mais elle ne pouvait pas le regarder plus longtemps. Accompagné de Ijak, elle sortit de sa cachette et elle s’approcha des murailles. Elle s’arrêta devant les portes colossales en bois décoré de motifs dorés. La jeune fille leva la tête en l’air pour regarder les soldats. Un des gardes lui demanda :

- Qui va là ??
- Je suis une voyageuse qui cherchant endroit pour se reposer.
- C’est bon ! Vous pouvez entrer.

Les grosses portes bougèrent dans leur gongs dans un bruit grave ressemblant à un bruit de cor. Le loup sur les talons, Armancia pénétra dans la ville. Elle lança un vaste regard autour d’elle, émerveillée par la simplicité et en même temps la complexité et par la beauté de la ville. A côté, les grandes portes de la muraille faisait pâle figure.



« Là. »

Ijak lui montra d’un geste de tête, une petit auberge qui se trouvait au bout de la rue principale. La jeune fille s‘engouffra dans la grande rue. Elle regardait de droite à gauche pour admirer chaque maison. Elle eu failli rater l’auberge si Ijak ne l’avait pas retenue par un pan de sa cape. Armancia pénétra dans m’auberge. Différentes effluves s’émanaient de par et d’autre de la pièce principale, mélangeant odeur de nourriture, d’alcool et de parfum. Cela lui monta à la tête, bien que ce ne fut pas si désagréable que ça. Des rires joviaux éclataient un peu partout, donnant une ambiance chaleureuse. Elle s’approcha du comptoir où l’aubergiste dodu essuyait à l’aide d’un torchon, un chope de bière. L’humaine, étant un peu timide avec les inconnus, du se racler la gorge avant d’entamer la conversation.

- Euh…excusez moi de vous déranger…
- Vous avez b’soin d’aide ma p’tite dame ?
- Je voudrai savoir si vous aviez encore une chambre libre pour 2-3 jours s’il vous plait.
- Bien sûr ! Nous réservons toujours une chambre d’libre pour les voyageurs !
- Comment savez vous que je n’habite pas ici ?
- Simple ! Vous avez un sac et puis, je n’vous ai jamais vu dans les parages !
Il posa la chose et coinça le torchon dans son tablier. Il disparu dans l’arrière cuisine et revint. Il lui tendit une clé.
- Chambre 4. En haut, deuxième porte à droite dès qu’vous arrivez dans le couloir.
- Merci bien. Y a –t-il assez de place pour un chien plus gros que la moyenne ?

L’aubergiste se pencha sur le comptoir et regard Ijak. Ses ailes, d’un moyen inimaginable, étaient presque entièrement cachées. L’homme le soupçonnait d’aller manger ses provisions. Apercevant le regard intriguer de l’homme, Armancia s’empressa de rajouter :
- Ne vous inquiétez pas, il est bien élevé, et il a déjà mangé.
- Très bien. Il ya assez de place pour y mettre quatre chevaux.
- Parfait ! Merci beaucoup.
Elle prit la clé et la fit sauter dans sa main. La voix grave de l’aubergiste lui répondit de nouveau :
- Pour trois jours, ça f’ra trois pièces de bronze.
«C’est assez cher. » Communiqua la fille à son compagnon
- Mais puisqu ‘vous m’avez l’air sympathique et que c’est la première fois qu’vous venez, ça vous fera une pièce de bronze.
- Merci beaucoup, je ne saurais comment vous remercier !
- Vot’sourire me suffit.

Armancia posa la pièce sur le comptoir. L’aubergiste la prit et fit un clin d’œil amical à sa nouvelle cliente. Celle-ci ne pu s’empêcher de lui sourire.
Elle monta jusqu’à sa chambre et ouvrit la porte. Cette chambre était tout à fait correcte et était sans doute agréable à vivre. La jeune fille ferma la porte à clé, posa ses affaire par terre, enleva sa cape, sa ceinture puis ses chaussures et se laissa tomber sur le lit pendant que Ijak tournait sur lui-même pour enfin se rouler en boule sur le tapis.


- C’est un bien sympathique endroit.
« C’est vrai, les gens sont amicaux. C’est très agréable, on se sent tout de suite à l’aise. »

Elle bailla discrètement en mettant la main devant la bouche. Elle fixa le plafond, réfléchissant à ses prochaines journées pour ne pas les gâcher jusqu’à ce que le sommeil de l’engloutit entièrement tout comme le grand loup noir.

*********


Le lendemain, un soleil irradiait toute l’Alagaësia. A Urû‘Baen, malgré le temps magnifique qui s’annonçait pour la journée, la citadelle de Galbatorix détachait une silhouette inquiétante sur tout la capitale.

- J’espère que ça t’as servis de leçon.
- …

Murtagh ne répondit pas au tyran. Le jeune homme était assis, roulé en boule, ses bras encerclant ses jambes repliées contre son torse, dans un soin sombre de cachot. Un mince filet de lumière lui éclairait que la partie gauche de son visage, ce qui le rendait encore plus mystérieux que d’habitude. Il clignait à peine des paupières. Il avait passé toute la nuit, torse nu avec ses blessures fraîches qui n’avaient même pas commencées à cicatriser.

- Sors.
- …
- Sors j’ai dit !

Galbatorix s’approcha de lui et l’attrapa par une épaule, le soulevant de force. Le roi avait enfoncé un doigt dans une des blessures de Murtagh. Le nouveau dragonnier se crispa, serrant les mâchoires et les poings, étouffant avec mal un gémissement de douleur. Le tyran le poussa ensuite à l’extérieur du cachot. Le beau brun failli trébucher sur la petit marche. Il se rattrapa au mur. Il s’appuya dessus, courbé, tentant de faire disparaître la douleur qui lui brûlait la chair.

- J’ai quelque chose pour toi. Je t’envoie à Belatona, inspecter la cité pour voir si aucun complot ne se fait.
- Be….be…la tona ? bégaya Murtagh
- Ne me déçois pas cette fois ci.

Murtagh n’eu pas le temps de répondre, que Galbatorix avait déjà disparu dans les escaliers. Le jeune homme se redressa avec difficulté et se traîna en s’appuyant contre le mur, jusqu’aux marches. Il se soutenu de tout son poids sur la rampe d’escalier. A cinq marche avant la fin de l’escalier, il trébucha, se retenant du mieux qu’il put à la rampe. Il resta un moment, allongé sur les marches, cachant son visage dans ses bras. Il serra les poings et se releva. Il sauta les dernières marches. Il marcha, en titubant de temps en temps, vers sa chambre. Il entra dans la salle de bain et fit couler l’eau. Il enleva les vêtements qui lui restaient et plongea doucement dans la baignoire remplie d’eau chaude. Il ferma les yeux quand ses blessures rentrèrent en contact avec l’eau et la teintèrent légèrement de rouge. Il se lava avec difficulté, ayant que chaque mouvement qu’il effectuait lui provoquait un mal atroce. Il se kava les cheveux et se savonna puis il se détendit, s’adossant avec délicatesse contre le rebord de la baignoire et il soupira de bien être. Il reposa ses yeux en les fermant. Le nouveau dragonnier prit de grandes inspirations pour se reposer. Il ouvrit à moitié les yeux et fixa l’eau d’un air las. Il réfléchissait à tout. Au bout de trente minutes, il sortit de l’eau, la vida et s’enroula dans une serviette propre. Il sortit de la salle de bain avec un air toujours aussi las. Il fit appeler une servante qui vint lui nettoyer, soigner et bander son dos.

- Vous pouvez partir.
- Très bien maître.

La femme sortit de la chambre en le saluant. Murtagh s’habilla avec précaution et prépara son sac.
Après quoi, il passa dans la cuisine et prit quelques provisions. Il alla dans la cour et appela Thorn. Son dragon rouge comme un rubis se décrocha dans le ciel et atterrit dans une rafale de vent devant son maître. Celui-ci, sans dire un mot, le harnacha fermement et grimpa sur son dos. Le dragon le regarda d’un œil interrogateur :


« Où va t-on? »
« Belatona. »

Le dragon s’exécuta, sans demander quoique ce soit d’autre à Murtagh et ils entamèrent de nouveau une longue route…

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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Dim 21 Mai à 21:39

V) Bousculade du destin

Murtagh et Thorn étaient partit au soleil de neuf heure et le soleil était déjà au zénith. Le jeune homme ni le dragon n’avaient dit mot durant le voyage. L’expression du nouveau dragonnier était fixe, impassible. Les battements d’ailes du reptile se faisait plus lent et plus irrégulier. Murtagh décida enfin de lui dire quelque chose :

« Tu veux faire une pose ? »
« Non. Ca va aller. »
« Mets un peu de côté ton orgueil, tu peux me dire si t’es fatigué, je comprendrai. »
Le dragon s’énerva soudainement :
« C’est toi qui dis de mettre mon orgueil de côté alors que toi, tu restes là, comme un légume sur mon dos, le regard noir !! Tu devrai d’abord parler pour toi puis à moi ! »
« … »

Le jeune homme brisa le contact avec Thorn. Ces paroles l’avaient agacées mais en même temps touchées mais il n’y montrait rien sur son visage de pierre. Il regarda vers le sol ; le paysage défilait à vive allure sous ses pieds et les pattes du dragon. Le beau brun ne pensait à rien. Il calcula avec la position du soleil et du paysage pour savoir dans combien de temps ils arriveraient à Belatona. Au bout de quelques minutes il se dit :

- Dans trois heures, à cette vitesse, nous y serons.

Il prit une pomme bien rouge presque noire dans son sac et la croqua de pleines dents. Il n’y prit pas plaisir. Dans sa bouche, le fruit avait un âcre particulièrement désagréable. Il fit une petite grimace de dégoût mais il l’a fini à contre cœur. Le vent se leva, ajouté à la vitesse de Thorn, fouettait violemment le visage de Murtagh qu’il dût baisser un peu la tête en se penchant en avant pour pouvoir ne serait-ce qu’entre ouvrir les yeux. Comme un verre qui se brise, l’expression dur du dragonnier laissa place à un air triste. Il s’allongea entièrement Thorn –évitant soigneusement de toucher les pics acérés- et il lui posa une main sur son cou. Il ferma les yeux et lui communiqua avec un ton désolé et coupable :

« Excuse moi Thorn. »
« C’est déjà oublié. »

Thorn partagea son sentiment de soulagement à Murtagh tandis que le jeune homme somnola de plus en plus, tout en restant à la fois à l’affût. Il lança un vague dernier coup d’œil vers le sol : ils passaient au dessus des collines proches de Helgrind.



**********


« Armancia ! »
« hummmm… »
« Allez Armancia ! Réveille-toi ! »
« hummm…encore cinq minutes maman… »

Armancia se tourna sur elle-même en embarquent la couverture avec elle. Elle dormait profondément sur le lit. Le loup la regarda avec un air dédaigneux.

« Armancia ! Il est midi ! »
La jeune fille se réveilla en sursaut en s’asseyant :
- QUOI ??? Oh mer…euh…oh zut !! J’ai perdu toute une matinée !!!

Elle bondit hors du lit, se déshabilla rapidement –jetant ses vêtements sur Ijak- et elle fonça dans la salle de bain. Elle se lava à toutes allures mais en faisant attention d’être parfaitement propre. Elle sortit, une serviette autour d’elle et se rhabilla aussi vite qu’elle ne s’était déshabillé. Elle passa sa grosse ceinture, sauta dans ses chaussures et enfila sa cape.

- Olala…toute une matinée ! Faut que je rattrape le temps perdu. Viens Ijak !

Elle ouvrit la porte et sortit, le loup sur ses talons. Elle ferma ensuite la chambre à clé et descendit dans la pièce principale. L’aubergiste dodu l’interpella :

- Bien dormi ?
- Très bien, merci beaucoup.

Elle commanda de la viande avec des pommes de terres et un grand verre d’eau. Elle paya le serveur et engloutit presque instantanément le contenu de son assiette. Elle se brûla la langue et bu d’une seule traite toute l’eau et faillit s’étouffer. Elle toussa, les larmes lui montant aux yeux. Elle se donna des petits coups de poing sur son torse. L’aubergiste la regarda et mit ses mains grasses sur les hanches

- Ben alors ma p’tite dame ! Evitez d’vous étouffer !
Elle toussa jusqu’à ce qu’elle ce sente mieux :
- C’était excellent ! merci bien !

Elle laissa un petit pourboire et sortit de l’auberge.
La rue principale était bondée de monde, la rendant encore plus joyeuse que la veille au soir. L’envoûtante peuplade de Belatona lui arracha facilement un sourire. Armancia, suivit de son fidèle compagnon, remonta toute la rue. Elle s’arrêta devant une écurie de laquelle s’échappaient des odeurs de foins, de cheval et des cuirs de selles et tout pleins d’autres choses. Elle pénétra à l’intérieur. Une petite cloche retentit pour alerter de son arriver. Une magnifique femme aux cheveux d’or arriva et lui lança un coup d’œil puis, de sa voix mélodieuse, dit à l’arrivante :


- J’appelle mon mari, patientez un instant s’il vous plait.

Elle ne laissa pas le temps à Armancia de répondre qu’elle était déjà partie. La jeune fille se retrouva plantée là. Elle aperçut des étagères sur lesquelles étaient posées des selles, des harnais de toutes sortes. Elle s’en approcha, fascinée et caressa délicatement le cuir d’une des selles, s’étonnant du travail du maître qui l’avait confectionnée. Une voix grave d’un homme résonna derrière elle. Elle se retourna en sursautant :

- Excusez moi jeune fille, je ne voulais pas vous faire peur.
- Non…ce…ce n’est pas grave…Je viens me renseigner pour acheter un cheval.
- Vous trouverez toutes sortes d’équidés ici. Des plus frêles aux plus robustes.
- J’en voudrai un grand, fort, puissant, robuste mais rapide à la fois tout en étant endurant.
- Vous en demandez bien des choses, mais je crois que j’ai le cheval qu’il vous faut. Suivez moi.

Il disparu à l’extérieur au bout de la vaste pièce. Armancia le suivit. Une fois dehors, elle entendit des hennissements et des renâclements. Un beau cheval noir comme l’ébène, aussi noir que Ijak, galopait jovialement dans le pré dans lequel il était. Sa robe brillait au soleil. Cet animal avait l’air d’aimer gambader dans de vastes espaces.

- C’est le cheval que vous désirez.
- Il est magnifique…
La jeune fille resta émerveillée devant le magnifique équidé.
- Il coûte combien ? demanda t-elle
- C’est sang doute mon meilleur cheval. Il coûte deux cent couronnes d’or et vingt cinq d’argent.
« Il est hors de prix ! » dit Ijak à Armancia
« Mais il en vaut la peine. » lui répondit t-elle.
- Je vous le prends. J’aimerai aussi une selle solide et confortable, un harnais et des sangles pour attacher mes affaires dessus.
- Très bien…

L’homme la regarda avec des yeux rond mais s’exécuta, Armancia le suivant à la trace. Il prit une grosse selle, l’air fier et lui montra :

- C’est une selle très solide qui peut résister à n’importe quoi, sauf au feu si celui est trop puissant.
- Cette selle est trop grosse et trop lourde.
- Bien.
Il reposa la selle et en prit une plus petite
- Celle-ci est aussi très solide et plus légère et devrait aller parfaitement au cheval.
- Très bien, je la prends aussi.

Il alla aussi chercher un harnais et des sangles. Il posa le tout sur une table et il alla chercher le cheval avec une corde. Quelques minutes après, il revint, tirant le cheval. Il dit à Armancia avec une intonation moqueuse ;

- Au fait, il s’appelle Zachira
- Très bien.
L’homme lui tendit la corde qui retenait Zachira et il scella le cheval.
- Ca fera donc deux couronnes d’or, et cent d’argent.

Armancia paya, la gorge un peu serré de donner autant d’argent. Elle s’approcha du beau cheval noir et lui tapota doucement le cou. Zachira remua la tête de haut en bas pour montrer sa joie. La jeune fille se plaça à côté de lui et mit un pied dans l’étrier et monta sur lui. Le cheval se laissa faire dans renâcler. Elle afficha un sourire satisfait et le talonna avec prudence sous l’œil inquiet du loup. Le cheval obéit et avança. Elle se la tête vers le marchand de chevaux et le remercia pleinement puis elle sortit de l’écurie sur son fier destrier suivit de Ijak.
Elle se faisait douce avec son nouveau compagnon pour qu’il s’habitue peu à peu à elle.


« Je suis ravie de l’avoir acheté ! »
« Il est vrai qu’il est très obéissant et c’est une bonne décision, malgré le prix que tu as payé… »
« Il n’y a pas que l’argent dans la vie Ijak…et puis il me reste encore pas mal de pièces alors… »
« Je te conseille tout de même d’éviter d’utiliser trop de couronnes pour l’instant. »
« D’accord. »

Ils firent le tour de la ville joyeusement, s’arrêtant devant de nombreuses bâtisses plus merveilleuses les unes que les autres. Le zénith commença à disparaître, pour le soulagement des habitants de la grande ville.

*********


Au même moment, Eragon tournait en rond dans sa prison. Il n’avait pas fermé l’œil de la nuit de peur que les bruits sourds provenant de la porte la veille ne retentissent de nouveau. De grandes cernes lui donnait un air presque fantomatique. Il se prit la tête et hurla tout son soûl

- Je deviens complètement fou !!!

Il se mit à tambouriner le mur de ses poings. Il hurlait comme un force né, pleurant de peur, de chagrin et de regret. Il posait l’oreille sur les pierres pour essayer de percevoir ne serait qu’une fissure où il pourrait s’échapper. Deux seulement s’étaient écoulé, mais il avait l’impression que ça faisait une éternité. Il se roula en boule au milieu de sa cellule, pleurant, ne cherchant pas à cacher ses sanglots ni son angoisse. Il ne lui restait qu’un peu plus de la moitié de son bout de pain

- Je ne vais jamais survivre si ça continue !!

Il se releva et donna un coup de pied dans un caillou. Il fut néanmoins heureux que Murtagh ai oublié de lui prendre sa gourde d’eau. Il but un gorgée pour apaiser sa gorge en feu d’avoir trop crié. Il eut soudainement une idée, aussi puérile et idiote qu’elle soit. Il prit le bougeoir sur lequel était placé la bougie et avec, il se mit à tenter de creuser le mur de pierre. Il créa quelques éboulis, sans plus, et dans un « clac », le bougeoir se déforma. Eragon le lâcha et se laissa tomber à genoux, la tête contre le mur, cachant son visage dans ses mains. Des larmes tombèrent dans ses paumes. Une autre idée lui vint, une idée plus simple q’il avait déjà utilisé auparavant avec succès. Les gouttes de larmes se mélangèrent et en créèrent une plus grosse. Le dragonnier cessa ses pleurs et regarda l’eau dans ses paumes tout en pensant très fortement à Arya, Saphira et Orik :

- Draumr kópa.

L’image de ses trois compagnons apparut dans la larme. Ils n’étaient plus dans les montagnes près de Belatona, ils avaient l’air de se diriger vers le mer. Ne sachant pas où il était enfermé, Eragon ne se doutait pas un seul instant qu’ils bifurquaient vers lui. Les trois avaient l’air inquiet, sans doute à cause de son enlèvement. Eragon fit disparaître l’image contre son gré et laissa couler la larme dans sa paume jusqu’à ce qu’elle ne tombe par terre. Eragon s’allongea en utilisant ses bras comme oreiller. Il fixa le plafond et décida de se reposer. A peine pensa t-il a ça qu’il s’endormit aussitôt.

**********


« Nous sommes arrivés jeune humain. »

Trois heures s'étaient écoulées comme l'avait prédit le beau brun. Murtagh ouvrit un œil. Il avait dormi pendant tout le voyage et était toujours sur Thorn. Il se redressa, se frotta les yeux et s’étira les épaules et fit craquer ses doigts. D’après les nuages de poussières encore perceptible autour d’eux, le dragon rouge venait sans doute de se poser. Ils se trouvaient derrière une immense cathédrale. Le jeune homme se demandait comme un animal si gros n’a pas pu être remarqué et entrer aussi facilement à Belatona. Murtagh mit pied à terre et détacha son sac qu’il enfila de suite.

« Bon…j’y vais alors. Merci beaucoup Thorn. »
« Il n’y a pas de quoi. »

Le dragon s’envola et disparut. Murtagh le regarda jusqu’à ce que la silhouette du dragon soit devenue invisible.



Le jeune homme sortit de la cour de la cathédrale et s’engouffra dans une grande rue, regardant avec méfiance autour de lui, cherchant la moindre chose qui entamerait une rébellion.


Dans la même rue, un peu plus loin, Armancia attacha fermement son cheval à une poutre destinée à cet effet et demanda à Ijak de le surveiller. Le loup n’aimait pas laisser la jeune fille toute seule. Elle sentit son sentiment négatif :

« Ne t’inquiète pas Ijak, tout ira bien. »

Elle lui sourit, Ijak céda. La jeune fille s’avança dans la rue, toute ravie, regardant avec admirations les édifices qui l’entouraient sous l’œil bleu surveilleur de Ijak mais celui-ci la perdit rapidement de vue à cause de la foule. Elle ne vit pas le jeune homme brun devant elle. Elle lui rentra dedans. Elle perdit son équilibre et tomba par terre, sur les fesses. Elle se frotta la tête en fermant les yeux. Elle bégaya, confuse :

- Ex…excusez moi.
- Vous ne pouviez pas faire attention ??

Murtagh la regarda hautainement et glacial,sans esquisser le moindre mouvement pour la relever. Armancia ne le reconnut pas tout de suite. Elle lui lança un regard interrogateur et elle se releva et s’excusa encore :

- Pardonnez moi, je ne vous avais pas vu.
- …

Murtagh la fixait, lui lançant un regard noir. Aucun sourire n’apparut sur ses lèvres, seule des paroles cassantes sortirent de sa bouche :

- Je pourrai te tuer pour ce que tu viens de faire si je le voulais.

La jeune fille resta là, atterrée par la soudaine menace. Elle le reluqua, pour savoir à qui elle avait affaire quand un hoquet de stupeur failli l’étrangler. Elle pensa :
« C’est Murtagh… ! »
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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Dim 21 Mai à 21:40

VI) Chambre commune

« Murtagh… !! »

Armancia n’arrivait pas à décoller son regard de celui du jeune homme. Elle eu grand peine à ne pas changer d’expression. Elle serra discrètement ses poings dans son dos, tentant de repousser une soudaine pulsion meurtrière. Elle déglutit avec difficulté en lui lança un regard noir. Le beau brun non plus ne la lâchait pas du regard, un regard aussi noir que celui d’Armancia. Bien qu’elle soit grande, Murtagh était plus grand qu’elle. Un sourire provoquant se dessina sur les fines lèvres du nouveau dragonnier. Ils restèrent là pendant plusieurs, sans bouger, à se fixer. La jeune fille tenta de ne pas faire parler sa haine. Elle prit une profonde respiration et se décida à entamer la conversation :

- Je m’appelle Armancia.

Elle lui tendit une main hésitante. Murtagh, sans daigner bouger la tête, baissa le regard sur la main de la fille, mais ne bougea pas. Il riva de nouveau son regard dans celui de la fille, sans un sourire. Il pensa :

« C’est bien la première personne qui résiste à mon regard aussi longtemps… »
- Moi c’est Murtagh.

Armancia serra les mâchoires lorsqu’il prononça son prénom. Elle abaissa doucement le bras. Le jeune homme jeta un rapide coup d’œil à la ceinture de la fille qui se trouvait devant lui :

- Je vois que tu es armée jeune fille…

En guise de réponse, elle lui lança un regard tellement perçant que ça en surprit Murtagh.

« En plus d’être un traître, il est mal élevé…à peine nous nous sommes…croisés…qu’il me tutoie…. » pensa t-elle.
- Je ne répondrai pas à votre sarcasme…je sais me battre, et bien mieux que vous ne pouvez imaginer.

Le jeune homme ricana légèrement. Armancia releva la tête, n’étant pas touchée par sa moquerie et continua :

- Et j’ai d’autres chats à fouetter que de rester planta là avec un homme mal élevé !

Elle lui tourna le dos et commença à partir vers Ijak quand elle sentit qu’on la retint par le bras. Par réflexe, elle se retourna. Murtagh la retenait, elle ne s’y attendait pas. Il lui leva le bras pour la rapprocher de lui de force. Il lui lança un regard menaçant, tellement menaçant qu’Armancia déglutit et prit une expression étonnée. Elle avait beau essayer de libérer son bras de la main du jeune homme, rien à faire, Murtagh la tenait fermement sans mal. Armancia tenta de se dégager en se tirant vers ses compagnons, rien à faire. Elle le regarda ensuite droit dans les yeux, l’air mauvais :

- Lâchez moi !
- Non.
- J’ai dit ; lâchez moi ! Ce n’est pas comme ça que monterez dans mon estime.
- Tu sais que je pourrai te tuer aussi facilement que j’écraserai un vulgaire insecte ?

La jeune fille parue surprise par cette phrase et cessa de se débattre, bien que le seul fait que le garçon ne la touche la dégoûtait . Le beau brun poursuivit :

- Mais si tu veux que te laisse la vie, laisse moi t’accompagner dans ton périple.
Elle sentit un goût de bile lui monter à la bouche et resta bouche bée.
« Je suis sûr de l’avoir déjà vue quelque part…mais où ? » se dit Murtagh.
Armancia n’avait pas le choix. Elle lui répondit d’une voix sifflante, pleine de haine :
- Très bien. C’est entendu !

Il desserra peu à peu son emprise. Elle se massa le bras pour que sa circulation sanguine redevienne normale. Elle le fixa avec un regard haineux et tourna les talons et partie vers ses compagnons, Murtagh la suivant à la trace. Le jeune homme songeait :

« Si je la suis, peut être que je saurai où je l’ai vu et qui elle est… »

Elle se plaça devant ses deux animaux noirs. Elle communiqua à Ijak qui la regardait, interrogateur :

« C’est…Murtagh. »

Elle eu du mal à prononcer ce prénom, même par la pensée. Le loup lança un regard furieux au jeune homme. Le nouveau dragonnier reluquait les deux animaux :

- Comment s’appellent t-ils ?
- Le loup, c’est Ijak et le cheval, Zachira. J’espère que vous avez un cheval pour vous voyager…
- Non, j’ai autre chose de plus grand…
- Hun hun…si vous voulez…

Elle détacha son cheval et le monta, bien décidé à ne pas être galante avec son nouveau…compagnon de voyage. Elle le talonna doucement et il se mit en marche, Ijak à ses côtés. Murtagh mit un peu de temps avant de se décider à les suivre. Elle s’en contre fichait que Murtagh se perde, mais elle avait une mission à accomplir, et sans qu’il le sache, il lui avait facilité la tache.

Ils arrivèrent à l’auberge. Elle alla mettre son cheval dans l’écurie de la bâtisse avec l’accord de l’aubergiste. Ils commandèrent un bon repas et le payèrent. Presque deux heures passèrent en silence entre les deux jeunes gens. Elle alla au comptoir et interpella l’homme dodu :

- Serait-il possible d’accueillir quelqu’un d’autre ? et nous partirons demain.

Elle montra du pouce le jeune homme qui l’avait suivi. L’aubergiste lança son regard sur lui et eu l’air désolé :

- Je suis désolé ma p’tite dame, je n’ai plus de chambre libre…
- Ah…min…, elle ne pu finir sa phrase que le nouveau dragonnier lui coupa la parole
- Et bien nous irons dans la même chambre.
Elle se retourna brusquement vers lui, l’air offusqué et ahuri. Elle lui cria presque dessus :
- Hein ?? Mais ça va pas toi !!
Sans s’en rendre, elle venait de le tutoyer. Il lui répondit avec un sourire provoquant et la narguait du regard. Il ajouta :
- Parfaitement, nous irons dans la même chambre.
L’aubergiste les regarda, aussi ahuri que la jeune fille. Il parait hésiter puis dit enfin :
- D’accord…très bien…
- Mais…mais…, tenta Armancia
- Ca fera combien ? continua Murtagh, comme si elle n’existait pas.
- Ca vous f’ra une couronne de bronze.

Il paya comme tout client et afficha une expression satisfaite pour provoquer la jeune fille. Elle resta là, bouche bée, ne croyant pas à ce qui venait de se passer sous ses yeux. Ijak avait le même regard qu’elle. Le jeune homme s’éloigna et monta. Elle lança un regard suppliant à l’aubergiste. Il hissa les épaules, l’air désolé. Elle se dépêcha de suivre le beau brun.
A peine fut-elle à l’étage, qu’il était déjà entré dans la chambre. Armancia n’y croyait pas :


- Mais… ! comment à t-il fait ?? Il n’a pas la clé !!

Elle tapota ses poches et ses vêtements. La clé avait disparu. Elle fonça alors dans la chambre avec Ijak. Elle était agacée par ce jeune homme qui se permettait de tout :

- LA CLE ! REND LA MOI !

Il ne répondit pas. Il était à la fenêtre et regardait à l’extérieur. Elle ferma la porte et s’appuya dessus. D’un mouvement rapide, il jeta la clé derrière lui. Armancia la rattrapa, surprise. Elle le fixait de ses yeux bleus. Elle avait une terrible envie de prendre son épée et de le décapiter, mais elle se retint, son cœur le lui ordonnant. Elle abaissa un instant sa barrière haineuse :

- Quelque chose ne va pas ?

Il ne répondit toujours pas. La nuit déclinait peu à peu, plongeant petit à petit la chambre dans l’obscurité. Elle tourna en rond et s’allongea sur le lit, caressant Ijak avec une main qui pendait du lit. La source de lumière était le rayon de lune qui traversait les carreaux de l’unique fenêtre. La jeune fille retira sa cape, ses chaussures et sa ceinture –qu’elle posa à côté de Ijak- et garda à côté d’elle une de ses dagues. Elle abaissa sa garde, sentant la fatigue monter en elle. Une heure et trente minutes s’écoulèrent, mais Murtagh n’avait toujours pas bougé, avec son expression dure et impassible. Armancia somnola. Quand tout devint presque imperceptible elle entendit quelqu’un lui parler :

- Bonne nuit.

Tout devint noir tandis qu’elle plongea profondément dans le sommeil. Elle rêva de sa destiné. Si simple soit t-elle, elle était effrayante. Elle sentit que la couverture tomba par terre, mais ça ne la réveilla pas. Elle avait froid qu’elle en tremblait quand soudain, sa température remonta. On lui avait remit la couverture sur elle. Elle ressentait maintenant le sommeil profond de son compagnon loup. La nuit de la jeune fille se calma et s’écoula doucement, doucement…doucement…

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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Dim 21 Mai à 21:40

VII) Mise au point

Le lendemain, Armancia fut la première à se réveiller. Les premiers rayons du soleil commencèrent à éclairer la pièce. Elle repoussa la couverture à côté d’elle et se redressa puis s’étira comme un chat en baillant discrètement. Elle regarda autour d’elle, l’air endormi. Ijak dormait à côté du lit –elle aurait très bien pu le prendre pour une descente de lit si elle ne le connaissait pas tant que ça-. Elle cherche Murtagh des yeux et fut surprise le trouver en train de dormir assis, dans le coin de la chambre le plus proche de la fenêtre. Elle le fixa longuement ; sa façon de dormir lui paraissait bizarre, il dormait profondément, mais on avait l’impression qu’il était éveillé mais qu’il n’avait que les yeux clos.
Elle se leva sans bruit et se dirigea à pas feutrés dans la salle de bain où elle fit couler un bain. Elle ferma la porte puis se déshabilla. Une fois le bain près, elle entra petit à petit dedans pour s’habituer à la chaleur de l’eau. Elle soupira de plaisir. La jeune fille se savonna de fond en comble et se lava les cheveux. Elle prenait tout son temps cette fois ci. Elle replia gracieusement les jambes et en sortie une de l’eau et la posa sur le rebord de la baignoire. Elle réfléchissait quand soudain, un souvenir de cette nuit lui revint ; la couverture qu’on avait remise sur elle. Elle songea :
« Non…ça ne peut pas être lui… ! Lui, le traître remettre une couverture sur quelqu’un qui a froid, c’est tout bonnement impossible ! »
Une heure passa. Elle entendit que la rue commençait à s’agiter –il devait être sans doute aux alentours de neuf heures-. Elle sortit de l’eau qui devenait froide. Elle se sécha, s’habilla et se coiffa. Elle évida l’eau de la baignoire et sortit de la salle de bain, la serviette autour du cou en se séchant les cheveux avec. Dans la chambre, elle trouva Ijak assis sur le tapis, l’attendant et Murtagh appuyé sur le rebord de la fenêtre, tourné vers elle. A peine fut t-elle entrée, qu’elle sentit le regard aussi perçant que lancée de poignard de Murtagh. Il lui demanda d’une voix presque cassante :
- Bien dormi ?
- Très bien…et toi ? risqua t-elle
- On peut dire ça comme ça…
Elle le fixa, l’air songeur et poursuivit avec hésitation la conversation au moment où ils crurent qu’elle était achevée :
- Euh…Es-ce toi qui a remit la couverture sur moi cette nuit ?
- Non. C’est ton loup. Il est plutôt bien dressé pour un animal sauvage. Et donne moi une seule bonne raison d’avoir été doux avec toi…
Le loup se retint de se jeter sur Murtagh et de le mordre :
« Il va voir ce que c’est un animal sauvage ce gamin s’il continue ! »
« Calme toi Ijak. Faudra que tu t’habitues…et moi aussi par la même occasion… »
Elle pensa :
« Je savais bien que ça ne pouvait pas être ce salaud de parjure…tssss…Mais pourquoi m’a-t-il dit bonne nuit ? » elle contacta de nouveau le loup :
«C’est bien lui qui m’a dit bonne nuit par contre ? »
« Oui. Mais je ne sais pas pourquoi. »
Le jeune homme avait l’air de s’impatienter, il avait déjà préparer ses affaires –faut dire aussi qu’il n’avait pas pris la peine de les sortir - :
- Bon…on y va ou on prend racine ?
- Oui oui…, lui répondit Armancia, agacée.
Elle alla plier la couverture et le drap et posa dessus la serviette. Elle sauta ensuite dans ses chaussures, passa son ceinturon en y remettant sa dague, et enfila sa cape. Elle prit son sac et la clé.
- Je suis prête.
- Enfin…
Elle ouvrit la porte et sortit la première. La jeune fille sentait le regard perçant du beau brun dans sa nuque. Murtagh sortit lui aussi puis enfin Ijak. Elle ferma la poste et descendit en tête du groupe. Elle alla voir l’aubergiste et discuta longuement avec lui. Elle lui donna la clé et revint avec deux assiettes et un bout de viande. Elle donna une assiette pleine de nourriture à Murtagh et la viande à Ijak. Le loup remua la queue de joie et prit la chair fraîche dans sa grande gueule. Le jeune homme, quant à lui, il prit l’assiette sans dire merci, mais il parut hésiter sur ce point. Armancia lui lança un regard énervé et s’assit à une table. Le nouveau dragonnier fit de même. Ils mangèrent en silence comme la veille au soir, mais le repas dura moins longtemps. Ils payèrent. Elle alla de nouveau remercier l’aubergiste pour son hospitalité puis les trois compagnons sortirent. La jeune fille partit chercher son cheval tandis que Ijak et le dragonnier se combattaient du regard. Quelques minutes après, elle revint sur le cheval. Elle aperçut le jeune homme et Ijak se fixer, comme si l’un ou l’autre était près à attaquer son adversaire. Elle les interpella :
- Bon…c’est partit.
Elle talonna Zachira qui, toujours aussi obéissant, se mit à avancer en direction des portes colossales. Le beau brun et Ijak la suivaient, s’ignorant. La jeune fille soupira, désespérée et fatiguée d’avance des disputes de ses deux personnages. Ils arrivèrent aux portes titanesques et les franchirent, partant sans doute pour de bon de Belatona. Armancia eut l’air de regretter un peu de partir de cette ville joviale. Ils firent le contour et commencèrent leur long périple. Une fois assez loin de la ville, la jeune fille indiqua sa direction :
- Je dois me rendre à Melian.
- Très bien, sorcière…
La jeune fille sursauta et riva ses yeux couleur de pluie cette fois-ci sur lui. Elle retint difficilement un hoquet de frayeur tandis que Ijak fit volte-face et s’interposa entre Murtagh et Armancia. Elle parut terrorisée :
- C…comment m’as t appelé ??
- Tu le sais très bien…
- C…comment sais tu ??
- En toute franchise, pendant que tu dormais, j’en ai profité pour pénétrer dans ton esprit pour savoir à qui j’avais affaire –d’ailleurs, je n’ai jamais vu esprit si résistant -. Je n’ai découvert qu’une chose : que tu es une sorcière. Toi-même, tu dois sans doute savoir que je suis un dragonnier…
- …
Elle resta bouche bée, mais à la fois rassurée qu’il n’ait découvert autre chose à part que c’est une sorcière. Murtagh siffla et appela Thorn. Le dragon rubis apparut dans le ciel et se posa dans des tourbillons de poussières derrière son maître qui dit d’une voix glaciale :
- Voilà ma monture…
- Très bien…
Thorn la fixa droit dans les yeux tandis Murtagh harnachait ses affaires et grimpa ensuite sur son dos. Le dragonnier ajouta :
- Mais temps que je ne saurai pas qui tu es vraiment, je ne te tuerai pas…
Armancia se trouvait au beau milieu d’un dilemme…un dilemme qui mettait sa vie et la vie de ses camarades en péril. Elle approuva timidement de la tête. Le dragonnier fit un demi-sourire satisfait. Il continua :
- Sur ce, bon voyage, je vous suivrai de là haut.
Il indiqua le ciel d’un geste de tête. Dans une rafale de vent aveuglante, le dragon prit son envol.
La jeune et son loup restèrent un instant sans bouger, s’échangeant des regards intrigués.
« Fais attention à toi jeune fille, ce dragonnier est dangereux… »
« J’ai cru le comprendre ça…Comment a-t-il osé entrer dans mon esprit lorsque j’étais à sa merci ?? »
« Que veux-tu ? tu t’attendais à quoi si on trouvait Murtagh ? Qu’il nous suive aussi sage qu’un agneau ?? Sottise…Je peux te défendre de beaucoup de chose, mais pas d’un dragon ni d’un dragonnier… »
« Merci quand même d’être prêt à donner ta vie pour moi… »

Après quelques secondes de réflexion, elle entama finalement la route en direction de Melian en ordonnant à Zachira de galoper. A chaque centimètre qu’elle parcourait, elle sentait qu’on l’observait d’en hauteur. Elle respirait fort et son cœur battait plus vite. Pendant toute la journée, ils voyagèrent rapidement sans s’arrêter. Ils firent finalement, lorsque la nuit tombait à vue d’œil, escale près de la montagne bordant le Jiet. Les deux jeunes gens dînèrent chacun de leur côté. Armancia prépara sa couche quand la voix grave de Murtagh résonna dans son dos :
- On a bien avancé…
- Oui…
Elle ne savait pas ce qui la retenait de le décapiter sur champ, après tout, il avait pénétré son esprit.
- T’es déjà fatiguée jeune fille ?
- Non. Je prépare juste un endroit où dormir.
- Donc tu es fatiguée.
Il ricana avec dédain :
- Tu me rappelles quelqu’un avec qui j’ai voyagé pendant longtemps.
« Eragon… » pensa t-elle.
- Et tu l’as tuée cette personne ? demanda t-elle, hésitante.
- On peut dire ça comme ça…
Il se mit à rire sadiquement. Elle entendit Thorn pousser un grondement rauque ; sans doute l’équivalent d’un rire humain. La jeune fille fit volte-face à Murtagh et se planta devant lui, le regard perçant et l’air menaçant. Elle siffla entre les dents :
- En fait t’es qu’un salaud qui manipule les gens pour avoir ce qu’il veut puis tu les tues qu’en t’en a plus besoin !!
- Qu’est ce que tu as dit ???
Il se faisait encore plus menaçant qu’Armancia. D’un mouvement parfait et rapide, sans qu’elle ne s’en rende compte, il l’a plaqua contre un vieil arbre, son bras musclé appuyant sur sa gorge. Dans ce même mouvement, il dégaina Zar’roc et posa sa pointe en force un peu, au niveau de la trachée de la jeune fille. Elle étouffait tandis que sa respiration devenait sifflante. Par automatisme, elle tenta de retirer le bras du jeune homme en mettant ses mains dessus. Ijak, décidant d’intervenir, bondit sur Murtagh mais il fut retenu par Thorn qui s’interposa entre lui et les deux jeunes gens qui se disputaient. Le loup aboyait et grognait mais le dragon lui donna un coup de queue qui l’envoya plus loin, l’assommant sur le coup Le dragonnier, d’une voix glacial et plus basse demanda de nouveau :
- Alors ? On fait moins la fière là…Qu’est ce que tu as dit tout à l’heure ?? Je n’ai pas bien entendu…
- T’es qu’un salaud manipulateur…, lui répondit Armancia avec courage
- Tssssss…
Il appuya un peu plus sur la lame. Une mince coupure apparue le long du cou de la jeune. Une petite douleur s’en émana tandis que le sang commençait à couler. Murtagh afficha un sourire hautain et satisfait. La sorcière poussait des petits gémissements plaintifs presque inaudibles.
Le dragonnier avança son visage du sien, et au moment où elle cru qu’il allait l’embrasser, il baissa la tête pour coller ses fines lèvres froides contre le cou chaud d’Armancia. Le contraste de température lui provoquait une affreuse sensation. Elle retint soudainement sa respiration quand elle sentit le garçon lui lécher le sang qui avait coulé le long de son cou. Un goût amer lui monta à la bouche alors que son corps se crispa. La tétanie possédait la jeune sorcière. Sa respiration devint irrégulière. Elle ferma les yeux sous la peur que Murtagh créait en lui léchant le cou sanguinolent avec une touche provocante et effrayante. Il releva la tête satisfait, diminuant la pression qu’il effectuait sur la gorge d’Armancia. Elle ouvrit un œil avec difficulté et fut horrifiée quand elle vit Murtagh le sourire aux lèvres avec un mince filet de sang coulant de sa bouche. Il passa sa langue sur ses lèvres pour faire disparaître le sang qui en coulait. La jeune fille se mit à trembler comme une feuille morte. Trente minutes de supplices, sans doute le pire moment de sa vie….Le jeune homme la lâcha, toujours son épée rougeoyante à la main. Il poussa Armancia qui ne montra aucune résistance et tomba sur sa couche. Elle posa par automatisme une main sur sa blessure. Elle sentit le peu de salive du dragonnier contre sa peau. Elle étouffa un sanglot et se roula en boule, prenant sa tête dans ses bras. Les larmes lui montèrent aux yeux et coulèrent le long de ses joues pour achever leur route sur les lèvres de la fille. Murtagh la regarda de haut, comme si elle n’était rien, en rengainant Zar’roc. Il ricana et dit d’une voix glaciale :
- Dis toi que j’ai été généreux de te laisser la vie…
Un sanglot sortit de la bouche d’Armancia. Elle se roula plus en boule tandis que Murtagh s’éloignait d’elle, prépara sa propre couche et s’allongea dessus, contre le ventre chaud de Thorn. Le moindre mouvement du dragonnier provoquait une pulsion de panique chez la sorcière.
Elle ne ferma pas l’œil de la nuit alors que le feu s’éteignit peu à peu…
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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Dim 21 Mai à 21:41

VIII) L’attente de la mort…

Eragon avait passé toute une journée allongé par terre. Après deux jours qu’il ai vu Arya, Orik et Saphira, il se sentait de plus en plus faible. Il ne lui restait plus qu’une bouchée de pain et un peu d’eau. Mais ceci ne l’inquiéta moins que le nouveau problème qui se présentait face à lui ; le manque d’air. Il n’y avait aucune petite fissure ni même un petit trou pour que l’air passe. Il y avait le contour de la porte, mais celle-ci avait été justement faite exprès pour empêcher l’air de se renouveler. Eragon l’avait bien compris depuis qu’il était enfermé, cette cellule avait été construite pour que son détenu ne s’en sorte pas ; soit il mourrait de faim et de soif, soit il devenait fou, soit il mourrait d’asphyxie lente et de plus en plus douloureuse. Il dut, pour économiser l’oxygène, éteindre les torches pour se retrouver dans le noir complet et dans le silence le plus total. Il s’était allongé au milieu de la pièce, la gourde à côté de lui et sa bouchée de pain dans sa poche et il patientait –Ou peut être qu’il attendait doucement la mort ?- sans bouger, sans rien faire. Il entendait son cœur battre dans sa tête, créant un bruit de fond angoissant, ajouté à sa respiration sifflante, le jeune homme avait l’impression qu’il y avait quelqu’un d’autre dans la prison, avec lui. Il avait beau avoir les yeux grands ouverts, tout était totalement noir. Il devenait fou. Le dragonnier se crispa, tentant de regarder autour de lui, mais il savait que plus il paniquerait, plus il manquait d’air. Il toussait de temps en temps à cause de sa gorge qui s’irritait à force qu’il ai du mal à respirer. Il n’avait pas mangé la veille, il décida donc de manger son dernier bout de pain. Il le mit dans la bouche et en profita au maximum en fermant les yeux. Son estomac était sous l’emprise de terribles crampes d’estomac que créait la faim. Le jeune garçon tremblait sous les manques de glucides, de vitamines et de forces.
Il garda les yeux clos, essayant de se calmer un peu de se rappeler les bons souvenirs. Alors qu’il était en train de repenser à Arya, l’image de Murtagh apparut derrière ses paupières. Eragon se crispa en serrant les poings et les dents. Il siffla :


- Tu verras…tu mourras…je te tuerai…je vivrai jusqu’à ce que tu disparaisses à jamais…

Il ne finit pas qu’il voulait dire, prit soudainement d’une quinte de toux violente. Il étouffait. Un terrible mal de crâne lui prenait la tête. Il avait l’impression qu’on lui arrachait la gorge tellement il toussait. Il prit sa gourde, la fit tourner dans ses mains et puis se décida avec une voix cassée :

- Tenter…le tout pour le tout…

Il but le reste du peu d’eau qu’il restait, en profitant pleinement puis le jeune homme se rallongea et ferma les yeux. Soudainement, sa vie défila sous ses paupières. Tout devint sourd autour du jeune dragonnier. Il étouffait et n’arrivait plus à respirer. Il leva une main tremblante :

- A…a…arya…

Il eut l’impression de le vide quand, que tout s’éloignait de lui et qu’il flottait jusqu’à ne plus rien ressentir, ne plus bouger, ne plus respirer. Son bras tomba mollement au sol. Son corps se raidit et sa température chuta d’un coup. Sa tête bougea légère sur le côté jusqu’à ce que le garçon soit totalement immobilisé, comme s’il était devenu une statue, immobilisée dans le temps.

********


Le lendemain, aux aurores, Murtagh se trouvait sur une branche d’un vieil arbre loin du campement. Il tenait dans sa main droite un coutela d’Armancia et son bras gauche était tendu, la manche remontée. Du sang tout frais coulait de son bras tandis qu’il leva la tête vers le ciel, les yeux clos et le sourire aux lèvres comme s’il prenait à se voir saigner. Des flaques de sang étaient déjà apparues par terre, en dessous d’où se trouvait le jeune homme. Il soupira de bonheur. Son sang chaud coulant de blessures fraîches qui longeaient son bras gauche. Une petite brise matinal vint lui soulever les cheveux et souffler sur les blessures sanguinolentes.
« Tu recommences…tu te mutiles… » le surprit Thorn par derrière
Murtagh s’empressa du mieux qu’il pu, mais sa main mouillée de sang ne cachait pas son méfait.


« Pourquoi fais-tu Murtagh ? »
« Ca ne te regarde pas… » lui répondit-il, sec
« Si justement, nous avons un lien nous deux. Je ne peux vivre sans toi comme toi tu ne peux vivre sans moi. »
« Tu veux que je te dise pourquoi je fais ça ??? et bien pour tout t’avouer, je ne sais pas… ! »

Le dragon rouge passa sa tête devant celle du jeune homme et le fixa. Le beau brun baissa la tête, des mèches de ses cheveux lui cachant les yeux. Le dragon aperçut des larmes tombées, il le regarda, attendrit, attendant que le nouveau dragonnier se confit à lui :

« Thorn…j’en peux plus…je veux mourir…mais rien à faire…regarde… »

Il approcha la lame du coutela au niveau de la veine de son poignet et tenta de la lacérer, mais sa main se stoppa à quelques centimètres. Un force invisible l’en empêchait. Il trembla de haine et pleura pendant quelques secondes en silence. Le dragon le regarda, triste. Un goût de bile lui monta dans le bouche, lui donnant une horrible envie de vomir puis soudainement, il reprit une expression impassible comme son dragon. Thorn s’envola et partit chasser. Le beau brun sauta habilement de l’arbre et repartit vers le campement. Arrivé près de sa couche, il vit Armancia qui avait réussi à s’endormir au lever du soleil. Il s’approcha d’elle, passa sa main sanguinolente dans ses cheveux pour faire apparaître le cou de la fille : la blessure qu’il lui avait faite n’était pas totalement cicatrisé, le sang avait juste arrêté de couler.
Il fixa ses yeux gris dessus, le regard avec un peu de regret. Il ne dit rien et se releva. Le dragonnier commença à rassembler ses affaires. Il entendit la jeune fille se réveiller doucement. Il se redressa et tourna de moitié vers elle et la regarda, sans vraiment faire attention à la jeune fille. Il tenait toujours dans sa main droite un des coutelas sanguinolent d’Armancia s’en qu’il ne s’en rende vraiment compte. La sorcière s’assit s’étira en se frottant un œil. L’air endormi, elle regarda autour d’elle, clignant des yeux à cause de la lumière du jour qui faisait peu à peu son apparition. Une fois sa vue habituée à la lumière, elle riva un regard méfiant vers Murtagh. Son regard fut attiré vers sa main possédant son coutela dégoulinant de sang. Elle s’énerva. Elle bondit sur ses jambes :


- C’est mon coutela !! Tu l’as volé !! Rend le moi ! Il est à moi !
Elle pensa à son compagnon loup :
- Ijak !! Qu’est ce que tu as fait à Ijak espèce de malade !?
- Je ne lui ai rien fait…, dit-il d’une voix basse et glaciale.

La sorcière regarda autour d’elle et vit le loup en train de dormir sur le dos, les pattes en l’air et la langue pendante de la bouche. Le loup noir se mit à remuer frénétiquement une patte arrière et poussa des gémissements de louveteau : il rêvait. Armancia le regarda bizarrement, la tête légèrement sur le côté, n’y croyant pas ses yeux. Malgré cette scène comique, Murtagh n’afficha aucun sourire. Il dit, d’une voix cassante :

- Tiens ton couteau, puisque tu l’aimes tellement…

Elle se retourna vers lui. Il lança le coutela vers Armancia et la lame se planta dans le sol, juste devant les pieds de la jeune fille. Elle regarda son arme plantée presque à la verticale dans la terre. La beau brun lui tourna le dos et se remit à genoux, préparant son sac. Elle riva son regard bleu sur Murtagh, intriguée quand elle aperçut la main droite du nouveau dragonnier dégoulinant de sang. En deux temps, trois mouvements, sans trop savoir pourquoi elle faisait ça, elle s’approcha de lui, s’agenouilla à ses côtés et lui prit fermement le bras gauche. Elle demanda, avec une totalité inquiète et agacée :

- C’est quoi ça ??
- Non ...!!

Il n’eut pas le temps de la bousculer qu’elle lui remonta la manche. Elle déglutit en voyant le bras mutilé et couvert de sang du jeune homme. Elle le fixa, inquiète. Bien qu’il soit un de ses pires ennemis, lorsque quelqu’un se mutilait, elle s’inquiétait et s’en contre fichait que se soit un allié, un ami ou un ennemis :

- Qu…Qu’est ce que… ? tenta t-elle de dire.

Le nouveau dragonnier évita son regard en tournant la tête. Il avait l’air toujours aussi impassible et indifférent. Il fixa ses yeux droit devant lui, sans rien dire. La voix d’Armancia se fit plus douce et serrée :

- Murtagh…raconte moi.

Il tourna vers la tête vers et la regarda droit dans les yeux. La jeune fille lui rendit son regard. Il répondit, comme si de rien n’était :

- Non…t’inquiète, c’est rien…

Cette conversation l’agaçait sérieusement et il avait hâte que cette sorcière lui fiche la paix.

- Non, ce n’est pas rien ! lui répondit-elle :
- Ca ne te regard pas ! Fous moi la paix !!

Il se dégagea violemment en la bousculant et se releva en baissant sa manche, n’étant pas habituer à ce que quelqu’un d’autre que son dragon q’inquiète pour lui. Il lui jeta un coup d’œil haineux avant de prendre son sac et de commencer à l’attacher sur Thorn qui était revenu un peu avant qu’Armancia ne regarde le bras de Murtagh. Elle resta à genoux, touchée par ce qu’elle venait de voir. Sa haine envers Murtagh prit un tout autre tourment : elle le détestait, mais elle était adoucie de savoir que le jeune homme se mutilait…cela devait sans doute expliquer une détresse. Elle se remit debout et alla préparer ses affaires tandis que Ijak dormait toujours comme si c’était une grosse carpette. Trente minutes au moins s’écoulèrent quand le dragonnier décida enfin de parler :

- Je ne comprends pas…je t’ai blessé, léché ton sang, j’ai été violent avec toi, mais toi, tu t’es inquiétée pour moi quand tu as vu mes…

Il ne put dire le mot « mutilations » mais la jeune sorcière avait compris. Elle lui répondit :

- Je m’inquiète pour tous ceux qui font ça…cela me rappelle mon père…
- Ton père ?
- Oui…il s’est suicidé en se coupant les veines lorsque j’avais dix ans…et c’est moi qui est découvert son corps…je l’ai vu agenouillé devant son lit, son buste sur le matelas, les yeux entre ouvert, le regard vide et fixe…et ses poignets ouverts…

Elle déglutit, hésitant à poursuivre :

- Ce fut le pire journée de ma vie…
- …

Elle afficha un sourire triste du à la nervosité. Le dragonnier la fixa quelques instant, légèrement attendrit. Il poursuivit la conversation avec un tout autre ton qu’à son habitude :

- Je suis désolé.
- Tu n’as pas à l’être, ce qui est fait est fait.

Sur ce, la discussion s’acheva. Armancia sella Zachira qui broutait des herbes sèches puis elle alla réveiller Ijak en le secouant doucement :

« Ijak. Réveille toi. On va partir… »
« Naaaaaan maman… »
« Ijak…t’as beau dire de moi, t’es pas mal non plus niveau grasse matinée… »
Le loup se réveilla d’un coup :
« POULET ! »
« Non, je ne suis pas une poule mon louveteau… »
« Quoi ? j’ai dis ça à haute voix ? »
« Oui… »
« Oups… »
« Ca, tu peux le dire ! »

Elle se mit à rire. Le dragonnier la regarda, se demandant pourquoi elle riait quand il comprit que c’était son loup. Il grimpa sur Thorn :

- On y va ? demanda t-il avec sa voix sifflante
- Oui.

La sorcière se releva, détacha Zachira de l’arbre et le monta. Le dragon s’envola avec son cavalier et devint un petit point noir dans le ciel. Le cheval noir prit sa course avant même qu’Armancia ne le talonne. Elle fut agréablement surprise. Le loup se mit à courir à côté d’eux. Ils longèrent le Jiet.Pendant cette nouvelle journée de route, elle raconta à Ijak ce que c’était passé ce matin sous les pensées étonné du loup noir.

*********


« J’ai été surpris de le voir s’inquiéter pour toi. »
« Oh non ! Ne commence pas toi aussi, veux-tu ?! »
« Je ne fais dire que ce que je pense jeune homme. »

Murtagh brisa instantanément le lien avec Thorn. Il était vrai que lui aussi avait été étonné par la réaction de la sorcière. Il lança un regard vers le sol et vit deux points noirs qui avançaient rapidement. Sans s’en apercevoir, il esquissa un sourire qui s’effaça immédiatement sous une nouvelle pulsion nauséeuse. Il passa ses doigts sur la bouche en fermant les yeux pour éviter de vomir. Il entendit son cœur battre la chamade dans ses oreilles et sentit le fièvre lui monter. Le fait de sentir la fraîcheur du vent sur son visage lui passa l’envie de vomir et baissa sa température. Il prit de profondes inspirations pour se calmer. Il ouvrit doucement les yeux, d’abord éblouit par le soleil puis par une puissante rafale de vent qui faillit le faire tomber. Il jeta un nouveau coup d’œil au sol. Alors qu’il venait de se calmer, un semblant de panique revient et il sentit son cœur faire un bond dans sa poitrine. Il aperçut une grosse tache noire –beaucoup plus grande qu’Armancia et que ses compagnons -. Cela lui rappelait vaguement quelque chose mais il avait oublié quoi. Il crut un instant que ce n’était que le fruit de son imagination, mais cette hésitation disparue aussitôt quand il vit la tache noire se déplacer. Il ne savait rien de ce qu’il voyait, à part une chose : la jeune fille fonçait droit dessus…

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Skadia


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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Dim 21 Mai à 21:42

ouai!!! mesdames et messieurs on a la fic de skadia!!! bon choix bravo!!!
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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Dim 21 Mai à 21:48

Lol ! Mirci ! shui flatée Razz

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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Dim 21 Mai à 21:50

il est trop bien!! la suite la suite!!!
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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Dim 21 Mai à 22:01

Il n'est pas sûr que la suite soit avant demain soir...

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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Lun 22 Mai à 20:46

trop bien j'adore le mumu version mazo lol
par contre je comprend pas pourquoi eragon n'a pas encore reussi a sortir scratch

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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Lun 22 Mai à 22:57

IX) Combat acharné

La grosse tâche noire se mit à former un demi arc de cercle, commençant à entourer Armancia. Murtagh, se demandant ce qu’était réellement cette tâche, regarda que la jeune fille se faisait encerclée sans qu’elle ne puisse voir ses agresseur. Impuissant à la scène, il soupira et jeta un coup d’œil devant lui.
« Ce sont des Urgals. » Lui dit son dragon après que celui-ci aussi ai examiné la nouvelle source de danger.


« Et ? »
« Que compte tu faire, concernant la sorcière? »
« La laisser à son problème ! J’men fous qu’elle crève ou non ! ça change rien à ma vie !!
« Tu veux donc la laisser mourir ? Se faire tuer ? tu ne veux même pas la prévenir ?
« Qu’elle se débrouille !! c’est son problème ! pas le mien ! »
« Bon… »
« Donc ! continue ta route ! »
Murtagh, le regard froid et la mine impassible, ne faisait même plus attention à ce qui se passait sous lui :

Les urgals encerclèrent Armancia et resserrèrent peu à peu leur embuscade. Zachira se stoppa sans même que la sorcière ne lui demanda. Il se mit à ruer sous la panique.


- Oh !! Doucement !! Calme toi Zachira ! tenta t-elle
Elle regarda autour et les aperçut –trop tard malheureusement- :
« Ijak ! Des urgals ! »
« En plus ils sont nombreux ! »

Zachira ne se calma pas, malgré la voix douce d’Armancia qui essayait de l’apaiser. Il rua violemment, faisant tomber la jeune fille par terre sous ses sabots. Par instinct, elle se cacha lui visage avec ses bras pour se protéger des coups de sabots que lui affligeait le cheval en furie.

- Zachira !! Arrête !!

Elle ferma un œil sous la nouvelle douleur qui émana de ses bras. Ijak tourna autour du cheval en grognant, sans le savoir, et fit paniquer encore plus l’équidé noir. Armancia tenta de se dégager rapidement, mais elle reçu un coup dans les côtes avec un crac inquiétant. Une horrible douleur s’empara de toute sa poitrine. Ijak se plaça devant le cheval pour protéger Armancia qui s’éloignait avec difficulté, et il aboya pour faire reculer Zachira. Elle s’arrêta, hors d’haleine, les côtes irradiantes d’un mal atroce. Elle posa une main sur l’endroit douloureux, elle saignait, elle saignait abondement. Elle ne douta plus ; le cheval a du lui casser au moins trois côtes. Elle ne pleura pas tant elle avait mal. Elle tenta de contacter le dragonnier, sans espoir que celui-ci ne vint lui porter secours. :

« Murtagh ! Des Urgals ! je fais comment ?? Viens m’aider ! je suis blessée ! »

Il ne répondit pas à la jeune fille et brisa instantanément le nouveau lien qui venait de se créer.
Armancia poussa quelques jurons. En ancien langage, elle réussit à calmer le cheval qui était néanmoins sur ses gardes. Elle attrapa son bâton attaché à la selle et elle se releva. Elle poussa un cri de douleur et se courba sur elle-même, se retenant au bâton. Les urgals étaient proche, dans une masse qui paraissait infinie pour la jeune fille. Ils n’étaient plus qu’à un rayon d’une cinquantaine de mètres d’elle. Ijak couvrait ses arrières.


« Ijak ! Ils sont trop nombreux ! et je suis trop faible à cause de Zachira… »
« Nous sommes coincés… »
Elle jeta un coup d’œil en l’air et vit un point continuer sa route :
« Et Murtagh nous abandonne !! »
« Franchement Armancia…tu t’attendais à quoi ? »
« Après tout à l’heure, j’espérais au moins qu’il m’aide…au moins un peu… »
« Je n’ai jamais espéré ceci…oublie-le. Ne compte pas sur lui pour donner un coup de main. »
« Tu as raison… »

Un gros kull fit plusieurs pas en avant, sa sorte de hache en main. Il ricana ; sûr de tuer la jeune fille et ses compagnons. Elle fit un pas en arrière, le regard trouble et sa respiration haletante. Le kull commença à tourner d’eux, comme un fauve intimidant sa proie. Ijak dressa ses poils noirs sur ton son corps et poussa des grognements menaçants en montrant des crocs acérés. Le urgal leva sa hache et d’un mouvement violent, il frappa avec le manche dans les mâchoires du loup. Ijak fut propulsé à plusieurs mètres d’Armancia, sonné.

- Ijak !! hurla la jeune fille.

Le kull se mit à rire de toute ses dents en regardant le loup sonné qui gémissait. Il fit volte-face vers la sorcière et s’approcha d’elle, lentement, pour augmenter la peur. La sorcière passa une main sur son visage. Elle se tenait toujours avec son bâton, une main sur ses côtes brisées. D’une main tremblante, elle sortit une sorte de poudre jaunâtre d’une des poches de son ceinturon et la saupoudra sur sa blessure. Après quelques secondes, la jeune fille se redressa –toujours avec l’aide de son bâton-. Le kull chargea. D’un mouvement fluide et rapide, elle sauta en arrière, dégaina ses dagues aux lames acérés et para l’attaque du monstre. Celui-ci la regarda, étonné. Il retira sa hache et tenta de frapper Armancia sur le côté pour essayer de la couper en deux. Elle sauta haut, plus haut qu’une humaine normale aurait pu faire. Dans son saut, elle donne un coup de pied vers le bas sur la hache que l’urgal lâcha sous la pression. En retombant au sol, Armancia le décapita net, sans lui laisser le temps d’esquiver son attaque. Le corps du kull s’écroula, flasque, par terre, sa tête roulant jusqu’aux pieds de ses compagnons. Les autres urgals regardèrent la tête dépourvue de son corps puis fixèrent la sorcière qui se redressa doucement. Elle attrapa Zachira par les rênes et le tira jusqu’à Ijak. Elle regarda le loup l’examina un instant, les mâchoires serrées. Le choc avait été terrible que le loup en avait des dents cassées –heureusement, il n’y avait que ça de casser…-. Elle ressentit une violente colère l’envahir. Elle se releva brusquement, la tête basse. Elle planta ses dagues dans la terre. Après quoi, elle passa la capuche de sa cape sur sa tête. Le cor d’un urgal résonna dans les rang de ceux-ci. Les trois premières rangées chargèrent alors. Soudainement, Armancia releva la tête, ses yeux bleus brillants de haine. Elle leva les bras et ses mains s’illuminèrent.



Elle bougea les lèvres en sortant des mots inaudibles et rabaissa d’un coup ses bras en direction des urgals. Ceci tombèrent comme de mouches, la magie les frappant en plein cœur.
Elle regarda les autres urgals qui hésitèrent à avancer, voyant leurs congénères mourir seulement sous un geste de bras et de paroles. La jeune fille fulminait de haine et de rage, transperçant ses ennemis seulement par le regard.


***********


« Es-tu sûr de ce que tu fais ? »
« Parfaitement ! » répliqua sèchement Murtagh à Thorn
« Tu es sûr de ne pas le regretter après ? »
« NON ! »

Murtagh brisa le lien entre lui et le dragon rubis. Ils étaient déjà assez loin de l’endroit où Armancia se faisait attaquer. Thorn regarda la scène derrière lui. Il poussa un soupire rauque en continuant son chemin. Murtagh n’avait pas l’air d’être touché d’avoir abandonné la jeune fille à son triste sort. Le garçon était insensible comme impassible quand un cri strident lui déchira les tympans. Il couvrit ses oreilles de ses mains et se mit à hurler de douleur, lui cassant la voix. Il ferma les yeux tant il avait mal au crâne. Il hurlait crescendo et decrescendo tandis que le vol de Thorn vacilla. Le dragon secoua la tête sous le cri strident qui le déboussolait. Murtagh ouvrit avec grand peine un œil et aperçut une silhouette noire se décrocher dans le ciel gris et orageux : un Ra’zack…Le ra’zack frôla Thorn et passa à côté de lui, prenant la direction d’Armancia. Il cessa ses cris et le jeune homme ainsi que son dragon se sentirent mieux. Il se laissa tombé à plat ventre contre le grand reptile rouge pour reprendre son souffle. Thorn mit un peu de temps avant de revoler correctement.

« Un…un ra’zack Thorn… »
« Il se dirige vers la sorcière… »
« oui… »
« Tu sais ce que ça signifie… »

Murtagh ne répondit pas, réfléchissant. Il savait ce qui allait se passer si le monstre attaquait Armancia…
« Il la mangera… »ajouta le dragon

Le jeune dragonnier serra les dents sous cette pensée, de savoir que la sorcière sera dévorée…

« Tu ne veux toujours rien faire Murtagh ? »
« … laisse moi et continue ta route jusqu’à Uru’baên… »
« Comme tu voudras… »

***********


- Jierda theirra kalfis !!

Des urgals tombèrent en poussant des gémissement plaintifs, ne pouvant se relever, leurs jambes brisées. Les urgals l’attaquaient sans cesse mais Armancia, tant bien que mal, réussissait à esquiver, parer, et tuer ses adversaires. Elle lançait aussi de nombreux sorts qui l’épuisèrent peu à peu. Mais les urgals ne l’attaquaient pas tous en même, sans doute pour faire durer le « plaisir ». Malgré sa résistance honorable, elle fut touchée à la jambe –peu profondément heureusement. Ijak s’était enfin réveillé et attaquait lui aussi les urgals tandis que Zachira, sans le vouloir, faisait aussi beaucoup de dégâts sous la panique. Quand soudainement, un cri strident, pire qu’une craie sur un tableau résonna et paralysa tout les êtres vivants. Armancia couvrit ses oreilles et hurla tout ce qu’elle pouvait. Elle avait les yeux écarquillés sous la douleur tandis que Ijak remuait bizarrement, ainsi que le cheval, se tordant de douleur. Les urgals s’éloignèrent du trio avec difficulté et reformèrent le cercle. Comparé à leur nombre au début du combat, ils n’étaient plus beaucoup encore debout. Elle regarda autour d’elle, sans pouvoir s’empêcher de hurler comme si on l’égorgeait à vif et vit un ra’zack atterrir à quelques mètres d’elle. Il cessa ses cris. Ijak et Zachira s’écroulèrent mollement sur le sol, inconscients. Elle tomba, un genou à terre, haletante. La poudre jaunâtre cessa malheureusement d’agir sur sa blessure. La jeune fille, tremblante, attrapa ses dagues et les brandit vers son nouvel ennemi, encore plus redoutable que les autres. Le ra’zack, telle un fantôme flottant au dessus du sol, s’expulsa vers elle, les griffes en avant prêtes à lui lacérer la chair. Armancia, au dernier moment esquiva l’attaque mais son nouvel ennemi s’en été attendu et tenta de l’attraper à la gorge. D’un mouvement rapide, elle évita la nouvelle attaque et trancha net la main du monstre, tellement ses lames étaient aiguisées. Le ra’zack recula dans des gémissements sourds, tenant le moignon dans les sortes de draps qui lui servaient de vêtements. Du sang noir coula du moignon tandis que du sang rouge coulait des blessures de la sorcière. La jeune fille se laissa tomber à genoux, sentant ses forces lui manquer. Elle regarda la main coupée qui gisait par terre. Elle baissa la tête, n’ayant plus le moindre surplus d’énergie. Elle haletait, sa vie défilant devant ses yeux alors qu’elle lâchait ses dagues. La pluie se mit à tomber tandis que les urgals frappèrent leurs armes contre leur bouclier, réclamant que le ra’zack tue et dévore la fille ainsi que ses amis. Le monstre noir, se redressa, fier, malgré le fait qui lui manquait à présent un membre et siffla dans son bec après d’affreux claquement de langues :

- Tu croyais pouvoir me battre ? Petite inconsssssciente…Laisssssse moi de manger après en…

Le ra’zack sauta en avant et l’attrapa à la gorge avec son autre main, lui enfonçant peu à peu ses griffes dans son coup. Un griffe se planta dans la blessure que Murtagh lui avait faite. Elle serra les dents, étouffant. Il la souleva du sol. La capuche d’Armancia tomba sur ses épaules. Avec désespoir, elle se débattit, comme une bouche dans une toile d’araignée, sachant que ça ne changera rien. Les gouttes de pluie la mouillèrent entièrement et coulèrent le long de son beau visage. La sorcière sentait l’haleine fétide du monstre qui la tuait petit à petit. L’orage qui éclatait au dessus d’eux, la pluie, les mouvements qui passaient comme au ralentit et les secondes qui paraissaient être des heures donnèrent un effet encore plus dramatique à la scène tandis qu’Armancia agonisait, se faisant étrangler…

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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Mar 23 Mai à 19:26

la suite cheers

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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Mar 23 Mai à 23:36

X)Ami ou ennemi ?

Ils arrivèrent en bas de la pointe sud des montagnes qui bordaient la mer et s’arrêtaient sur les côtes près de Feinster. Ils avaient perdu beaucoup de temps à cause d’un soldat qui était tombé dans un ravin et qui s’était blessé. Arya marchait en tête du groupe, ne ressentant aucune fatigue alors que ces compagnons étaient épuisés et gémissaient sous la douleur de leurs muscles raidis par la marche. Saphira volait en cercle au dessus d’eux, scrutant les moindre faits et gestes de quelqu’un aux alentours. La panique et la détresse de la dragonne se répercutait son comportement : elle prenait de mauvaise décision ou s’énervait trop vite.

« Calme toi Saphira…on le retrouvera. » lui répétait Arya
« Ouai ! Ce n’est pas toi qui a perdu la moitié de ton être ! » répliquait sèchement la dragonne sans y faire attention, puis, quand elle s’en rendit compte, elle s’excusa :
« Excuse moi Arya…Je suis un peu sur les nerfs. »
« Je comprends. »

Orik traînait du pied : il avait beau être fait pour vivre sur terre, il n’avait pas l’endurance d’une elfe. Il haletait et avait du mal à parler :

- Arya, je t’en prie…pouvons nous faire une pose ?
Les soldats approuvèrent d’un grognement unique. L’elfe les fixa de ses yeux émeraude. Elle plissa les yeux et poussa un léger soupire :
- Vous, soldats, restez là, dans la montagne. Mais toi, Orik, tu viens avec moi à la recherche d’Eragon.
- Mais…Mais…Arya …
- Il n’y a pas de mais. Suis moi.
- Très bien…

Les soldats remontèrent dans la montagne avec des soupires agacés –ils ne voulaient pas remonter le pic terrestre-. Une fois en haut, ils installèrent leur campement tandis que l’elfe et le nain reprirent la route. Ils longèrent les côtes pour aller jusqu’à Feinster. De ce côté de L’Alagaësia, le ciel était resplendissant, la couronne dorée du soleil éclairait l’eau azure miroitante. Arya s’arrêta un instant au bord de l’eau, honorant la beauté du paysage par la pensée. Orik s’éloigna vivement de la mer, préférant le sol bien ferme. Les vagues déferlaient avec fracas contre la bas des montagnes et des criques. Ils se remirent rapidement en route quand ils aperçurent que la côte s’étendait dans l’eau –qui était en ce moment à marée haute- et que l’on ne distinguait à peine ses parois. Arya sentit quelque chose toucher son esprit, ce qui la fit frémir :

- Cette côte n’est pas normale.
- Pas normale, dis-tu ?
- Oui. Il y quelque chose de…caché.
- De caché ?
- Oui. Je ne sais pas quoi.

Elle fit parvenir sa découverte à Saphira qui descendit en pic et atterrit dans des rafales de sable fouettant à leurs côtés. La mer se mit à redescendre doucement, sous l’attente du nain, de l’elfe et de la dragonne, qui découvraient peu à peu les parois de la côté.

**********


Ses bras tombèrent mollement le long de son corps tandis qu’elle ferma peu à peu les yeux. Elle tenta de les ouvrir de nouveau, mais sa vue était trouble ; ses yeux étaient entièrement voilés. Elle poussa un long râle étouffé d’agonie quand soudain, une poussée de chaleur lui monta dans le corps en entendant au loin des bruits de battements d’ailes, de lames qui se croisèrent et des cris. Le ra’zack la lâcha et elle tomba lourdement par terre. De ses yeux entre ouverts, elle aperçut un éclair rouge surmonté d’une silhouette noire qui bataillait contre de urgals. Des lancées de flammes aussi puissantes que des déflagrations déferlèrent sur les monstres cornus avec des grognements rauques. Armancia bougea faiblement les lèvres se sentant dériver dans l’inconscient tandis qu’elle respirait de mieux en mieux, retrouvant ses couleurs, jusqu’à ce qu’elle ne put retenir ses yeux à demi ouvert plus longtemps et elle s’évanouit.

Murtagh décapita en un mouvement trois urgals qui lui barraient le passage. Il lança un rapide coup d’œil à la sorcière et il aperçut que celle-ci était inconsciente. Pourquoi la sauvait t-il ? il n’en savait rien…Il s’arrêta devant le ra’zack –qui devait lui obéir au doigt et à l’œil – et l’attrapa par l’incertain cou de la créature. Il se pencha vers lui, menaçant, posant la pointe de Za’rock sur son cœur. Menaçant la créature du regard, il siffla entre ses dents, de façon à ce que personne à part le ra’zack ne puisse l’entendre :


- Va t-en ! Laisse moi découvrir l’identité de cette fille…ensuite, tu pourras la tuer et la dévorer…mais pas avant que je ne sache qui elle est vraiment…
- Très bien maître…comme vous le désirez…
Le dragonnier afficha l’esquisse d’un sourire satisfait :
- Maintenant…dégage avant qu’elle ne se réveille ainsi que ce bâtard de loup…

Le ra’zack se libéra de l’étreinte du beau brun, fit un pas en arrière et le salua sans répondre puis, il reprit son envol.
Murtagh se tourna vers la jeune fille allongée par terre. Le visage et les habits des deux jeunes gens étaient tâchés d’éclaboussures de sang. Il la regarda un instant, le regard glacial.


« Elle est tout de même puissante pour avoir tué autant d’urgals à elle seul… » se disait t-il.
« Je t’avais dit que tu ne résisterais pas à l’envie de la sauver. » rappliqua Thorn
« Et qui te dit que c’est pour son bien ? »

Le dragon ne répondit pas, en effet, celui-ci n’avait pas entendu ce qu’avait chuchoté Murtagh au Ra’zack. Le jeune homme lança un regard noir à son compagnon puis il s’approcha d’Armancia. Il posa un genou à terre et retira les mèches de cheveux châtains qui tombaient sur le visage de la jeune fille. Elle était belle, inconsciente. Le dragonnier se dit qu’il pourrait en profiter et faire tout avec elle, entièrement tout…elle était à sa merci…un flash d’idée perverse lui traversa la tête avant de s’éteindre aussitôt. Il l’attrapa délicatement dans ses bras musclés et se releva. La tête de la sorcière bascula en arrière, dévoilant son cou ensanglanté. Il ne put s’en empêcher, il baissa le visage vers celui et passa délicatement sa langue dessus –il avait prit l’habitude de ses lécher de temps en temps les coupures fraîches quand il se scarifiait le bras-, mais il retira aussitôt ses lèvres, trouvant que faire ceci était un manque de respect total. Il fixa longuement le cou sanguinolent de jeune fille. Il aperçut d’autres blessures, hors mi celle qui lui avait faite –qui d’ailleurs, s’était rouverte-.

« Sans doute le ra’zack avec ses griffes… »

Il s’approcha de son dragon et attacha fermement Armancia sur la selle. Ensuite, par ancien langage, il réveilla Zachira et posa Ijak sur le dos de l’équidé. D’un geste vif, le beau brun grimpa sur le cheval et ordonna à Thorn de le suivre. Ils reprirent pendant une heure la route, afin de s’éloigner du massacre de urgals.

************


- Orik ! Regarde ! La côte !

C’était rare qu’Arya s’exclame ainsi. Elle montra du doigt une sorte de grotte qui avait fait son apparition petit à petit lorsque l’eau descendait. Orik, aveuglé par le soleil, utilisa sa main comme visière et remarqua lui aussi l’ouverture dans la roche.

- Comme c’est étrange…,approuva t-il
- Allons voir à l’intérieur.

Saphira remua la tête frénétiquement. Arya s’élança dans l’eau, qui lui arrivait encore aux genoux, en direction de la grotte. Le nain la suivit, contre son gré et clopina avec méfiance en direction de la mer. Une fois dans l’eau, l’eau lui arrière au torse. Il eu du mal à se mouvoir et du avoir besoin de l’aide de la dragonner pour avancer. L’elfe pénétra sans crainte dans la grotte subaquatique. L’odeur pestilentielle de poissons et de crustacés arriva à décrocher une grimace d’Arya tandis qu’Orik s’esclaffa :

- Ouah ! Ca pue la dedans !!

L’elfe ne fit pas attention à cette remarque. Elle avança, devant le nain. Saphira, toute frémissante d’impatience du rester à l’extérieur, elle était trop grosse pour pénétrer dans la caverne.

« N’oublie pas de me prévenir de quoique ce soit Arya ! »
« Ne t’en fais pas Saphira. »

Le duo arriva en face d’une grande porte en bois. Ils eurent un hoquet en apercevant qu’une grosse fissure la barrait et qui permettait donc à l’eau de s’infiltrer par l’ouverture. Avec sa hache, Orik détruisit la porte dans des éclats de bois. L’eau, alors retenue, se déversa dans un puissant courrant, manquant de leur faire perdre équilibre et ce fut le cas pour le nain. Arya s’était retenue à la paroi tandis que le nain se débattait dans l’eau et refit de nouveau surface en crachant de l’eau salée avec une algue sur la tête.

- J’ai connu situation plus favorable, grommela t-il.
- E…
- E ?
- Era…

Arya fut comme tétanisée, fixant quelque chose dans la pièce. Orik regarda, l’air interrogateur, dans la même direction qu’elle. Alors, il comprit. Il hoqueta d’horreur. Dans la faible lumière qui n’éclairait que d’un rayon la salle noire, une main inerte était sur le sol, le reste du corps caché dans l’obscurité.

- Eragon !! s’écrièrent le nain et l’elfe.
Ils accoururent vers le corps et l’examinèrent tandis qu’Arya disait à Saphira la « nouvelle ».

**********


Armancia cligna des yeux, s’extirpant de l’inconscience. Elle entre aperçut Murtagh assis à côté d’elle, la fixant du regard. Elle l’entendit parler :

- Tu te réveilles enfin… ?
- C…co…comment ?

Quand ses yeux furent habitués, elle tenta de s’asseoir, mais sa tête résonna de douleur et elle retomba allongée en gémissant.

- Tu es encore trop faible jeune fille…
- Mu…Murtagh ?
- Oui.
- Mais…mais…comment ?

Il ne lui répondit pas. Le jeune homme la couvrit correctement d’une couverture. Un petit crépitement chaleureux attira l’attention de la jeune fille. Un feu flambait tout près d’elle. Elle remarqua qu’il faisait nuit noire. Ils étaient à l’abris du vent grâce à un énorme rocher.

- Qu…que c’est t-il passé ? Je croyais que tu m’avais abandonné.
- C’était le cas, mais je suis revenu.
- Merci…

Le beau brun ne répondit pas. Il remuait une branche dans le feu pour éviter que les flammes ne rapetissent. La chaleur du feu leur faisait un bien terrible. La sorcière se tourna sur le côté et sentit qu’elle n’avait plus aucune souffrance physique. Elle risqua de faire glisser ses doigts le long de ses blessures : rien, elles avaient disparu. Comme s’il devinait ses pensées, le dragonnier lui dit :

- Je t’ai guéri.

Armancia resta sans bouger, le fixant, étonnée puis elle esquissa un sourire plein de gratitude :

- Merci beaucoup Murtagh. Je suis ta débitrice.
- …

Ijak, Zachira et Thorn dormaient profondément près d’eux. Elle entendit leurs ronflements. Murtagh s’appuya contre le rocher et étendit les jambes. Il leva la tête vers le ciel, profitant d’une petite brise de vent qui venait de se lever. Il ferma les yeux, des mèches de cheveux brunes bougeant au gré de la brise. La sorcière le fixa, l’air grave. Elle avait l’impression que cette gentillesse était fausse et cachait sans doute quelque chose…Mais quoi ?

- Pourquoi fais tu ceci dragonnier ?
- Faire quoi sorcière ? lui répondit t-il, mystérieux
- Pourquoi m’as-tu aidé ?

Sa question resta sans réponse ; Murtagh n’ayant pas choisi d’y répondre. Elle leva un sourcil et haussa des épaules. Un silence de plomb prit place, elle s’empressa de le briser :

- Où sommes nous ?
- Nous n’avons pas fait beaucoup de route aujourd’hui à cause des urgals. Nous n’avons parcouru que cinq lieue et demi.
- En effet…ce n’est pas beaucoup.

Elle resta sceptique, se sentant coupable. Bien qu’elle fut évanouie pendant cinq heure, elle se sentait épuisée. Elle ferma le yeux. Elle entendit le beau brun s’allonger près d’elle, près à dormir. Elle jeta un dernier coup d’œil au feu crépitant avant de se laisser emporter dans ses rêves.

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Dernière édition par le Mar 18 Juil à 22:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Mer 24 Mai à 21:23

XI) Sauvé de la roche

- Eragon !!

L’elfe et le nain accoururent près d’Eragon et l’examinèrent en même temps qu’Arya transmettait la « nouvelle » à Saphira :

« Nous l’avons retrouvé ! »
« Eragon ! Mon petit homme !! »

Un éboulement se fit entendre : signe que Saphira tentait désespérément d’entrer dans la grotte. Arya tenta de pénétrer dans l’esprit du dragonnier, sans vraiment y arriver, mais ceci la rassura :

- Il est encore vivant. Il s’est plongé dans une sorte de coma pour économiser ses forces et ralentir la venue de la mort.
- Es-tu sûre de ce que tu affirmes Arya ?
- Parfaitement. J’ai moi-même fait la même chose quand j’ai été empoisonnée. Tu as du en entendre parler non ?
- Oui. Je m’en rappelle.
Leur regard passait d’Eragon à leur compagnon. L’elfe posa une main sur le front du garçon :
- Il a de la fièvre. Sans doute à cause de la folie d’être enfermé ici…
- Dépêchons-nous ! Laisse moi le porter
- Très bien, comme tu voudras. Tu es sûr Orik ?
- Oui. Parfaitement !

Le nain bomba le torse et se frappa un peu le torse. Il attrapa Eragon et le mit sur son dos. Le garçon, étant beaucoup plus grand que le nain, couvrait presque totalement Orik. Sa main dont la paume était habitée par la Gedwey Ignasia tombe sur le visage du nain dans un bruit plat, aveuglant Orik. Le nain souffla dessus pour tenter de la faire bouger puisque ses bras étaient encombrés.

- Euh…Arya, peux-tu retirer cette main de mon visage s’il te plait ?
- Bien sûr !

L’elfe, un sourire amusé sur les lèvres, enleva délicatement la main d’Eragon et la plaça sur l’épaule du nain. Ils commencèrent à sortir de la salle, mais au moment où Orik allait franchir la porte, Eragon fut retenu par quelque chose et tomba mollement par terre.

- Fait attention Orik !
- Hey ! c’est pas ma faute !

Arya s’approcha du garçon. Elle toucha ses jambes et sentit quelque chose autour d’une de ses chevilles :

- Quelque chose le retient…

Elle parcourut l’objet délicatement de ses longs doigts et reconnut ce que c’était :

- Une chaîne. Il est accroché à une chaîne.
- Barzûl !

De plusieurs gestes de mains, elle alluma les torches, bien que celles-ci soient complètement imbibées d’eau, elles s’allumèrent quand même.

- Brisingr !

La pièce alors s’éclaira d’une lumière chaleureuse. Orik vit alors le serpent d’acier entraver la cheville d’Eragon pour le retenir. Il s’esclaffa :

- Non de non ! Pourquoi ne s’est t-il pas détaché lui-même ??
- Il ne pouvait pas. Cette chaîne est pleine de magie…de la vieille magie. Le seul myen pour le sort est de détruire son cœur…
- A la chaîne ??
- Oui.
L’elfe attrapa la chaîne et la remonta jusqu’au mur.
- Le cœur doit se trouver dans le mur. Orik ! Détruit le avec ta hache !
- Une hache sert à couper des arbres ou à tuer. Par pour abattre un mur ! Il me faudrait une pioche !
- Je le sais ! Mais nous n’avons que ça !
- Très bien très bien…,grommela t-il

Il s’approcha du mur et se mit à marteler la pierre avec sa hache. Des éclats tranchants sautaient partout. Arya l’aida du mieux qu’elle put avec des sorts pas trop puissant pour détruire entièrement la grotte mais suffisamment puissant pour exploser la pierre. Au bout de une heure et demi, une lumière rouge sortant de l’ouverture qu’ils avaient faite les éblouis. Une pierre d’un rouge flamboyant était incrusté profondément dans le mur.

- Le cœur. Brise-le Orik !
- A ton service !

Le nain leva sa hache et l’abattit sur la pierre. Celle-ci poussa comme une sorte de cri assourdissant puis vola en éclats. Aussitôt, la chaîne lâcha Eragon.

- Nous avons réussi !! hurla Orik de joie !
- Maintenant, allons-y !

Orik reprit le garçon sur son dos. L’elfe et nain commencèrent à sortir de la grotte, quand un tremblement les arrêta.

- Faisons vite ! la grotte de va pas tarder à s’effondrer ! dit Arya, sans avoir pourtant un mouvement de panique.
- Pourquoi cette caverne s’écroulerait t-elle maintenant et pas avant ou après ??
- Lorsque tu as détruit la porte, tu as détruit le pilier principal qui soutenait le… ‘plafond’. Il soutenait la voûte par une magie inoffensive, et en détruisant la porte, tu as détruit cette magie. C’est une vieille magie qui utilise les mathématiques et l’alchimie des éléments.
- Ah…d’accord…
- Mais pour l’instant ! Dépêchons-nous !

Le tremblement et les éboulis cessèrent. Le nain et l’elfe se mirent à courir jusqu’à l’extérieur.

A peine furent t-ils sortis, que la grosse s’effondra sur elle-même dans un bruit ressemblant de loin à du tonnerre.


- Nous avons eu échappé belle, grommela le nain.

L’elfe affirma d’un signe de tête en fixant la grotte qui maintenant n’existait plus. Saphira accueillit Arya et Orik dans des lancées de flammes euphoriques. Elle posa le museau sur le dos d’Eragon et le bougea doucement, espérant qu’il bouge. Il n’eu même pas un frisson. La dragonne arqua le cou vers le ciel et poussa un grondement rauque de désespoir.

« Arya ! Il ne bouge pas ! »
« Ne t’en fais pas. Tu es tellement paniquée que tu n’arrives même plus à percevoir l’état véritable d’Eragon. »

La dragonne fixa ses yeux de saphir dans les yeux émeraude d’Arya. Elle ferma les yeux, essayant de percevoir l’esprit d’Eragon. Une faible lueur lui apparut derrière les papupières : la conscience du dragonnier. Alors, elle comprit ; le garçon s’était plongé dans un état second, entre le mort et la vie, comme l’avait fait Arya. Saphira poussa un hurlement de joie et lécha la joue du dragonnier.

- Hâtons-nous, il ne va pas bien, annonça Arya après avoir reposé sa main sur le front du garçon
- Attachez-le sur mon dos, je volerai avec lui jusqu’au campement.
- Très bien.

Orik s’approcha du flanc de la dragonne en marchand en arrière. Il renversa délicatement en arrière Eragon pour le faire tomber assis par terre. Avec l’aide de l’elfe, il l’attacha à la selle du grand reptile bleu. Saphira poussa un mugissement sourd et prit son envol le plus doucement et plana à quelques pieds au dessus des deux autres
Arya et Orik reprirent leur marche en direction de la montagne. Le soleil avait disparu et avait laissé place un trait lumineux couleur feu à l’horizon. Les minutes s’écoulèrent en silence.


- Arya ?
- Oui ?
- J’ai une question, qui d’ailleurs, me perturbe...
- Laquelle ?
- Pourquoi Murtagh n’a-t-il pas livré Eragon à Galbatorix ?

Saphira regarda étrangement le nain. L’elfe repassa la question en boucle dans sa tête, réfléchissant sur la réponse puis dit enfin :
- Je n’en sais strictement rien. Ca me laisse aussi perplexe que toi…
- Hummmm…
« Quoique ce soit ! Je tuerai Murtagh, ce Parjure ! Ce traître ! »
« Calme toi Saphira. Manipule ta colère à bon escient. Ce n’est pas notre priorité pour l’instant.»

La dragonne souffla de la fumée noire par ses narines en grognant. Quelques heures passèrent puis ils arrivèrent enfin au pied de la montagne. Saphira arriva largement avant eux. Une fois en haut, l’elfe et le nain aperçurent que les soldats avaient pris la bonne initiative de descendre Eragon et de l’installer dans un tente. Arya entra dans la tente et s’assit à côté de lui en tailleur. Elle pénétra dans son esprit. Par tout attente, il la laissa faire. Arya lui dit qu’il pouvait à présent se réveiller. Elle sortit de son esprit et regarda le garçon :

« Bientôt dix-sept ans, mais vécu tant de choses si dures… » pensa t-elle.
La garçon clignota des yeux. Il regarda vaguement autour de lui et vit Arya entourée de deux infirmières. D’une voix faible et cassée, il lui dit :
- Merci…Arya Svit-Kona…

Il ferma les yeux sous la douleur. Il avait mal au crâne et sa gorge était sèche. Il reprit un peu ses couleurs. Il ferma les yeux, respirant lentement. Saphira passa la tête à travers les pans de tissu et le regarda, les yeux pétillants de joie :

« Eragon !! Tu es réveillé ! J’ai eu si peur ! »
« Saphira. Tu m’as manqué aussi. J’espère ne plus être séparé de toi aussi longtemps à l’avenir. »
« Je suis tellement heureuse de te revoir petit homme, j’avais l’impression d’avoir perdu une moitié de moi !! »
« J’ai ressenti la même chose. »

Bien qu’Eragon afficha un petit sourire, il était sceptique. On vint lui donner à boire et à manger : il ne put se nourrir tout seul, on du le faire à sa place. Sa gorge était tellement sèche qu’à la première gorgée d’eau, il faillit s’étouffer. Après quoi, on l’allongea et le couvrit d’une couverture, lui demandant de se reposer. Sa tête lui grattait à cause du sable et du sel qui s’étaient accrochés à sa chevelure et qui l’avaient rendu dure et sèche comme des brins de paille.

« Je le tuerai… »se dit t-il, somnolent

Cependant, il ferma les yeux et s’endormit aussitôt. Le silence tomba sur le camp. Saphira s’enroula autour de la tente, aux aguets. Ni elle, ni le garçon ne dormirent bien cette nuit de retrouvailles…

**********


Le soleil se leva en même temps que le dragonnier et la sorcière. Ils ouvrirent les, baillèrent et s’étirèrent les épaules et le cou. Murtagh la regarda de son regard glacial et lui demanda:

- Bien dormi ?
- Euh…Oui. Et toi ?
- Ca va. J’ai passé de plus mauvaise nuit.

Armancia était troublée par la « gentillesse » soudaine qu’avait le jeune homme à son égard. Il le remarqua. Une ombre passa sur son visage :

- Qu’est ce qui ne va pas ?
- Rien du tout, mentit la jeune fille.
- Humm…

Ils se levèrent et réunirent leurs affaires chacun de leur côté. Le dragon se réveilla et bailla à s’en décrocher la mâchoire puis fit claquer ses crocs. Zachira se réveilla et secoua son crin en se mettant aussitôt à brouter de l’herbe sèche, quant à Ijak, il dormait toujours. Armancia posa son sac sur le côté et prépara un léger repas, les deux jeunes gens n’ayant pas très faim. Ils s’assirent l’un en fasse de l’autre, le feu entre eux. Il faisait encore sombre et le ciel était encore couvert d’étoiles. La sorcière prit un bol et y mit la viande cuite, un fruit et un bout de pain puis le tendit à Murtagh –habituellement, elle préparait de bons petits déjeunés quand elle était chez elle, mais là, les vivres exigeaient attention et éviter le gaspillage. Un éclair d’étonnement passa dans les yeux du beau brun quand la jeune fille lui tendit le bol. Il hésita mais le prit.

« Je vais chasser. » fit parvenir Thorn à son dragonnier.

Le dragon s’envola, si rapidement que les flammes du feu dansèrent sous la raffale. Ils mangèrent en silence, n’ayant tout de même pas goût pour avaler quelque chose, mais ils se forçaient. Plusieurs minutes s’écoulèrent en silence. Enfin, Armancia engagea la conversation, l’air sceptique :

- Je ne comprends pas pourquoi les urgals m’ont attaqué…je croyais qu’ils étaient à présent alliés des Vardens.

Murtagh leva aussitôt la tête et la perça du regard avec un rictus méfiant. Il la dévisagea. La sorcière comprit l’erreur qu’elle venait de commettre. D’une voix cassante, le beau brun lui demanda :

- Comment tu sais ça ? Comment tu sais que les urgals sont maintenant avec les rebelles ??

La jeune fille soutenu son regard sans ciller. Elle paniquait, mais ne laissait rien passer sur son visage, gardant toujours une expression sûre et presque sévère. Elle plissa les yeux :

- Les nouvelles se transmettent vite dans l’Alagaësia…
- Ah...

Elle remarqua que le dragonnier n’était pas convaincu mais il n’insista pas sur ce point. Elle fut soulagée d’avoir pu rattraper un peu sa bêtise. Il lui lança un regard noir qui fut facilement soutenu pas la sorcière.

« Je ne suis pas sûr qu’elle dise la vérité… » se dit t-il.

- Il est vrai que les urgals ont changé de camp. Mais pas toutes les tribus de Béliers se ralliées à eux. Ceci équivalent aux Vardens et au Surda sous l’Empire. Ces urgals –ceux qui t’ont attaquée hier-, étaient avec l’Empire, mis sous l’ordre du Ra’zack.
- Hummm…Le Ra’zack à qui j’ai coupé la main ? demanda t-elle.
- Oui.
- Et pourquoi a tu fais ça ?

Il ne répondit pas, prenant la même expression que la veille quand elle lui avait déjà posé la question. Elle soupira. Elle finit son bol et prit celui de Murtagh, se releva et partit les nettoyer dans le Jiet. Après quelques minutes, elle revint, les essuya et les rangea. Elle sentit le beau brun la fixer. Elle tourna la tête vers lui et leurs regards se croisèrent :

- Quoi ?
- …
- Quoi ? Murtagh répond moi !
- Non rien. Je repensais à quelque chose te concernant…
- Et quelle est cette chose ?

Il se fit mystérieux. Un faible sourire lui étira les lèvres. D’une voix grave, il lui répondit :


- Tu t’es bien battue hier…C’est étonnant…même pour une sorcière.

Elle détourna rapidement la tête et fixa ses pieds, un tantinet génée. Ijak se réveilla en s’étirant de tout son long en baillant. Il partit de suite à la chasse et revint avec un lapin dans la gueule qu’il s’empressa de dévorer, faisant craquer de façon morbide les os du rongeur sous ses crocs. Thorn arriva, le ventre rond et repu. Il se posa sur le rocher et sauta à terre dans un tremblement.
Le dragonnier se releva, éteignit le feu avec de la terre et alla attacher ses affaires sur le dos du dragon avec des lanières tandis que la jeune fille fit de même avec son cheval. Après le festin du loup, en silence, ils reprirent la route.


« Murtagh se fait plus sympathique, bien que je le trouve étrange… » communiqua Armancia à Ijak
« Tu t’attendris jeune fille. Je ne connaissais plus singlante et plus sévère avant. »
« C’est le cas ! Ma haine n’a pas disparu ! mais n’empêche que je me pose des questions ! » répliqua t-elle.
« Mouai mouai… »
« Et puis ! Il faut que je sois aussi sympathique avec lui pour apprendre des choses sur Galbatorix, ce qu’il a fait à Eragon et tout… »
« Comme tu veux… »

Ils voyagèrent normalement pendant trois jours, sans disputes, effectuant de nombreuses poses pour ne pas faire mourir les animaux d’épuisements. Ils s’approchèrent du pont qui permettait de franchir le Jiet sans passer au Surda. A la quatrième journée, la silhouette d’une bâtisse en ruine apparue au loin au dessus du fleuve.
« Le pont. » se dit la sorcière.
Le ciel se couvrait d’un manteau gris et orageux, près à exploser à tout instant. Le soleil arrivait à percer des trouées à travers les nuages, créant des rayons de lumière rendant les paysages presque fantastiques.
Ils se posèrent devant le pont, la mine attristé. La bâtisse était complètement en ruine. Les seuls moreaux de bois qui restaient étaient entièrement calciné. Murtagh lança un coup d’œil interrogateur à la jeune fille :

- Que faisons nous maintenant ? Comment tu vas faire pour traverser ?
- Je ne sais pas…


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Dernière édition par le Mar 18 Juil à 22:46, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Mer 24 Mai à 21:30

éééééh doucement j'ai meme pas encore eu le temps de lire le chpitre 10 lol!
en plus tu va bientot me rattrapper au nombre de chapitre t'as pas le droit j'était la avant Laughing

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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Mer 24 Mai à 21:40

Niark Niark ! Je posterais le chapitre 12 ce soir ou demain. afro

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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Mer 24 Mai à 22:31

ça y est j'ai tout lu, mais je suis désolé je vais faire ma mauvaise langue, je comprend pas pourquoi eragon n'a pas put s'échapper alors qu'orik éclate la porte avec un simple coup de hache
sinon j'adore comment tu fait orik lol, pour mumu c'est pareil sa peut etre qu'un bon gas pour regarder armancia pendant qu'elle fait la vaisselle

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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Mer 24 Mai à 22:33

Franchement, je le dit franchement : J'ADORE!!!!! surtout Murtagh!!lol!!!!!continue!!
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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Mer 24 Mai à 22:35

aaaaaaaah j'ai réussi a trouvé des filles sado mazo affraid

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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Mer 24 Mai à 22:58

Koren l'Elu a écrit:
ça y est j'ai tout lu, mais je suis désolé je vais faire ma mauvaise langue, je comprend pas pourquoi eragon n'a pas put s'échapper alors qu'orik éclate la porte avec un simple coup de hache
sinon j'adore comment tu fait orik lol, pour mumu c'est pareil sa peut etre qu'un bon gas pour regarder armancia pendant qu'elle fait la vaisselle
Il ne pouvait pas se détacher à cause de la chaîne...LA CHAÎNE MERDE !! J'LAI ZAPPEEEEEEEEEE !!!! TT_TT affraid
Et s'il pétait la porte, il se noierait


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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Mer 24 Mai à 23:01

d'accord alors on va dire que mumu l'a tellement épuisé qu'il pouvait plus utiliser la magie ...

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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Mer 24 Mai à 23:08

TAIN !! SHUI TROP PAS DOUEE !! SHUI UNE GROSSE NULLE ET UNE GROSSE MERDE !!! OUINNNNNNNNNNNNNNN !!!!

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MessageSujet: Re: Murtagh, Eragon…Frères…quelle destinée ?   Mer 24 Mai à 23:20

oui t'as raison Twisted Evil
non je suis méchant et puis c'est pas grave l'histoire est tellement bien qu'on en oublisce petit détail et maintenant dépèche de mettre la suite

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